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27 octobre 2007

cadavre exquis

voilà, vous en rêviez, je vous le propose, servi sur un plateau d'argent de partages amusants, sur un napperon brodé de mots dentelés : le concours du week-end, le cadavre exquis.

ci-dessous donc un début d'histoire, le 1er qui passe par là (s'il le souhaite... off course) continue et ainsi de suite... attention : bien lire ce que le précédent a écrit.

mercredi je mettrai l'histoire complète et sur le podium ceux que j'aurai trouvés les plus pertinents (ah là, vous tremblez...) :

"- Alors, mon enfant, vous en pensez quoi ?

Il est là avec ses boucles blondes entourant son visage poupin et, derrière, qui dépassent de ses épaules enrobées, deux ailes d’une blancheur immaculée et d’un soyeux si fragile.
Je ne l’aurai pas rêvé autrement. Il me dévisage, sent mon embarras et se voudrait rassurant. Mais déjà les larmes glissent sur mes joues. Encore. Et toujours cette impression de suffocation. Chercher vite de l’air pour pouvoir à nouveau respirer.
Qu’arrivera-t-il cette fois si je ne respire plus ? Je ne peux plus mourir, c’est certain. Allons, je dois me reprendre. L’air ne manquera plus ici.

- Il m’avait dit qu’il viendrait me kidnapper pour une éternité de bonheur avec lui. Je hoquète et je balbutie. Il m’avait dit ça, oui, mais quand ?
- Vous ne vous êtes pas trompée d’endroit, au moins ?

Je lève les yeux embués de larmes vers la lourde plaque dorée, posée sur la porte d’entrée. « Deuxièmes vies ».

- Non, c’est bien ici qu’on s’était donné rendez-vous. Pour une deuxième vie comme une promesse d’un bonheur enfin accessible. Lui et moi, et rien d’autre. Aucune entrave, aucun autre lien. Pas d’impossible.
- Je comprends... Il y est peut-être, il suffit de le chercher à l’intérieur.
- Mais il m’avait assuré qu’il serait devant la porte, sur un banc, à m’attendre. Eternellement.
- Désolé.

Peut-être suis-je arrivée trop tôt ? Peut-être n’était-il pas encore prêt ?
Peu importe. Désormais, je suis là et j’attendrai qu’il arrive. J’attendrai cette deuxième vie tant souhaitée. C’est mon seul désir, mon seul horizon."

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illustration de Sandrine Lhomme

tchou tchou

en me rendant au salon de Mouans-Sartoux un de ces précédents week-end, j'ai vécu la désagréable surprise de voir le train stoppé sur les rails durant plus d'une heure et demie en pleine nuit avec obligation de laisser les portes fermées sans que nous sachions comben de temps tout cela durerait.

j'ai souhaité exploiter cette mésaventure lors des ateliers-rencontres que je devais mener avec des classes le lendemain matin.
en utilisant la méthode "de Christophe Miraucourt" (même si elle ne vient pas de lui, j'aime lui en imputer la paternité...) les élèves ont inventé de drôles d'histoires.

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en voilà une que le CE2 de l'école Pra d'Estang de Grasse a imaginée :

"Une nuit pas amusante

Chaque jour, le Pôle Express traverse le Pôle Nord. Cette nuit-là, le train tombe en panne. Lukas, le réparateur sort pour essayer de le remettre en marche. Alors qu'il est en plein travail, il entend des pas. Il se retourne. Un loup approche. Effrayé, il crie : « Au secours Sissilime ! »
Le loup lui saute dessus et le dévore.
Au commande du train, le gros monsieur au long nez pointu, alarmé par les cris de son ami voit le loup avaler le réparateur d’une seule bouchée. En se redressant, la bête sauvage aperçoit Sissilime dans la salle des machines. Elle entre dans le train, pousse les portes jusqu’à le rejoindre. L’homme est très en colère. Ils se disputent. Sissilime le menace : « Recule, tu ne me fais pas peur ! Je suis un sorcier ! »
A ce moment là , il voit son ami dans la gueule du loup.
Profitant de sa surprise, l‘animal le pousse dans le charbon. Sissilime agite sa baguette magique en direction d’une casserole. Celle-ci se met à tourner rapidement sur elle–même et un gros mouton dodu apparaît. Le loup très gourmand, bondit sur lui sans réfléchir et le dévore. Tout d’un coup, le loup devient tout rouge puis jaune puis vert puis passe par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Sisilime se tord de rire : « Ah, ah, ah ! Je t’avais prévenu que j’avais des pouvoirs ! Ce mouton était empoisonné ! »
Le loup fait un bond au plafond et retombe mort. Le sorcier s’approche de lui et prononce une formule :
« Sorcier cuit, je n'ai pas peur de la nuit, que mon ami revienne à la vie ! »
Et dans un nuage de poussière, Lukas réapparaît souriant."

(un grand merci à Carine la maîtresse)