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24 mars 2017

appel des solidarités

Nicolas Hulot et 80 organisations non gouvernementales ont lancé un appel durant ces présidentielles afin d'insuffler un "supplément d'âme" dans tous ces programmes proposés, afin de  parler de la lutte contre les inégalités et la fraude fiscale, ou de la priorité à la santé et l'environnement.

Nicolas Hulot se demande : "La solidarité est-elle une option ou une condition à la paix sociale et à la paix dans le monde ?"

les associations précisent : c'est "un appel pour que nous ne soyons pas seulement guidés par la peur, les crises que nous traversons sont toutes liées à un déficit de solidarité". elles invitent le plus grand nombre de citoyens à y adhérer, à un mois de l'élection présidentielle.

"Dans la lignée de l'appel de l'abbé Pierre en 1954, cette démarche de quelque 80 associations - inédite par son ampleur - veut pousser les politiques à faire de ce principe la pierre angulaire de leur action. Parmi ces ONG figurent le WWF, Greenpeace, ATD Quart Monde, la Fondation Abbé Pierre, Les Petits Frères des pauvres, Action contre la faim, Oxfam, ou encore l'Association des paralysés de France, Médecins du monde, le Secours catholique, le Secours islamique, ou SOS Racisme. Priorité mise en avant, "la lutte contre les inégalités, la fraude, l'évasion fiscale, l'impunité des banques, des politiques ou des multinationales".

"Tout le monde parle d'équité ou de solidarité, très bien. Mais comment partager la richesse quand elle se concentre dans les mains de quelques-uns ? Comment la solidarité peut-elle s'exprimer quand l'évasion fiscale représente l'équivalent de notre déficit budgétaire ? C'est impossible !", a lancé le leader écologiste. "A-t-on besoin d'être à la gauche de la gauche pour exiger que ce soit une priorité diplomatique, française et européenne ?", a-t-il ajouté. "La violence latente n'est pas née par hasard (...) Si nous aspirons à des relations pacifiques, il faut changer de focus et faire que les solidarités deviennent le 1er critère dans nos choix de politiques."

Autre priorité, l'écologie : "C'est aussi la solidarité avec nos enfants, avec ceux qui sont victimes du changement climatique", a fait valoir l'ex-envoyé spécial de François Hollande pour le climat. "Les candidats pourront s'appuyer sur "cette exigence" : "Nous pouvons imposer un référentiel" dans cette élection, a fait valoir Nicolas Hulot. Pas question en revanche pour le collectif de donner une consigne de vote, a ajouté l'ancien candidat à la primaire des Verts en 2011. "Ce n'est pas à nous de nous substituer à la conscience du citoyen", a-t-il expliqué. En revanche, les initiateurs du mouvement donnent rendez-vous d'ici un an pour faire le bilan des progrès et reculs. Un panel de solutions sera remis aux parlementaires à la rentrée.

L'appel insiste aussi sur la solidarité avec les personnes en difficulté ou discriminées en défendant l'accès aux soins, au logement, à l'éducation et l'égalité des territoires. La solidarité internationale est mise en avant, via la coopération et l'accueil de ceux qui fuient la misère et la guerre. Le texte s'adresse à ceux qui "sont parfois envahis par une sentiment d'impuissance", qui "continuent à s'entraider là où on nous dit qu'il faudrait se replier" ou qui "protègent la nature là où d'autres veulent la détruire", disent les ONG. "Il ne s'agit pas d'interpeller les candidats comme les enfants tirent sur la manche d'un adulte mais bien de leur donner un cap, un mandat impératif", expliquent les ONG et "pour l'imposer, il faut peser et pour peser il faut se compter".

Chaque citoyen est invité à signer l'appel sur le site www.appel-des-solidarités.fr ou gratuitement par SMS au 32321 en tapant le mot "Présent". "On fait l'appel, comme à l'école, et on répond présent", commente Hulot. Un index levé sera le signe de ralliement des soutiens. Symboliquement, la réplique de la statue de la Liberté à Paris au bord de la Seine, troquera jeudi sa flamme contre une main reprenant ce geste."

18 mars 2017

le papillomavirus et le Danemark

un scandale secoue le Danemark depuis quelques mois : des jeunes filles vaccinées contre le HPV (vaccin appelé là-bas Gasdasil), comprenez le papillomavirus, qui serait à l'origine du cancer du col de l'utérus, présenteraient depuis de graves problèmes de santé.

"Le Dr Louise Brinth de l’hôpital Frederiksberg a personnellement examiné 80 jeunes-filles qu’elle soupçonne de souffrir des effets secondaires de la vaccination contre le HPV. Elle déclare : « elles ont toutes des vertiges, elles s’évanouissent et la plupart d’entre elles souffrent de graves maux de tête qui sont souvent chroniques. Elles se plaignent aussi de douleurs abdominales et de nausées. Elles présentent des mouvements musculaires bizarres qu’elles ne peuvent contrôler, et elles sont très fatiguées. »"les autorités sanitaires et politiques danoises se questionnent quant à l'interdiction de ce programme de vaccination.

ça laisse songeur...

glyphosate, le retour

voilà ce qu'on pouvait lire dans Le Monde de mercredi :

"L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a annoncé, mercredi 15 mars, qu’elle ne classait pas le glyphosate, principe actif du Roundup et substance pesticide la plus utilisée au monde, parmi les agents cancérogènes.L’agence d’expertise prend ainsi le contre-pied de l’Organisation mondiale de la santé et ouvre la voie à une réautorisation du produit en Europe."

de quoi faire froid dans le dos quand on connait les effets du glyphosate sur la santé.

mais qu'est-ce que le glyphosate ?

"Le glyphosate (N-(phosphonomethyl) glycine) est un herbicide systémique à large spectre qui bloque un enzyme dont la plante a besoin pour fabriquer des acides aminés et des protéines. Ce produit est toxique pour toute plante qui n'a pas été modifiée génétiquement pour le tolérer. Source : notre-planete.info, https://www.notre-planete.info/actualites/3764-glyphosate-danger-sante

Les résultats des expérimentations animales laissent à penser que lorsqu'on consomme du glyphosate, de 15 à 30 % sont absorbés par le corps. On peut alors le retrouver dans le sang et les tissus, et il a été démontré qu'il pouvait aussi traverser le placenta durant la grossesse.

