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08 février 2018

écolo-jeans

vous avez tous déjà porté un jeans, c'est évident...

eh bien, ce fameux pantalon denim est une source de pollution.

en effet, chaque année plus de 45 000 tonnes d’indigo sont consommées sur la planète uniquement pour le denim, ce tissu de coton utilisé pour la confection des jeans. et la méthode de production de l’indigo qui repose sur de nombreuses substances chimiques, est à l’origine de dégâts environnementaux et sanitaires colossaux ainsi que des dépenses énergétiques énormes.

pour synthétiser un seul kilo d’indigo, l’industrie a en effet besoin d’utiliser 100 kilo de pétrole, 9 kilo de solvant et 1000 litres d’eau. La plupart des déchets se retrouvant ensuite dans les rivières ou les cours d’eau.

avant la pétrochimie, les colorants provenaient des minéraux, des plantes ou des insectes, comme le rouge des cochenilles. mais aujourd’hui, avec plus de 4 milliards de vêtements en denim fabriqués chaque année, il est impossible d’imaginer le retour à une production entièrement végétale. imaginez que pour extraire naturellement l’indigo des feuilles de l’indigotier, il faudrait une surface en monoculture supérieure à la taille de l’Allemagne !
 
face à cette industrie textile ultrapolluante et dans un contexte où les consommateurs mettent une pression énorme sur les fabricants pour qu’ils fassent appel à des procédés respectueux des hommes et de l’environnement, les scientifiques ont cherché de nouvelles méthode pour produire de l’indigo en éliminant au maximum les rejets toxiques. 

et c’est vers les bactéries qu’ils se sont tournés. une équipe de l’Université de Berkeley aux Etats-Unis a publié dans la revue Nature Chemical Biology, un article pour expliquer son procédé « vert » qui produit du bleu. 

le principe est de prendre une bactérie, Escherichia coli, en l’occurrence, cette bactérie intestinale bien connue des mammifères et de l’homme en particulier puisqu’elle compose 80 % de notre flore intestinale (et favorise nos belles gastroentérites, si appréciées..). cette bactérie utilisée comme une véritable usine chimique est génétiquement modifiées pour imiter une plante japonaise, la Persicaria tinctoria, aussi appelée la renouée des teinturiers et qui produit de l’indigo.  

cette bactérie OGM sera donc utilisée pour fabriquer le colorant, elle ne se retrouvera pas directement en contact avec votre jean. 

pour l’instant, pour produire 5 grammes d’indigo, il faut plusieurs litres de bactéries. ce qui coûte très cher. le procédé n’en est donc qu’au stade de l’expérimentation. 

en France la biotech Pili travaille elle aussi sur les micro-organismes pour fabriquer de l’indigo. le principe est le même que pour la bière : en leur donnant du sucre, les bactéries produisent une fermentation et des molécules ayant des pouvoirs colorants. ils espèrent une mise sur le marché d’ici 3 à 5 ans. 

à suivre donc....

(article largement inspiré de Mathieu Vidard "l'Edito au carré"- France Inter)

 

courir & écrire

le verdict était là : fini de courir. la douleur était trop grande, le cartilage trop mince, le risque trop grand.

le verdict était là : préféré la natation, le vélo, la gymnastique mais plus de course à pieds.

courir c'est écrire.

courir c'est libérer, exister, créer. respirer. bouger.

être.

et le miracle a eu lieu.

plus de douleur.

ressortir la panoplie, enfiler les baskets, glisser les écouteurs dans les oreilles. être prudente.

mais courir.

courir à nouveau.

avec Murakami comme coach.

08:36 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (0)

07 février 2018

BMR

j'ai signé chez BMR pour de nouvelles aventures érotico-romances

j'écris en duo.

tout est assez nouveau, assez passionnant, assez assez constructif....

à suivre, donc...

(et ce ne sera ni plus gris, ni plus clair, ni rose... juste à partager...)

 

la novia del desierto

un très beau film, doux, subtil, sur la solitude des gens, lorsque ceux-ci se rencontrent, se tamponnent, se mélangent...

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21:41 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

alebrije

un alebrije est une sculpture en bois relevant de l'art populaire de l'État d'Oaxaca, au Mexique.

il est traditionnellement réalisé en bois du Bursera glabrifoliau ou bois de copal blanc, un arbre de forêt tropicale sèche.

c'est coloré, c'est original, c'est sublime...

