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22 mai 2011

"tu verras"

elle a pleuré en lisant les lignes qui s'enchainent l'histoire qui se déroule. elle a pleuré en pensant à eux en pensant à tout ce qu'elle ne veut pas manquer avec eux et surtout ne jamais manquer d'eux. elle se rend compte qu'aimer c'est trembler. trembler de cette peur d'un malheur si vite arrivé elle en sait quelque chose.

"dis maman, si je meurs, tu feras quoi ?

- Je crois que je deviendrais folle. ou que je mourrais aussi..."

(souvenir d'une ancienne discussion)

mon Dieu, ne pas y penser, ne jamais y penser, ne jamais le vivre prématurément. là, ça suffit.

mais elle est sotte, c'est juste une histoire, une histoire qui se déroule à travers les lignes qui s'enchainent et qui la font pleurer.

elle a pleuré des similitudes d'enfants. et elle a eu envie d'écrire aussi. elle se sent en deuil. mais c'est juste une histoire. des lignes qu'elle lit.

elle a pleuré de ce vide qu'elle sent naître en elle à cause de cette histoire de ces lignes qui s'enchainent et qui ressemblent tant à un autre vide.

quand elle est arrivée, elle les a regardés. eux. eux si vivants si bruyants si bougeants si... vivants. l'histoire était finie, la vraie vie était là. ouf !!

 

20 mai 2011

Génèse

le premier jour, elle va nager. nuit courte temps occupé. tête préoccupée. elle écrit.

la Douce lui dit de prendre soin de son corps de s'écouter se faire du bien. chasser au loin les scories s'en débarrasser faire de la place pour le bon. il y eut un soir il y eut un matin : premier jour.

le deuxième jour elle se lève embrouillée. mal à la tête à l'oreille gauche. elle prend une longue douche chaude. le médecin la palpe. visite de contrôle. elle se sent bizarre ensuite. elle regarde sa fille qui joue chante dans un hall étudiant. elle est fière. il y eut un soir il y eut un matin : deuxième jour.

le troisième jour elle a peu dormi encore. fatigue partout. des petites mains la massent. elle se rendort. elle prend son temps. fait des achats cueille des cerises sous l'orage qui gronde. elle assiste au conseil. mal au coeur. révolte. il y eut un soir il y eut un matin : troisième jour.

le quatrième jour elle ne va pas courir elle se sent encore fatiguée. mal dormi. peu. penser à son corps a dit la Douce. alors elle se laisse aimer savoure lâche prise. elle retrouve une connaissance. et veille tard. attend sa fille. il y eut un soir il y eut un matin : quatrième jour.

le cinquième jour elle a encore peu dormi mais elle se dit que son corps doit bouger. elle court. son corps a mal. mal aux adducteurs mal aux abdominaux. tant mieux. sa tête s'est vidée. elle fait ses valises elle s'en va... une drôle de sensation. cerise et abricot. il y aura un soir il y aura un matin : cinquième jour.

le sixième et le septième jour, elle ne les connait pas encore. génèse en points de suspension...

19 mai 2011

Melancholia

elle j'en suis fan. lui, un peu moins, surtout depuis ses drôles de déclarations.

Charlotte et Lars.

ils se retrouvent à Cannes, deux ans après "AntiChrist".

dans un film nommé "Melancholia".

l'histoire de deux soeurs.

une vie dans un sens : celle qui tient debout, qui contrôle tout. celle qui n'a rien à perdre.

à un moment tout bascule : l'une craque et s'effondre. l'autre assure pour deux. pour tous. héroïque.

un film à voir. à savourer. j'en suis certaine.

Illustration du film Melancholia

19:22 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1)

18 mai 2011

allo le monde ?

à Fukushima, on apprend que les trois réacteurs ont fondu suite au séisme. erreur humaine rétorque Tepco, dont le principal responsable est l'ancien gouverneur de Fukushima, contrant à démissionner pour garder son job.

là, on sent la difficile "prison" dorée entre politique et industriel... 

les lieux, tous en bord de mer, étaient incertains. ils avaient 40 ans d'existence et donc devaient cesser leurs activités dans de telles conditions (ou des aménagements devaient être faits, isolant les réacteurs de la mer), l'autorisation de rester un peu plus a été accordée... après tout, entre gouverneurs...

en Syrie, une grève générale a été décrétée aujourd'hui, histoire de rester dans une révolte pacifique... heureusement les USa veillent...

en Espagne, les jeunes étudiants sont dans la rue...

la Tunisie, l'Egypte, le Yémen...

woauh ! ce monde est à la dérive et je me plonge dans mes états d'âme avec une certaine désolation... mais ça ne va pas, non ? dans les livres pour enfants, il y a souvent une fée, une formule, une baguette magique et un happy end.. j'ai tourné les pages trop vite ou quoi ?