Une faible proportion peut être dégradée en acide aminométhyphosphonique (AMPA). Les recherches montrent qu'après une semaine, 1 % du glyphosate demeure dans le corps, mais comme ce produit est largement utilisé, la majorité des personnes est exposée de façon régulière.

Les herbicides à base de glyphosate ont des niveaux de toxicité très variables, mais peuvent être mortels chez l'humain. Il a été démontré qu'ils sont toxiques sur des cultures de cellules humaines, notamment sur des cellules du placenta et de l'embryon. Le glyphosate peut perturber le système endocrinien, ce qui peut avoir des conséquences irréversibles à certaines phases du développement, comme la grossesse.

Dans les secteurs d'Amérique du Sud où est cultivé le soja, le nombre de malformations congénitales a augmenté. Une étude menée au Paraguay constatait que les femmes qui vivent à moins d'un kilomètre des champs sur lesquels le glyphosate est épandu, ont plus de deux fois plus de risques d'avoir des bébés malformés. En Equateur et en Colombie, où des herbicides à base de glyphosate ont été utilisés pour contrôler la production de cocaïne, il y avait un taux plus élevé d'altérations génétiques et de fausses-couches durant la saison d'épandage. L

e Chaco est une région d'Argentine où l'on cultive le soja. Les taux de cancer ont été multipliés par 4 durant ces dix dernières années.

Comme le glyphosate est conçu pour tuer les plantes, il peut avoir des conséquences néfastes sur la vie sauvage, réduire la biodiversité sur les terres agricoles et détruire les réserves de nourriture pour les oiseaux et les insectes. Des essais menés en Grande-Bretagne pour étudier l'impact sur la biodiversité des OGM tolérants à des herbicides, ont montré que les cultures traitées avec du glyphosate pouvaient avoir un impact néfaste sur les oiseaux des champs. Le glyphosate affecte directement les plantes, mais il est aussi lessivé des sols vers les ruisseaux, rivières et eaux souterraines.

En 2011, l'AMPA était présent dans plus de 60 % des cours d'eau français testés et le glyphosate dans plus de 30 %. En 2010, l'Agence de l'Eau de Seine-Normandie reconnaissait même que « le glyphosate était présent dans l'eau potable à des concentrations supérieures à la norme ». La contamination des eaux menace la vie aquatique et des études ont montré que les herbicides contenant du glyphosate peuvent être toxiques pour les grenouilles et les crapauds.

Cela est d'autant plus inquiétant qu'une espèce d'amphibien sur trois est menacée d'extinction. Il a aussi été démontré que des cellules de foie de carpe étaient endommagées lorsqu'on les exposait à des herbicides à base de glyphosate.

Le glyphosate modifie la chimie des sols. Dans certains sols, il se lie à des particules, ce qui le rend inerte. Dans d'autres types de sols, il reste actif et est dégradé par les microbes. Cela perturbe les processus chimiques dans l'environnement de la plante, notamment sa capacité à fixer l'azote, ce qui oblige à augmenter les taux d'engrais à base de nitrates."

bon, ben, tout va bien, non ?

07 mars 2017

Rob Hopkins

connaissez-vous Rob Hopkins ?
le National Georgraphic a réalisé un article sur cet homme qui croit en l'homme et à sa capacité à prendre les choses en mains à un moment...
je ne peux résister à vous copier cet article :
 

Rob Hopkins, l’homme qui croyait en vous

http://www.nationalgeographic.fr/wp-content/uploads/2015/12/Rob-Hopkins-2-May-2013-Photo-Credit-Jim-Wileman.jpg

Un gourou ? Même pas. Rob Hopkins est pourtant de ceux qui changent la vie des autres, sans même en avoir l’air. En 10 ans, ce britannique a donné envie à des dizaines de milliers de citoyens d’agir pour vivre mieux.

D’une simplicité désarmante, cet Anglais-là a l’art de transformer en colline ce que d’autres voient comme un Everest. Changement climatique, énergies fossiles, chômage, pauvreté : des problèmes insolubles ? « La plupart des gens pensent qu’ils ne peuvent rien faire contre ça. Or, tout ce qu’il faut, ce sont des étapes », assure-t-il d’une voix douce.

Lui, en a franchi une en 2005, dès son installation à Totnes, une ville de 7 500 habitants, dans le sud de l’Angleterre. Avec quelques amis, il commence à sensibiliser les habitants à la question de l’après-pétrole. La réponse est telle qu’il crée un cours du soir sur le sujet. Puis des groupes se forment pour lancer des projets concrets et se préparer à l’après-pétrole. À la fois dans l’alimentation (notamment en plantant des arbres fruitiers en ville), le transport (en promouvant le vélo), l’énergie (en passant à des sources renouvelables), l’habitat (en construisant des maisons écologiques)… L’organisation Transition Town Totnes (Totnes, ville en transition) vient de naître. Moins de dix ans plus tard, le mouvement a fait tâche d’huile, notamment grâce au blog, stimulant, de Rob Hopkins. 1 200 villes en transition, réparties dans 47 pays (dont, en France, les villes d’Épinal, de Rambouillet ou d’Albi, par exemple), sont en cours de transformation.

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Treize parcelles composent le potager de rue d’Alhambra. Chacune d’elle est entretenue par une famille du quartier.
Photo : Bernard De Keyzer

Dans le centre de Bruxelles (Belgique), les habitants de l’Alhambra, cherchaient à redorer la mauvaise image de leur quartier, envahi par la prostitution. Ils ont décidé d’implanter dans certaines rues… des potagers. « Du coup, dès qu’un habitant jardine, des enfants descendent jouer, se réjouit Rob Hopkins. Le potager est devenu une attraction sociale. Et pour la plupart des participants, c’est aussi une première expérience de changement, une occasion de prendre confiance en leur capacité de changer les choses. »

Aux grincheux qui lui rétorquent que ces actions collectives n’empêcheront pas le bouleversement climatique à venir, Rob Hopkins a un petit sourire : « Les gens ont l’habitude qu’on agisse pour eux. La Transition leur propose au contraire de se retrouver, de créer un projet et de s’entraider pour le mener à bien. Ces initiatives sont concrètes et visibles. Et ceux qui les ont mis sur pied en sortent différents : changer, ça nourrit l’âme. »

Par Céline Lison

21 février 2017

graines de rebelle

parmi les fruits et les légumes, il existe des variétés qui sont en voie de disparition.

