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08 décembre 2007

je sais plus

avant de partir sur Marseille, je voulais glisser ça...

allez savoir...



Je sais plus si j'ai mal
Ou si c'est l'habitude
D'être toujours celle qui chiale et qui se prend tous les murs
Je ne sais plus si j'ai froid
Ou si c'est le vide qui me glace
Les os et puis les doigts quand ça devient trop dégueulasse

{Refrain:}
Je sais plus si je rêve encore
Ou si les songes mêmes sont morts
Je sais plus si je t'attends
Ou si je fais juste semblant

Je sais plus si je veux mourir
Ou si je veux croire toutes ces conneries
Que je me raconte pour dormir et sortir de mon lit
Je ne sais plus si je cicatrise
Ou si je pisse encore le sang
Si je suis moi, si je me déguise, si je voudrais encore un enfant

{au Refrain}

Je sais plus si je suis foutue
Ou si je vis effrontément
Suis-je malheureuse ? Je sais même plus
Si je recule ou vais de l'avant,
Je sais plus si c'est ta voix
Qui me donne la nausée au réveil
Ou si c'est le gris au-dessus des toits
Et si c'est le gris c'est pas pareil

{au Refrain}

Je sais plus si j'ai peur
Ou si je ne crois plus en rien
Si mes larmes coulent sur ton cœur
Si mes rires brûlent dans tes mains
Je sais plus si c'est normal d'avoir le cœur trop haut
Qui se soulève dans mes entrailles
Et bousille mon cerveau

{au Refrain}

Je sais plus si je suis trop moche
Ou si c'est ce foutu miroir
Qui me brise en morceaux et m'écorche
L'estime et le regard
Je sais plus si sur ta langue
Il te reste un peu de mon amertume
Si je coule ou si je tangue entre la mer et l'écume

{au Refrain}

quels sportifs !

voilà donc les résultats de vos exploits...
plutôt que de juger la prestation, j'ai choisi d'orienter mon choix vers l'émotion...
voilà le podium de cette semaine...

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merci encore.
c'était un drôle de défi. et vous l'avez relevé encore une fois...
votre participation est un vrai cadeau... chaque semaine...

1)
Papa, une amie me demande quel est le meilleur souvenir de sport que j'ai.
Il est avec toi bien sûr.
Rappelle toi quand j'ai réussi mon premier 360° en ski nautique..
Tu étais là et tu souriais avec fierté.
Je me demande pourquoi nous sommes si éloignés aujourd'hui..

Ecrit par : Eric

ex aequo
Je m'appelle Delphine. Ca veut dire "dauphin" mais je nage comme un caillou....La honte.
J'ai donc pris des leçons de natation, il y a de ça, trois ans. A la sélection ils m'ont dit "Vous allez en perfectionnement","mais non! moi, je ne sais pas nager droit! et j'ai peur du grand bain !"ah, bon, alors, ils m'ont mise dans le groupe des meilleurs du groupe de ceux-qui-ne-savent-pas-nager. C'est moins la honte.
J'ai donc appris à nager droit, j'ai appris que la brasse, il fallait la faire "coulée" (c'est une nage pour moi celle là!).
Mon plus grand défi a été le jour où le maître nageur nous a dit de sauter dans le grand bain: cette grande surface bleue, ce fond si profond, je m'y jette, des bulles s'envolent de ma bouche, je tape du pied en bas, et, c'est incroyable, je remonte !
Il est loin le stade où je m'amusais dans ma baignoire en apnée à l'époque du "Grand bleu"...mais, depuis, quand je vais à la piscine, j'ai toujours peur du grand bain car il n'y a pas mon maître nageur à côté. Je vais donc reprendre des cours l'année prochaine.
Je m'appelle Delphine, ça veut dire "dauphin", je sais nager la brasse coulée dans le petit bain.

Ecrit par : magic punaise

2)
Les samedis d'hivers, c'est le ski. Ma soeur à 8 ans, elle est blonde, ravissante comme Brigitte Fossey dans jeux interdits, sportive déjà et elle adore le ski.
Trop petite pour y aller seule, ont décidé mes parents .
Alors qui s'y colle ? Ya des moments où moi je déteste ma soeur, et mes parents en même temps !
Le ski : Ma soeur a une paire de ski bleus , plus légers, peu encombrants , adaptés à sa taille. Elle n'a peur de rien et participe déjà à de petites compétitions avec succès. Moi, j'ai hérité de la paire de skis de Papa trops grands, trop vieux, trop moches (la honte) !. J'ai le vertige, j'aime pas les descentes, je crève de trouille, j'aime pas la neige, j'aime pas le froid, je déteste le ski.
Quand le cours est terminé, mon calvaire est presque fini! Mais avant, il faut remonter la pente jusqu'au car en trainant mes skis qui pèsent une tonne! Ma soeur est devant, toute souriante : Un moniteur porte ses petits skis bleus ! Je déteste ma soeur et je hais le moniteur !
Le seul moment que j'aime c'est celui on l'on ouvre le termos poour boire un chocolat chaud !
Heureusement pour moi, l'année suivante, on quittera Grenoble pour Annecy. Là je dirai encore j'aime pas Annecy mais c'est une autre histoire sans skis.