 

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10:18 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (3)

22 décembre 2017

pollution lumineuse

"Quelles sont les conséquences de l'éclairage artificiel nocturne sur la faune, la flore, les écosystèmes? Et quels sont les effets suspectés ou avérés sur la santé humaine ?

Plus de 80% de l’humanité vit aujourd’hui dans des zones touchées par la pollution lumineuse.

Selon une étude récente publiée dans Science Advances, l’augmentation de l’éclairage artificiel sur la planète entre 2012 et 2016 a augmenté de 2%. Peu à peu la nuit disparait dans certaines zones du monde, avec de nombreuses conséquences sur l’environnement.

En effet, les conséquences de la pollution lumineuse ne se limitent pas à des difficultés pour observer les étoiles. Des scientifiques s’inquiètent des effets délétères de la lumière artificielle pour la santé et pour la biodiversité.

Certaines espèces animales sont clairement impactées par cet excès de luminosité, comme les insectes ou les oiseaux par exemple, menaçant l’équilibre de l’écosystème complet. 

Chez les êtres humains, la pollution lumineuse perturbe notre cycle circadien et notre horloge biologique."

 

y a-t-il sur cette planète une once de beauté que nous n'ayons détruit ?

 

 

alors alors

"J'ai une liste de tout c'que j'voudrais dire
Toi qui répondais présent quand on parlait d'avenir
Alors alors
On devait faire le tour de la Terre
Tu sais, moi, ma valise est encore prête
Et si jamais tu nous reviens, est-ce que j'vais te reconnaître?
Faut pas qu'on laisse mourir nos promesses (non)
Alors alors
T'es où? Tu mens
C'est fou! J'y pense
Chaque jour, j'te vois partout!
Ils disent que tu reviendras pas, que t'es malade, que t'es mort
J'aimerais que tu sois là, juste pour leur donner tort..."

BigFlo et Oli "Alors alors"

 

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12:01 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (1)

ateliers au Bateau Blanc

c'était un samedi au Bateau Blanc, librairie de Brignoles, j'ai dédicacé mes ouvrages jeunesse et animé un atelier de carte pop up sur le thème de Noël, les enfants étaient enchantés, les parents épatés... et moi, juste bien aisée..

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L’image contient peut-être : 4 personnes, personnes assises et intérieur L’image contient peut-être : une personne ou plus L’image contient peut-être : intérieur

 

15 décembre 2017

dédicace au Bateau Blanc

demain je me rends à Brignoles à la librairie Le Bateau Blanc à Brignoles pour une séance de dédicaces de mes ouvrages jeunesse.

j'animerai un atelier "Noël" avec les jeunes lecteurs qui veuient bien participer. un chouette moment partagé en perspective.

 

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le maudit

Véronique Sanson est une de ces artistes qui traversent la vie, le temps, les âmes.

j'aime cette chanson et les autres aussi..

pauvre maudit....

20:30 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (1)

Will Hunting

j'adore ce film, qui n'est pas récent du tout, mais je ne retiens d'une phrase une seule phrase de ce film si beau... "c'est pas de ta faute", lorsque Robin Williams colle son visage sur celui de Matt Damon..

non, ce n'est pas de notre faute... jamais... mais il faut le savoir...

20:25 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

11 décembre 2017

comment va le monde ?

j'aime l'idée qu'un jour, on vivra tous en équilibre et respect, mais on en est loin, c'est certain...

si on fait un rapide tour d'horizon : le Yemen vit une des pires crises humanitaires mondiales : "l'Arabie saoudite a pris la tête d'une coalition militaire pour affronter la rébellion houthi qui avait a pris le contrôle d'une partie du Yémen: une guerre qui, depuis mars 2015, a fait plus de 8750 morts et divise la région, l'Iran chiite étant accusé de soutenir militairement le soulèvement. Parmi les tués dans ce conflit, l'ex-président Ali Abdallah Saleh, assassiné le 4 décembre 2017 par des rebelles et anciens alliés, au sud de la capitale Sanaa. Il avait tenu le pouvoir pendant 33 ans. Le Yemen est soumis à un blocus imposé par Ryad, qui héberge le chef de l'État Abd Rabbo Mansour Hadi en exil, alors que pendant ce temps, la menace djihadiste s'est étendue, entre la concurrence d'Al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) et de Daech."

les bactéries Salmonella retrouvées dans du lait maternel industriel Lactalis qui questionnent sur cet hygiène qu'on ne fait que renforcer et qui nous résiste plus encore.

