12 juillet 2010
S.O.S. (4)
Marco avait appris la venue de Francine, s’était fâché et les coups avaient redoublé de violence.
Il surveillait sa « fiancée » de près et Bénédicte avait décidé de ne plus risquer sa peau pour quelques échanges téléphoniques anodins.
Anodins…
Francine encaissait tout sans réagir.
Persuadée qu’elle ne pouvait malheureusement pas grand-chose pour sa fille, elle avait vécu le même parcours, elle connaissait le fonctionnement de ces hommes-là et la détresse qui peut ravager la femme qui vit cela. Elle avait mis dix ans à se sortir de l’emprise « frappante » de son mari.
Le soir où il avait porté la main sur Marwin, elle n’avait pas supporté. Elle avait alors compris que le père de ses enfants avait dépassé les limites. Elle s’était enfuie, sa marmaille sous les bras et avait trouvé refuge chez une tante compatissante. Sa mère ne lui parlait plus…
Quand la sonnerie du téléphone retentit dans la nuit, elle sursauta si fort qu’elle en reversa son verre de lait.
C’était la seule boisson non alcoolisée qui calmait ses angoisses nocturnes.
Madame Caligari ?
Oui…
Madame Francine Caligari ?
Oui…
C’est l’hôpital de Draguignan.
10:51 Publié dans un peu de moi | Lien permanent | Commentaires (3)
Commentaires
Dans cet instant.
Écrit par : Babelle | 12 juillet 2010
Écrit par : cheyenne / Laura Millaud | 13 juillet 2010
Quelle horreur ce coup de fil nocturne!
Écrit par : Sabbio | 24 juillet 2010
Les commentaires sont fermés.