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12 février 2009

ces gens-là

Abdel, Mathieu... un doux moment de vrais mots, à bien écouter et bien vivre... car la vie c'est là...

 

 

une sortie en amoureux ?

c'est à Marseille...

 

fenêtres sur création (affiche faite par Etienne)

 

10 février 2009

Picasso et Cézanne

pour Jill, voilà donc la réponse écrite avec une classe de CE2, que fait Picasso à Cézanne.

quel bonheur ce travail...

                                                     

                                                                        A Paris le 22 février 1905

 

 

                                    Très cher Monsieur Cézanne,

 

 

J’ai été surpris de votre courrier mais en même temps assez flatté par l’intérêt que vous me portez. Je suis d’origine espagnole. Mon père, peintre lui-même, a été ému devant la précocité de mon talent. J’ai fait mon premier tableau à l’âge de huit ans. A dix-huit ans, j’ai découvert Barcelone et j’allais souvent au café Les Quatre Gats où mes travaux ont été exposés pour la première fois. J’y ai rencontré des gens que j’aimais bien et mon meilleur ami s’appelait Carlos Casagemas. Il était peintre. C’était une époque extraordinaire, pleine de nouveautés. Mais très vite, j’ai appris une terrible nouvelle alors que j’effectuais un court séjour à Paris : Carlos s’est suicidé à cause d’un chagrin d’amour et depuis ce drame, je suis obsédé par son geste qui me bouleverse. C’est en pensant à lui que je me suis mis à peindre en bleu. Ce bleu qui vous rappelle la mer correspond chez moi à la couleur de la tristesse, de la misère, du froid et du vide que la disparition de mon ami a laissé en moi. Pour moi ce bleu, c’est le malheur Il n’est pas qu’à vous. D’ailleurs, avec le respect que je vous dois, dans vos tableaux, il n’y en a pas tant que ça, du bleu. On le voit plutôt dans le ciel que dans la mer.

Cette période douloureuse a permis de m’interroger sur le sens de la vie. Elle semble s’éloigner maintenant. Quatre ans ont passé. Désormais, je vis à Paris. Je me suis installé à Montmartre. Mon atelier se trouve dans une grande bâtisse, appelée le Bateau-Lavoir que je partage avec d’autres artistes.  Je connais et apprécie votre travail grâce à Ambroise Vollard, le marchand d’art.

Aujourd’hui, des admirateurs de mon œuvre achètent mes tableaux. Ainsi je sors petit à petit de ma misère. Ma palette s’éclaircit, elle se teinte de rose, de jaune et de mauve.

Je sais que vous êtes très attaché à votre campagne aixoise, mais lorsque vous viendrez à  Paris pour le prochain Salon d’Automne, venez me voir. Vous constaterez que je n’ai pas copié votre travail mais que je me suis juste inspiré de vos recherches. D’ailleurs, seriez-vous prêt à accepter de relever le défi que je vous propose. Il s’agirait de peindre chacun une toile ou bien une série de toiles que nous soumettrions au flair infaillible d’Ambroise Vollard.

 

Veuillez accepter, mon cher père en peinture, l’assurance de mon immense attachement.

 

                                    Le jeune et passionné Picasso

 


 

09 février 2009

guitar song


podcast

... premiers accords et la vie, d'un seul coup, a viré de bord

et depuis, tous les jours, elle est contre ma peau...