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09 novembre 2013

envol

 

je prendrai mon envol, un grand souffle d'air, je fermerai les yeux, pieds campés sur la terre, j'invoquerai les cieux pour qu'ils me rattrapent si je dérape, j'ouvrirai les bras, j'ouvrirai mon âme mes bronches et mon coeur, je laisserai l'air entrer, un peu, beaucoup, passionnément, je sentirai sa caresse sur mes joues, dans mon cou, sur mes seins... et quand plus rien ne me retiendra je me laisserai aller...

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photographie Louise Markise

entretiens

- c'est pas facile, tu sais..

elle me regarde avec ses yeux prêts à pleurer, sa mine fatiguée et ses boucles blondes qu'elle secoue dès qu'elle est contrairée. c'est-à-dire presque toujours.

- qu'est-ce qui n'est pas facile ?

- je vais avoir 43 ans, j'ai trois enfants et seule je ne m'en sortirai pas financièrement. et puis, qui voudra de moi à présent ?

- comment ça qui voudra de moi ?

- ben oui, je vois bien les copines autour de moi, pas facile de se recaser quand on est séparée...

- ah, parce que tu dois absolument te recaser ?

- absolument, absolument.... non, mais enfin je ne me vois pas vieillir toute seule quand même... alors si c'est pour accepter le premier connard qui passe juste pour dire...

- certes... mais lui, tu l'aimes ?

- j'en sais rien, t'es maligne toi. vingt ans de vie commune, on ne se pose plus la question, on vit côte à côte, on fait l'amour une fois quand on y pense, on ne se regarde plus vraiment.. tiens, par exemple il ne me dit jamais que je suis jolie, il s'en fout. c'est à peine s'il remarque quand je change de coiffure, quand je m'achète une nouvelle robe..

- et toi ? tu lui dis encore qu'il te plait ?

- ben... tu sais, il a grossi, il ne fait plus de sport, il rentre épuisé et crado du boulot, d'ailleurs il part tôt il rentre tard, il fume de plus en plus et moi je ne supporte plus cette odeur de cigarette, je trouve qu'il a un humour à la con, j'ai du mal à le supporter, son odeur même quand on s'endort ensemble je n'aime plus... le soir, il se cale devant la télé, regarde n'importe quelle connerie, moi je me pelotonne dans le fauteuil avec un bouquin, il n'aime pas aller au ciné, j'y vais avec les copines, ben tu le sais bien on y va ensemble la majeur partie du temps..

- et ?

- quoi "et" ? ben rien, je me demande ce qu'on fout ensemble, on ne partage rien, à part les soirées chez les copains où on picole et où on s'évite...

- tu vois, je ne te comprends pas... tu préfères ça à la solitude ?

- non.... non... mais quand même... être seule c'est tellement moche... 

- et vivre ce que tu vis, c'est cool ?

- non, tu as raison, mais pour toi c'est tellement facile..

- ah bon ? et pourquoi ?

- parce que... regarde-toi... tu as tout ce que tu veux..

- tu te trompes mais ce n'est pas le propos.. tu comptes faire quoi ?

- peut-être qu'il faudrait que j'essaie de le reséduire, que j'y mette du mien, que j'invente des surprises, que je le surprenne oui, justement... que...

- donc, ça doit venir de toi ?

- ben tu sais, lui, il n'a pas l'air d'être si mal que ça...

- alors essaie, oui, et on en reparlera...


"Une amie qui vous veut du bien" Entretiens avec C. livre I


08 novembre 2013

l'envol

"- Oui, répondit Jilano sans se formaliser de l'interruption. Et pas seulement parce que différencier l'amour de la passion ou d'une stupide attirance physique ou intellectuelle, est complexe. Une fois le choix d'aimer effectué, tout est en devenir. Tout reste à bâtir. Mon maître disait que l'amour est une voie au même titre que la voie des marchombres.

C'était la première fois que Jilano évoquait son maître. Ellana en oublia ses préoccupations pour boire les paroles du marchombre.

