05 février 2010
Vincent... pour Babelle
ben oui, faut suivre.. parce que les points se cousent d'un tissu à l'autre de la toile...
envie de vous parler de ça :
Surprenante expo Van Gogh à Londres !

Une exposition quatre étoiles ou davantage, elle vise au cœur du sujet. Et, si les lettres y sont moins nombreuses qu’à Amsterdam, ici elles accompagnent de très près des tableaux qui, subtilement agencés en fonction du parcours créatif de l’artiste, en fonction des thèmes qui lui furent chers, accompagnent idéalement le Van Gogh épistolaire.
Un Van Gogh (1853-1890) au four et à la plume qui émeut autant, sinon parfois plus, que le peintre. Dans ses lettres - superbement réévaluées par l’édition en six volumes du Fonds Mercator, en voie d’épuisement et de réédition ! -, Vincent rapportait ses réflexions, ses détresses, ses soucis divers, ses passions et ses frustrations, ses amours impossibles et son attirance pour les petites gens. Journal intime plus que lettres au vent, la correspondance de Van Gogh avec Théo, mais aussi avec Gauguin, Van Rappard, Emile Bernard, constitue un témoignage inestimable sur les préoccupations d’un artiste en constant commerce avec lui-même. Elle explicite les tableaux qu’il y décrit avant de les avoir peints. Elle informe sur son quotidien, ardu et généreusement assumé, mais, plus encore, elle nous renseigne sur le peintre, sa conception de l’art, son souci des couleurs, des lignes, des matières, du rendu des émotions et de l’ajustement de celles-ci à ses exigences plastiques.
Huit salles pour une grande expo. Une première lettre à Théo, datée du 24 juillet 1875, attire aussitôt l’attention. Quand il l’écrit, Vincent est loin d’être un peintre et l’en-tête du document indique qu’il est employé de la Masion Goupil, marchand de tableaux, à Paris. Elle est écrite en néerlandais, d’une petite écriture soignée, régulière et calme. Moins de dix ans plus tard, son destin a basculé et le dos d’une enveloppe destinée à Théo, de mars 83, est entièrement dessiné: cinq hommes et un enfant dans la neige. Van Gogh en est à ses balbutiements. Et de ceux-ci aux premiers pas, il n’est qu’à s’offrir la salle des "Paysages hollandais ".
Votre redécouverte du plus emblématique des plasticiens de la fin du XIXe siècle, démarre dans les couleurs terre et sombres d’un fils du Nord pénétré de générosités mystiques, des voix de la nature et du lourd labeur requis de l’être humain à sa solde. Jusqu’à la fin, Van Gogh sera attentif à deux particularités essentielles: la nature et l’homme. En Hollande, la campagne violentée l’agite à l’aune des tourments que lui valent ses amours déçues et trois salles consignent ses travaux dans la glèbe. A Etten, à Nuenen, en Brabant. La campagne éprouvante, les paysans dans leurs travaux et jours, le cul par-dessus la tête et la tête appesantie face au sol. Semeur déjà, éplucheuse de patates, femme bêchant, mangeurs de pommes de terre La toile d’Amsterdam n’est pas là, mais y sont ses lettres et une litho reprenant ce rustre sujet connu entre tous.
Dans les lettres, l’écriture est toujours régulière, serrée, plus tendue peut-être. Puis, Van Gogh gagne Paris, découvre la lumière de l’île de France et s’écrie: "Mais le peintre de l’avenir, c’est un coloriste comme il n’y en a pas encore eu". Il découvre les estampes japonaises, Hiroshige et Utamaro, sa palette s’aère, se transforme, oublie l’Ecole de La Haye, s’enjoue délicatement. Pas pour longtemps!
Le voici en Arles, en cette Provence qui va le mettre à feu et à sang. Mais, surprise, surgi de la collection d’un privé, voici un "Arles dans la neige"de février 88 - il vient d’y arriver - que nous n’avions jamais vu. La première blancheur dans un pays qui lui fera voir la vie en jaune. Salle sur la "couleur" avec les "Barques aux Saintes-Maries", "La diligence de Tarascon", des jardins fleuris, des tournesols coupés, des roses, et des lettres en concordance complice. Salle sur le "portrait" et l’on sait qu’il en a peint beaucoup. Portraits de la famille du facteur Roulin, du "Zouave", de "Madame Ginoux en Arlésienne" ou son "Autoportrait en artiste" de janvier 88. A leurs côtés, portraits par la bande, "Le fauteuil de Gauguin" et "La chaise de Van Gogh" symboliques d’une tension paroxystique sous l’apparence désinvolte.
La littérature l’occupe: Dickens, Hugo, Balzac, Zola, Voltaire Une toile inédite, "Romans parisiens", témoigne. Et puis, le "Sud", les lettres enflammées à Théo, "La maison jaune" et les "Cycles de la nature": "Je voulais faire un verger de Provence d’une gaieté monstre"... Semeurs et fenaisons "Les derniers paysages" s’annoncent. Sa santé a périclité, on l’a soigné à Arles, il sera interné à Saint-Rémy de Provence, s’en ira à Auvers-sur-Oise auprès du docteur Gachet. L’écriture, sans s’endiabler, s’affirme plus vive. Mais il peint, sans relâche et "ces toiles vous diront ce que je ne sais dire en paroles".
