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13 juillet 2010

el secreto

je vous recommande cet excellent roman de l’argentin Eduardo Sacheri "La pregunta de sus ojos", non encore traduit apparemment.

Il s’agit du livre qui a a inspiré le non moins excellent film du réalisateur argentin Juan José Campanella, "El secreto de sus ojos" (Dans ses yeux en français), qui a remporté l’oscar du meilleur film étranger en 2010.

L’auteur de "Esperándolo a Tito y otros cuentos de fútbol", edité en España sous le nom de "Los traidores y otros cuentos" (2000), signe avec ce livre son premier roman publié en 2005.

Ce roman policier qui nous tient en haleine jusqu’à son dénouement nous plonge dans l’Argentine des années 60 et 70 qui sombre peu à peu dans la violence politique Benjamin Chaparro, ancien secrétaire auprès dune chambre d’instruction revient trente ans après sur un homicide qu’il n’a jamais pu oublier. Désormais retraité, il repasse une grande partie de sa vie, les différentes phases de cet homicide et l’histoire d’un amour secret. (dans le film il s'appelle Benjamin Esposito et revient 25 ans après mais bon... c'est vraiment bien fait...).

une belle leçon sur la justice, la passion et les amours tus...

"comment peut-on vivre le vide toute sa vie ?"... allez savoir...

 

Dans ses yeux

avec Soledad Villamil, Ricardo Darin et Pablo Rago... entre autres


S.O.S. (fin)

Soupir.

Francine s’en doutait. Elle s’en doutait. Elle s’en doutait.

Il n’empêche que son cœur battait à tout rompre. Francine fermait les yeux. Qu’allait-on lui annoncer ? Une côte cassée ? Une épaule luxée ?

- Bénédicte Caligari est bien votre fille ?

- Oui… malheureusement.

Francine n’en revenait pas. De penser ça. De le penser vraiment.

Bénédicte et elle avaient toujours été tellement complices.

Et il avait fallu l’arrivée de ce Marco dans la vie de sa fille pour que leur relation se réduise à néant.

Et qu’elle n’ait plus envie de se comporter comme une mère avec sa fille.

Quelle connerie l’amour !

- Il va falloir faire vite. J’ai besoin de votre autorisation.

- Mon autorisation ? Mais pourquoi ?

- Pour sauver le bébé… Pour votre fille, on ne pourra malheureusement rien faire de plus, mais on peut encore sauver le bébé. Si vous acceptez de le prendre en charge ensuite…

- Mais quel bébé ?

- Celui qu’elle porte dans son ventre depuis huit mois. Et dont elle ne pourra s’occuper, je le crains. Elle a de multiples fractures aux côtes et le visage broyé. Son cœur respire à peine. On ne peut rien faire pour elle, je vous assure. Si ce n’est sauver le bébé.