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26 août 2007

réflexion



Je suis un homme de Cro-Magnon
Je suis un singe ou un poisson
Sur la Terre en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis un seul puis des millions
Je suis un homme au coeur de lion
A la guerre en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis un homme plein d'ambition
Belle voiture et belle maison
Dans la chambre ou dans le salon
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je fais l'amour et la révolution
Je fais le tour de la question
J'avance, avance à reculons
Et je tourne en rond, je tourne en rond.

Tu vois, j'suis pas un homme,
Je suis le roi de l'illusion
Au fond, qu'on me pardonne
Je suis le roi, le roi des cons.

Je fais le monde à ma façon
Coulé dans l'or et le béton
Corps en cage, jeté en prison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Assis devant ma télévision
Je suis de l'homme, la négation
Pur produit de consommation
Oui, mon compte est bon
Mon compte est bon.

Tu vois, j' suis pas un homme,
Je suis le roi de l'illusion
Au fond, qu'on me pardonne
Je suis le roi, le roi des cons.

C'est moi, le maître du feu,
Le maître du jeu, le maître du monde
Et vois ce que j'en ai fait,
Une Terre glacée, une Terre brûlée,
La Terre des hommes que les hommes abandonnent.

Je suis un homme au pied du mur
Comme une erreur de la nature
Sur la Terre sans d'autres raisons
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis un homme et je mesure
Toute l'horreur de ma nature
Pour ma peine, ma punition,
Moi je tourne en rond, je tourne en rond

Je suis un homme et je mesure
Toute l'horreur de ma nature
Pour ma peine, ma punition,
Moi je tourne en rond, je tourne en rond

Moi je tourne en rond, je tourne en rond

25 août 2007

plagiat

on écrit une histoire avec ce que l'on voit, ce que l'on vit, ce qu'on entend, ce qu'on ressent.

sommes-nous cependant les seuls à voir vivre entendre ressentir des émotions ?
chaque être est différent, certes, et l'unicité chromosomique nous l'explique bien, mais pour autant cela ne signifie pas que nos vies ne peuvent ressembler à d'autres. ni nos émotions.

quand on écrit pour les enfants, on regarde les nôtres, les autres, tous les enfants qui passent, on s'amuse on est surpris ou désarçonné. on écrit pour leur délivrer un message, les faire rêver, les encourager.
on peut reprocher au travail d'un illustrateur de ressembler étrangement à d'autres, de s'en être inspiré, de l'avoir copié parce que cela se voit immédiatement. mais pour le syle littéraire c'est autre chose. plus subtile me semble-t-il.

pour les "grands" c'est certainement beaucoup de nous, l'adulte que nous sommes devenus, qui guide nos mots. quel qu'en soit le sujet.

pour l'éditeur, un souci est primordial : est-ce que ce titre n'a pas déjà été pris et ce sujet maintes fois traité ?

et le terme "plagiat" est employé sur la pointe des pieds. après moult vérifications. il faut être sûr de soi. et bien peu de l'autre.

c'est pourtant ce mot que Camille Laurens a employé au sujet du dernier roman de Marie Darrieussecq ("Tom est mort") à paraître le 30 août aux éditions P.O.L., où elle-même (Camille Laurens) est publiée.
"plagiat psychique" plus exactement.
car le sujet est le même que celui que Camille Laurens a décliné dans "Philippe" paru chez P.O.L. en 1995 : la mort d'un enfant nouveau-né.

Camille Laurens affirme avoir ressenti à la lecture de ce nouveau roman une sorte de piratage (ah, on y revient !!) et accuse sa consoeur de l'avoir dépossédé de son histoire.

Cette auteur, que j'apprécie au demeurant, est-elle la seule à avoir connu ce drame-là et à souhaiter en faire un livre ? même si apparemment, Marie Darrieussecq ne l'a pas connu, ne peut-elle avoir dans ses proches, sa famille, ses amies, entendu parler d'une telle mésaventure ?

de quoi s'interroger...

