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28 octobre 2010

en fleurs

 

Les filles en fleurs sont un fruit.

Un kaki.

Quand il est mûr, il est bien fondant. Presque dégoulinant.
Sa pulpe est molle onctueuse.
On s’en met plein les doigts.
Plein la bouche.
Il donne l’impression d’être sucré. 
Mais lorsqu’on le croque, il y a comme une amertume qui râpe le fond de la gorge.

Sa robe orange devient rouge rougit rougit.

Sa peau devient fondante.
Et si sa peau est épaisse comme une cuirasse de protection, un coup de dents et elle ne résiste pas.

Un coup de langue et elle se laisse croquer.

Les filles en fleurs sont un fruit.

Le fruit du plaqueminier.
Une plaquemine.
Un kaki.

Les filles en fruit.

Un pamplemousse.

Il est rond bien rond et rose. Et luisant.
Lisse.

En tranches bien rangées.
Quand on le goûte il pique. Acide.
On plante sa cuillère une fois deux fois trois fois.
On farfouille dans sa chair. On enfonce la cuillère.
Et le jus vient. 
Du jus plein la bouche plein les doigts

Du jus sucré qui dégouline.
Un pamplemousse.
Rose.
Un agrume.

 

Les filles en fleurs sont des fruits.

 

 

 

 

photos, images en noir et blanc

le fil de Babelle

lu sur le blog de Labelle (;-) blonde :

Coule dans ses veines de l'eau pas de sang pas d'envie juste de l'insipide il faudrait la réveiller coup de tonnerre coup de foudre...qui sait....

répondu :

un acide brulant qui ravage.
l'envie d'un filtre qui apaise
parce que le sang noircit
au dedans
le souvenir d'un insipide lointain
fade et rassurant
et pourtant

à vous...

27 octobre 2010

Sarah

sur le blog d'une nommée Jeanne (hasard ???) j'ai lu ceci :

"Comment partager un passé douloureux ? 

Suffit-il de taire pour dépasser la douleur ? 
Ne pas dire, est-ce oublier ? 
Doit-on fermer les yeux sur le passé pour vivre au présent ? 
Peut-on vivre normalement auprès de fantômes et de cadavres sous prétexte qu’ils nous sont étrangers ? 
Ne rien dire est-ce protéger ? 
Peut-on se construire sur des bases fausses ? 
Doit-on nier ce que l’on est pour survivre ? 
Quand peut-on être soi ? 
Doit-on mentir aux siens pour les laisser devenir eux ?'

pas de réponses ce soir... surtout à l'heure qu'il est...


oléagineux

 

Qui pourra jamais dire avoir vu une liane s’enrouler autour d’un tronc noueux ?

La liane ?

Le tronc ?

L’oiselle tout là-haut perchée sur la branche ?

Le fruit juteux qui s’accroche encore à l’arbre ?

Chut...

 

2_2.jpg photo Aleandre Maller

 

 

 

17h

il est des rendez-vous qui laissent bouche bée...

je sais bien qu'un "cinq à sept" fait partie de ceux qui stimulent les vibrations, excitent les synapses et vampirisent les nodules mais là, sur mon ordinateur, il est écrit "17h"...

quoi ? où ? pourquoi ? vous demandez-vous...

bien entendu, je m'exprime à demi-mots et la confusion peut s'installer.

je n'ai pas reçu de propositions indécentes, non, pas de rendez-vous secrets au fin fond d'un hôtel inconnu, non non...

mais mes statistiques m'informent qu'à 17h le nombre de pages consultées explose...

je ne plaisante pas, c'est une vraie escalade dans les consultations que mon "hautetfort" attentionné me dénonce...

alors j'ai vaguement réfléchi : que se passe-t-il à 17h qui donne soudain tant envie de me lire ?

est-ce que c'est juste avant un feuilleton génial à la télé ? ou juste après ? est-ce que c'est l'heure du thé et immanquablement boire du thé fait penser à mes mots ? est-ce que les élèves se précipitent sur mes nouveaux articles à la sortie de l'école (travail demandé par un enseignant ?) ?

si quelqu'un a la réponse, je suis preneuse...

mini-baccalauréat

dans un entretien consultable dans le Parisien, Jean-François Coppé a déclaré :

 

 

« L’inquiétude exprimée par les jeunes ces derniers jours dans la rue est moins liée à la retraite qu’à l’emploi et à la formation. J’organise mardi un débat au sein de Génération France, mon club de réflexion, sur l’éducation, et notamment l’enseignement primaire.

Je veux défendre une idée forte : l’entrée au collège ne doit se faire que pour l’enfant qui maîtrise totalement les savoirs fondamentaux. Mon idée est de créer un examen de fin de CM 2, d’évaluation des enfants. Ce serait un examen de passage en 6e. On réorganiserait complètement le programme du primaire dans cette perspective.

Si  on n’a pas acquis ces connaissances (NDLR : lire, écrire, compter…), mieux vaut redoubler, pour protéger l’enfant, que le faire passer au collège et lui faire courir un vrai risque de décrochage.»


 

je m'interroge sur l'examen d'entrée en maternelle... ah mais non, c'est vrai, bientôt, il n'y aura plus de maternelle...