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28 juin 2009

peut-être...

La vie est comme une fleur, elle flétrie et se fâne par la vieillesse ou bien par par les maladies qui se propagent dans l'air.................

- maman ?

- oui, mon ange ?

- moi, quand je serai grande, je voudrais un amoureux tout beau.

- bien sûr... tu choisiras.

- tu sais comment il sera, mon amoureux ?

- non...

- il aura des yeux sombres, une grosse voix... parce que ça me fait toujours des "choses" au milieu du ventre quand j'entends des grosses voix. un peu comme des guilis...

- hum...

- et puis je voudrais qu'il soit un peu grand, un peu fort. et beau... les autres filles elles le regarderont elles diront "waow" quand elles le verront, mais lui, il regardera que moi... et aussi...

- oui ?

- je voudrais qu'il porte des chemises et des pantalons d'homme, qu'il boive de l'alcool parfois et qu'il fume. et qu'il dise plein de gros mots...

- non ???

- si ! mais il sera intelligent. très. il sera le chef. et les autres ils auront peur de lui... et même, quand je serai avec lui, moi, je n'aurai jamais peur... parce qu'il sera là... et quand on sera seuls, il m'embrassera toujours. parce qu'il aimera ça. et moi aussi. quand on sera seuls, il sera pas pareil...

- eh ben dis donc...

- et puis, il m'attendra les soirs où je danserai tard. et moi j'attendrai quand il aura des réunions. on se verra pas toujours. mais on s'attendra. comme ça, quand on se verra, ça sera toujours trop bien...

- et tu as décidé ça toute seule ?

- maman ?

- oui...

- tu crois qu'il était comme ça mon papa ??

- Oh... mon ange !

adieu Mickaël

l'homme le plus adulé au monde n'est plus, la star la plus tourmentée qui soit a rend l'âme... jeudi 25 juin 2009, des suites d'un arrêt cardiaque...

il y a ceux que l'on pense immortels, ceux qui deviennent éternels...

 

La saga Michael Jackson

 

il y a un an, l’écrivain Michel Houellebecq et le plasticien Jeff Koons croisaient leur vision de Michael Jackson : "ni homme, ni femme, ni noir, ni blanc..."

c’est à l’initiative de Ben Luke, l’un des rédacteurs en chef du Art World Magazine, qu’un dialogue-interview est organisé, en juin 2008, entre l’écrivain Michel Houellebecq et le plasticien Jeff Koons.

la rencontre, a lieu au château de Versailles, où l’artiste américain exposera trois mois plus tard.

c’est dans le salon de Vénus que sera présentée Michael Jackson and Bubbles, une sculpture en porcelaine (éditée à trois exemplaires, plus une épreuve d’artiste), créée par l’artiste en 1988 et inscrite dans la trame narrative des expositions intitulées «Banality» («Banalité») présentées simultanément à New York, Cologne et Chicago cette année-là.

«christique» : les propos de Jeff Koons et Michel Houellebecq sont retranscrits sur huit pages au début du livre (Jeff Koons, Versailles, Laurent Le Bon et Elena Geuna, Editions Xavier Barral) édité à l’occasion de la manifestation versaillaise.

à la question que lui pose l’auteur de la Possibilité d’une île : "Vous avez fait une sculpture à partir d’une icône de la culture pop : Michael Jackson… Préférez-vous être à sa place ou à la vôtre ? Même si vous n’avez pas vraiment le choix", l’artiste américain répond d’emblée : "J’ai toujours considéré Michael Jackson comme un personnage tragique. Quand j’ai montré Michael Jackson and Bubbles… il s’agissait d’une sculpture le représentant tel un personnage christique…"

dans la question suivante, Michel Houellebecq enchaîne : "Il m’arrive de faire référence aux personnages issus de la culture de masse dans mes livres : Mick Jagger, Brigitte Bardot… Michael Jackson est une exception. J’avais envie de parler de lui, et d’expliquer pourquoi il m’apparaissait comme la première vraie star de l’histoire du monde : parce qu’il avait essayé de muter, d’être quelque chose qui dépasse les catégories humaines - ni homme, ni femme, ni Noir, ni Blanc… Pour ce qui vous concerne, utiliser Michel Jackson était-il le résultat d’une réflexion préalable ou d’une institution ?"

et Jeff Koons de répondre : "J’étais très impressionné par Michael Jackson au milieu des années 1980… Il y avait chez lui une certaine radicalité qui le poussait à ne pas laisser le temps au temps, à ne pas suivre le cours normal des choses : une volonté de transformation, de transcendance…"

«respiration» : Michel Houellebecq demande alors : "J’aimerais savoir ce qui vous intéressait le plus chez lui ? Les clips vidéo, sa façon de danser? Ses photos ? D’où votre intérêt vient-il ?"

"Sa façon de danser m’impressionnait, c’était un moment très fort du direct à la télévision, précise Jeff Koons. J’étais impressionné par sa respiration… Dans mon travail, la respiration est une référence constante. Mais, pour en revenir à la sculpture, une de mes références sont les pyramides de Gizeh. Quand on regarde cette sculpture, on peut y voir trois pyramides ; une pyramide centrale, puis la jambe de Michael Jackson - même la rayure de son pantalon prend la forme pyramidale - et son bras qui crée une autre pyramide. Ça rappelle aussi Toutankhamon ou Nefertiti, c’est une forme très égyptienne."