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24 août 2007

corsaire

corsaire ou pirate ?

quelle différence entre les deux termes ?
un corsaire est un membre de l'équipage d'un navire corsaire, navire civil armé, généralement marchand, autorisé par une lettre de course (ou lettre de marque) à attaquer tout navire battant pavillon d'États ennemis, et particulièrement son trafic marchand.
les corsaires, à tort confondus avec les pirates, sont en quelque sorte des marins mercenaires. à ce titre, ils utilisaient des navires généralement de petite taille, rapides, manœuvrants et discrets pour exécuter des abordages en mer plus par surprise que par force. lorsque la « fortune » leur souriait, ils pouvaient enlever des bateaux de fort tonnage (l'emblématique capture du Kent par la flûte la Confiance de Robert Surcouf le 31 août 1800) mais souvent marchands, peu propices à leur activité et qu'ils revendaient souvent.

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voilà la couverture que mon illustrateur m'a proposée pour le tome 2 des aventures de Prune, Benoît et Agathe.

en attendant de savoir si ce sera celle-ci que vous trouverez en librairie, je vous glisse un travail réalisé avec une classe de CM1 autour du livre "L'ïle au trésor" de Robert Louis Stevenson.
une chanson imaginée avec les 2 phrases qui reviennent régulièrement dans le roman et que nous avons débutée ensemble. les élèves et leur enseignante l'ont continuée par la suite seuls.
un vrai régal...

La chanson des pirates

Ils étaient quinze sur le coffre du mort
Oh hisse et une bouteille de rhum
La boisson et le diable avaient réglé leur compte aux autres
Oh hisse et une bouteille de rhum

C’est à l’auberge qu’ils cherchaient tous la carte
Oh hisse et une bouteille de rhum
Et vraiment c’était pas de la tarte
Oh hisse et une bouteille de rhum

Ils espéraient trouver un trésor
Oh hisse et une bouteille de rhum
Ils n’ont trouvé qu’un vieux corps
Oh hisse et une bouteille de rhum

C’était Billy Jones ce vieux pirate
Oh hisse et une bouteille de rhum
Celui qui dévalisait les frégates
Oh hisse et une bouteille de rhum

L’affreux Maître Pew l’a tué en un instant
Oh hisse et une bouteille de rhum
La tâche noire c’était un avertissement
Oh hisse et une bouteille de rhum

Ils ne savaient pas que Jim ce sale marmot
Oh hisse et une bouteille de rhum
Avait déjà trouvé la carte cachée dans un rouleau
Oh hisse et une bouteille de rhum

Ils s’étaient fait engager par le capitaine Smollett
Oh hisse et une bouteille de rhum
Ils souhaitaient atteindre l’îlot du Squelette
Oh hisse et une bouteille de rhum

Jim écoutait caché dans un baril
Oh hisse et une bouteille de rhum
Ils arrivaient en vue de l’île
Oh hisse et une bouteille de rhum

Ils avaient un perroquet Capitaine Flint
Oh hisse et une bouteille de rhum
Qui ne cessait de répéter « pièces huit »
Oh hisse et une bouteille de rhum

Ils avaient mis au point un complot
Oh hisse et une bouteille de rhum
Ils comptaient bien se partager le magot
Oh hisse et une bouteille de rhum

A terre pendant que Jim se cachait
Oh hisse et une bouteille de rhum
Ils commençaient à s’entre-tuer
Oh hisse et une bouteille de rhum

Silver a tué ce traître de Tom
Oh hisse et une bouteille de rhum
Jim était horrifié de voir à terre cet homme
Oh hisse et une bouteille de rhum

Jim s’est évanoui puis s’est enfui
Oh hisse et une bouteille de rhum
Devant lui un sauvage a surgi
Oh hisse et une bouteille de rhum

Ben Gunn le vieux boucanier
Oh hisse et une bouteille de rhum
Errait sur l’île depuis des années
Oh hisse et une bouteille de rhum

Il avait été marronné
Oh hisse et une bouteille de rhum
Depuis il rêvait de fromage grillé
Oh hisse et une bouteille de rhum

Les mutins ont pris la goélette
Oh hisse et une bouteille de rhum
Les amis de Jim la poudre d’escampette
Oh hisse et une bouteille de rhum

Ce sale docteur Livesey
Oh hisse et une bouteille de rhum
Le fortin de Flint avait trouvé
Oh hisse et une bouteille de rhum

Ben Gunn est retourné dans son coin
Oh hisse et une bouteille de rhum
Jim a rejoint le fortin
Oh hisse et une bouteille de rhum