Donald Trump qui reconnaît Jérusalem, la ville trois fois sainte, comme capitale d'Israël, accédant à une demande ancienne d’Israël, sans évoquer la revendication des Palestiniens et se gardant de se prononcer sur un partage de la ville, qu’Israël refuse. le conflit dans cette ville remonte à l’éclatement de l’Empire ottoman, à la fin de la première guerre mondiale. en 1947 les Nations unies (ONU) ont voté le partage de la Palestine en deux Etats : l’un arabe, l’autre juif. Jérusalem est exclue de ce plan et doit passer sous le contrôle de l’ONU, qui garantit la liberté d’accès aux lieux de culte. en 1949, le jeune Etat d’Israël transfère sa capitale de Tel-Aviv à Jérusalem-Ouest. depuis 1967, Israël considère Jérusalem comme sa capitale « indivisible et éternelle ». aujourd'hui, la ville reste séparée en deux : la partie ouest, où se trouvent les institutions d’Israël (la Knesset et la plupart des ministères, la banque centrale…), est presque exclusivement peuplée de juifs (290 000 sur 300 000) ; la partie est, revendiquée par l’Autorité palestinienne, est peuplée par près de 500 000 habitants, dont 60 % d’Arabes et 40 % de juifs. or, depuis des années, Israël encourage la colonisation de Jérusalem-Est, en construisant des logements dans la ville et la banlieue, ou en favorisant l’installation de juifs orthodoxes dans plusieurs quartiers afin d’organiser un « mitage territorial » des quartiers arabes et d’empêcher la continuité entre Jérusalem-Est et le reste du territoire palestinien, en Cisjordanie.

autre sujet de territoire : la Corse. Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, principales têtes d’affiche de la coalition nationaliste ont remporté à 56% le premier tour des élections territoriales. les nationalistes attendent un second tour extraordinaire. "Si la question de l’indépendance n’est pas à l’ordre du jour, la coalition nationaliste espère bien pouvoir avancer en cas de victoire sur ses trois revendications-clés : amnistie pour les « prisonniers politiques », coofficialité de la langue corse et statut de résident, pour combattre, selon les nationalistes, la spéculation immobilière sur l’île de Beauté." à suivre...

08:13 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (0)

08 décembre 2017

le bord de la route

elle ramasse le dernier morceau voletant sur le sol bétonné. elle a trouvé le dernier morceau du message.

elle a toutes les pièces, des dizaines d'années qu'elle est à la recherche de ces morceaux éparpillés, qu'elle se demande ce que ça veut dire..

elle a rampé, pleuré, bavé, douté, bravé les embuches et affronté les tempêtes...

mais cela n'était pas la peine. elle avait tout là, à portée de mains et elle ne le savait pas.

elle lit le message, elle sourit.

contrairement à ce qu'elle pense depuis des dizaines d'années, elle n'a pas été abandonnée sur le bord de la route, laissée là sans repère, sans père, sans repaire.

"ma fille, la vie n'est pas facile et tu vas le découvrir, mais la vie est belle. dure mais belle.

je te sais battante, déterminée, décidée, butée, astucieuse et débrouillarde. je t'ai laissé tout cela en partant, j'ai tout mis dans un paquet que j'ai glissé au dedans de ton coeur, tu n'as qu'à bien chercher, tout y est.

tu peux être heureuse, vivante, vaillante, vibrante. tu peux et tu vas l'être.

parce que tu es ma fille.

papa"

elle sait que plus personne n'influencera ses choix, plus personne ne lui dira "viens vite !" ou "attends un peu".

elle n'est là que pour elle, elle ne compte que pour elle, elle seule saura, décidera, jouira, évoluera en fonction de ses envies. elle sera la maîtresse de son jeu, la seule, la plus importante, la plus impliquée.

elle n'a pas besoin de l'amour des autres, elle s'en moque, qu'il y en ait ou pas, elle est là pour elle... parce qu'il y a ce paquet qu'il a laissé pour elle, en son coeur, en partant et qu'elle découvre en totalité, maintenant.

enfin.

