Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

05 mars 2017

printemps des poètes

aujourd'hui, et jusqu'au 19 mars, se tient la 19e édition du Printemps des poètes.

en hommage à une dame de la littérature jeunesse qui vient de s'éteindre, si jeune encore, endormie dans son lit, j'ai envie de poster ce magnifique poème de Ketty Nivyabandi : "Trois ethnies"

Trois ethnies
Trois jolis sourires,
Trois jeunes destins.
Trois petites filles,
Trois éclats de rires qui chatouillent les manguiers…

Elles jouent en cercle en se tenant la main,
Sandales et peurs au vent...
Trois rêves ludiques,
Trois chansons.

Un, deux, trois, elles sautillent,
Et petites nattes se hissent à l’horizon.
Un, deux, trois, elles sautillent,
Six petits pieds se posent sur la terre fébrile;
Fraîchement violée par ses fils,
Féconde et porteuse en son sein de l’Infâme.

Un, deux, trois, et la terre minée s’ouvre.
Rugissante et béante,
Purulente de petits monstres,
Elle avale les trois chansons.

Trois petits bouts d’enfance s’envolent en éclats.
Trois rêves déchiquetés, trois rires muets.
Trois destins étouffés, trois boutons de fleurs écrasés.
Trois chants inachevés…

Un, deux, trois pleurs identiques s’élèvent dans un ciel désastré.
Trois silhouettes vêtues d’imvutano noirs s’allongent, cheveux rasés, âmes calcinées.
Trois mères.
Trois plaies.
Trois cœurs fendus à jamais.
Hutu. Tutsi. Twa.
Trois ethnies. Une seule agonie.
Un seul fleuve de larmes qui s’écoule et s’écoule, à l’infini.

Et ce silence…
Le silence lourd et écarlate du sang des innocents



Texte composé pour l’exposition 'Recyclage d’armes en œuvres d’art’
Maoni (Collectif d'Art)/Bujumbura, Janvier 2010

21 février 2017

Les vagues

J'en ai assez de ce qui est joli, j'en ai assez de ça qui est intime. Je vogue sur des eaux houleuses et je coulerai sans personne pour me sauver.

 

Je dois poser le pied prudemment sur le rebord du monde, de peur de tomber dans le néant. Je suis forcée de me cogner la tête contre une porte bien dure, pour me contraindre à rentrer dans mon propre corps.

 

Tout effort vers la connaissance est vain. Tout n’est qu’expérience et qu’aventure. Sans cesse, nous formons de nouveaux mélanges avec des éléments inconnus.

 

Je veux donner, je veux être donnée, et je veux la solitude pour y déployer en paix mes possessions.

 

Je bouge comme la feuille de la haie qui me faisait peur lorsque j'étais petite. Je danse sur les murs rayés et impersonnels, sur les plinthes peintes en jaune comme la lumière du feu dans sur les théières. Je capte le feu jusque dans le regard froid des femmes.

 

J’ai voulu dilater la nuit, et y faire entrer sans cesse de plus en plus de rêves.

 

extraits de "Les Vagues" de Virginia Wolf.

 

07 février 2017

livre Inter

femme de lettres, philosophe, Elisabeth Badinter sera donc la présidente du Prix du livre inter, édition 2017. ce 7 février lance ainsi le 43e rendez-vous littéraire de la radio. Un choix intéressant, quand on sait l’importance que l’auteure a pu accorder au droit des femmes immigrées.

"

Spécialiste du Siècle des Lumières, Elisabeth Badinter inaugurera le 43e Prix du Livre Inter. Commandeur des Artes et des Lettres, elle a publié son premier ouvrage en 1980, L’amour en plus. Histoire de l'amour maternel (XVIIe-XXe siècle). Elle compte également parmi les femmes d’affaires les plus puissantes du pays – sa fortune est estimée par Forbes à 1,58 milliard $ en 2016, soit la 31e fortune de France et la 1304e mondiale.

Auditeurs, lecteurs, jurés et auteurs vont vivre jusqu’au 6 juin 2017 l’aventure du 42e Prix du Livre Inter.

Créé en 1975 au sein de la rédaction de France inter, le Prix du Livre Inter est devenu au fil des années un prix littéraire influent et respecté. Cela tient à sa spécificité : un jury populaire (composé de 24 auditeurs/lecteurs : 12 femmes, 12 hommes) qui délibère sous la présidence d’un écrivain.