"Et pourtant elles existent ces pommes et ces poires - délicieuses il faut le dire au passage

- chez quelques dissidents bien décidés à les préserver.

Vous me direz faire pousser des pommes, y a plus spectaculaire comme rébellion…

Mais détrompez-vous.

L’enjeu de ces pommes-là de ces poires-là est de taille.

Car vous avez 4 catalogues qui listent les semences commercialisables…

Poids taille, stabilité homogénéité c’est une sorte d’eugénisme si vous voulez mais appliqué aux graines de fruits de légumes et de céréales.

Dans ce catalogue hypersélectif ne sont restés que ceux qu’on a jugé les plus forts…

Eliminés 80% des légumes cultivés il y a 50 ans.

Pour les graines et les semences qui ne sont pas tombées dans le domaine public, les cultivateurs doivent donc payer des droits à ceux qui en ont la propriété intellectuelle.

Pour vous donner un exemple:

si une multinationale dépose un brevet sur un poivron résistant à une mouche, vous payez pour le cultiver.

Et cela alors que trois multinationales vont bientôt se partager le marché des semences.

D’où ce mouvement des semences paysannes….

Et si demain, on était libre d’échanger et de cultiver les graines?

Les moches, les fragiles, les rares, les pas homogènes? les pas stables? les pas à la mode?

Quatre catalogues listent les semences commercialisables.

C’est ça les semences paysannes: 80 organisations, associations paysannes qui en ce moment s’échangent des semences de choux contre des variétés de tomates: joue de boeuf, green zébra, noire de Crimée…

Et le savoir faire qui va avec.

De hors la loi qui bravent les brevets déposés sur le vivant, par ces multinationales.

Et qui ressuscitent une philosophie qui nous vient du Moyen-Age. Les Communs.

Cette idée qu’il y a un patrimoine commun à l’humanité et qu’on n’a pas le droit de privatiser.

ça vaut aussi bien dans le domaine de l’agriculture mais aussi dans le domaine des connaissances et des savoirs.

C’est un mouvement discret mais profond, dont l’économiste Jérémy Rifkin s’est fait le porte parole, mais vous en avez d’autres, le Français Gaël Giraud, chef économiste à l’AFD, l’Association Française de Développement.

Des voix discrètes mais qui demain pourraient prendre de l’ampleur. Au salon de l’agriculture. Et ailleurs."

Catherine Boullay a expliqué cela clairement dans sa rubrique "et si demain" alors je ne fais que la copier ici...

 

29 janvier 2017

recyclage des déchets électriques/troniques

Nathalie Fontrel, journaliste d'investigation environnementale qui anime une chronique sur ma radio préférée a parlé dernièrement d'un sujet intéressant.

je vous transmets intégralement sa rubrique :

"le bilan du recyclage des déchets électriques et électroniques .

Résultat de recherche d'images pour "électroménagers"

Conservez-vous chez vous un appareil qui ne fonctionne plus et que vous n’avez pas mis à la déchetterie. ?

Depuis 10 ans les déchets électroniques et électriques sont collectés et recyclés. 10 kilo par habitant et par an. Mais 8 objets en moyenne restent stockés chez les gens. Que l’on appelle Les gardeurs

 
Pour savoir pourquoi l’éco organisme éco système en charge du recyclage a demandé à une chercheuse spécialiste des relations entre les hommes et les objets. Valérie Guillard a fait l’inventaire.

En tête, l’appareil photo que l’on conserve alors qu’il est cassé ou dont on ne se sert plus en se disant « je vais le donner ». Et on ne le donne pas.

La machine à pain dont on s’est servi trois fois et qui dort dans un placard.

L’effet de mode remplit nos domiciles de produits qu’on n’utilise plus comme la yaourtière. Ces gardeurs-là se disent « ça pourra toujours servir ».

Et il y a le lien affectif

Les cadeaux, les héritages. Que l’on conserve même s’ils ne fonctionnent pas.

Enfin, le produit qui a coûté cher à l’achat. Même si on ne s’en sert pas ou qu’il en panne. On le garde.

« Nous avons des mines chez nous » dit Christian Barbant le directeur d’éco système. Mais ce sont des mines inexploitables. Tant qu’elles sont chez vous on ne peut pas les recycler. Cela signifie qu’on est obligé de continuer à épuiser les ressources naturelles, la terre, pour y trouver les matériaux nécessaires que nous stockons chez nous.

Il faut déstocker ! Ça fait de la place dans la maison. Et ça fait du bien à la planète.

Mais certains ont des doutes sur la filière du recyclage

Oui. Les filières illégales sont toujours là. Pour récupérer des réfrigérateurs par exemple. Quand ils sont déconstruits en Chine, inutile de dire qu’ils ne sont pas dépollués. Les gaz réfrigérants partent dans l’atmosphère. Ils participent au réchauffement climatique."

26 janvier 2017

une éolienne flottante

il fait froid, on chauffe à gogo et on n'est pas certains d'avoir de l'énergie pour passer l'hiver si les températures restent aussi basses...

l'énergie, voilà bien un problème actuel et les ressources renouvelables semblent être la meilleure voie pour oublier les fossiles qui polluent et s'épuisent.

et si, à l'avenir, on s'éclairait grâce à des éoliennes flottantes, installées au large de nos côtes ? Des industriels tentent de créer une filière française dans ce domaine.

une éolienne flottante devrait être installée cette année au large du Croisic, en Loire-Atlantique. Ce sera d'ailleurs l'une des premières au monde à être testées… En ce moment, à Saint-Nazaire, on construit des paquebots, et à quelques encablures des chantiers navals, on construit aussi une éolienne flottante. Des dizaines d'ouvriers s'affairent pour bâtir le flotteur de ce moulin à vent, un immense anneau de béton.