06 décembre 2017

Jean d'Ormesson

parce qu'il collaborait au journal Le Figaro, il était taxé de réac, ses édito d'alors n'ont pas aidé.

il était un érudit, un vrai comme rarement il en reste, un home joyeux et bien-vieillissant. je le trouve si charmant, si envoûtant. sa voix, sa verve, son intelligence, son érudition pour l'Histoire moi qui ne fixe rien dans mon cerveau, ou presque à ce niveau-là, son rire...

il était académicien et avait rendu un bel hommage à madame Simone Veil, il y a quelque temps.

il était/est le père d'Héloïse d'Ormesson qui m'a proposé un jour de lui adresser un texte et que, tremblante, je n'ai toujours pas réussi à faire. tellement peur de la décevoir.

il était Jean Bruno Wladimir François de Paule Lefèvre d’Ormesson, un monde à lui seul, un univers d'un temps de jadis...

 

 Description de cette image, également commentée ci-après

 

08:16 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (0)

20 ans... et encore...

aujourd'hui, ma jolie princesse a 20 ans.

aujourd'hui Johnny Halliday ne chantera plus en direct devant des foules enflammées.

elle s'en souviendra de ses 20 ans, ma pitchoune, toute la presse est au diapason des larmes et des hommages.

déjà hier...

je me sens vieille. pas à cause de l'âge de ma fille, mais à cause de toute cette génération de personnes marquantes, vraiment marquantes et qui disparaissent.

vieille, triste, abandonnée. d'une époque dinosaurale..

01 décembre 2017

BNB

Marie-Monique Robin, journaliste d'investigation que j'apprécie particulièrement a été pendant 18 jours au Bhoutan, petit pays d'Asie, un très petit pays à la culture bouddhiste, qui a longtemps été isolé.

l’ancien premier ministre de ce pays est l’artisan de la philosophie du bonheur national brut, a présenté le rapport "Le bonheur national brut, vers le développement d’un nouveau paradigme ?" aux Nations unies et depuis 2012, le 20 mars est la journée mondiale du bonheur. Ce concept a été médiatisé à partir de 1979, lorsque le quatrième roi, en route pour le sommet des pays non-alignés à Cuba, a donné une interview à des journalistes indiens lors d’une escale à Bombay en présentant son pays de cette manière.

 

"Niché au cœur de l’Himalaya, le petit royaume du Bhoutan refuse "la dictature du produit intérieur brut (PIB)" et de la croissance économique à tout prix, en proposant un nouvel indicateur de richesse : le bonheur national brut (BNB).

Lancé en 1972, le "nouveau paradigme" s’appuie sur quatre piliers : la protection de l’environnement, la conservation et la promotion de la culture bhoutanaise, la bonne gouvernance et le développement économique responsable et durable.

Aujourd’hui, le BNB irrigue toute la vie du pays, entraînant de profonds bouleversements dans l’agriculture (objectif : 100% biologique en 2020), l’éducation nationale, où l’on prépare les élèves à devenir des "ambassadeurs du changement", la gestion des ressources naturelles (réglementation stricte de l’abattage des arbres et de l’exploitation minière), la santé - gratuite pour tous -, le tourisme - haut de gamme -, ou le commerce (non adhésion à l’Organisation mondiale du commerce). Le film raconte le développement du BNB à travers le témoignage de hauts responsables mais aussi d’acteurs de terrain, habités par une vision du bonheur et du bien commun qui a fait l’objet d’un rapport très remarqué aux Nations unies. Dépaysement assuré au pays du dragon tonnerre, passé du Moyen Âge à la modernité en moins de cinquante ans : une voie vers une société durable et plus équitable ?"

08:53 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (1)

30 novembre 2017

Evreux

je ne connais pas Evreux. je sens qu'il doit y faire froid actuellement, comme partout me direz-vous, sauf que par chez nous, l'automne est super ensoleillé (et je sens que les nappes phréatiques vont le payer chèrement) et que je rêve de chaud de chaud de chaud...

mais je vais aller à Evreux, ce weekend, pour dédicacer mes livres au Cultura, parce que la libraire rêvait de me recevoir, a tout en place pour cela après m'avoir sollicitée avec passion...

je vais aller à Evreux, je ne vais pas avoir le temps de découvrir parce que ce sera rapide, mais je devine que je reviendrai à Evreux...

 L’image contient peut-être : texte

La Villa

je pleure et déplore le manque de bienveillance dans cette société qui détruit les hommes et les femmes, l'environnement, les liens, le respect de l'autre, la créativité...

Robert Guédiguian m'a offert deux heures de bienveillance délicate et subtile, d'amour diffusé en dose mousseline, de réflexion sur ce qui importe dans la vie, sur la réparation, avec Marseille, le beau Marseille, celui des calanques, celui de la mer et des instants précieux...