- Selon mon maître, leur plus grande similitude réside dans leur nature de voie. S'y engager n'a aucun sens si on n'est pas décidé à y progresser."


Le pacte des Marchombres. Ellana, l'envol.

02 novembre 2013

le voisin

il a garé sa voiture dans la rue, juste devant sa porte et en est sorti souplement. alors qu'il veut ouvrir la portière arrière pour décharger les affaires stockées à l'arrière, il s'arrête.

elle arrive dans la rue.

il ne bouge plus, la regarde.

elle se concentre pour avoir l'air absent, lutte pour ne pas rester fixée à son regard. mais au dedans, comme la première fois, l'uppercut lui a coupé le souffle.

il sourit.

- bonjour !

- bonjour !

elle répond, évasive. elle pense qu'elle est bien contente de le revoir, qu'il est vraiment charmant qu'elle espère que les anges seront cléments un jour, qu'il va falloir qu'il revienne plus souvent, que c'est la première fois qu'ils se font vraiment face comme ça...

elle lui sourit enfin et rentre chez elle.

elle préfère se dire qu'elle s'en fout.

29 octobre 2013

la nuit

" La nuit nous dicte sa tâche magique.
Détisser les mailles de l’univers,
les ramifications inépuisables
des effets et des causes, qui se perdent
dans ce vertige insondable – le temps
la nuit exige que cette nuit même,
tu oublies ton nom, ton sang, tes ancêtres,
chaque parole humaine et chaque larme,
ce que la veille a pu te révéler,
le point illusoire des géomètres,
la ligne, le cube, la pyramide
et plan, sphère, cylindre, mer et vagues,
ta joue sur l’oreiller et la fraîcheur
du drap neuf
les empires, les Césars et Shakespeare
et, plus difficile, ce que tu aimes."

Jorge Luis BorgesLe sommeil

24 octobre 2013

per-te

parce que je n'ai pas eu de père, je manquais de repères avec mes pairs et même mes impairs.

alors quand cet homme hors-pair, si pertinent, m'a percutée, j'ai quitté mon repaire, persuadée que ce serait pour perpette.

et j'ai perdu.

perdu.

Copyright Strobox (Cesar de la Hoz)

18 octobre 2013

e-Provence

elle marche pieds nus dans le thym, une douce odeur un peu âcre s'en dégage, l'odeur de son enfance, de ce temps où elle passait ses vacances chez ses grand-parents et courait après les lézards qui se faufilaient entre les pierres des restanques, elle regarde le soleil à travers la dentelle des feuilles d'oliviers, les fruits sont presque mûrs, petits ovoïdes verts qui s'accrochent fièrement aux branches basses, elle se dit qu'elle en a de la chance d'être là, avec ce soleil qui réchauffe son corps à cette période de l'année, qu'il fait si bon vivre là, elle se sent bien, un peu ivre, un peu grisée, mais juste bien, là, et nulle part ailleurs, là, juste bien.

l'homme s'approche d'elle, costume impeccable, chemise blanche que l'on croirait presque fluorescente tant le blanc est immaculé, un sourire Colgate aux lèvres. il s'approche d'elle, il avance tel un cowboy prêt à dégainer, sûr de lui, de sa réplique, de sa vie et de ce qu'il en a fait, on ne sent aucune remise en cause dans son chemin qu'il s'est tracé à coups de projets réussis.

il a un drôle de boîtier à la main, elle a la sensation qu'il va prendre sa commande, comme au fast food : et pour vous, ça sera quoi ? hamburger-frites-coca ? le menu classique...

