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20 décembre 2009

coquereuil d'éculicot

 

Ce matin une douce amie m'a envoyé ceci, souvenir d'un rêve étrange :
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l'écureuil au coquelicot.
qui délivre de bien beaux messages...
seulement voilà, rien ne panse l'absence.

un autre dimanche qui passe. le 6e...

 

Avignon

depuis hier, je suis là...

sur la place de l'horloge, en haut des chalets en bois joliment illuminés...

pas vu G-Rare (;-)) mais vu Bernard, mon amour de "beau-frère" et ça, c'est cadeau...

18 décembre 2009

haut haut...

le savez-vous ?

non. bien sûr.

alors je vous l'apprends avec une pointe de mélancolie pour "celui qui ne le lira pas" :

mon recueil "haut les filles" est dans les meilleures ventes de la Fnac.

ah évidemment pas derrière le dernier Marc Levy mais quand même ça fait quelque chose...

c'est dit...

coffret de princesses

je suis allée marcher sur le beau tapis blanc qui s'est déposé tout partout.

à mon retour, en plus du thé chaud de Jill, m'attendait ceci...

il y a des jours où chaque petit cadeau est une raison de plus de "tenir debout" comme le dit Béa...

 

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flocons

de minuscules petits flocons tombent sur mon village ce matin.

je me suis assise sur le muret de pierres du petit lavoir et je les ai regardé tomber dans le matin glacial.

c'était doux et beau. j'ai pensé que Noël approchait. j'ai pensé au Noël de l'année dernière.

quelques lumières clignotaient en guirlandes sur les murs de certaines maisons. bonheur fragile d'instants qui passent et reviennent d'année en année.

j'ai laissé une petite particule blanche se poser sur mon gant noir (ces gants fins et chauds que je mettais sous les gants de moto pour avoir moins froid et que je porte désormais seuls) et j'ai senti que la vie était là, malgré tout...création de Marie Cardouat

j'aimerai avoir le temps de peindre un peu... dessiner surtout...

17 décembre 2009

gourmand

Sophie est une fidèle lectrice. ce soir, elle m'a adressé ce petit bijou...

d'ordinaire ils sont en perles, cette fois-ci c'est en papier...

merci Sophie...

 

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noisette d'écureuil

Chère Écusette de Noireuil,

(...) Cette misère, que vous ayez eu ou non le temps de la pendre en horreur, songez qu'elle n'était que le revers de la miraculeuse médaille de votre existence : moins étincelante sans elle eût été la Nuit du Tournesol.

Moins étincelante puisque alors l'amour n'eût pas eu à braver tout ce qu'il bravait, puisqu'il n'eût pas eu, pour triompher, à compter en tout et pour tout sur lui-même. Peut-être était-ce d'une terrible imprudence mais c'était justement cette imprudence le plus beau joyau du coffret.

(...)Toujours et longtemps, les deux grands mots ennemis qui s'affrontent dès qu'il est question de l'amour, n'ont jamais échangé de plus aveuglants coups d'épée qu'aujourd'hui au-dessus de moi, dans un ciel tout entier comme vos yeux dont le blanc est encore si bleu. De ces mots, celui qui porte mes couleurs, même si son étoile faiblit à cette heure, même s'il doit perdre, c'est toujours. Toujours, comme dans les serments qu'exigent les jeunes filles. Toujours, comme sur le sable blanc du temps et par la grâce de cet instrument qui sert à le compter mais seulement jusqu'ici vous fascine et vous affame, réduit à un filet de lait sans fin fusant d'un sein de verre. Envers et contre tout j’aurai maintenu que ce toujours est la grande clé. Ce que j'ai aimé, que je l'aie gardé ou non, je l'aimeraitoujours. Comme vous êtes appelée à souffrir aussi, je voulais en finissant ce livre vous expliquer. J'ai parlé d'un certain « point sublime » dans la montagne. Il ne fut jamais question de m'établir à demeure en ce point. Il eût d'ailleurs, à partir de là, cessé d'être sublime et j'eusse, moi, cessé d'être un homme. Faute de pouvoir raisonnablement m'y fixer, je ne m'en suis du moins jamais écarté jusqu'à le perdre de vue, jusqu'à ne plus pouvoir le montrer. J'avais choisi d'être ce guide, je m'étais astreint en conséquence a ne pas démériter de la puissance qui, dans la direction de l'amour éternel, m'avait fait voir et accordé le privilège plus rare de faire voir. Je n'en ai jamais démérité, je n'ai jamais cessé de ne faire qu'un de la chair de l'être que j'aime et de la neige des cimes au soleil levant. De l'amour je n'ai voulu connaître que les heures de triomphe, dont je ferme ici le collier sur vous. Même la perle noire, la dernière, je suis sûr que vous comprendrez quelle faiblesse m'y attache, quel suprême espoir de conjuration j'ai mis en elle. Je ne nie pas que l'amour ait maille à partir avec la vie. Je dis qu'il doit vaincre et pour cela s'être élevé à une telle conscience poétique de lui-même que tout ce qu'il rencontre nécessairement d'hostile se fonde au foyer de sa propre gloire.

(...)

André Breton

"L'amour fou"

 

15 décembre 2009

abysses

Femme Noir et Blanc

je ne suis pas veuve mais amputée

je ne suis pas seule mais privée de toi

je ne suis pas perdue mais je chemine dans un long tunnel sombre...

et de ces abyssales profondeurs il me faut remonter... respirer à nouveau...

sens

des livres du thé chaud qui réconforte des colliers en graines des mots des sourires des enfants toujours des hommes des femmes des mots du thé du vin parfumé qui embaume entête enivre...

moment doux. dehors le froid dedans la douceur.

un petit carton. bristol. perdu là. non... posé là.

oublié. pas vu.

un petit carton blanc avec un nom un numéro de téléphone...

la fin de la journée. fatigue petits bonheurs rangement fin de la journée.

un petit carton trouvé ramassé. amusant. tendrement amusant.

un petit carton retourné.

surprise.

étonnement.

certaines rencontres ont plus de sens que d'autres.

vraiment ?

14 décembre 2009

rien

toi, tu sais.

où que tu sois, tu sais.

pourquoi...

 

On ne refait pas sa vie,
On continue seulement.
On dort moins bien la nuit,
On écoute patiemment,
De la maison les bruits,
Du dehors l’effondrement...

passerelle

 

 

un amateur de "vins naturels" tient une cave de vins naturels (off course) avec comme objectif de créer du lien de la convivialité et de transmettre sa passion.

"La passerelle" est un lieu culturel situé au cours Julien à Marseille (26, rue des 3 mages), composé d'un restaurant, d'une bibliothèque libre et d'une cave de vins naturels, où sont organisées des soirées musicales, des expositions, des lectures, des dégustations...

cette année, la passerelle fête ses 20 ans d'existence, ça vaut le coup de venir y jeter un oeil, une papille, un coeur...

 

vins et livres, que demander de mieux ?