Chantier de construction, à Saint-Nazaire, de la première éolienne en mer de France

une éolienne qui flotte comme une bouée, alors que d'habitude une éolienne en mer est posée, fixée au fond de l'eau comme un phare. Le tout, loin de la vue des riverains qui bloquent systématiquement les projets d'éoliennes fixées le long du littoral.

la première éolienne en mer à produire de l'électricité sera une éolienne flottante

elle va être remorquée au large du Croisic, dans un site d'essais unique en France, celui de l’École centrale de Nantes. On appelle cela un démonstrateur en mer : il n'en existe que sept au monde. Et dans ce périmètre de 1 km² en mer, l'éolienne va subir une batterie de tests.

 

l'éolien flottant peut-il aller plus loin que le stade expérimental ? C'est toute la question. Pour l'instant, quatre fermes pilotes (donc expérimentales) sont prévues : au large de Groix en Bretagne et en Méditerranée, en face de Narbonne et de Fos-sur-Mer.

les services de l'État cartographient déjà les sites possibles d'implantation d'éoliennes flottantes. si l'éolien flottant se développe, toute la question sera de trouver un mode de cohabitation entre ce nouvel engin et les autres usagers de la mer.

Christian Berhault, directeur du site d’essai de l’école centrale de Nantes : " Identifier des zones propices, c'est trouver des endroits où il y a du vent, là où il y a de la ressource mais aussi là où il y a le moins d'impact possible. Les service de l'État mènent les études de cumul des autres usages, de l'impact environnemental, la distance à la côte, les possibilités de raccordement... C'est un sujet qu'on fait aujourd'hui avec les autres usagers surtout les pêcheurs, savoir comment on gère l'éolien flottant vis à vis de la pêche par exemple."

les promoteurs des éoliennes flottantes attendent maintenant le vrai coup d’envoi de l’éolien flottant en France : que le gouvernement lance des appels d'offre pour des parcs commerciaux... D’après le syndicat des énergies renouvelables (le SER), l’éolien flottant a un potentiel de six gigawatt en 2030, l’équivalent (si l’on tient compte de l’intermittence d’une éolienne) de trois réacteurs nucléaires.

19 janvier 2017

Ekwateur

Catherine Boullay a parlé d'une start up hier sur ma radio préférée et cela m'a interpelée.

voilà de quoi il s'agit...

"Ekwateur une start-up qui propose des alternatives pour éviter les coupures lors des périodes de pic. Elle s’approvisionne en énergie écolo, chez ses fournisseurs Smartgrid Energy à Capbreton, et elle les revend à ses 4300 clients à travers la France. Mais les deux fondateurs d’Ekwateur, Julien Tchernia et Jonathan Martelli se sont fixé un autre objectif : que leurs clients soient plus que des clients, des consommateurs responsables. Pour ça, ils ont donc mis en place un système d’alerte par SMS qui vous dit : "Attention ça va être tendu sur le réseau électrique aujourd’hui et demain. Donc évitez les machines à laver, les sèche cheveux, les fers à repasser entre 18h et 20h".

Mais leur idée c’est d’aller bien plus loin que le message d’alerte qui tourne déjà sur les ondes. Ce qu’il veulent c’est créer une communauté qui se sent impliquée. Cela commence par faire partager les infos sur l’état du réseau (pour ça ils aimeraient bien que RTE, Réseau Transport d’Electricité, la filiale d’EDF leur en donne un peu plus). Ensuite ça passe par l’auto-production : faire de leurs clients des fournisseurs d’énergie, en encourageant les particuliers à s’équiper en panneaux solaires photovoltaïques etc..

Alors évidemment, ça concerne en premier lieu les propriétaires de maison, mais Ekwateur a déjà une idée sous le coude pour les citadins et leurs appartements. Idée confidentielle pour le moment. Mais vous voyez la préoccupation ? C’est de créer un réseau qui se développerait en parallèle d’EDF. Dans leur système économique il y a d’autres idées encore, mais qui posent peut-être plus de questions en termes de droit du travail. Ils proposent aussi à leur clients de travailler pour eux.

Question d’état d’esprit : impliquer la communauté. C’est le client collaboratif qui répond aux nouveaux clients sur Facebook par exemple. Il est alors payé 3 euros la réponse. 25 euros de l’heure. Mais les deux fondateurs d’Ekwateur, ont aussi un œil rivé sur cette idée qui vient de germer aux Etats-Unis et qui peut révolutionner le système. Elle émane d’une fondation américaine. Pourquoi ne pas payer ses factures d’électricité en « Solar Coins », une monnaie virtuelle qui ne concernerait que l’énergie que vous produisez vous-mêmes. Toujours dans le même esprit: renforcer les liens de la communauté sans passer par le dollar et les euros. Car si demain, la transition énergétique était faite par chacun d’entre nous, disent-ils chez Ekwateur, elle prendrait 6 mois."

06 janvier 2017

on respire !

à l'occasion du CES 2017, qui se tient du 5 au 8 janvier à Las Vegas, la start-up parisienne Plume Labs dévoile Flow, un capteur personnel mobile qui permet à son utilisateur de mesurer le degré de pollution auquel il s'expose chez lui, à l’extérieur ou dans les transports.

" Fruit de plusieurs mois de R&D et développé en partenariat avec le CNRS, le capteur personnel nomade est connecté à une application mobile grâce à une connexion Bluetooth Low Energy et permet de mesurer la présence de particules fines, de dioxyde d’azote, d’ozone et des composés organiques volatils. Il permet également de connaître le niveau d’humidité et la température. Grâce à un système de LEDs et à un code couleur, l’utilisateur peut directement visualiser le niveau de pollution auquel il est exposé en appuyant sur le capteur. Une petite anse en cuir permet de l’attacher à un sac à dos, un vélo ou encore à une poussette."

http://www.usine-digitale.fr/mediatheque/4/9/7/000505794_homePageUne/flow-plume-labs.jpg

"Comme Netatmo et ses stations météo, Plume Labs entend aller au-delà du simple objet connecté et souhaite bâtir une véritable communauté d’utilisateurs pour créer une carte temps réel de la pollution des différentes grandes villes du globe. Outre le marché grand public, la jeune pousse vise également un marché B2B et propose une API permettant d’accéder aux prévisions de la pollution de l’air, le tout grâce aux données collectées en temps réel, à l’historique de la pollution des villes et à des algorithmes de machine learning."

