14 août 2009
une suite ?
voilà un début de texte.
proposez-moi une suite : que va-t-elle faire ? va-t-elle le suivre ? vont-ils se quitter ? s'aimer ?
je vous laisse une semaine et je choisis les meilleures suites pour un podium.
y'avait longtemps et j'avais envie de reprendre nos petits jeux...
peut-être êtes-vous prêts à rejouer aussi ?
----------------
- viens avec moi.
- non...
- pourquoi ??
- parce que ce n'est pas ma place.
- ta place ??? ta place ?? mais si, ta place est là, avec moi, à côté de moi, près de moi. avec moi. sur moi, sous moi. en moi. tu es mon absolue. il n'y a qu'avec toi que je me sens à ma place... besoin de toi pour être bien. pour être moi.
- écoute, je ne vois pas où est ma place. je ne vois qu'un grand champ calme, impossible à traverser. nulle part je ne peux passer. nulle part je n'ai une place.
- mais si, je te fais de la place, tout ce que je fais, je le fais pour toi. pour toi. pour toi.
- mais je suis où là-dedans ?
- mais là, ma lumineuse. tu es là, avec moi. regarde, malgré les difficultés, nous cheminons toujours côte à côte.
- tu te mens. tu nous mens. tu te cherches des raisons d'y croire.
- viens avec moi s'il te plait.
- je ne peux pas.
- j'en ai tellement besoin... ne lâche pas ma main...jamais...
photo Thierry Weber
20:05 Publié dans un peu de moi | Lien permanent | Commentaires (3)
piquants d'eau
poursuivre les étoiles.
ne pas terminer comme un poisson dans un aquarium...
j'ai relevé cette phrase dans cet excellent film de Mona Achache : "Le Hérisson", librement inspiré du roman de Muriel Barbery : "L'élégance du hérisson"

où tout le frôlement des relations entre des individus d'un même immeuble tient à cet extrait du livre de Léon Tolstoï, "Anna Karénine" :
"Toutes les familles heureuses se ressemblent mais les familles malheureuses le sont chacune à leur façon..."
alors si "la finalité c'est le bocal à poissons", très peu pour moi, merci !
10:08 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
piano