Les pirates attaquent
Oh hisse et une bouteille de rhum
Le fortin contre-attaque
Oh hisse et une bouteille de rhum

Les mutins ont décampé
Oh hisse et une bouteille de rhum
Mais Smollett était blessé
Oh hisse et une bouteille de rhum

Jim a traversé les marécages
Oh hisse et une bouteille de rhum
Pour aller couper les cordages
Oh hisse et une bouteille de rhum

Mais une vague a détruit son coracle
Oh hisse et une bouteille de rhum
Il est sur l’Hispaniola c’est un miracle
Oh hisse et une bouteille de rhum

En faisant tomber ses pistolets
Oh hisse et une bouteille de rhum
Jim a tué le dernier boucanier
Oh hisse et une bouteille de rhum

Après la bagarre ils comptent les morts
Oh hisse et une bouteille de rhum
Du bateau des pirates, il devient maître à bord
Oh hisse et une bouteille de rhum

Il met la goélette en lieu sûr
Oh hisse et une bouteille de rhum
Et retourne au fortin à toute allure
Oh hisse et une bouteille de rhum

Mais le perroquet de Silver il est accueilli
Oh hisse et une bouteille de rhum
Et par les pirates il est recueilli
Oh hisse et une bouteille de rhum

Ils ne croient plus au butin
Oh hisse et une bouteille de rhum
Et se révoltent contre le nouveau chef du fortin
Oh hisse et une bouteille de rhum

Mais Silver leur montre la carte du trésor
Oh hisse et une bouteille de rhum
Ils avouent qu’ils ont peut-être eu tort
Oh hisse et une bouteille de rhum

Sur la route de la richesse
Oh hisse et une bouteille de rhum
Ils partent à toute vitesse
Oh hisse et une bouteille de rhum

Sur le chemin ils trouvent un squelette
Oh hisse et une bouteille de rhum
Et entendent une voix qui les inquiète
Oh hisse et une bouteille de rhum

Courageux jusqu’au bout
Oh hisse et une bouteille de rhum
Ils restent pétrifiés au bord d’un grand trou
Oh hisse et une bouteille de rhum

La cachette du trésor est trouvée
Oh hisse et une bouteille de rhum
Mais vide qu’elle était !
Oh hisse et une bouteille de rhum

Soudain des coups de feu sont tirés
Oh hisse et une bouteille de rhum
Les amis de Jim sortent des fourrés
Oh hisse et une bouteille de rhum

Des pirates il reste Silver
Oh hisse et une bouteille de rhum
De dire la vérité il est l’heure
Oh hisse et une bouteille de rhum

Ben Gunn avait depuis longtemps trouvé le magot
Oh hisse et une bouteille de rhum
Mais de les voir chercher c’était rigolo
Oh hisse et une bouteille de rhum

Ils vont maintenant reprendre le bateau
Oh hisse et une bouteille de rhum
Et à Bristol se partager les lingots
Oh hisse et une bouteille de rhum

En route Silver leur fausse compagnie
Oh hisse et une bouteille de rhum
De peur d’être jugé pour piraterie
Oh hisse et une bouteille de rhum

Ils étaient quinze sur le coffre du mort
Oh hisse et une bouteille de rhum
Et c’est un marmot qui a été le plus fort !
Oh hisse et une bouteille de rhum

Cette chanson a été commencée par Calouan
Oh hisse et une bouteille de rhum
Et terminée par tous les enfants
Oh hisse et une bouteille de rhum



Classe de CM1 Sandra Pastourely
Six-Fours les plages
2006

23 août 2007

à vos plumes

je voulais vous faire part d'un concours où je tenterai peut-être d'envoyer mon recueil de "filles" et où vous serez peut-être tenté d'envoyer un de vos textes...
à vos plumes, donc !

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quel type d'écrit envoyer ? :
roman, conte, essai, poésie, mémoires, science-fiction, nouvelles, tous les genres littéraires sont attendus au prix de Littérature de la ville de Flayosc.
ce prix vise à récompenser une oeuvre en langue française, de dimension régionale ou nationale, écrite depuis moins de cinq ans au 1er janvier 2007.
l'ouvrage comprendra 80 pages au moins et 220 au plus.
le recueil de poésie sera composé de 20 à 30 poèmes.