 

26 décembre 2016

Agence française pour la biodiversité

vendredi 23 décembre, Ségolène Royal a signé le décret de création de l’Agence française pour la biodiversité (AFB). elle sera opérationnelle dès le mois de janvier 2017.

"Face aux enjeux de perte de biodiversité et d’adaptation aux effets du changement climatique, l’Agence sera une référence institutionnelle au service d’un nouveau modèle de développement riche d’une biodiversité mieux connue, mieux préservée et mieux valorisée".

L’Agence française pour la biodiversité est créée en application de la loi de reconquête de la biodiversité – Communiqué de presse (23 décembre 2016) :
Un an d’action au service de la biodiversité :

Ces derniers mois ont été riches en actions au service de la protection de la biodiversité. Retour sur les avancées les plus significatives :

  • Le 8 août 2016, la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages a été promulguée. Cette loi a pour ambition de protéger et de valoriser nos richesses naturelles. Elle donne de la biodiversité une vision dynamique, intégrée aux activités humaines et non plus limitée à des politiques de protection. Tout comprendre sur la loi pour la reconquête de la biodiversité
  • Biodiversité marine : plus de 20% des eaux françaises sont aujourd’hui classées « aires marines protégées »
    > Le 15 décembre 2016, Ségolène Royal installe le comité consultatif et de gestion de la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises et annonce le dépassement de 20 % des eaux françaises classées en aires marines protégées.
    > Le 12 décembre 2016, le huitième parc naturel marin français s’est ouvert en Corse.
    > Le 25 novembre 2016, Ségolène Royal a créé l’aire marine protégée de l’atoll de Clipperton. 

Pollinisateurs

> Le 22 novembre dernier, Ségolène Royal annonçait de nouvelles mesures pour accélérer la reconquête des pollinisateurs.

- En octobre, elle a renforcé les moyens pour lutter efficacement contre les espèces exotiques envahissantes qui menacent la santé des abeilles. 
> Le 24 mars 2016, 111 communes ont reçu le label « Terre saine, communes sans pesticides ».

Lutte contre le braconnage et le commerce illégal d’espèces menacées

> Le 17 août 2016, Ségolène Royal a signé un arrêté interdisant le commerce de l’ivoire d’éléphants et de la corne de rhinocéros sur le territoire national, sauf dérogation exceptionnelle.
> Au Kenya, la ministre a soutenu la lutte contre le trafic d’espèces sauvages. 

Recherche et innovation : la Green Tech verte au service de la biodiversité

> En juin 2016 s’est tenu au ministère de l’Environnement un hackathon pour mieux connaître et protéger la biodiversité.

18 décembre 2016

fermes d'avenir

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L’association fermes d'avenir, créée fin 2013, porte un projet sociétal ambitieux pour promouvoir un nouveau modèle d’agriculture, basé sur les principes de l’agroécologie et en phase avec le contexte socio-économique actuel.

Notre initiative se déroule suivant 3 axes :

  • Axe 1 : Création d’une microferme expérimentale en Touraine (à Montlouis-sur-Loire) afin de suivre les étapes nécessaires à une telle mise en place et d’en évaluer le modèle économique. La microferme a fait l’objet d’une conception minutieuse suivant les méthodes de la permaculture (design). 
    Une boîte à outils est rédigée au fil de l’eau par les deux conseillers en permaculture, Claire Uzan et Gildas Véret, pour expliciter les différentes étapes qui précèdent à la création d’une telle ferme.
    Concrètement, sera installée sur 1,4ha une ferme diversifiée en production maraîchère, et tous les chiffres intéressants pour analyser le modèle seront relevés. 
  • Axe 2 : Rédaction de recommandations et de conclusions par le Comité scientifique et économique, à l’attention des élus et dirigeants afin qu’ils puissent être moteurs dans le développement et relayer cette nouvelle réalité économique sur les territoires.
  • Axe 3Accompagnement des porteurs de projets, qu’ils soient des candidats à l’installation (agriculteurs en devenir) ou des propriétaires disposés à accueillir une microferme sur leurs terres (collectivités locales, entreprises, particuliers…).
    De nombreuses sollicitations parviennent à l'association chaque semaine, et des réponses adaptées à chacun sont mises en place, avec l’aide d’ingénieurs agro certifiés en permaculture.

si vous voulez soutenir cette association, il y a un manifeste à signer ici

09 décembre 2016

crevasse et banquise

on est vendredi, jour des écolo-qui-n'y-vont-pas-molo alors je vous livre une information importante, qui me fait frémir et m'attriste.

quand les grands industriels de toute la planète prendront-ils conscience qu'ils nous détruisent à petit feu ?

voilà un article passionnant de Clothilde Alfsen :

"D’après une étude publiée le 29 novembre, une crevasse dans la banquise de l’Antarctique occidental laisse présager de nouveaux effondrements de glace importants. 

Wikipedia/ Pine Island Glacier crevasse

Wikipedia/ Pine Island Glacier crevasse

En juillet 2015, un gigantesque iceberg s’est détaché du glacier de l’île du Pin, situé dans la partie occidentale de l’Antarctique. Des scientifiques de l’université d’État de l’Ohio ont annoncé avoir trouvé la cause de cette effondrement et ont divulgué les résultats de leurs recherches dans une étude publiée dans le journal Geophysiphical Research Letters, relayée sur le site EurekaAlert! Ils ont notamment observé une immense crevasse dans la calotte glaciaire qui n’annonce rien de bon.