Ecrit par : jill.C

ex aequo
http://www.cecileeyen.net/blog/animations/Animjudo.gif

Ecrit par : Cécile

3)
Je vais plutôt vous raconter un match de baket. Je n'étais pas très grande pour le basket (1,66 m) mais je me démenais comme un beau diable !
Dernier match qui comptait pour la coupe de France cadets. Dans l'équipe de Lorraine, j'étais la plus jeune. Je n'ai pas joué tout le match, mais je crois qu'on m'a repérée quand même !
Quelques minutes avant le coup de sifflet final, la lutte sous les paniers était très très âpre. Ca se "battait" des deux côtés et il n'y avait que 2 points d'écart.
Je me suis élancée, dribblant, déjouant l'adversaire et au moment de marquer, au lieu d'atteindre le panier, j'ai atteint l'arbitre ! Vlan, on s'est télescopé de façon très brutale !
Aie aie aie, le souvenir que j'en ai est encore cuisant : je lui ai éclaté la pommette et lui m'a cassé le nez ! Arrêt du match, soins, et tout le tralala...
Le match a été remporté par l'équipe concurrente sur un dernier coup franc. Et l'arbitre et moi avons sympatisé aux urgences de l'hôpital du coin.
C'est ce qui s'appelle un souvenir qui marque !!!

Ecrit par : Marie Zim

ex aequo
J'allais avoir 15 ans le lendemain en ce Dimanche de Septembre 1974. Dans mon village de Sault, dans le Vaucluse était organisée la première Ascencion du Mont-Ventoux en course à pied. A l'époque les courses sur route n'avaient pas le succès qu'on leur connaît aujourd'hui. Je pratiquais la compétition depuis deux ans, mais c'était ma première course sur route, à fortiori en montagne. Mes amis et connaissances locales m'avaient convaincu de m'engager dans cette course de 26 km. Je pris le départ dans la course des jeunes et des vétérans, qui partait une heure avant les cracks. Une sorte de saut dans l'inconnu. Mais une fois arrivé au Chalet Reynard, à 6 km du sommet, là où la pente se fait plus raide et où la végétation disparait, j'ai compris que l'affaire était dans le sac. Pourtant j'avais un défi à relever: Ne pas être rattrapé par les meilleurs partis une heure plus tard. Je croyais tenir le défi lorsque à 500 mètres du sommet,je vis de sa foulée aérienne fondre sur moi Pierre Liardet, de 10 ans mon ainé. Gloire locale il était auréolé de son double titre de Champion de France des 5000 et 10000 mètres Séniors conquis deux mois plus tôt au Stade Jean-Bouin. Il volait littéralement en cette fin de course. Je n'eus que le loisir de le regarder passer. Je savais que je lui devais tout: Ma première licence, mes premiers entraînements et surtout beaucoup de joie à le voir gagner presque tous les Dimanches. Il me tapa sur l'épaule. En arrivant, je n'étais pas peu fier, de ces 2Heures 40 minutes d'effort. De ce souvenir il me reste une belle photo en noir et blanc, un peu jaunie car elle avait longtemps trôné comme un trophée sur le buffet de la salle à manger familiale. Pierre lui avec ses 1H39' flirtait avec les étoiles. Nous reparlons encore volontiers de cette anecdote aujourd'hui.
Ironie de l'histoire, exactement au même endroit tout près du sommet du Mont Ventoux, mais cette fois en vélo, je fus rattrapé et "laissé sur place" un matin de Juillet 1987 par Jean-François BERNARD champion cycliste en reconnaissance de l'étape contre la Montre du Tour de France . Il pleuvait ce matin là et il avait été le seul coureur à affronter la pluie pour effectuer cette reconnaissance en cette journée de Repos. Preuve de sa détermination. Il remporta brillamment l'étape le lendemain, sous le soleil, s'empara du Maillot jaune mais il le perdit le lendemain sur les routes du Vercors et ne gagna pas le Tour de France.

Ecrit par : Gérard