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22 février 2012

black et blanche 2

ma main blanche sur ton épaule

ta main noire sur mon ventre....

 

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21 février 2012

black et blanche

la peau. douceur chaleur force tendresse chaleur odeur douceur.

la couleur. noire blanche mélangée personnelle unique.

le reste. hier aujourd'hui demain.

"black et blanche, c'est ma différence à moi

black et blanche, c'est la couleur qui me va

black et blanche c'est une évidence pour moi..."

Nicole Croislle - Black et blanche - 1991

20 février 2012

daisho

(trouvée sur le FB de Panagios Snowblood)

 

Ldaishō (大小littéralement « Grand-petit »est le nom donné aux deux armes traditionnelles des samouraïs, le katana () et le wakizashi (脇差). L'étymologie devient compréhensible lorsque les termes daitō (大刀grande épée) et shōtō (小刀petite épée) sont utilisés : daitō associé à shōtō donne daishō.

L'utilisation du daishō était réservée exclusivement aux samouraïs et était un symbole de leur rang. Il commença à être utilisé durant la période Muromachi.

Le daishō possède une escrime spécifique, développée par Musashi sous le nom d'ichi ryu nito.

 

19 février 2012

courant d'air

le souffle d'un jour nouveau, d'une ère nouvelle, d'une liberté retrouvée...

soulève-moi...

(trouvée sur le FB de Panagios Snowblood)


15 février 2012

Mathis

il est sur la route. je m'arrête. il monte dans la voiture.

je le connais mais je ne me souviens plus son prénom.

- Mathis, il me dit.

Waouh ! ça me fait un effet de magie pailletée tout autour de mon âme. un coup de foudre pour ce prénom. Mathis. Mathis. Mathis. ce que c'est beau !

je me souviens il est né le même jour que ma fille aînée. il confirme, étonné.

j'étais au conseil de discipline l'an dernier quand on l'a viré. il était accepté chez les compagnons du devoir. dernier espoir.

moi, je ne particpe plus aux conseils de discipline. trop dur.

lui, il est entré chez les Compagnons du devoir. ses notes sont passées de 0 à 19, m'explique-t-il, souriant.

il a changé, son visage a maigri.

- c'est le boulot, c'est sûr !

voilà, oui, cette année, il bosse. enfin. et ça lui plait.

après il fera le tour du monde avec les Compagnons. et il aura un boulot.

il sourit.

sur son menton un petit bouc. ses cheveux noirs épais ont poussé.

c'est un enfant adopté. originaire de Tahiti. ses yeux noirs sont deux billes brillantes.

Mathis.

08 février 2012

dérailler

elle sortait grisée de cette soirée. elle sentait encore le velours de sa bouche enflammée pourtant qui se posait sur ses lèvres. elle sentait ses mains larges fortes et pourtant si douces qui parcouraient son corps.

sa voix, sa voix était un océan à marée haute. son sourire, sa fossette, son parfum.

ah oui ! son parfum, quel univers à lui seul ce parfum.

elle sortait grisée, ses hanches ondulaient, tout en elle était volupté. cet homme l'avait embrassée, caressée, l'avait attirée dans le recoin d'une chambre sombre et l'avait allongée tout en lui murmurant des mots délicieux, des mots caramélisés. il avait écarté ses cuisses, y avait glissé ses doigts sa langue...

elle sortait grisée et n'avait qu'une hâte : retoruver cette sensation envoûtante qui l'avait habitée toute entière.

elle ne voulait pas attendre, elle devait sentir cela à nouveau, maintenant.

alors, elle s'allongea, sans même réaliser le lieu ni le moment.

elle s'allongea et laissa un long spupir s'échapper d'elle !