Alerte aux crevasses

L’an dernier, cette crevasse longue de 32 kilomètres avait fendu en la surface du glacier de l’île du Pin et un iceberg de 360 kilomètres carrés s’en était détaché. Selon les chercheurs de l’université de l’Ohio, cités par Mashable, le réchauffement de l’eau a fait fondre la glace par en dessous, ce qui a provoqué la fissure. C’est pour eux une preuve de plus que le réchauffement climatique risque de créer de nouvelles crevasses dans l’inlandsis Ouest-Antarctique, la partie occidentale de la calotte polaire. La conséquence de ces détachements pourrait être l’effondrement de la calotte polaire, ce qui entraînerait une montée spectaculaire et désastreuse du niveau des mers, et de possibles inondations un peu partout sur la planète.

Comme le souligne Mashable France, une étude de la revue Nature évoquait récemment une augmentation d’un mètre du niveau de la mer d’ici à 2100 en cas d’effondrement de la calotte polaire. Certaines études encore plus pessimistes annoncent une augmentation de 3 mètres… et la disparition totale des villes de New York, Miami ou Dacca.

“La question n’est maintenant plus de savoir si la calotte glaciaire de l’Antarctique va fondre, mais quand”, déclare Ian Howat, directeur de l’étude et professeur associé en sciences de la terre à l’université d’État de l’Ohio, dans un communiqué de presse, cité par Mashable US.

Vallée glacière et courants chauds

Ce qui  inquiète le plus les scientifiques, c’est que la crevasse s’est formée au milieu de la banquise, c’est-à-dire là où celle-ci est normalement la plus solide.

Toujours d’après les propos de Ian Mowat relayés par Mashable, la crevasse est apparue dans une vallée glaciaire, où un courant d’eau chaude a dû s’introduire. Et les vallées glaciaires sont nombreuses sur la banquise…

Mais pour Ian Joughin, ingénieur au laboratoire de physique appliquée de l’université de Washington, cette fissure pourrait en fait être nécessaire à l’écoulement de la glace. “Le lieu de la fissure n’est pas si différent des lieux des précédentes fissures”, confie-t-il. Pour lui, “il est trop tôt pour dire s’il s’agit d’un mouvement durable qui pourrait vraiment altérer le rythme de retrait de la glace” dans ce coin de l’Antarctique.

En tout cas, le fait d’avoir découvert comment cette énorme fissure s’est formée permettra aux scientifiques de mieux comprendre et anticiper l’apparition de nouvelles crevasses."

02 décembre 2016

perturbateurs endocriniens

connaissez-vous les perturbateurs endocriniens ?

dans son dernier film "Qu'est-ce qu'on attend ?" Marie-Monique Robin, journaliste d'investigation en parle et les dénonce comme incidence sur l'homme et sa descendance.

Appel de Prague (mai 2005)

dans wikipédia, on peut lire :

"L'expression perturbateur endocrinien (PE, ou aussi « leurre hormonal », « xénohormone », « disrupteur endocrinien », etc.) a été créée en 1991 par Theo Colborn pour désigner toute molécule ou agent chimique composé, xénobiotique ayant des propriétés hormono-mimétiques et décrit comme cause d'anomalies physiologiques et de reproduction.

Ces molécules agissent sur l'équilibre hormonal de nombreuses espèces vivantes sauvages ou domestiquées (animales, ou végétales dans le cas des phytohormones). Elles sont souvent susceptibles d'avoir des effets indésirables sur la santé en altérant des fonctions telles que la croissance, le développement, le comportement et l'humeur, la production, l'utilisation et le stockage de l'énergie, la fonction de repos (le sommeil), l'hémodynamique et la circulation sanguine, la fonction sexuelle et reproductrice.

Ces molécules agissent à très faibles doses (comparables aux concentrations physiologiques des hormones) ; elles ne sont pas toxiques au sens habituel du terme (empoisonnement) mais peuvent perturber l'organisme, souvent de façon discrète. Elles sont sources de maladies émergentes (en partie liées au mode de vie), et ont parfois un impact sur la descendance (par exemple, le Distilbène affecte la mère et ses descendantes) ou sur des populations entières (par exemple les escargots marins ou la faune piscicole vivant dans des zones où des perturbateurs endocriniens sont très présents, comme les alligators de Californie ou les grèbes, exposés à du DDT et ne pouvant plus se reproduire, qui ont fait l'objet d'études déjà anciennes). Comme les hormones qu'ils imitent, plusieurs perturbateurs endocriniens exercent probablement conjointement leurs effets sur l'épigénome."

ils peuvent agir de différentes façons :

  • en imitant l’action d’une hormone naturelle ;
  • en se fixant sur les récepteurs des hormones naturelles ;
  • en gênant ou en bloquant le mécanisme de production ou de régulation des hormones ou des récepteurs, modifiant ainsi les concentrations d’hormones présentes dans l’organisme.

certains PE sont des composés solubles dans les corps gras (lipophiles), c’est-à-dire qu’ils se fixent sur le tissu adipeux, et peuvent facilement s’accumuler dans les graisses de différentes espèces et ainsi contaminer une grande partie de la chaîne alimentaire. ainsi, on les dose dans le sang, le tissu adipeux, le lait maternel, le liquide amniotique, le sang du cordon ou les urines.

voilà des exemples :

Famille chimique Sources potentielles Exemples
Phtalates  Plastiques, cosmétiques  Dibutyl phtalate
Alkylphénols  Détergents, plastiques, pesticides  Nonylphenol
Hydrocarbures aromatiques polycycliques  Sources de combustion: fumée de cigarette, émission des moteurs diesels, incendies  Benzo(a)pyrène 
Polychlorobiphényles  Transformateurs électriques  PCB, Arochlor
 
Anciens pesticides  Résiduels de stockage, pollution rémanente  DDT, Dieldrine, Chlordane
 
Autres pesticides  Agriculture, nettoyages urbains, jardins particuliers  Atrazine, Ethylène thiourée, Heptachlor, Lindane, Malathion
 
Retardateurs de flamme  Mousses pour les mobiliers, tapis, équipements électroniques  Polybromodiphényles (PBDE)
 
Dérivés phénoliques Désinfectants, plastiques, cosmétiques  Bisphénols A, Parabens, Halogéno-phénols
 

22 novembre 2016

bac à tri

mes déchets sont triés sur ma terrasse dans des bacs non fermés.

avec cette pluie diluvienne, c'est peu dire que tout est imbibé, dans un amas infâme, collé, pas agréable à traiter.

du coup, je vous propose une rubrique "il est beau, mon bac".

montage-brabantia-ovetto.jpg1. Twin pedal bin "Silent", 2x20 litres, Brabantia
2. Ovetto, 3 compartiments de 18 litres, Soldidesign chez Greenweez.com

joseph_joseph_ls1_stone_open.jpg

Totem, compartiment à filtre anti-odeurs, bac amovible de 4 litres pour les déchets organiques, compartiment de 36 litres pour les déchets généraux et casier multifonctions de14 litres, design PearsonLLoyd, Joseph Joseph.