La tristesse est immense, car sa lucidité le tenaille. Il écrit, il peint, l’hôpital, les cyprès comme des torches Van Gogh n’ira pas plus loin! Humanité exacerbée et peinture survoltée, urgences et pensées, délicatesses et audaces existentielles et plastiques. Engorgements de matières et tournoiements, Van Gogh et ses contradictions: une pleine vie au bout du pinceau, des couleurs.
The Royal Academy, Burlington House, Piccadilly, Londres. Jusqu’au 18 avril, du dimanche au jeudi de 10 à 18h; vendredi, 10 à 22h; samedi 10 à 21h. Catalogue. Infos : 0844.209.1919 ou www.royalacademy.org.uk/newsletter et, en Belgique, www.visitbritain.be et www.visitbritaindirect.com
11:09 Publié dans c'est la vie | Lien permanent | Commentaires (4)
gaga !
pour ma jolinénette number one qui l'adore l'adore l'adore et c'est peu de le dire, voilà une des chanteuses d'aujourd'hui qui a tout d'une très grande !!!
c'est comme ça que je les aime, les "filles"...
10:53 Publié dans c'est la vie | Lien permanent | Commentaires (0)
Paul, la blonde et son auto (4)
- Paul, c’est Lisa… J’ai un souci… Je suis tombée en panne, loin de chez moi et le garagiste n’est guère concilaint. Je crois qu’il en profite parce que je suis une femme et que je n’y connais rien… Quoi ? Non… je dis « loin » mais je suis à Manosque. Tu peux venir ? Sérieux ? Ok… Je t’attends… Ouais, une bonne demi-heure… Ne te fais pas de soucis, je vais en profiter pour appeler au boulot.
Elisabeth soupire. Herureusement qu’il est là Paul. Elle a toujours pu compter sur lui, quels que soient les problèmes. Elle s’installe à l’intérieur de sa voiture, c’est qu’il fait frisquet ce matin et laisse sa tête s’appuyer contre le siège.
- Edouard ? C’est Elisabeth… Je voulais vous prévenir que je ne serai certainement là qu’en début d’après-midi mais je viens. Et puis, j’emporterai des dossiers chez moi ce soir pour les finir. Je ne peux rien vous dire de concret… j’attends le verdict. Mais je vous rappelle, promis… Edouard ? Merci !
Elle ne sait pas bien pourquoi mais elle sent son cœur se gonfler de tendresse pour ce patron un brin désuet qui porte encore de solennels costumes cravates et parle avec tant de tact élégant. Il lui a toujours fait confiance et leur collaboration a toujours été un vrai bonheur pour elle. Soudain, penser qu’elle lui fait faux bond l’ennuie. Elle aurait aimé rester l’irréprochable collaboratrice. Elle espère qu’il va se sentir démuni sans elle. elle n’a jamais été absente. Jamais manqué.
Du coup, sa colère contre ce garagiste revient. Plus grande encore. Ca l’agace tellement cette habitude qu’ont certains hommes de snober les femmes. Et elle déteste se sentir « piégée ». Si seulement j’avais des notions de mécanique, je te lui dirais ses quatre vérités à cet abruti.
En plus, je suis sûr qu’il doit être malhonnête. Le genre à resquiller sur des pièces qu’il compte alors qu’il n’a rien changé, style les bougies. Tiens, les bougies c’est classique ce truc. Facturer des bougies changées alors qu’on n’y a pas touché. Et puis affoler les femmes en leur parlant de nombreuses heures de réparation alors qu’il s’arrête toutes les cinq minutes boire un café avec les copains qui viennent lui demander une petite réparation urgente, dix minutes pas plus, alors Fernand… elle sait pas pourquoi mais il a une tête à s’appeler Fernand ce garagiste…merci t’es un pote parce que j’étais vraiment dans la mouise là… Et le Fernand de laisser la voiture de la femme en attente pour la réparation vite vite de dix minutes qui ne peut attendre de son copain Momo…
Elisabeth les déteste ces types qui se sentent tout-puissants dans leur atelier mais qui doivent pas assurer une clique au lit. Tiens, sûre que ce gros machin-chose se branle le samedi soir devant des films pornos… Parce que qui peut bien vouloir coucher avec une loque pareille ?
D’ailleurs c’est certainement ça son attitude avec les femmes : il se venge. Pas aimé dans la vie de tous les jours, il n’a pas réussi à se trouver une jolie poulette pour leur mitonner des bons petits plats et lui faire quelques mouflets. Et surtout pour lui faire des gâteries le soir sous les couvertures.
Bientôt elle en arrive à jubiler de ce mauvais sort qu’elle lui imagine…
Ca l’occupe de lui inventer une vie solitaire et triste. Ca l’amuse aussi. Bien fait pour lui !
10:24 Publié dans un peu de moi | Lien permanent | Commentaires (2)

























