Un jury qui change chaque année — garantie d’indépendance – avec, comme seul critère, l’amour de la lecture. Une passion partagée par des milliers d’auditeurs de France Inter, à travers de nombreuses émissions.

Pour les prochaines dates :

— Début avril : Annonce à l’antenne de la liste des 24 jurés et des 10 livres en compétition.

— Lundi 5 juin : Proclamation du 43e Prix du Livre Inter, de nombreuses émissions sont prévues pour fêter l’événement comme il se doit.

Pour s’inscrire, il faudra passer par ici."

24 novembre 2016

les livres et les émotions

"Personne, jamais, ne m’a consolé de ces nuits."

en lisant ces mots, j'ai pleuré.

sanglots qui gonflent dans la gorge, yeux des étudiants figés, la voix qui s'éraille... les larmes.

séance de lecture avec des étudiants autour de "Profession du père" de Sorj Chalandon.

cette phrase résonne en mon coeur, tambourine et ne me lâche pas.

tristesse profonde.

Résultat de recherche d'images pour "Personne, jamais, ne m'a consolé de ces nuits."

04 novembre 2016

une chanson douce

"Une chanson douce" de Léïla Slimani vient de remporter le prix Goncourt.

une belle nouvelle.

une belle auteur.

Couverture

"Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d'un cabinet d'avocats, le couple se met à la recherche d'une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame. À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant."

prix Médecis

«Laëtitia ou la Fin des hommes», enquête historique sur un fait-divers datant de 2011, a obtenu mercredi le prix Médicis. Ce n'est pas un roman, ni de la littérature.

voilà ce qu'on peut lire dans Libération :

"Ivan Jablonka, dans Laëtitia, enquête sur l’assassinat d’une jeune fille en 2011, poignardée, étranglée, démembrée, un fait divers dont l’analyse devient, par son ampleur, une plongée dans la misère française. On s’intéresse ici davantage à la victime qu’à son meurtrier, encore que celui-ci appartienne à la même classe sociale. L’alcool, l’inceste, l’illettrisme sont les mauvaises fées penchées sur le berceau de Laëtitia et de sa jumelle. Les prolongements de l’affaire sont politiques: Nicolas Sarkozy, à l’époque, en a profité pour délégitimer le travail de la justice. Les juges, les avocats, les journalistes, les policiers, et toutes les professions liées à l’enfance en détresse font l’objet, de la part de l’auteur, d’une attention scrupuleuse. Comme si le malheur n’était pas assez épais, le père de la famille d’accueil, où les jumelles sont arrivées à l’âge de treize ans, a été accusé d’agressions sexuelles. Laëtitia ou la Fin des hommes, titre complet du livre, a aussi une dimension morale."

Afficher l'image d'origine

31 octobre 2016

heure érotique

la nuit de samedi à dimanche, nous avons gagné une heure87 changement pour l'hiver.

les Avocats du diable en ont profité pour nous faire écrire.

de l'érotisme.

du nouveau.

une nouvelle érotique.

toute une nuit pour écrire avec une double contrainte : le thème et le mot final.

cette année, comme l'an dernier, j'y ai participé et durant la nuit j'ai laissé mes doigts pianoter sur le clavier sur le thème "est épris qui croyait prendre" et comme point final, le mot : ricochet.je voulais être originale, écrire d'une façon particulière. mais je n'ai rien maîtrisé, les mots et les images se sont imposés, enchainés.

il faut dire que j'avais fait le plein de belles vibrations.

je ne gagnerai pas, c'est certain mais je l'ai fait, une nouvelle fois.

 

17 octobre 2016

profession du père

dans le cadre du prix littéraire des lycéens et apprentis, mes étudiants doivent lire certains livres.


en l'absence de leur prof de français, je décide des séances de lecture publique (j'aime lire, pas eux, je veux leur donner le goût des livres..). choix du livre, au pif (parmi la sélection) : "Profession du père" de Sorj Chalandon.
au début, nous étions intrigués, puis effrayés et par la suite pliés de rire.
un d'entre eux lève le doigt : mais en vrai, madame, son père, c'est un gros mytho ?
voilà, voilà.
n'empêche, on a passé de sacrés moments autour de ce roman, et ils ont adoré.

je vous le recommande....