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SORTERA, bacs en plastique de 37 litres à aligner ou empiler selon les besoins, IKEA.

on peut trouver aussi :

montage_base-authentics-perigot-on-range-tout.jpg

1. Top, à multiplier selon ses besoins, 20 litres, design Konstantin Grcic, Authentics chez Made in design
2. Mobil, en métal epoxy, 65 litres, design Frédéric Périgot, Perigot
3. Poubelle en métal blanc, 3 compartiments de 15 litres, Onrangetout.com

16 novembre 2016

le Maroc solaire

en ce moment se tient toujours la COP22 à Marrakech et si on en entend parler c'est certainement à cause des bouleversements dans la vie politique américaine.

cependant, le Maroc se bouge, lui, en matière d'énergie renouvelable, et voit les choses en grand.

voilà ce qu'on peut lire dans Le Monde :

" Après le plus grand parc éolien d’Afrique inauguré fin 2014 à Tarfaya (sud-ouest), le Maroc poursuit son ambitieux plan de développement des énergies renouvelables. Prochain projet : le parc solaire de Ouarzazate, le « plus grand au monde ».

C’est un consortium majoritairement saoudien, emmené par Acwa Power, qui vient de remporter l’appel d’offres pour la seconde phase de ce projet d’ampleur. Avec son partenaire espagnol Sener, ce groupe, détenu par huit conglomérats saoudiens, avait déjà été retenu en 2012 pour la construction de la première centrale thermo-solaire de Ouarzazate baptisée « Noor I ». Cette première phase d’un projet titanesque devrait être achevée en octobre 2015.

Pour un montant évalué à près de 2 milliards d’euros, ils réaliseront et exploiteront « Noor II »  et « Noor III » d’une capacité respective de 200 et 150 mégawatts. Pour ce projet, le Maroc jouit du soutien de bailleurs de fonds tels que la banque publique allemande Kfw (650 millions d’euros) et de la Banque mondiale (400 millions d’euros).

En tout, le parc de Ouarzazate jouira d’une capacité de 560 mégawatts. A compter de 2020, Rabat entend hisser sa production solaire à 2 000 mégawatts. Une manière de compenser, avec les énergies renouvelables, son absence d’hydrocarbures. En tout, le Maroc table sur une enveloppe de près de 11 millions d’euros. "

 

11 novembre 2016

food coop

"Dans ce supermarché, chacun des adhérents travaille 2h45 par mois exactement.En échange, ils peuvent y faire leurs courses moins cher, et acheter bio.

La devanture vue de l’extérieur ne fait pas rêver, mais derrière la devanture verte, surprise !

A la caisse, à la manutention, au rayonnage, à l’étiquetage, ce ne sont pas des intérimaires qui sont là, faute de mieux, mais des catégories socio-professionnelles hétéroclites.

Et si l’on en croit les chiffres fournis par la production du film, ça tourne plutôt bien.

17 000 adhérents à la coopérative, ça fait 17 000 travailleurs qui se relaient. 75% du boulot est réalisé de manière bénévole, ce qui permet de faire baisser sérieusement le prix des produits. Il y a juste une petite équipe de permanents salariés qui est là pour organiser le boulot des autres justement.

Question rentabilité maintenant, l’instrument de mesure est un peu particulier : on nous dit que c’est 8500 dollars de chiffre d’affaires au mètres carré (7700 euros) quand la moyenne d’un supermarché est à 800 (720 euros). Mais c’est surtout pour le consommateur que c’est rentable : dans le film, une adhérente a comparé les prix des produits de la Food Coop avec le magasin bio classique : 230 euros d’économies par mois.

Un modèle importé en France. Un supermarché identique va ce mois-ci ouvrir ses portes : la Louve, à Paris. Dans la capitale, 3000 personnes ont déjà pris leur carte pour y travailler et faire leurs courses.

Une carte à 10 euros quand vous êtes aux minima sociaux. Et 100 euros quand vous avez des revenus, ce qui bien sûr génère des critiques.

Car Tom Boothe, le réalisateur du film Food Coop, est aussi le fondateur de La Louve à Paris."

 

c'est peu dire que je suis archi-fan...

08 novembre 2016

COP 22

on est mardi, soit, mais je ne saurais passer l'ouverture de la Cop 22 qui se tient à Marrakech, depuis hier et jusqu'au 18 novembre.

bien sûr, la France est moins médiatiquement concernée, alors, on en parle moins.

bien sûr, le D-day nous préoccupe à plus d'un  titre.

bien sûr, la version parisienne de la Cop a laissé un goût quelque peu amer.

quels enjeux cette année pour les 196 nations qui y sont représentées ?

l'accord de Paris qui a été ratifié et est en vigueur depuis le 4 novembre et les nations ont décidé de frapper fort : il faut désormais discuter des détails pour réduire les émissions de CO2 et tenter de limiter le réchauffement de l'atmosphère à 1,5 °C par rapport à l'ère préindustrielle (ce qui semble infaisable) ou à « bien en dessous de 2 °C ».

si ce second objectif semble difficile à atteindre, les volontés de nations semblent maintenant assez saines pour des discussions productives. croisons les doigts.

ce sera aussi l'occasion de la 12e CMP (Conference of the Parties serving as the meeting of the Parties to the Kyoto Protocol), réunissant les pays concernés par le protocole de Kyoto, moribond.

Il s'y tiendra enfin la première CMA, où l'on parlera de la mise en place de l'accord de Paris.

bref, beaucoup d'enjeux pour cette 22e édition de la Conférence des parties. espérons que les engagements soient à la hauteur des attentes...