 

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31 janvier 2012

sirène

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corps évanescent, noyade incertaine, milieu aqueux, dentelle fragile...

juste respirer au-dessus le niveau de l'eau

pousser sur les jambes et respirer au-dessus le niveau de l'eau

demain le rivage

29 janvier 2012

sur les flots

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être une barque posée sur l'eau calme, bercée par les flots tranquilles.

réchauffée par le soleil qui se couche, dans le silence du soir qui tombe.

plus un bruit, plus un mouvement.

ressource.

apaisement.

24 janvier 2012

vibrations

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vibrations. vibrons. rations. vrai. bras bâtir bâton. ton. son. nos. vos.

rions tairons. art. bris bans. soir. soin. avoir.

noirs. avion. vis. va. anti. anvi... ravis.

train. tain. tirons. rat. ras. bas. bon.

toi.

23 janvier 2012

Fire design, le retour

voilà c'était ce weekend au salon de la sécurité et de je-ne-sais-plus-quoi, mes mots étaient enroulés autour d'extincteurs, comme des écharpes subjectives, ils avaient bien chaud, ils étaient bien heureux...

espérons qu'ils soient nombreux à les rêver chez eux...

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20 janvier 2012

chaud dedans

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s'il y a bien quelque chose qu'elle ne supportait pas c'était qu'on la voit en situation inconfortable.

et là, indéniablement, la situation était non seulement inconfortable mais humiliante.

se retrouver contorsionnée sur un siège d'une voiture d'occasion, parce qu'elle en était sûre désormais cette voiture n'avait rien d'une première main, avec toutes options en prime, c'était une voiture de fonctionnaire moyen, de pauvre type à la petite semaine...

et dire qu'elle l'avait pris pour du lourd, pour un vrai mec bien tanqué.

maintenant l'odeur de la voiture lui soulevait le coeur et son visage ahuri en face d'elle qui la matait sans gène, ça l'insupportait.

ravalant son orgueil qui partait en bouillasse sur le sol de cette vulgaire bagnole, elle s'extrait de son siège avec un sourire délicieux. s'approcha de lui avec une sensualité qu'elle cultivait volontiers dans le situations difficiles.

lui, restait stoïque devant tant de charme. il riait encore à l'intérieur de l'avoir vue, jupe relevée, hanche de côté, tirant la langue, la minute d'avant. il l'avait trouvée si classe cette fille, enfin une qui n'avait pas cet air populaire qu'il trouvait chez toutes celles qu'il croisait. il la pensait différente, hors du commun, au-dessus du lot.

et l'image qu'il avait eue sous les yeux avait brisé le mythe. il n'était plus aussi sûr de vouloir faire un bout de route avec cette simple gonzesse.

en roulant des hanches, elle approcha son corps puis sa bouche de l'homme qui ne bougeait pas.

ellle releva totalement sa jupe comme pour mieux câler sa cuisse contre sa jambe et délicatement elle saisit son revolver, un automatique Browning GP35 qu'elle gardait toujours dans la ceinture de sa jupe.

et alors qu'il allait lui décocher un : "je pense qu'on va en rester là, ma chère !" ou un truc du genre, il n'avait pas encore bien choisi la formule adéquate, elle lui colla le Browning dans le ventre et tira.

un seul coup.

18 janvier 2012

chaud dehors...

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ça faisait un quart d'heure qu'il était sorti de la voiture.

- attends-moi s'il te plait et surtout surtout surtout ne t'en va pas, d'accord ?

il avait vraiment la trouille qu'elle ne se tire, il avait une surprise pour elle, cette fille lui plaisait vraiment, et pour une fois il ne voulait pas se manquer, il voulait l'épater, la surprendre, la séduire...

elle s'était préparée pendant une heure. sexy ? classe ? classique ?

elle avait opté pour un chic un brin sexy. ce gars c'était du lourd. un vrai mec, comme elle les aimait. elle en avait marre des gars qui roulaient des mécaniques et qui se faisaient la malle dès que les choses devenaient sérieuses, les plein de mots, plein de promesses qui ne tenaient jamais la distance.

lui, elle le voulait et pas que pour un soir.

cheveux montés en chignon, rouge à lèvres Coco, traits sous les yeux nickel, petite jupe tailleur...

elle passait tout en revue avant qu'il ne revienne quand elle la vit.