 

11 octobre 2016

micronouvelle

Radio France organise un concours de micronouvelles, 1000 signes pas plus pour écrire autour de la liberté.

ça vaut le coup d'essayer, aligner 1000 signes c'est rapide, parfois périlleux autan qu'un équilibriste sur un fil.

pour tout savoir et vous inscrire :

http://www.radiofrance.fr/espace-pro/evenements/radio-france-fete-le-livre-2016/concours-radio-france-de-la-micro-nouvelle

bonne chance à tous ceux qui vont se lancer dans l'aventure !

09 octobre 2016

Bruce... in book

après le disque, voilà le livre autobiographique de mon chanteur d'amour...

un beau cadeau qui m'intimiderait presque tant cet homme est précieux pour moi.

je crois que c'est une des meilleures ventes du moment.

14516396_1312811658749584_3036130065719278705_n.jpg

19 septembre 2016

3096 jours

Natascha Kampusch a été enlevée le à l'âge de 10 ans, sur le chemin de l'école. son « bourreau » (comme elle le désigne dans son livre) se nomme Wolfgang Přiklopil.

son livre s'appelle "3096 jours", le nombre de jours durant lesquels elle a été la prisonnière d'un technicien en télécommunications.

enlevée le s 2 mars 1998 elle a été séquestrée jusqu'au 23 août 2006, jour où elle s'est échappée.

 

Afficher l'image d'origine

 

 

24 juin 2016

Benoite Gould

"Il est vrai que j'ai un cerveau de femme, j'aurais dû vous l'avouer plus tôt. C'est un ordinateur plus rudimentaire, dame! Et qui comporte peu de circuits et absorbe moins de données. Je suis née comme ça et j'ai beau avoir fait des études dites supérieures parce que j'ai eu la chance de naître au XXè siècle où par suite du relâchement des mœurs, on a fini par nous ouvrir les portes des lycées et des facultés, comme on permet de guerre lasse à l'enfant qui vous a enquiquiné toute la journée de jouer avec la boîte à outils de papa, je ne parviens pas à me sentir l'égale de l'homme."

cet extrait vient du livre "Ainsi soit-elle" de Benoite Gould.

Benoite Gould a fini par laisser ce siècle se débrouiller sans elle. il faut dire qu'elle a déjà bien oeuvrer au siècle dernier pour nous, les femmes. à 96 ans, elle avait bien besoin de se poser.

je vous laisse chercher, si cela vous intéresse ce que l'on dit de sa vie, ce que j'aime chez Benoite Gould c'est ce qu'elle a écrit.

un autre extrait alors, issu de "Mon évasion" (moi qui aime lire du Virginia Woolf) :

"Virginia Woolf avait raison : « Tuer la fée du foyer reste le premier devoir d’une femme qui veut écrire. » Si j’osais ! Mais les fées du foyer ont la vie dure, et dans mon cas, il faudrait tuer dans la foulée la mère et la grand-mère ! Woolf a sous-estimé le problème : elle n’avait pas d’enfants et Beauvoir non plus. Il aurait fallu me prévenir il y a très longtemps."

Afficher l'image d'origine

10 juin 2016

Sept

c'est le grand lauréat du prix du livre Inter. Tristan Garcia a remporté ce prix avec son recueil de nouvelles "7", composé de six nouvelles et d'un roman qui relie ces 6 nouvelles.

je n'ai guère de temps libre en ce moment mais sérieusement, je suis très curieuse de lire cet ouvrage.7 par Garcia

"Sept fois le monde. Sept romans miniatures.
Il y sera question d’une drogue aux effets de jouvence, de musique, du plus beau visage du monde, de militantisme politique, d’extraterrestres, de religion ou d’immortalité. Sept récits indépendants dont le lecteur découvrira au fil des pages qu’ils sont étroitement liés.
Peu à peu, comme un mobile dont les différentes parties sont à la fois autonomes et solidaires, 7 compose une image nouvelle de la psyché de l’homme contemporain, de ses doutes et de ses croyances nécessaires.
Exploration réaliste de divers milieux sociaux, 7 est aussi le récit fantastique d’une humanité qui tourne volontairement le dos à la vérité et préfère se raconter des histoires."