et elle ne se trompe pas tant que ça, finalement, il appuie sur une touche, son sourire de grande surface bien polissé sur les lèvres, dents brillantes et blanches, à croire qu'il n'a jamais rien mangé de sa vie, celui-là, ou alors juste des gélules, comme ils le font tous pour garder cette ligne impeccable, il appuie sur une des touche du clavier miniature et le paysage disparait. elle n'a même pas le temps de respirer que le rideau se lève aussi vite que s'il avait le diable aux trousses, vuiiit, ça monte si vite si vite. et au même moment, le sol se dérobe sous ses pieds, ce n'est pas un tremblement de terre, non, ça ne ressemble pas à ça du tout mais sans qu'elle ait besoin de décoller ses pieds, l'herbe fraîche détale et les petits bosquets de thym frais aussi. il ne reste qu'un lino fade et froid, il ne reste que de vagues effluves de thym, les murs sont blancs, "encaladas", et l'homme au costume-chemise-dentifrice se tient devant elle, patient.

alors, vous voulez tester un autre paysage ?

non, ça va, elle en a assez vu comme ça. elle avait juste oublié que le bonheur ça n'existait plus pour de vrai, qu'on devait le commander et se le faire livrer en kit à installer chez soi. 

File:Paysage près de Vitrolles-en-Lubéron 4.JPG

08 octobre 2013

l'homme et la chapelle 3

l'homme n'avait qu'un objectif : déposer son paquet et se tirer d'ici rapido.

quelles étaient les consignes reçues déjà ? placer le paquet derrière l'autel dans une boite en fer prévue à cet effet, et envoyer un message au numéro de portable qu'on lui avait laissé. le numéro d'un téléphone "jetable", anonyme, c'était certain.

il n'avait pas eu la curiosité de regarder ce que contenait le paquet, il s'en foutait d'ailleurs.

ce qu'il voulait juste c'était mener à bien sa mission et foutre le camp d'ici. il avait empocher la moitié du fric, il récupérerait l'autre dans sa boite aux lettres à son retour si tout s'était bien passé. et il n'aurait plus rien à craindre, toute trace et preuve susceptible de le mettre en cause serait détruite.

il pensa à sa vie. il en avait assez, il étouffait, il avait envie d'autre chose en ce moment.

d'où cela venait ? qu'est-ce qui avait causé ce malaise et faisait que celui-ci se développait chaque cjour ? il n'en savait rien mais il avait décidé de réagir.

avec l'argent de cette "mission" il comptait partir, mettre les voiles, vivre sa vie.

oui, il avait déjà presque tout planifié : son départ, son parcours, la gestion de l'argent, les premiers kilomètres,   ce qui fallait savoir pour tenir la distance. une bouffée d'excitation l'envahit. il se sentait presque heureux à présent.

quand il entendait un bruit derrière la colonne sur le coté, il crut qu'il avait rêvé.


(à suivre)

30 septembre 2013

L'homme et la chapelle 2

Amandine priait silencieusement oubliant le temps et le moment. elle aimait le lieu, elle y venait de temps en temps, lorsqu'elle pouvait s'offrir un instant de liberté, quand elle pouvait échapper à tous. elle enfilait ses baskets et venait courir dans le coin.

puis, elle retirait ses chaussures et entrait à l'intérieur de la chapelle de vieilles pierres.

elle s'agenouillait et priait. elle parlait de ces choses qui l'alourdissaient, qu'elle ne comprenait pas, ces choses qui la blessaient, la torturaient, la faisaient pleurer. elle cherchait une réponse et parfois, dans le vide des lieux, elle la trouvait.

elle sursauta quand elle entendit la porte s'ourvir. d'ordinaire personne n'entrait ici. pas à cette heure-là. alors qui ? le curé venu arranger quelques affaires ? un promeneur perdu.

malgré elle, elle se dissimula dans un des coins, derrière une grande colonne de pierre. elle tenait ses baskets serrés contre son coeur, elle ne respirait qu'à moitié.

mais elle n'avait pas vraiment peur. 

