05 mars 2008
langue
bon... alors que je croyais vous "coincer", voilà que le concours de la semaine dernière a été d'une simplicité étonnante pour vous. j'avais oublié que vous étiez futés.
donc, résultats : Hélène, Jill, Virginie, Cécile, Pierrick et tous ceux qui savaient sans participer : vous avez gagné !
du coup, cette semaine, je vais vous mettre à contribution : mercredi 12, j'interviens au sein d'une bibliothèque dans le cadre de la "semaine de la langue française" pour mener un atelier d'écriture autour de 10 mots :
apprivoiser
boussole
jubilatoire
palabre
passerelle
rhizome
s'attabler
tact
toi
visage
aussi, je vous propose d'utiliser les mêmes 10 mots et de m'écrire une petite histoire (courte, hein ?).
choix des textes et podium la semaine prochaine...
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07:50 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (32)
Commentaires
Ton visage, toi
C’est jubilatoire.
Un vrai palabre pour moi.
Avec tact, je t’offrirai une boussole, un rhizome, peu importe la folie,
Une passerelle nous unit.
Apprenons-nous à nous apprivoiser,
Ensemble s’attabler.
C'est vrai un petit peu tiré par les cheveux..mais vu que je les perds, je ne suis plus à deux près.. :-))
Écrit par : Eric | 05 mars 2008
Écrit par : calouan | 05 mars 2008
Eric , tu pars sur les "chapeaux de roues ".
Dis Calouan , On n'est pas obligé de faire des vers ? Une dizaine de lignes au plus ?
Bonne journée à tous !
Écrit par : jill.C | 05 mars 2008
Écrit par : calouan | 05 mars 2008
Cela a-t-il suffit pour t'apprivoiser ? Je ne sais pas, mais il est certain qu'une passerelle s'offrait à toi. Une main se tendait, un regard te voyait enfin , avec ton chagrin, ta misère, ta solitude. Il voyait tout cela l'homme qui t'avais reconnu, qui s'était reconnu dans tes larmes. Et dans le petit bar , à l'écart des palabres jubilatoires des habitués bruyants et exubérants, vous vous êtes assis l'un en face de l'autre, comme deux frères qui se retrouvent .
Écrit par : jill.C | 05 mars 2008
Palabre est le pseudo de Cécile Eyen. L'illustratrice, après un bon thé, à décidé de s'attabler devant une grande feuille de Canson. Nul besoin de boussole pour trouver sa table de travail ! Un sourire aux lèvres, elle taille son crayon, puis le pose délicatement sur le papier. Puis, d'une main assurée, elle trace avec tact et sureté, des traits légers, presque aériens qui font penser à des rhizomes.
Tu t'approches et regardes par-dessus son épaule le travail jubilatoire qui lui fait apprivoiser l'espace. Et, au milieu des lignes enchevêtrées, tu vois un visage que tu crois reconnaître. Etonné, tu regardes de plus près et là, tu découvres enfin , heureux et flatté, que sur la frêle passerelle du jardin japonais, au mileu des lotus géants et roses, le personnage qu'elle a dessiné, c'est toi !
Écrit par : jill.C | 05 mars 2008
merci pour ces participations très réussies.
Écrit par : calouan | 05 mars 2008
Écrit par : jill.C | 05 mars 2008
Du coup, je vais aller revoir le site de Cécile Eyen.
On attend les autres participations avec impatience..
Écrit par : Eric | 05 mars 2008
Moi aussi j'attends avec impatience les autres textes avec impatience. D'ailleurs , vous où tous ?
Écrit par : jill.C | 06 mars 2008
c'était très chouette.
alors, merci !
voilà... c'est dit !
Écrit par : calouan | 06 mars 2008
Écrit par : jill.C | 06 mars 2008
c'est un "pirate" mystérieux...
mais très talentueux...
Écrit par : calouan | 06 mars 2008
Coquine, ça rime un peu avec Calouan, non ? Rhâlala, tu n'as pas pu t'en empêcher ;)
Cependant, une précision s'impose : relis-bien, "passerelle" s'y trouve ! :)
Écrit par : Gynux | 06 mars 2008
ah oui, j'avais zappé le collège...
merci !
et tant pis pour toi... d'avoir ôté ton bandeau... maintenant tout le monde sait (que tu fais mes concours en secret...) !!
Écrit par : calouan | 06 mars 2008
Et puis la question de Jill m'a bien fait rire, alors c'est moi qui n'ai pas pu résister ;))
Écrit par : Gynux | 06 mars 2008
Et ton texte alors, j'ai hâte de le lire :-) Ca fait plaisir de te voir là.
Calouan , je croyais que le pirate était Gérard ou Pierrot :-)
Écrit par : jill.C | 06 mars 2008
Bon, j'ai écrit dans un élan le petit texte suivant :
La vieille dame avait perdu le nord. C'est juste qu'elle n'arrivait plus à apprivoiser la boussole dans sa tête folle.
Elle franchissait dans un sens puis dans l'autre la passerelle du temps. Elle avait beau s'attabler et s'accrocher à cette vie qui la fuyait, cette vie qui avait été tellement jubilatoire, rien n'y faisait : ses souvenirs s'estompaient peu à peu...
Avec tact , ses proches lui avaient soufflé le nom de la maladie qui l'anéantissait.