23 mai 2016

Potomak

dans Le Potomak, sorti en 1919, Jean Cocteau écrit : "Ce que le public te reproche, cultive-le, c'est toi."

si cette phrase a marqué les esprits et sert souvent aux artistes marginalisés à garder une raison d'être et de faire, ce livre est un peu spécial dans le travail de Jean Cocteau.

voilà ce que j'ai trouvé sur le site du Fonds Jean Cocteau de Montpellier :

"Ce livre marque une étape décisive dans le rapport de Cocteau à la littérature et à l’art : il y a un avant et un après. Avant : des recueils de poèmes, des nouvelles, des pièces inédites, des activités de presse, mais une perception frivole de la condition de l’artiste et de sa vocation, organisée dans la continuité d’une vie mondaine pleine d’un « besoin de gloire, de contagions et d’épidémies » (« Prospectus »). Après : une découverte des exigences de l’art, une plongée dans les profondeurs. 
À sa manière hirsute, dispersée, contradictoire, inachevée, Le Potomak met en scène ce passage (beaucoup moins radical dans les faits que sa mise en scène ne le laisse entendre). C’est pourquoi Cocteau lui donne le statut d’une préface. « Une préface à quoi ? », se demande-t-il. À ce qu’il va devenir au sortir de cette mue et qu’il ne connaît pas encore. Aux œuvres qu’il va créer, aux livres qu’il va écrire…"

l-82023d3c5bbf1752bb4ec2c0c5a4fe70.jpg

Collage de Jean Cocteau sur une enveloppe à en-tête du Mercure de France, qui devait éditer le livre en 1914. Les Eugènes, microbes de l’âme, apportent malaise et inquiétude dans les vies trop installées, mais leur action est nécessaire pour vivre des mues. Dans ce projet sans doute promotionnel, la couleur les rend presque désirables.

 

19 avril 2016

uppercut

« Quand il m'a quittée pour une autre vous étiez toutes là pour me dire combien il ne me méritait pas, quand j'ai échoué à mes examens vous étiez toutes là pour me dire qu'un concours c'est aléatoire, quand j'ai négligé de m'inscrire sur les listes électorales vous étiez toutes là pour me dire qu'il n'y avait plus de différence entre la droite et la gauche, quand j'ai eu ma période chanson française vous étiez toutes là pour pleurer avec moi au karaoké sur des tubes de France Gall, quand j'ai porté des jupes sur des pantalons vous étiez toutes là pour me dire que ça affinait ma silhouette. Vous n'avez jamais voulu me faire de la peine, vous m'avez protégée parce que c'est ça le boulot des copines. Maintenant je veux qu'on me pète la gueule. »

 

"Boys, boys, boys" - Joy Sorman

(merci à celle qui m'a envoyée un poing en pleine face et à celui qui m'a offert un défi à accepter)

 

 

31 mars 2016

la nature en héritage

"On ne peut pas demander au désert d'incarner une liberté qu'on n'a pas d'abord organisée soi-même dans sa chambre à coucher ou dans son salon. C'est cette exigence que je trouve parfaitement déplacée dans presque tous les livres qui nous parlent de la nature. Les gens déversent dans l'univers naturel toutes leurs doléances mesquines et démesurées, puis ils se remettent à se plaindre de leurs éternels griefs dés que la sensation de nouveauté a disparu. Nous détruisons le monde sauvage chaque fois que nous voulons lui faire incarner autre chose que lui-même, car cette autre chose risque toujours de se démoder. Pour la fanatique du véhicule tout terrain, pour les sociétés qui exploitent les mines, le pétrole ou le bois, cette liberté a toujours signifié une totale latitude pour se livrer à leurs exactions, tandis que le terme d' « héritage » sert invariablement aux politiciens désireux d'en appeler à une vertu dont ils ont oublié la signification. Le seul héritage repérable dans notre rapport à la terre, c'est l'exploitation et l'épuisement des sols.

- Tu veux dire que tu te sens aussi libre sur la cuvette de tes chiottes que dans la Baranca del Cobre où nous sommes allés ?

Les lobes des oreilles de fred arboraient une rougeur dont il espérait cacher le sens par on trait d'esprit.