 

(à suivre)

28 septembre 2013

L'homme et la chapelle 1

malgré l'heure de l'après-midi tardive, l'homme portait d'épaisses lunettes noires. il gara son véhicule devant la chapelle, vérifiant que personne ne l'avait suivi dans le rectangle de son rétroviseur.

personne aux alentours si ce n'étaient des vignes soigneusement entretenues et les chemins de terre sèche.

il arrêta le moteur et descendit de l'auto. un 4 x 4 Toyota qui lui permettait d'arpenter les chemins de terre sans trop de secousses. Il regarda l'heure sur le cadran de sa grosse montre argentée et se dit qu'il avait une heure devant lui. après ça, il reprendrait sa vie.

il s'approcha de la chapelle et retira ses lunettes. dans le jour qui se terminait ses pupilles orange scintillèrent...

 

(à suivre...)

16 septembre 2013

nature sauvage

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ëtre l'eau qui coule dans ta nature sauvage, un oasis de fraîcheur dans les broussailles de ta vie, une tranchée humide au milieu de tes chemins tortueux

être fluide, limpide, claire et virevoltante...

15 septembre 2013

pile poil

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je dormirai enveloppée, enroulée, emboîtée, peau contre peau, odeur avec odeur, suc dans suc, jambes emmêlées, bras liés, serrés, tenus, ta main sous ma tête, ma hanche contre ton flanc...

13 septembre 2013

silence dans la nuit

au milieu de la route un mot qui raisonne dans le téléphone, un silence qui suit, un long silence qui s'éternise et le doute qui nait.

au milieu de la route, dans la nuit, tu roules et je doute, tu penses à toi, je ne pense plus.

ma petite robe rouge en bandoulière, pieds nus dans la nuit, je brave l'absence et le vide, je range les questions et les peurs, je me poste au milieu de la route, attendant que tu m'éclaires...

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14 août 2013

endurance

je serai le départ et l'arrivée, le chemin à parcourir et le temps chronométré, je serai les piétinements et grandes foulées, les longues distances et les arrêts, les performances et les lâchers, l'envie et l'action qui renait, les dents serrées et les poings fermés, la sueur sur le front mouillé, le ventre noué, les muscles chauffés, chaque jour tout recommencer, je serai jusqu'au bout déterminée, même rampante, usée, fatiguée, je serai le départ et l'arrivée...

26 juillet 2013

Brayan à Mouscron

je les regarde à travers mes yeux mi-clos. ils s'affairent autour de mes perfusions, de ces tuyaux qui sortent de mon corps, ils s'agitent, s'inquiètent, me tatent, m'observent, soupirent.

je les entends chuchoter des mots désolés, tirer des conclusions sans fondement, me plaindre, m'aimer aussi même si désormais je m'en moque.

cela fait bien longtemps que je ne sais pas ce que c'est qu'être aimé. je ne suis pas vieux, je suis un bébé à peine plongé dans ce monde, mais je ne connais pas le goût des baisers et des caresses tendres.

je connais les claques et les insultes, les coups, les punitions, les voix qui grondent et la douleur qui s'abat sur moi. les nuits de peur, les jours de crainte.

je connais la souffrance au bas de mon ventre, là où je fais pipi, cette souffrance atroce qui m'empêcher de respirer parfois tant je sentais qu'un mouvement pouvait me faire encore plus mal.

j'ai lâché prise, je n'ai plus envie, plus envie de sentir les coups, les brûlures et les claques, plus envie d'entendre les cris, les mots durs, les voix qui hurlent encore dans ma tête. je n'ai plus envie de les voir, voir leur sourire figé qui se moquait du sang qui coulait de mon nez, des traces sur mon corps, plus envie de voir les yeux noirs où ne fusait que la haine, la colère, la terreur.

elle disait quand elle croisait les dames à la boulangerie : "oui, c'est mon fils !" et souriait bêtement quand les dames affirmaient que j'étais beau comme un ange avec mes petits cheveux blonds et mon corps frêle.

mais elle ne disait plus rien quand lui m'attrapait pas ces mêmes cheveux d'ange et me faisait ramper jusqu'à lui pour le flanquer des coups de pieds.

je ne veux plus revenir dans leur maison, je veux rester ici, dans cette chambre blanche avec ces infirmières qui me dorlottent, avec ces tuyaux qui sortent tout partout de moi. je suis un robot, un extraterrestre, et je veux le rester parce qu'enfin je ne reçois plus de coups.