 

17 mai 2011

Bertolucci à Cannes

(trouvé sur le site officiel du festival de Cannes : http://www.festival-cannes.fr/fr.html)

 

C’est une nouveauté pour le Festival de Cannes : à partir de 2011, les organisateurs décerneront chaque année une Palme d’or d’honneur, qui sera remise lors de la cérémonie d’Ouverture.

Cette reconnaissance sera attribuée à un réalisateur important, dont l’œuvre fait autorité mais qui n’a jamais obtenu de Palme d’or. Dans un passé récent, Woody Allen, en 2002, ou Clint Eastwood, en 2009, se sont vu remettre cette distinction par le Président Gilles Jacob, au nom du Conseil d’Administration du Festival de Cannes. Désormais, l’acte devient tradition, sera annuel et aura lieu à l’ouverture de la manifestation.

Pour 2011, c’est l’italien Bernardo Bertolucci qui a été désigné.

Le cinéaste, fils du poète Attilio Bertolucci, a marqué le cinéma italien de chefs d’œuvres intimistes comme de fresques monumentales ; de Prima della Revoluzione (1964) à Novecento (1976), du Conformiste (1970) auDernier Empereur (1987), son implication politique et sociale, portée par un profond lyrisme et une mise en scène précise autant qu’élégante, donne à ses films une place singulière dans l’histoire du cinéma mondial.

« La qualité de son œuvre, qui se révèle aujourd’hui dans toute sa singularité et dont l’ampleur nous parvient chaque jour plus intacte, la force de son engagement en faveur du cinéma et des liens qui l’unissent à Cannes font de lui un premier récipiendaire légitime. » déclarent le Président Gilles Jacob et le Délégué général Thierry Frémaux.

La Palme d’or d’honneur lui sera donc remise mercredi 11 mai, lors de la cérémonie d’Ouverture de la 64eédition du Festival, en présence du Jury présidé par Robert De Niro, qui fut l’un des acteurs de Novecento(1900).

08:08 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

ce qui allait arriver...

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Ce qui allait arriver tout de suite, c'est que j'allais l'embrasser

Du 13/05/2011 au 19/05/2011

Un livre, un live par Claudine Galea et Lionel Damei. L'alliance du roman d'amour et de la chanson est presque naturelle. La chanson capte l'émotion instantanée et l'éternise. Mélodie/Melody : musique et prénom, ritournelle et corps.
À travers la chanson, on revit amours enfuies ou enfouies, coups de foudre et passions, bonheurs hors du commun et chagrins sans fond. Une écrivain et un auteur-interprète inventent le concept de Un livre, un live à partir d'histoires d'amour qui se croisent et se tissent dans une ville commune, Marseille." Si je devais garder à jamais une image. Bien sûr ce serait toi en haut du Fort Saint-Jean. C'est tout au bout du quai juste avant le virage. Où la mer se déploie vers l'Afrique et l'Orient."
Cette chanson de Lionel Damei, Une image, vient clore Un amour prodigue, roman de Claudine Galea, où résonnent, aussi et entre autres, paroles et mélodies de Françoise Hardy, Cat Power, Keith Jarrett, AaRON.
Maintenant le livre ouvre sur la chanson. Les partitions se mélangent, mots et chansons, roman et romance, un Livre, un Live, ces états exacerbés de coeur et de corps tendus vers l'unique promesse : ce qui allait arriver tout de suite, c'est que j'allais l'embrasser.
Claudine Galea et Lionel Damei, nous invitent à partager leurs unviers musicaux et littéraires dans le cadre d'une Carte Blanche qui aura lieu du 20 au 28 mai 2011.

 

C’est la phrase qui s’écrit dans la tête et vibre dans le corps de tous les amoureux et amoureuses. Rien d’autre ne compte alors, et des années plus tard, des amours plus tard, le même élan vous emporte encore. Aux histoires d’amour, toujours des chansons s’associent. La chanson capte l’émotion instantanée et l’éternise. Sur le plateau, deux histoires d’amour vont se tisser, se faire écho, en musique et en mots, et Marseille, sa lumière, éclatante ou brisée, en sera le principal écrin.