- Dans ces deux situations je me sens aussi libre – pour ma part, je ne dirais pas cela ainsi -, bien que le plaisir ne soit pas le même. Quand on voit le désert pour la première fois – et je crois que c'est vrai de n'importe quelle région sauvage -, ça n'est qu'un désert, la somme de toutes les bribes d'informations que l'on a entendues sur le désert. Puis on se met à l'étudier, à marcher, à camper dans le désert pendant des années, ce que nous avons fait tous les deux ; alors, comme tu l'as dit, il devient insondable, mystérieux, stupéfiant, plein de fantômes et de mirages, au point que l'on entend les voix de ceux qui y ont vécu quand on examine le moindre dessin ou un fragment de poterie. Il faut ensuite laisser le désert redevenir le désert, sinon c'est l'aveuglement qui nous guette. Bien sûr, on pourrait dire par métaphore que le désert est une prison d'une complexité infinie, ce qui donne aussitôt envie de jouer avec cette évidence pour la comparer à sa propre vie. Mais chaque fois que nous demandons aux lieux d'être autre chose qu'eux-mêmes, nous manifestons le mépris que nous avons pour eux. Nous les enterrons sous des couches successives de sentiments, puis, d'une manière ou d'une autre, nous les étouffons jusqu'à ce que mort s'ensuive. Je peux réduire à néant tant le désert s'Art moderne de New York en les écrasant sous tout un monceau d'associations qui me rendront aveugle à la flore, à la faune et aux tableaux. D'habitude, les enfants trouvent plus facilement des champignons ou des pointes de flèche, pour cette simple raison qu'ils projettent moins de choses sur le paysage."

 

Dalva - Jim Harrisson

30 mars 2016

l'eau de la rivière

"J'ai décidé de ne plus rien décider,
d'assumer le masque de l'eau,
de finir ma vie déguisé en rivière,
en tourbillon, de rejoindre à la nuit
le flot ample et doux, d'absorber le ciel,
d'avaler la chaleur et le froid, la lune
et les étoiles, de m'avaler moi-même
en un flot incessant."

 

Théorie et pratique des rivières - Jim Harrisson

cvt_Theorie-et-pratique-des-rivieres_5413.jpeg

29 mars 2016

Jim Harrison

il avait une frimousse de vieux loup de mer et une écriture tellement touchante.

Jim Harrison avait 79 ans et de nombreux livres à succès à son actif, livres qu'il signait James Harrison.

Légendes d'automne, recueil de trois nouvelles a été adapté (la dernière nouvelle uniquement) à l'écran et Brad Pitt joue le rôle de Tristan un "enfant sauvage" qui a préféré l'éducation des indiens à cellen stricte, de son militaire de père.

raconter la vie des gens, c'est un peu comme participer à l'humanité..

dans les titres connus, il y a aussi Dalva et Wolf, tout deux adaptés au cinéma également.

encore un cher auteur qui disparaît...

 Afficher l'image d'origine

16 mars 2016

ascenseur social

cette bande dessinée de Toby Morris est une merveille.

je vous laisse la découvrir :

ascenseur-social-toby-morris-bande-dessinee-1.jpg

ascenseur-social-toby-morris-bande-dessinee-2.jpg

ascenseur-social-toby-morris-bande-dessinee-3.jpg

ascenseur-social-toby-morris-bande-dessinee-4.jpg

14 mars 2016

coup de langue

nous voilà, durant une semaine, tournés vers la langue française, ses subtilités, ses plaisirs, ses circonvolutions...

en qui cela consiste-t-il ?

"La Semaine de la langue française et de la francophonie a été créée en 1995 à l'initiative du ministère de la Culture et de la Communication. Elle est organisée chaque année autour du 20 mars, journée internationale de la francophonie.

Cet événement est un moment privilégié de l'identité francophone. Des milliers de manifestations sont organisées en France et à l'étranger :

  • ateliers d’écriture, joute oratoire
  • compétitions de slam
  • conférences, débats
  • expositions, rencontres
  • etc.

Ces événements permettent au grand public de fêter la langue française, fédératrice d'un espace culturel commun à tous les francophones et aux amoureux du français."

j'aime ce genre de belles semaines, je savoure.