Brayan, un petit garçon de deux ans et demi est actuellement dans le coma, hospitalisé à l'hôpital universaitaire Saint-Luc, le corps battu et maltraité, le sexe nécrosé à cause d'un élastqiue que l'on a laissé enroulé durant plusieurs jours et qu'on a du amputer. Sa mère et le compagnon de celle-ci sont accusés de "traitement inhumain et dégradant, avec coups et blessures avec circonstance aggravante de faits entrainant un incapacité permanente ou perte d'un organe".

pendant que les deux adultes se rejettent la faute l'un sur l'autre, le garçon tente de rester en vie.

24 juillet 2013

papillons

 

elles avaient l'âme en fête, légères comme des papillons, folles et incosncientes, elles se disaient que rien ne pourrait les arrêter, les limiter, les rendre tristes, elles avaient chois et ne regrettaient pas, elles étaient juste là où elles le voulaient et c'était bien ainsi...

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photo Hannes Kilian

14 juillet 2013

Grandir

Il y a deux jours elle se disait qu'elle ne reverrait plus ses ami(e)s qu'elle allait tourner la page de ces trois années qui venaient de s'écouler, qu'il faudrait rester en lien pourtant...

Elle se disait qu'elle allait vivre autre chose elle ne savait pas trop mais elle avait hâte quand même...

Elle vient de réaliser, elle a découvert l'immensité du changement qui l'attend.

Immensité du lieu, totalement inconnu, immensité des kilomètres qui la séparent de chez elle, immensité de l'adaptation du travail à fournir.

Elle se dit pourvu que ce soir bien que ça en vaille la peine que je ne sois pas déçue ce serait trop moche.

Autre décor, autres gens, autres compagnons de route, autres amis, autre challenge. Elle va apprendre à gérer se gérer régler les papiers et les factures régler sa vie au quotidien, penser à tout ne rien oublier...

Elle l'espérait, elle la voulait cette vie-là.

Elle a peur soudain.

Elle n'est plus une enfant pas encore une adulte et elle ne sait plus si elle a envie d'avancer ou de repartir en arrière...

Elle a mal au ventre, elle a envie de pleurer...

Elle découvre toute l'inquiétude de grandir. Et là, ça fait beaucoup d'un seul coup...

11 juillet 2013

bienfait

il nage avec les bras, ses jambes sont immobilisées autour d'un objet en mousse.

quand il rentre dans l'eau, on dirait la queue d'une baleine. grandiose.

il ne va pas vite, il nage avec profondeur.

il ne cherche pas à faire le beau, à battre des records, à impressionner, il ne veut que se faire du bien.

être là pour ne pas être ailleurs et en savourer chaque moment.

dans l'eau pour oublier de respirer dans cet iar pollué qui l'asphixie.

son dos est large, mat, luisant, musclé.

il ne regarde personne, juste il nage.

Une baleine plongeant au large, Portugal

03 juillet 2013

nuits torrides

j'ai reçu cet ouvrage dans ma boite aux lettres ce matin.

je ne peux rien dévoiler mais c'est le début d'une belle aventure, en tout cas, j'y crois...

promis je vous en reparlerai bientôt...

28 juin 2013

corrida

elle était fruit, il était arbre.

elle était kaki, sucré et dégoulinant, elle était oiselle avide d'horizons nouveaux, il était la branche où s'accrocher, où se poser.

elle était liane enroulée il était tronc noueux.

des nuits d'écriture effrenée, des poésies en casacde, des envies en enfilade.

mots après mots comme des perles enfilées, le collier des désirs impossibles était devenuun bijou étincelant.

elle rêvait de ses avant-bras, de son dos. il rêvait de ses reins, ses hanches, sa nuque aperçue.

leurs mots réinventaient ces instants virtuels. comme une corrida pas préparée qui s'en sort tout de même avec les honneurs. improbable rencontre, destinée sans avenir...

elle n'a pas oublié, sans doute.