 

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24 octobre 2016

hammam solaire

en ce moment, je vous abreuve d'expériences et posts "écolos" mais je préfère cela au contexte politique d'élections présidentielles qui nous noie.

voilà donc un bien chouette projet qui a vu le jour, et mon côté "envie de bien-être" est touché, bien entendu... (ça mériterait même que j'aille vérifier en vrai, tiens !)

Un hammam solaire au Maroc
L'utilisation massive des palmes et des arbres des oasis pour le chauffage de l'eau représente un risque important pour la sauvegarde de ces sites.

La construction d'un hammam communautaire exploitant l'énergie solaire va contribuer à protéger la palmeraie de l'une des communes de la région de Guelmin Es Smara, au sud du Maroc.

Au Sahara, les oasis sont sources de vie. C'est là que s'installent les populations et que les activités économiques et touristiques se développent. La survie de la faune et de la flore locales en dépend également.

Ces oasis sont pourtant menacées, notamment par l'utilisation du bois des palmiers pour chauffer l'eau et l'amener à la température requise pour les bains traditionnels. Une pratique courante, faute d'autres solutions.

A Tighmert, village qui dépend de la commune d'Asrir dans le Sud du Maroc, la préservation de la palmeraie est devenue une priorité, dans le cadre d'un projet qui allie respect de l'environnement et soutien aux populations locales. Irrigation, écoles, chantiers de voierie, travaux sur les cultures...

Depuis de nombreuses années, l'association Qafila multiplie les actions culturelles, sociales et environnementales dans cette région. Aujourd'hui, elle construit un hammam communautaire.

En privilégiant l'énergie solaire, elle va réduire considérablement les prélèvements de bois de feu auxquels sont contraints les 200 familles résidentes de la palmeraie.

Moins loin, moins cher et plus respectueux de l'environnement

Avec ce hammam installé sur place, les habitants du village n'auront plus à chauffer l'eau pour le bain. Ils ne dépenseront plus des sommes importantes pour payer le transport vers les hammams les plus proches.

Les 260 élèves internes du lycée de la région pourront également y avoir accès, leur internat étant dépourvu de douches.

Les bénéfices tirés de la fréquentation du hammam seront réinvestis pour développer d'autres activités de protection de l'environnement.

En outre, cette construction servira de test pour dupliquer l'utilisation de chaudières améliorées et de l'énergie solaire dans cette région désertique.

Le budget du projet, soutenu par les acteurs et pouvoirs publics locaux, est en partie couvert par le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

La Fondation Veolia participe pour sa part au financement du puits, des plaques solaires et des installations de réutilisation de l'eau. Afin de recréer une oasis... vraiment verte.

CO2 mon non-amour

voilà ce qu'on peut lire dans Le Monde et alors que la Cop22 se rapproche, ça fait mal..

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La teneur moyenne de CO2 a franchi un record symbolique en 2015

« Le niveau de 400 ppm de CO2 a déjà été atteint à certains endroits et durant certains mois de l’année, mais jamais encore à l’échelle du globe et pour une année entière », selon l’Organisation météorologique mondiale.

L’air n’a jamais été aussi pollué par le dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre, qu’en 2015, avec une teneur moyenne dans l’atmosphère de 400 parties par million (ppm), un seuil record symbolique, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

« Le niveau de 400 ppm de CO2 a déjà été atteint à certains endroits et durant certains mois de l’année, mais jamais encore à l’échelle du globe et pour une année entière », a ajouté l’OMM, lundi 24 octobre, dans son bulletin annuel sur les gaz à effet de serre pour 2015. Pour cette agence de l’Organisation des Nations unies, le CO2 est « le problème numéro un », car il reste « pendant des milliers d’années dans l’atmosphère et encore plus longtemps dans les océans ».

Ce bulletin a été publié avant les négociations sur le changement climatique, qui se dérouleront à Marrakech, au Maroc, du 7 au 18 novembre. Cette publication a pour but de « fournir des éléments scientifiques aux décideurs, sur lesquels ils peuvent s’appuyer ».

 

Un seuil qui risque de se maintenir

Concernant le CO2, la teneur moyenne dans l’atmosphère qui était prévue pour 2015 était de 399,4, en hausse de 2,2 ppm par rapport à 2014, selon le rapport annuel sur l’état du climat « State of Climate », auquel ont participé 450 scientifiques du monde entier.

Cette tendance à la hausse se poursuivra en 2016, assure l’OMM, sur la base des informations de la plus ancienne station de surveillance des gaz à effet de serre, située à Mauna Loa (Hawaï). Selon cette station de surveillance, les concentrations de CO2 « demeureraient supérieures à 400 ppm pour toute l’année 2016 et ne redescendraient pas en dessous de ce seuil pour les nombreuses générations à venir ».

« Avec la signature de l’accord de Paris sur le climat, l’année 2015 a marqué l’avènement d’une ère marquée du sceau de l’optimisme et de l’action pour le climat, mais elle fera aussi date dans la mesure où les concentrations record de gaz à effet de serre annoncent une nouvelle réalité climatique », a déclaré le Finlandais Petteri Taalas, secrétaire général de l’OMM.

17 octobre 2016

c'est qui le patron ?

et si lundi c'était aussi le jour écolo-lacto-consommation ?

en cette période de crise pour les producteurs laitiers, une marque arrive ce lundi en rayon. Elle répond à un cahier des charges défini par les consommateurs : "c'est qui le patron ?"

C'est qui le Patron?

ce cahier des charges a été défini par des consommateurs concernant la nourriture du bétail, les conditions d'élevage, mais aussi de rémunération du producteur.

tout cela a fait l'objet d'une consultation sur Internet en sept questions il y a quelques semaines, pour définir le produit et son prix au bout du compte : un lait originaire de France ou non, des bêtes en pâturage ou non, plus ou moins longtemps. et surtout quelle rémunération du producteur ? alignée sur le cours mondial, ou bien permettant au producteur de se payer convenablement, ou bien encore permettant de se faire remplacer et de s'offrir du temps libre ?

alors, c'est qui le patron ?