(et la musique de Bob Dylan, c'est cadeau !)

08:20 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

écriture inclusive

voici un extrait d'un article du journal Libération :

«Le masculin l’emporte sur le féminin» : des générations d’écoliers ont répété cette règle de grammaire, qui régit l’accord de l’adjectif au pluriel. «Quand il y a plusieurs noms de genre différent, l’accord se fait au masculin pluriel», résume ainsi à sa page 205 le Bescherelle collège. Une règle contestée par des féministes depuis plusieurs années, et plus récemment par des professeurs de français, qui l’accusent de renforcer les stéréotypes. Plus de 300 d’entre eux se sont engagés début novembre dans une tribune à enseigner à la place l’accord de proximité (qui vise à accorder les adjectifs et/ou participatifs avec le nom commun le plus proche, comme dans «Les pâturages et prairies sont verdoyantes»), règle qui primait avant le XVIIe siècle. Une initiative, survenue en plein débat sur l’écriture inclusive (qui ne se réduit pas au «point médian» et dont on vous explique le principe ici), à laquelle le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer s’est dit immédiatement «défavorable».

c'est vrai j'ai entendu quand j'étais jeune cette phrase "le masculin l'emporte sur le féminin" et si ça me faisait râler par rapport aux garçons qui faisaient les malins derrière leur pupitre en bois en rigolant, alors que j'étais en tête de classe pour les résultats, même si je trouvais injuste ce genre de règle, je n'ai pas pensé que cela conditionnerait le respect des hommes envers les femmes, que c'est ce qui leur permettait de nous mettre la main aux fesses ou la main aux seins, de nous hêler comme si nous étions une voiture en vitrine dans la rue, voire de nous frapper dessus après nous avoir mis dans leur lit, de nous violer lorsque leur envie devient trop pressante...

pourtant la réflexion vaut le détour.

si j'étais enseignante en primaire, est-ce qu'aujourd'hui j'emploierais cette phrase devenue il me semble désuète "le masculin l'emporte sur le féminin" ? je ne sais pas.

se poser la question de "l'écriture inclusive", c'est grammaticalement intéressant, vraiment, de là à penser que cela conditionne une mentalité de machos, je veux aller y regarder de plus près.

qui de ces abrutis qui sifflent, agressent, insultent les femmes sans aucune honte se soucie de l'orthographe du mot "salope" (alors que le masculin s'écrit "salaud"), de l'accord du participe dans "elles ont été violées" ? je dérape. les sales cons sont et restent de sales cons, et là je suis d'accord, c'est bien le masculin qui est concerné ici dans l'irrespect le plus répandu sur notre planète.

pour autant, je trouve plus important de se battre contre les abus en tout genre, physique, psychique, sociétal, que sur ce genre de  débat. je me trompe peut-être.

dites-moi...

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27 novembre 2017

homozygotes, quelle peau !

ils étaient homozygotes, donc issus du même oeuf, avec une vraie chance de duplication identique de chromosomes, ça a sauvé la vie de l'un d'eux.. alors qu'on le donnait mort... pour ça, j'aime la biochimie...

"Le patient, âgé de 33 ans, était brûlé sur la presque totalité de son corps (soit 95 % de la surface corporelle), en raison d'un accident du travail survenu en septembre 2016. "Je déversais un bidon dans une cuve qui m'a explosé dans les mains, c'était un produit inflammable. J'ai brûlé à vif une quinzaine de secondes", a raconté à l'AFP l'homme de 33 ans.

En acceptant de lui donner sa peau, son frère jumeau homozygote (issu du même œuf) lui a sauvé la vie. Avant cela, des brûlés avaient déjà été greffés à partir de leur jumeau, mais jamais sur une telle surface de peau et sur un brûlé aussi mal en point. Les cas publiés jusque-là dans le monde allaient de 6 à 68% environ et portaient sur 45% de la surface du corps en moyenne, a précisé le chirurgien.

Les deux frères ont été opérés trois fois à l'hôpital Saint-Louis (AP-HP) sur une période de 44 jours. Les interventions ont été réalisées en même temps afin de réaliser le transfert immédiat de la peau. Au total, une dizaine d'opérations ont été nécessaire. Les prélèvements de peau sur le donneur ont été faits en prenant de minces couches de peau sur des zones du corps qui cicatrisent rapidement (crâne, dos et cuisses)."

11:41 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (1)