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13 novembre 2013

le départ de Maissiat

09:10 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (2)

entretiens 2

- alors ?

- laisse tomber, je ne sais plus quoi faire...

- comment ça ?

- j'ai fait des efforts, je t'assure parce que rien que de l'imaginer dans les bras d'une autre, ça me fout en rage, mais je n'en sais rien il y a comme un ressort de cassé. je pense que c'est l'orgueil qui me pousse à réagir pas l'amour..

- explique-toi..

- je ne voudrais pas qu'il aille voir ailleurs parce que ce serait injuste qu'il apporte à une autre ce qu'il ne me donne plus. tu vois ? qu'il fasse des efforts pour une inconnue et moi qui ai tout partagé avec lui, le meilleur comme le pire, il n'essaierait pas..

- mais toi, tu as essayé ?

- ouais, mais là, c'est mort, il me sort par les trous de nez, par les pores de la peau...

- à ce point ?

- je ne sais pas comment t'expliquer... quand j'avais vingt ans un type charmant comme lui, pas chiant, pas compliqué, je trouvais ça tellement agréable pour faire ma vie avec.ce n'était pas une passion dévorante, loin s'en faut, mais je le trouvais vraiment mignon...

- et maintenant ?

- va savoir... peut-être qu'en vieillissant, je deviens plus exigeante ou alors ça ne l'intéresse plus la vie de couple.. j'ai mes copines, mes enfants, mes occupations... le pied quoi !

- attends, je ne comprends pas.. ça fait six mois que tu viens me voir pour que je t'écoute déverser ton envie d'autre chose et tu me dis que finalement ta vie te convient comme ça ?

- en fait, ce qui me gonfle c'est d'avoir un homme chez moi, dans ma vie, dans mes pattes, et que ce ne soit pas pour rajouter à mon bien-être... je crois que je suis arrivée à un stade où je n'ai pas envie de m'encombrer de "choses" inutiles, de paramètres frustrants et insatisfaisants..

- eh bien, quitte-le..

- non, je ne peux pas...


"Une amie qui vous veut du bien" Entretiens avec C. livre I

prix Médicis

on continue avec les prix littéraires..

le roman a été choisi au premier tour. huit finalistes étaient en lice. 

hier, c'était aussi la révélation du prix Médicis qui a été remis à Marie Darrieussecq pour "Il faut beaucoup aimer les hommes" (aux éditions P.O.L.), qui est un roman brûlant sur la passion de deux amants, elle, blanche, consumée par l'attente de l'autre, lui, noir, habité par l'idée de tourner un film en Afrique.

le titre de ce treizième livre de Marie Darieussecq, Il faut beaucoup aimer les hommes, est d'ailleurs inspiré de la sublime et triviale amoureuse que fut Marguerite Duras : « Il faut beaucoup aimer les hommes. Beaucoup, beaucoup. Beaucoup les aimer pour les aimer. Sans cela ce n'est pas possible, on ne peut pas les supporter. »