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22 juin 2017

les 21 propositions de Biocoop

l'enseigne Bioccop qui regroupe des magasins vendant des produits biologiques a adressé une liste de 21 propositions au nouveau gouvernement, donnant à réfléchir sur l'évolution d ela filière bio en France, afin d'encourager la production, la vente et donc la consommation de produits issus de la culture biologique.

voilà en quoi cela consiste :

Aujourd’hui, même quand on achète à manger, on paye de la TVA. 5,5%. Biocoop propose de la baisser à 2,5. Et pour que Bercy ne grince pas trop des dents, elle propose cette compensation en forme de petit coup de griffe à la concurrence.

Pour les non bios, une augmentation de la TVA. Il y a aurait même une règle pour encadrer tout ça. Fruits et légumes produits à moins de 200 kilomètres de chez nous, TVA à 2,5%. Aujourd’hui quand on achète à manger on rémunère les agriculteurs et leurs distributeurs.

il suffirait de baisser les marges.

L’argument préféré des grands céréaliers c'est que « c’est bien beau le bio, mais ça nourrit pas 67 millions de Français ». Mais non répond Biocoop. D’accord la filière bio est moins productive, mais pas beaucoup moins : 8 à 9% de moins c’est pas tant que ça.

Ensuite, c’est parce que la filière bio est moins aidée : 160 millions d’euros d’aides européennes pour le bio.11 à 12 milliards d’aides pour l’agriculture conventionnelle. Il y a comme un petit hiatus. Pour pousser les fermiers traditionnels bios à se convertir, ils ont évidemment besoin d’une carotte. La magie de la conversion, ça passe par le coup de baguette financier qui l’an dernier a tant tardé à arriver. Mais la Biocoop, elle, l’avait compris depuis longtemps. Elle provisionne donc chaque année, entre 200 000 et 800 000 euros pour aider les producteurs à faire la transition.

L’an dernier par exemple, Biocoop voulait vendre plus de lait de brebis et de chèvre bio, elle a donc appâté les éleveurs en les subventionnant, elle toute seule. Mais cet argent fait-elle valoir devrait venir de l’Etat qui, aujourd’hui, nous entraîne dans un système cher absurde : nos impôts servent en partie à payer pour lutter contre une pollution générée parfois par l’agriculture que nous subventionnons. Bref, c’est la double peine. Triple, si on considère en bout de chaîne le surcoût généré par les maladies liées à l’alimentation.

 Plus de subventions pour l'agriculture bio permettrait notamment de pouvoir l'élargir

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