- merde, connerie de bas ! murmura-t-elle.

une maille filait son bas et rendait sa tenue ridicule.

- heureusement que j'ai toujours une paire de recharge dans le sac, soupira-t-elle.

avec rage, elle releva sa jupe, se dépêchant avant qu'il ne revienne. elle se contortionnait, serrée sur son siège.

c'est à ce moment-là qu'elle s'aperçut qu'il était là, à l'observer...

14 janvier 2012

fire design

puisque je vous en ai parlé, voilà donc ce que vous pourrez trouver sur un extincteur coloré dans un avenir proche, à accrocher chez vous, pour la sécurité des lieux et pour leplaisir des yeux...

inédit, n'est-ce pas ?

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11 janvier 2012

allumez le feu !

bon, pour les nouveautés de cette année, je vous ai déjà parlé de ma nouvelle casquette de parolière pour cette délicieuse artiste Léa Crevon, mais il y a aussi "designer".

je me lance dans le texte à "accrocher" chez soi... mais pas n'importe quoi, n'importe où...

le texte sur des extincteurs. enfin des "fire design" (extincteurs pour des particuliers superbement décorés), concept inventé et mis en forme et en vente par mon copain de toujours et qui plait beaucoup :

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un de mes préférés étant celui-ci :

Vin

ce qui n'étonnera personne...

vous pouvez les commander sur Internet ici ou aller découvrir mon travail en collaboration avec cette entreprise au salon de la sécurité qui se tient du 20 au 24 janvier à Paris...

je vous montrerai bientôt MES modèles !!

10 janvier 2012

l'attente

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Madeline scrutait le ciel en espérant un signe qui éclairerait sa journée... c'est alors qu'elle le vit : un tout-petit moineau sautillait sur les escaliers du parvis.

il essayait de picorer avec une avidité impatiente une miette laissée innocemment par un enfant qui dégustait pour son goûter, une viennoiserie croustillante.

"petit oiseau, si tu réussis à l'attraper avant le 3e essai, c'est que c'est l'homme qu'il me faut."

le moineau n'avait pas encore dompté le petit morceau doré qu'une vibration se fit sentir dans la poche de sa robe légère.

elle consulte rapiement l'écran de son téléphone. C'était lui !

- je vais le revoir ! jubilait-elle. je vais le revoir...

Ses cris effrayèrent le moineau qui s'envola aussi sec.

09 janvier 2012

Ben Nichols

voilà celui à qui appartient la voix rauque et suave qui clôture le film de son frère...

et en plus, il est beau, le bougre !!

 

28 décembre 2011

mélancolie

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(c) photo Christian Chaplin

assise sur le banc de bois dont la peinture a été défraichie par les pluies régulières qui l'ont sollicitée, elle a refermé son livre et fait semblant de s'intégrer à la vie qui l'entoure.

une légère brise souffle dans sa chevelure qu'elle n'a même pas pris le soin d'attacher ce matin et elle regrette déjà de ne pas avoir emporté d'écharpe.

elle plisse les yeux, la brume dans le lointain floute sa vue.

elle perçoit une silhouette qui marche. elle sourit. est-ce toujours ainsi, est-ce que les gens s'éloignent toujours un jour ou l'autre ?

elle n'a pas envie de rentrer, personne ne l'attend. elle s'est habituée à cette solitude qui est sa meilleure compagne. mais là, assise sur son banc, elle se dit que si la silhouette avait eu envie de se rapprocher d'elle, elle se serait levée et serait partie avec.

dans sa poche, une vibration. elle attrape son portable et lit "je pense à toi, on se voit ce soir si tu veux".

elle est surprise. elle avait presque oublié le plaisir d'être dans des bras chauds.

et elle se dit que faire une entorse à la morale serait un beau pied de nez à cette silhouette qui s'éloigne.

elle tape rapidement : oui. se lève, retourne chez elle lentement.

ce soir...

