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30 novembre 2017

écriture inclusive

voici un extrait d'un article du journal Libération :

«Le masculin l’emporte sur le féminin» : des générations d’écoliers ont répété cette règle de grammaire, qui régit l’accord de l’adjectif au pluriel. «Quand il y a plusieurs noms de genre différent, l’accord se fait au masculin pluriel», résume ainsi à sa page 205 le Bescherelle collège. Une règle contestée par des féministes depuis plusieurs années, et plus récemment par des professeurs de français, qui l’accusent de renforcer les stéréotypes. Plus de 300 d’entre eux se sont engagés début novembre dans une tribune à enseigner à la place l’accord de proximité (qui vise à accorder les adjectifs et/ou participatifs avec le nom commun le plus proche, comme dans «Les pâturages et prairies sont verdoyantes»), règle qui primait avant le XVIIe siècle. Une initiative, survenue en plein débat sur l’écriture inclusive (qui ne se réduit pas au «point médian» et dont on vous explique le principe ici), à laquelle le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer s’est dit immédiatement «défavorable».

c'est vrai j'ai entendu quand j'étais jeune cette phrase "le masculin l'emporte sur le féminin" et si ça me faisait râler par rapport aux garçons qui faisaient les malins derrière leur pupitre en bois en rigolant, alors que j'étais en tête de classe pour les résultats, même si je trouvais injuste ce genre de règle, je n'ai pas pensé que cela conditionnerait le respect des hommes envers les femmes, que c'est ce qui leur permettait de nous mettre la main aux fesses ou la main aux seins, de nous hêler comme si nous étions une voiture en vitrine dans la rue, voire de nous frapper dessus après nous avoir mis dans leur lit, de nous violer lorsque leur envie devient trop pressante...

pourtant la réflexion vaut le détour.

si j'étais enseignante en primaire, est-ce qu'aujourd'hui j'emploierais cette phrase devenue il me semble désuète "le masculin l'emporte sur le féminin" ? je ne sais pas.

se poser la question de "l'écriture inclusive", c'est grammaticalement intéressant, vraiment, de là à penser que cela conditionne une mentalité de machos, je veux aller y regarder de plus près.

qui de ces abrutis qui sifflent, agressent, insultent les femmes sans aucune honte se soucie de l'orthographe du mot "salope" (alors que le masculin s'écrit "salaud"), de l'accord du participe dans "elles ont été violées" ? je dérape. les sales cons sont et restent de sales cons, et là je suis d'accord, c'est bien le masculin qui est concerné ici dans l'irrespect le plus répandu sur notre planète.

pour autant, je trouve plus important de se battre contre les abus en tout genre, physique, psychique, sociétal, que sur ce genre de  débat. je me trompe peut-être.

dites-moi...

08:14 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (0)

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