à qui adresser son projet ? :
les auteurs intéressés doivent adresser leur textes avant le 31 aout 2007, le cachet de la poste faisant foi, à :
Médiathèque communautaire de Flayosc
Prix de la littérature 2007
À l'attention de madame Bengold
Place Saint-Martin - 83780 Flayosc
Tél. 04 94 99 14 11

la date butoir est fixée au 31 août 2007.
la remise des prix aura lieu le samedi 10 novembre à 18h.

22 août 2007

Afrique suite

je vous avais parlé de ce projet que je mets en place dans ce village du Sénégal : Joal-Fadiouth.

j'ai donc le financement nécessaire et je partirai durant l'année 2007-2008 là-bas travailler avec 6 classes de 40 enfants en ateliers d'écriture.

voilà l'école :

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et les élèves :

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l'enseignante, soeur Marie Jeanne a déjà pris connaissance de mes ouvrages et m'attend.

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mon objectif : 1) faire écrire les enfants et leur remettre par la suite un exemplaire de l'histoire inventée mise en livre et je l'espère illustrée.
2) me servir de ce que le voyage m'aura appris pour écrire moi-même des contes que je présenterai à un éditeur (un illustrateur s'est déjà manifesté). en espérant que l'ouvrage voit le jour, j'utiliserai les droits d'auteur pour la scolarité des enfants de l'école.

dans ce projet, je suis bien épaulée, bien soutenue, bien choyée...
mais si vous avez envie de participer d'une façon ou d'une autre...

21 août 2007

brasse coulée

voilà un peu de nouveauté dans mes parutions : c'est en presse, dans le numéro 72 du mois d’août de Rouzig.

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Eneour dans l'eau raconte l'histoire d'un renardeau qui veut apprendre à nager comme le gros brochet ou comme le petit de la belette...
mais ce n'est pas facile quand on n'aime pas le contact de l'eau...

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les illustrations sont de Fabrice Mosca.

c'est écrit en langue régionale (breton, occitan... selon les versions) et il y a également une histoire de Virginie Hanna dans ce numéro.

une raison de plus pour sortir la tête de l'eau...

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20 août 2007

oh les filles !

j'ai écrit un recueil de nouvelles sur des femmes, des réflexions des poésies des choselettes légères ou graves, sucrées ou pimentées.
il se décline déjà en deux tomes : Oh les filles ! et Oh les filles ! (la suite). Un tome 3 est déjà en écriture : Oh les filles ! (ça continue) et un quatrième pourrait succéder : Oh les filles ! (encore et encore)…

elles sont médecins femmes au foyer avocates caissières institutrices. elles sont belles ou pas. elles sont jeunes seules tristes. ou pas. elles réfléchissent à leur vie, elles pleurent, elles rient...
elles représentent un patchwork des femmes d’aujourd’hui. des filles d’aujourd’hui.
elles vous emmènent dans leur univers, dans leur intérieur, vers leur âme. elles vous font toucher du doigt, des yeux leur petit monde.
elles s’appellent Anouk, Jade, Cassiopée, Marguerite ou Claire. elles vont attendent pour vous entraîner dans leur vie. un instant. un bref instant.

alors si un éditeur passe par là et qu'il (elle) veut faire la lumière sur elles, j'en serai ravie...

en attendant de le trouver un jour sur un étal de librairie, je vous livre une des nouvelles :