26 décembre 2011

se parler

Vous êtes disponible pour quelques mots au téléphone ? Maintenant, ou plus tard.
Dites-moi.
 

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photo trouvée sur le site de Papillon 1967

24 décembre 2011

Noël 6

Elle a enfilé sa robe rouge, brillante, moulante, longue, avec de fines bretelles.

Elle remonte ses cheveux en prenant soin de laisser flotter qq mèches.

Elle se met du rouge à lèvres de la couleur de la robe. Rouge Coco.

Ses pieds nus sont surpris par le froid du carrelage alors elle se dresse sur la pointe des orteils.

Elle se sert un verre de Chardonnay dans un beau verre à pied.

Du Chardonnay acheté à Karine.

Karine qui a voulu lui faire goûter toutes ses variétés de blancs. Elle était rentrée un peu grisée.

Karine avec qui elle s’est un peu engueulée, il y a quelques années mais rien d’étonnant, elle se fâche souvent avec les gens de mauvaise composition.

Karine avec qui elle a passé pourtant presque une heure à parler littérature, émotions, frissons, voyage, écriture et a échangé des noms d’auteurs à découvrir.

« Tu pourrais intervenir dans notre bibliothèque » a même conclu Karine en l’embrassant avant qu’elle ne reparte.

Oui, elle pourrait.

Elle se sert un verre de Chardonnay dans un beau verre à pied qu’elle porte à ses lèvres.

L’alcool se dégage vite, la saveur est douce. Comment elle a dit Karine ? Sec et fruité. Fruité surtout.

Elle s’approche du sapin et caresse les branches. L’année dernière, elle avait eu le droit à un sapin découpé exprès pour elle dans la forêt varoise. L’arbre ne sent rien, mais il a le mérite d’être là, lui.

Alors elle danse autour du sapin en écoutant cette chanson qu’elle adore.

That night we went down to the river

And into the river we'd dive

Oh, down to the river we'd ride

 But I remember us riding in my brother's car

Her body tan and wet down at the reservoir

At night on them banks I'd lie awake

And pull her close just to feel each breath she'd take

Now those memories come back to haunt me

They haunt me like a curse

Is a dream a lie if it don't come true

Or is it something worse, that sends me

 

Elle boit une gorgée puis une autre, l’alcool lui monte à la tête.

Elle a l’impression de l’entendre quand il l’appelait « merdeuse » et aussi « je suis là, ma vie est avec toi, je ne t’ai pas oubliée, je veille sur toi, ma vie avec toi pour toujours… »

Elle regarde le sapin, lève son verre et murmure : « joyeux Noël ! ».

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22 décembre 2011

Noël 5

elle se penche sur son écran et elle aperçoit le "vieux" monsieur qui passe... elle n'avait plus de nouvelles, ça la démange...

il n'est pas si vieux que ça, elle exagère mais son visage est marqué, son corps émascié, ses cheveux grissonnants, son début de barbe aussi.

elle l'interpelle : hé ! bonjour ! vous allez bien ? ces fêtes tout ça ça se passe bien ? vous vous réparez ?

il répond, avec un petit sourire amusé : oui, ça va. je suis chez des amis, à Paris. je passerai Noël seul. avec le chien de la famille...

elle voudrait lui dire de venir la rejoindre, lui poser des questions, elle sait faire ça poser des questions, elle voudrait poser une main sur sa joue pas mal ridée...

il propose : je vous appelle la semaine prochaine, ça vous va ? on parlera boulot..

oui, ça lui va. même si elle se dit qu'il n'appelera pas, qu'il va oublier. et que c'est mieux comme ça.

non, il n'est pas si vieux, juste marqué.