17 août 2010
jeunesse, lève-toi !
j'ai lu cette belle "nouvelle" dans Le Monde, je la partage. c'est un article de Jacques Petit :
Alors que depuis des années, la jeunesse française se caractériserait par le non-respect des valeurs, des actes d'incivilité, et d'autres actes bien répréhensibles encore, voici que surgit dans l'actualité une autre jeunesse d'aujourd'hui qui nous donne des motifs de satisfaction et de fierté.
— des Brestois inconnus qui ont le bac avec plus de 20 de moyenne,
— un jeune Français qui passe le bac à 15 ans, il est passé tellement vite dans l'actualité que je n'ai même pas retenu son nom, Bravo à toi, Jeune Français,
— un jeune Savoyard, inconnu, sauf de quelques initiés, Christophe Lemaitre pour ne pas le nommer, qui gagne 3 médailles d'or aux Championnats d'Athlétisme à Barcelone, qui met sa patte sur les épreuves reine du Sprint, et qui transcende toute une flopée de jeunes athlètes de tous les milieux, de toutes couleurs pour nous ramener 18 médailles dont 8 d'OR,
— un jeune nageur de 18 ans, Yannick Agnel qui est couronné d'Or sur 400 mètres libre aux Championnats d'Europe de Natation à Budapest, un autre de 25 ans Camille Lacourt qui gagne le 100 mètres d'eau, toujours à Budapest, et ce n'est sans doute pas fini.
Toute cette jeunesse, et bien d'autres encore, qui n'ont pas droit aux sunlights, venue dont on ne sait où, qui marque de son empreinte au grand jour en 2010, et qui nous fait croire que contrairement aux idées reçues, notre jeunesse a encore de grandes joies à nous apporter, et nous fait croire que la France est loin d'être un Pays triste, apeuré, socialement ébranlé, mais NON, c'est cette jeunesse qui nous fait redresser la tête.
19:42 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
Ravaillac
j'ai découvert grâce à la belle Hélène ce recueil de nouvelles qui m'a particulièrement séduite.

je vous le recommande, aux éditions Le mot fou
voilà un extrait :
"Notre pain de chaque jour"
Je ne pourrais pas m'entendre avec quelqu'un qui aime le pain bien cuit. Non, je ne pourrais pas. L'intolérance est un vilain défaut, ce n'est pas moi qui vais dire le contraire. Car je hais l'intolérance de toute mon âme : on m'a vu maintes fois serrer la main à des personnes dont je ne partage pas les idées politiques, tenir la porte battante à un fumeur de cigare, sourire à une dame occupée à faire pisser son yorkshire dans l'ascenseur, ou même, saluer une prostituée ou un militaire de carrière. Mais sur la question du pain bien cuit et du pain pas trop cuit, rien à faire, il me semble qu'il y a là quelque chose de trop essentiel, quelque chose d'inaccessible au raisonnement et à l'exhortation intérieur.
On dit souvent que les gens se classent en deux catégories : sanguins ou mollassons, couche-tôt ou couche tard, carnassier ou brouteurs de salades, et autres principes dichotomiques qui tous relèvent d'une typologie aussi superficielle qu'arbitraire. En vérité, la fracture majeure entre les êtres concerne la cuisson de leurs baguette.
19:36 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (2)

























