Talons hauts

Marguerite est en retard. Qu’est-ce qu’il lui a pris de foutre des talons hauts aujourd’hui ?
Elle sait bien ce qu’il lui a pris. C’est pour lui qu’elle fait ça.
Talons hauts guépière et bas jupe moulante et rouge à lèvres foncé sombre.
Il va dire : Oh Margot tu es surprenante ! Ce que tu es belle ! J’adore te voir ainsi…
Il va la prendre dans ses bras avec ses yeux brûlants de désir.
Marguerite se dit alors que ça vaut peut-être la peine qu’elle fasse tout cela. Pour lui. Ainsi elle lui plait. Il la désire.
Il ne l’appelle jamais Marguerite. Dès le début il a dit : Marguerite ça fait vieux. J’aime mieux Margot.
Et elle est devenue Margot.
Elle pense à Marguerite Yourcenar. Marguerite Duras. Elle aime son prénom.
Marguerite se dépêche. Il l’attend. Pour aller à cette soirée super importante pour une promotion dans son boulot.
Panoplie de femme.
Marguerite a enlevé le pantalon fluide d’homme et les baskets en toile.
Enlevé le pull échancré.
Elle a mis la tenue « poupée Barbie ».
Il aime ça.
Elle n’arrive pas à courir avec ses talons hauts. Elle se tord les chevilles sans arrêt. Elle est en retard elle se dépêche.
Elle pense : Merde où est-ce que j’ai mis mon portable ?
Elle cherche sur le meuble d’entrée à la cuisine dans son sac son blouson dans les poches de son pantalon fluide d’homme sous le canapé derrière les coussins.
Il est là sur la table basse. Ouf !
Marguerite se dit : Pourvu que je n’aie pas perdu mes clés aussi sinon il va être furax.
Non, elles sont dans son sac. Les clés de la maison. Il doit attendre en bas devant l’immeuble. Il va être furax c’est sûr.
Marguerite regarde sa montre elle est très en retard. Elle dit : Allez cette fois c’est bon j’y vais.
Un dernier coup d’œil au miroir dans l’entrée. C’est bien parfait pas de trace de rouge sur les dents pas de plis sur les fesses la jupe tombe impeccable. Elle secoue ses cheveux sur son cou.
Elle sent son parfum qui embaume.

Il dit : eh ben ça y est quand même !!
Il est agacé.
Elle demande : Alors ?
- Alors quoi ?
- Ben, tu me trouves comment ?
- Ah oui ! Eh bien ma zet ! C’est pas mal du tout.
Il s’est radouci. Il sourit maintenant. Elle a touché le point sensible.
Il la regarde plusieurs fois : C’est vrai dis donc t’es vraiment charmante.
Charmante, charmante. Elle a le bout des orteils en feu et cette cochonnerie de bas ça la gène aux cuisses. Elle voudrait défaire les crochets de son soutien-gorge. Elle soupire. Elle se dit : Ce soir quand on rentrera de sa « super soirée » je vais lui en donner du « charmante » moi !
Elle tend ses jambes en faisant attention à ne pas filer les bas. Il caresse le bas de la cuisse. Il remonte un peu plus haut. Plus haut. Elle adore ses mains sur elle. Il a de grandes mains puissantes, douces, fortes…
Durant la soirée il papillonne il lui présente untel et machin il serre des mains il rigole fort il parle fort il parle. Beaucoup. Il boit. Beaucoup aussi.
Elle boit aussi. Elle écoute d’une oreille distraite. Elle observe tous ces gens elle les trouve moches fades fats grossiers tous semblables tous importants. Ils jouent les importants.
Elle a mal aux pieds et sa jupe se colle sur ses fesses. Elle ne peut pas marcher sans avoir l’air d’une gourde. Elle pense à ses mains tout à l’heure sur sa cuisse. A ses mains ce soir sur ses seins son ventre ses fesses. Elle pense à sa langue qui va lécher son cou.
Au retour il dit : C’était chouette hein ? Tu étais formidable en tout cas. Ils t’ont tous adorée j’en suis sûr. Je l’aurai ma promotion c’est dans la poche.
Elle s’en fout de sa promotion. Elle voudrait qu’il arrête ce jeu d’homme important.
Quand il rentre dans la chambre il soupire : Je suis complètement crevé. Je me brosse les dents et au lit !
Elle croit qu’il plaisante. Mais quand elle se retourne il est déjà sous le drap. En train de dormir.
Elle enlève ses talons hauts et les balance à l’autre bout de la chambre. Il grogne mais ne se réveille pas.
Alors doucement si doucement elle retire ses bas en caressant ses jambes sa peau douce et chaude elle fait glisser sa jupe en ondulant des hanches. Elle joue. Elle fait comme s’il la regardait. La désirait.
Elle déboutonne sa chemise lentement langoureusement. Elle fredonne : Déshabillez-moi oui mais pas trop vite pas tout de suite sachez me désirer é é.
Elle reste devant le lit abasourdie. Elle dit en jetant son soutien-gorge en l’air : Ca, plus jamais !


et vous mets en prime une chanson de l'homme que j'aime entendre chanter, sans jamais me lasser...
une chanson de filles...