07 novembre 2012
sainte Karine
effacer les souvenirs ne pas revenir en arrière trois ans plus tôt un samedi 7 novembre c'était un samedi ne pas entendre sa voix qui avait dit on ne se voit pas du weekend je règle tout et ensuite l'avenir sera à nous ne pas se rappeler qu'il avait appelé j'ai besoin de te voir je ne tiens pas je ne peux pas respirer sans toi et ne pas revoir le restaurant où l'après-midi avait filé entre confidences et espors de construction future ensemble ensemble ensemble. ne pas revivre ce samedi de grosses courses pour l'anniversaire du lendemain la réunion de famille à faire semblant que tout était normal à ne pas pleurer de la maladie aggravée à ne pas attendre l'appel tant espéré les retrouvailles programmées à faire semblant de vivre légère ventre serré pourtant âme en dérive l'amour tout partout tatoué.
ne pas souffrir de ce 7 novembre veille du grand chaos du tsunami qui a tout chamboulé tout emporté tout dévasté laissant ce goût amer pour toujours sur cette année supplémentaire qu'une blonde fête pourtant sourire aux lèvres.
stopper ces vibrations qui font que ce jour et celui d'après restent si particuliers, ne pas y penser pour ne pas laisser se déverser le torrent de boue noire qui empêche de respirer normalement et d'avancer, pieds coincés englués mains collées contre la poitrie qui suffoque...
effacer oublier stopper... sainte Karine, il va falloir m'aider !
16:21 Publié dans un peu de moi | Lien permanent | Commentaires (11)
Commentaires
Écrit par : Babelle | 07 novembre 2012
Pourtant. Pourtant tu as un sourire qui rayonne, un sourire contagieux . Heureusement ta pulsion de vie te pousse vers l'avant, vers la lumière .
Ne te retourne pas, ne te retourne pas, dit la légende .
Tu luttes de toutes tes forces et parfois, tu tombes, épuisée, vidée, meurtrie et si triste, si perdue.
Le temps. Sans doute, le temps parfois si lent, fera son travail de fourmi et peu à peu, avec encore des chutes, tu continues, tu t'accroches .
Tu es prise dans un entrelacement de fil, aussi fin qu'une toile d'araignée.
Lâche. Lâche lui la main. Laisse-le s'envoler vers son autre destin.
Je t'envoie un bisou de réconfort. :)
Écrit par : Laura Millaud | 07 novembre 2012
Je t'embrasse fort.
Écrit par : ingrid | 07 novembre 2012
Écrit par : Régine Joséphine | 08 novembre 2012
Écrit par : Régine Joséphine | 08 novembre 2012
L'heure passe...
La douleur reste.
Eux, Lui, Il, Elles...
Sont là.
ET se laissent porter un peu...
"L'insomnie est ma meilleure amie,
Elle ne vient jamais en ennemie.
Pour elle je fais nuit blanche,
(Pourfendre les hanches)
Jusqu'au bout de la nuit.
Jusqu'au bout de l'ennui.
La Vie.
L'envie..."
Écrit par : Sourire | 09 novembre 2012
je les ai posées sur ma joue et j'ai décrotté la boue.
je m'en vais aujourd'hui l'esprit plus léger, l'âme décidée... il va bien falloir vivre avec, vivre simplement.
Écrit par : calouan | 09 novembre 2012
Écrit par : Babelle | 09 novembre 2012
écrire.
écrire et sourire.
écrire et faire attention à moi.
écrire et le faire vivre en moi.
Écrit par : calouan | 09 novembre 2012
Écrit par : Laura Millaud | 09 novembre 2012
Écrit par : calouan | 09 novembre 2012
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