14 janvier 2009
Vénus
je me suis réveillée ce matin avec cette désagréable sensation de froid.
quelque chose, ou quelqu'un, manquait à ma peau.
j'ai relevé la couverture sur mes reins, chassé les chats qui dormaient au bout de mes pieds, apparemment peu pressés d'aller vaquer ailleurs, lourdement avachis et j'ai allongé une main incertaine, mais emplie de désir et d'espoir, à côté de moi.
vide.
vide.
avec un soupir découragé, je me suis tournée, pour constater, qu'effectivement, la place à mes côtés était vide. il n'était plus temps de dormir. je me suis levée, pressé mes mains sur mes seins ronds et senti la force du combat monter en moi.
j'étais prête.
j'ai glissé mon épée dans son fourreau, bouclé le ceinturon à ma taille et j'ai avancé.
un pas après un pas.
dans l'immense étendue qui me faisait face.
mer inconnue.
mystérieuse.
attirante.

illustration réalisée par Yannick Drillet
23:22 Publié dans un peu de moi | Lien permanent | Commentaires (8)
ajourné
combien de morts avant d'avoir droit au paradis ?
et combien de vies avant le bonheur ?
très beau travail des étudiants de l'ESMA de Montpellier...
20:58 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (3)

























































