20 septembre 2009
durée

mélange.
rire, sourire, soupir.
délice. intense. saveur.
jamais à toi.
juste là.
relève-moi
envole-moi
demain
encore
10:58 Publié dans un peu de moi | Lien permanent | Commentaires (0)
19 septembre 2009
caresse

moments fugaces.
liberté.
libère-toi.
libère-moi.
même.
l'essence de soi.
soie.
essentiel.
08:19 Publié dans un peu de moi | Lien permanent | Commentaires (0)
18 septembre 2009
Marina
photo Henri Coldebeuf
Marina marche sur le parking, seule, apeurée.
ses pieds, nus, sont gonflés et tuméfiés. elle a mal. chaque pas qu'elle fait extrait une plainte de sa bouche sèche.
les larmes coulent sur ses pommettes sans qu'elle se rende compte de l'humidité qu'elles créent.
elle appelle : papa ?
- qu'est-ce que tu fais là, petite fille ?
Marina hésite, observe l'homme en costume blanc qui s'est penché vers elle et serre très fort son poing, jusqu'à imprégner la trace de ses ongles dans le creux de sa paume.
L'homme reprend :
- ne reste pas là, viens avec moi !
Marina secoue la tête de gauche à droite, de droite à gauche. ses cheveux lui collent sur le front, ses pieds la font terriblement souffrir et les ecchymoses sur son bras l'empêchent de remuer.
doucement, si doucement, l'homme pose sa main chaude sur son épaule.
- viens, ma jolie, viens, tu vas te reposer un peu...
Marina réagit :
- non, mon papa il veut pas que j'aille avec des autres.
- il est où ton papa ?
- j'sais pas... je le cherche. j'voudrais bien le trouver. mais j'le trouve pas. j'sais pas où il est...
- ne t'affole pas, c'est fini... tu ne dois pas avoir peur... plus jamais
La fillette renifle bruyamment en essuyant de son bras non meurtri les écoulement de son nez...
- t'es qui toi ?
- je vais t'aider, te protéger...
- je te connais pas, moi... me protéger comment ?
- comme le ferait ton papa...
- mon papa; y dit que je fais rien de des conneries et que il sait pas ce qu'il a fait au bon dieu pour avoir une fille aussi cruche...
- il dit ça ?
- oui, et même que quand j'ai faim, il m'enferme à la cave pour pas que je réclame... et des fois il me donne une sacrée rouste... mais j'ai pas le droit de pleurer sinon j'en prends une deuxième...
- ne crains rien, tout cela est fini. tu es au paradis ici...
(Marina Sabatier, 8 ans a été retrouvée morte vendredi 11 septembre, coulée dans du béton, dans un conteneur au Mans. on la croyait enlevée sur un parking d'un Mac Do...)
16:39 Publié dans c'est la vie, un peu de moi | Lien permanent | Commentaires (0)
16 septembre 2009
l'oeil de la conscience

14:02 Publié dans c'est la vie | Lien permanent | Commentaires (3)
éternité
photo Henri Coldebeuf
- maman... est-ce que tu m'aimes ?
- oh oui, mon amour, je t'aime... tellement fort que mon coeur pourrait exploser. tellement immensément que l'univers ne suffirait pas...
- dis-le encore...
- je t'aime, mon amour. je t'aime, je t'aime, je t'aime...
- si tu mourrais, je crois que je deviendrais fou...
- non, tu devras être heureux du mieux que tu peux. vivre pleinement et être heureux. pour moi.
- tu pourrais vivre sans moi, toi ?
- non... je crois que je deviendrais folle..
04:52 Publié dans un peu de moi | Lien permanent | Commentaires (0)
15 septembre 2009
tenue de soirée

- c'est toujours d'accord pour notre restaurant demain ?
- hum... tu préfères robe ou... robe ?
- disons... robe !
- si tu insistes...
- tchin !
22:54 Publié dans un peu de moi | Lien permanent | Commentaires (0)
reader

Mickaël a quinze et ce soir-là en rentrant du lycée, il est pris de vomissements.
scarlatine.
une femme à l'allure austère, mais belle comme le jour, s'occupe de lui et lui permet de rentrer chez lui dans un état convenable...
Hanna.
quand il revient quatre mois plus tard pour lui offrir un bouquet de fleurs et ainsi la remercier, Mickaël sait déjà qu'il voue à cette femme, poinçonneuse dans le tramway, seule et fière, une admiration teintée d'amour.
durant quelques mois, Hanna fait découvrir le plaisir du corps à ce jeune érudit qui lui fait la lecture en échange.
cet amour restera tatoué, gravé pour toujours dans l'âme du lycéen, indélébile, destructeur, envahissant...
mais qui est cette Hanna qui s'enfuit un soir après avoir aimé ce garçon dans le déchirement et l'abandon ?
j'ai pleuré sans m'arrêter une seule seconde durant toute la projection du film qui a été tiré de cet ouvrage de Bernard Schlink...
c'est dire si je vous en conseille la lecture... à voix haute ou... sous la couette avec une petite lampe frontale...
12:00 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (1)

























































