14 avril 2008
souvenir
il y avait longtemps que je ne vous avais demandé une petite rédaction.
donc, pour rafraîchir nos concours qui deviennent trop durs, il me semble, je vous propose de me raconter la première fois où une émotion forte vous a submergé au point de vous dire : un jour, je ferai ça.
exemple : la première fois qu'un livre vous a transporté et où vous vous êtes dit : un jour j'écrirai
ou la première fois où la découverte d'un fossile dans le jardin de votre grand-père vous a permis d'affirmer : un jour, je serai archéologue...
bon, vous voyez le topo ? alors, au boulot !
résultats et podium : ben, lundi prochain, pour vous permettre de souffler un peu (même si souffler n'est pas jouer...).
22:14 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (10)
Commentaires
Écrit par : jill.c | 17 avril 2008
Grenoble,
J'ai 8 ans.
Ma mère a installé devant la fenêtre du salon, une petite table dont le plateau est un miroir.
Je l'aime cette table, elle m'attire étrangement. Pourquoi ? Parce que dans le miroir se reflète l'immeuble d'en face . On le voit, à l'envers, bien sûr et en m'agenouillant, les avant-bras posés sur le plateau , je fais lentement basculer la table et avec elle, j'ai l'impression de glisser dans le vide et de tomber de cet immeuble . C'est une sensation très forte pour la petite fille que je suis et c'est très excitant. J'adore avoir cette sensation de chuter à l'infini .
Et puis, un jour dans le miroir, alors que je me joue à ce jeu virtuellement dangereux , je vois une femme qui me paraît immense, géante. Elle hurle et dit qu'elle va se jeter par la fenêtre tout en accompagnant ses paroles d'un mouvement de bascule au-dessus de la rambarde de son balcon.
Je lève la tête et je la vois qui me semble vouloir vraiment tomber du troisième étage. J'ai soudain terriblement peur et j'appelle ma mère.
Ne crains rien , me dit-elle alors, elle est folle, elle veut juste se rendre intéressante. Elle ne sautera jamais.
Après, je ne sais plus très bien, je crois qu'un jour une ambulance est venue la chercher. Je n'ai jamais oublié sa longue silhouette et ses cris déchirants, et je n'ai plus jouer à tomber.
Mais cet épisode m'a profondément marquée. Je ne sais pas si c'est à cause de cela que j'ai le vertige pour moi mais aussi pour les autres : je ne supporte pas de voir quelqu'un s'approcher du vide. C'est un vrai supplice pour moi physiquement et moralement.
Écrit par : jill.c | 18 avril 2008
Écrit par : jill.c | 18 avril 2008
Écrit par : Marie Zim | 20 avril 2008
Enfin, c'est un concours qui "compte pour du beurre ! " je suis toute seule ! zut, alors !
c'est pas drôle !
A moins que Calouan , veuille bien prolonger d'une semaine, ! c'est peut-être à cause des vacances ?
Écrit par : jill.c | 21 avril 2008
Écrit par : calouan | 21 avril 2008
Je t'assure il me bouffe tout mon temps ce gentil toutou ! (parfois il me bouffe tout court !) Faut que j'assure jusque mercredi soir + mon boulot.
Dès jeudi matin, hop j'écris mon texte !
Sérieusement Jill, ton souvenir m'a impressionnée. Et cette envie de voir les choses à travers le plateau miroir de la table ! Ca ferait une belle histoire.
Ca va madame la romancière Calou ?
Écrit par : Marie Zim | 21 avril 2008
J'attends Jeudi alors pour lire ton texte et j'espère que d'autres participeront aussi.
Merci Calouan d'avoir repoussé la date ! Pour une fois que je me force à dire quelque chose de personnelle, j'ai pas envie d'être toute seule ! :-) Bonne journée à tous
Écrit par : jill.c | 22 avril 2008
Hélas, je ne le vois plus.
Je vous embrasse.
Calouan, c’est hors concours évidemment
et j'ai une pensée très forte ce soir pour lui.
Écrit par : Eric | 24 avril 2008
Écrit par : jill.c | 24 avril 2008
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