Parfois, son visage s'éclairait et elle lançait faiblement ton nom dans le vide. Toi, tu continuais tes palabres avec les médecins, sans même entendre le son de sa voix.
Alors la vieille dame franchissait à nouveau la passerelle, repartait vers cette contrée inconnue tenter d'arracher le rhizome imaginaire qui poussait dans sa pauvre tête et dévastait tout sur son passage.
Écrit par : Marie Zim | 06 mars 2008
Mars 1708..mer d'huile. A peine un léger vent qui dessinait comme des rhizomes à la surface du pacifique.
Ma boussole avait beau m'indiquer que nous nous dirigions dans la bonne direction, il n'y avait toujours aucunes traces de cette île mystérieuse. Plus les semaines passaient, et plus les palabres du vieux balafré qui m'avait confié son existence résonnaient comme une mauvaise blague.
Pourtant son visage ne mentait pas, et il n'avait pas hésité à s'attabler dès lors que j'eus requis un plan. Mais alors qu'il traçait de son mieux une carte de fortune, l'expression jubilatoire qui ne le quittait habituellement qu'aux portes du coma éthylique avait totalement disparue.
Que m'avait donc caché ce vieux grigou ?
Et pourquoi m'avoir confié cela à moi ?
Quand bien même j'aurais osé le demander avec le plus grand tact qu'il m'aurait certainement été impossible d'obtenir la moindre réponse de sa part.
« L'île est à toi », c'est la seule chose qu'il m'eut dit après avoir achevé sa carte.
J'avais beau avoir apprivoisé les 7 mers, elles n'en restaient pas moins sombres et dangereuses.
Et voilà que je me retrouvais à faire les 100 pas sur la passerelle, me demandant si je ne m'étais pas embarqué dans quelque entreprise vouée à l'échec, lorsque tout à coup, la vigie hurla de toute ses forces en indiquant un point à l'horizon...
Écrit par : Gynux | 06 mars 2008
je suis ravie ravie ravie... et tu le sais !
j'ai réussi à pêcher un pirate dans les filets ! oyé !!
je ne suis pas une sirène mais que tu te sois jeté à l'eau, ça vaut bien un ban... d'applaudissements !
Écrit par : calouan | 06 mars 2008
Écrit par : jill.C | 06 mars 2008
merci !
Écrit par : calouan | 06 mars 2008
Par les soirs bleux d'été, j'irai sans boussole
clamant partout, jubilatoire, ma liberté,
ce visage que je cherche me hante et me désole,
toi, mon ange, que je ne sus apprivoiser.
Passerelle vers ton âme, l'orgasme fut merveilleux
Un rhizome d’amour dans la nuit est passée
sans beaucoup de tact, je me lis dans tes yeux,
je m'attables à ton corps pour ne plus te quitter.
Écrit par : Hélène | 06 mars 2008
Écrit par : jill.C | 07 mars 2008
Je suis content aussi de participer. Et bravo à tous les poètes qui se donnent rendez-vous ici, c'est très agréable de vous lire.
Écrit par : Gynux | 07 mars 2008
Je me lance à ta suite Gynux...
Terre ! Droit devant !
Les yeux écarquillés, le visage de notre flibustier s'éclaira. L'île dont le vieux balafré avait parlé n'était pas imaginaire.
Les longues palabres n'avaient pas été vaines. Ces soirées passées à s'attabler devant la fameuse carte, accompagnées d'une bouteille de rhum pour apprivoiser le vieux grigou et lui tirer les poulpes du nez avec tact, étaient enfin récompensées !
Impatient de mettre un pied sur cette île devenue de plus en plus mystérieuse, notre flibustier ne cessait ces allers et retours sur la passerelle.
Une grimace jubilatoire apparaissait chaque fois qu'il était heureux. Il savait que dans ces instants là il devait se maitriser. Ce n'était pas le moment de perdre la boussole. Il fallait garder le contrôle de son équipage qui n'avait pas vu la terre depuis plusieurs mois. Des mots résonnaient sans cesse dans sa tête : "L'île est à toi"...
En observant cette nouvelle terre, des questions tournaient dans son esprit car l'île qu'il contemplait, arborait une végétation luxuriante et abondante. Palmiers, bananiers et grands arums à rhizomes comestibles s'offraient à eux...
Etait-ce un piège ?
Que cachait cette île ?
Pourquoi lui en avoir fait cadeau...
Écrit par : virginie | 07 mars 2008
Je me régale à lire toutes vos oeuvres.
Écrit par : Cécile | 07 mars 2008
Virginie tu nous fais deux jeux en un ! Waouh ! la classe ! Je ne voudrais pas être à le place de la présidente du jury , il va lui falloir une tisane magique à la manière de Béa :-D
Écrit par : jill.C | 07 mars 2008
Et je vois qu'en plus un pirate a osé se lancer à l'abordage des dix mots imposés... Génial !
Merci Jill... Calou...
Écrit par : Marie Zim | 07 mars 2008
Écrit par : Gérard | 11 mars 2008
Écrit par : virginie | 12 mars 2008
Les contributions sont toutes excellentes cette semaine. Mais seul le Peuple (pardon Seule Calouan) est souverain (e)......
Nous attendons son verdict avec fébrilité. Quel que soit le résultat il sera jubilatoire.
Écrit par : Gérard | 12 mars 2008
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