21 janvier 2008
îles (suite)
il y a donc un long pont qui joint Fadiouth à Joal, qui a été refait dernièrement (fin des travaux : 2003). l'ancien pont est conservé pour patrimoine.
un second pont permet aux villageois de Fadiouth de se rendre au cimetière et aux champs. il a été refait également.
le cimetière est mixte : on y enterre d'un côté les musulmans, de l'autre les catholiques.
initialement, les morts bénéficiaient d'une tombe. mais avec le temps, on n'enterre plus les morts que sous un monticule de coquillages, afin de ne pas prendre trop de place. et finalement, ça correspond à l'ensemble du village.
lors d'un enterrement seuls les hommes sont autorisés à entrer dans le cimetière. les femmes restent, éplorées, sur le pont...
10% de la population est de religion musulmane. les autres sont catholiques. ce qui est une tendance inversée du reste du pays, majoritairement musulman.il y a donc à Fadiouth 3 petites mosquées (reparties dans divers quartiers) et une grande, située dans le quartier Dioum, au bord de l'eau. pour les prières du vendredi soir.
et il y a une église dont le saint est François-Xavier, saint qui avait pour devise : "davantage !"
le village se vante de la bonne harmonie entre les deux religions. d'ailleurs, les enfants s'entendent bien à l'école et je n'ai ressenti aucun rejet entre les deux.
dans les rues du village, dans les extérieurs, on trouve des cochons en liberté, des chèvres, des poules et beaucoup de chiens errants.


des ânes sont attachés à des huttes et des chevaux dans les huttes. laissez-moi vous dire que lorsque les ânes braient, cela fait une belle cacophonie...
dans le village, il y a aussi deux baobabs sacrés. parce que des "pas sacrés" il y en a bien plus que deux...
le fruit du baobab s'appelle "pain de singe" et il pend au bout d'une longue tige. à l'intérieur le fruit est fait de graines blanches liées entre elles par un filament blanc.
on sépare ses graines on les fait sécher et les enfants les sucent. c'est très nourrissant. moi je n'ai pas trop aimé.
on fait bouillir la farine de ce fruit pour soigner. les feuilles du baobab sont (si je me souviens bien) utilisées pour parfumer les plats....
avec les feuilles de nime (autre arbre) que l'on applique fraîches sur le front en les maintenant avec un bandeau, on soigne les maux de tête. avec les feuilles de papayer, on soigne les maux de ventre et avec celle du manguier : le tétanos...
le plus gros baobab sacré, situé dans le quartier de Dioum, possède un énorme tronc creux dans lequel on peut rentrer.
à l'intérieur, l'écorce particulière serait due à la "momification" de griots (joueurs de tamtams qui connaissaient la vie de chaque membre du village, personnes clé du village auparavant).devant ce baobab, on se recueille pour prier. le plus vieux du village est amené à le veiller.
mais il est entouré de vendeurs d'artisanat, très pressés de nous séduire avec leurs étals.
très rares sont les personnes qui possèdent un véhicule. tous se déplacent en taxi. à Fadiouth, et en général dans les villages, les gens utilisent le taxi brousse. c'est à dire que l'on se place sur la route, on tend sa main et un taxi s'arrête (une voiture comme une autre, mais en fait, presque seulement les chauffeurs de taxi ont une voiture) et nous conduit où l'on demande si c'est la route des autres personnes déjà présentes dans l'auto.
on peut donc circuler à 7 dans le même véhicule. ce qui permet de sympathiser... quand on parle la même langue bien sûr !!!
il passe très régulièrement de ces voitures-là sur les routes...
à Dakar, les taxis sont noirs et jaunes et ils peuvent ne trimballer que vous seuls.

alors, vous êtes prêts pour le voyage ?
tendez la main et laissez-vous guider...
10:25 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (8)
aimer
pour changer de mes histoires sénégalaises, je vous glisse cette chanson qui est la dernière entendue à Dakar avant mon retour en France...
ça m'a rappelé un disque acheté il y a quelques années.
pour les filles.
j'ai retrouvé le nom de la chanteuse.
lointain souvenir.
et j'ai trouvé cela très touchant...
00:10 Publié dans c'est la vie | Lien permanent | Commentaires (0)



























