du 24 juillet au 22 août 2009 a lieu le 29e Festival international de piano de La Roque d'Anthéron.
depuis 29 ans maintenant, ce festival s'est imposé comme un point d'ancrage exceptionnel, dans le paysage musical et pianistique mondial.
si les sites du festival se diversifient depuis plusieurs années, le parc du château de Florans demeure le haut lieu de ces entrevues inclassables où se confrontent toutes les créations : classiques, contemporaines... tous les styles : jazz, électronique... et tous les artistes : les jeunes talents comme les plus grands interprètes internationaux.
les qualités acoustiques de cette scène, idéale pour les récitals de piano autant que pour les concertos et autres symphonies, ne font qu'augmenter les charmes de ce jardin mythique et magique, qui porte toute l'histoire du château de Florans.
la grande histoire...
c'est entre 1598 et 1667 que le « petit Château » puis le « grand Château » furent érigés sous l'impulsion de la puissante famille de Forbin et en grande partie d'Annibal de Forbin Janson. en 1653, la seigneurie de La Roque devint un Marquisat. le château demeura la propriété des Forbin jusqu'en 1818, date à laquelle les bâtiments et les terres furent vendus à Louis Raphaël de Cordoue dont une descendante épousa le Marquis de Florans, issu d'une famille originaire du comtat venaissin. c'est donc au cours du XIXe siècle que le Château de Forbin devint le Château de Florans. le XXe siècle marque un tournant important dans le destin du Château.
en 1937, la marquise Marie de Florans, dernière du nom et seule survivante d'une époque, lègue le tout à l'Archevêché d'Aix-en-Provence. une décennie plus tard, en 1948, Paul Onoratini loue et rénove le château qu'il transforme très vite en centre médical et diététique. il en devient propriétaire neuf ans après, fort d'une gestion rigoureuse et d'un travail de tous les instants. avec le temps, le centre médical Soleil et Repos deviendra l'actuelle clinique du château de Florans.
...la petite histoire...
prêtant un grand intérêt à la vie locale, Paul Onoratini est élu maire de la commune de La Roque en 1959. En 1971, avec l'aide de son fils Bernard, architecte d'intérieur féru de piano, il lance « Musique à Silvacane », un ensemble de sept concerts par an. bientôt la DRAC (Direction régionale de l'action culturelle) met en relation Paul Onoratini et René Martin dont l'ambition est de créer un festival de piano à Aix ou dans ses environs. la découverte du parc de Florans par ce dernier, lui laisse entrevoir des possibilités extraordinaires. Paul Onoratini est enthousiasmé par le projet. le premier festival verra le jour en 1981.
au cœur du Parc, bordé de ses trois cent soixante cinq platanes, la clairière est aménagée par le Festival en une terre d'asile dont les soirées estivales deviennent indispensables à tous les mélomanes. afin d'offrir aux artistes le meilleur environnement professionnel et au public la meilleure acoustique, le festival a réalisé, dès sa deuxième année de fonctionnement, d'importants investissements :
1983 : aménagement de studios de répétition
1984 : aménagement de 1 400 places en gradins
1985 : équipement de deux grandes salles pour les cours d'interprétation
1987 : construction d'une 2ème conque acoustique permettant d'accueillir
des orchestres philharmoniques
1990 : surélévation de la conque acoustique pour les instruments à vents
1999 : achat de nouveaux gradins pour la grande scène soit 1 850 places
2002 : agrandissement des gradins pour la grande scène soit 2 300 places
2007 : réalisation d'une nouvelle conque acoustique (28 m de large x 14 m de haut)
... aujourd'hui
l'envergure de René Martin n'est plus à démontrer. outre la direction artistique du Festival de La Roque, celle du Festival de la Grange de Meslay ou encore de l'Abbaye Royale de Fontevraud, il est entre autres à l'origine des Moments Musicaux de l'Hermitage-Barrière à La Baule ainsi que de La Folle Journée de Nantes, de Tokyo, de Bilbao... de Rio...
grâce à l'heureuse collaboration entre cette direction artistique et cette présidence, le Festival International de Piano de La Roque d'Anthéron a su grandir tout en préservant le même esprit : simplicité dans l'accueil des artistes et des auditeurs, qualité des concerts et de l'équipement, dévouement de nombreux bénévoles fidèles qui font l'essence de l'évènement. les 80400 spectateurs de l'édition 2008, témoignent de l'exceptionnel chemin parcouru et nous laissent croire à une poursuite brillante de cette belle aventure humaine et artistique.
09:57 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
13 août 2009
mandi bounga
en Malaisie, l'islam est religion d'Etat.
mais des croyances ancestrales cohabitent avec trois religions traditionnelles : bouddhisme, christianisme et hindouisme.
pour conquérir le coeur d'une femme ou s'assurer de la fidélité d'un homme, des Malaisiens n'hésitent pas à avoir recours à des rituels et autres superstitions, potions...
les codes sont différents entre la communauté malaise musulmane et la communauté indienne ou même la communauté chinoise.
les astrologues influencent les attitudes des Malaisiens face à l'amour. la pleine Lune est une alliée pour rêver au mariage quand on est célibataire. les guérisseurs (les "bomos") ont pignon sur rue.
le bain de fleurs (mandi bounga) est un rituel que l'on apprend à la puberté (12 ans), utilisé pour chasser les énergies négatives autour de soi, repousser la malchance et s'assurer les faveurs d'un amoureux. il se transmet de mère en fille.
on utilise des fleurs très parfumées (chaque fleur a une aura particulière) comme la rose ou la jasmin. sept fleurs sont mélangées, au choix.
ou onze.
ou treize...
mieux vaut utiliser un nombre impair de fleurs. et quand on se baigne on récite le nom auquel on pense (comme "désir") et l'énergie de la fleur vient en nous...
ces croyances relativement courantes restent secrètes et sont gardées par les femmes malaises.
malgré tout, le mariage arrangé est encore courant en Malaisie... entre cousins...
parfois on voudrait être la cousine d'un certain George et être née Malaisienne...
![]()
centre-ville de Kuala Lumpur
15:11 Publié dans c'est la vie | Lien permanent | Commentaires (0)
12 août 2009
héros
les héros ne sont que des hommes
qui se drapent derrière une cape de dignité, orgueil, certitude
ils se croient les plus forts, les plus inaccessibles
ils jouent ce rôle
parfait
ils n'ont rien à se reprocher
héroïques
les meilleurs, les plus braves, les plus endurants, les plus gentils, les plus consensuels
adulés, respectés, sollicités, honorés, admirés.
et lorsqu'il faut porter l'estocade, la lame finale, ils fuient
tombent les armes, fuient le combat
ils baissent la garde, rentrent dans la belle maison avec piscine, retournent garder les moutons, oublient les promesses et les espoirs fous.
ils laissent les luttes se faire loin d'eux, refusent le sang qu'ils ont généré, les douleurs, les manques.
les héros ne sont que des hommes
pas toujours courageux
quel leurre...

photo Christian Coigny
23:54 Publié dans un peu de moi | Lien permanent | Commentaires (11)

























































