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18 décembre 2011

Noël 1

elle s'arrête devant l'étalage joliment décoré et prend son temps pour regarder chacun des bijoux exposés sur la belle nappe blanche.

elle se dit qu'un bracelet original, ce serait... original...

sa soeur a déjà de jolis colliers, de jolies boucles d'oreille, elle porte de rares bagues sentimentales... donc un bracelet, ça changerait.

d'habitude, elle donne dans le livre car sa soeur est une lectrice avide.

mais elle se dit qu'un bracelet...

elle choisit, demande un paquet et paie.

va acheter du vin au stand suivant puis des chocolats à un stand plus loin.

elle sent le froid, terrible qui remonte sous sa robe courte. malgré les collants, elle sent le froid, elle frissonne. 

les cadeaux pour les enfants ?

réglé.

le reste ?

quel reste ?

réglé.

elle s'offre un vin chaud et renoue sa grosse écharpe autour du cou. elle s'éloigne, sourit et se jure qu'elle va trouver ça génial.


17 décembre 2011

Galienne

je m'étais levée de bonne heure, avec un entrain très très modéré, m'étais préparée vite, avais porté de lourds paquets de livres, passé la journée à dédicacer des livres dans une salle où le froid entrait sans aucune gêne, acheté en même temps quelques cadeau, pas mangé, bu du vin chaud, tout rangé, reporté des sacs lourds de livres et cadeaux, je m'étais préparée un thé chaud, juste eu le temps de quitter mes chaussures avant d'attaquer la préparation d'une quiche de mon invention, consulté quelques minutes Internet, rebu du thé, piqué quelques Haribo gélifiés qui trainaient sur la table, rangé les livres sur les étagères, soufflé un peu, juste un peu et en passant devant la table de la cuisine, j'eus le réflexe d'allumer la radio...

et là...

là...

là...

je ne saurais expliqué l'effet de cette voix sur mon inconscient mais je n'ai plus rien senti de ma fatigue et ma lassitude quand j'ai entendu sa voix.

Guillaume Galienne parlait de Shakespare aujourd'hui sur France Inter et ça peut pas faire de mal c'était bien bon !

et cette viéo c'est un clin d'oeil aux derniers ateliers que j'ai faits dans la bibliothèque de la Tour d'Aigue...

18:57 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (0)

16 décembre 2011

voyage

Ils sont là, doigts enlassés, peaux collées, sexes encastrés, et elle regarde son sourire angélique, ses yeux fermés, ses cheveux en bataille, sa bouche qui va la happer.

Elle se dit qu’un jour il va mourir partir faiblir s’enhardir déguerpir pourrir vieillir mourir partir.

Et même si elle a peur elle sait que plus jamais elle ne sentira le froid de l’absence.

La souffrance de l’absence.

La cruauté de l’absence.

Plus jamais genoux à terre cœur à l’envers corps amputé âme broyée.

Plus jamais les larmes sur le parquet.

Et le sang dans l’évier.

Il détache les doigts d’une main et les pose si doucement sur le bas de son dos. Elle sursaute. Revient vers lui.

Ses caresses diffusent des ondes dans tous les recoins de son corps.

Elle pousse un cri rauque dans un souffle infini.

Le voyage peut commencer.

similitude

dans ses mains un téléphone. le même que le sien.

coup d'oeil rapide dans son sac qu'elle ouvre bien grand pour y ranger on ne sait quoi et le même paquet de clopes. des livres, trois semble-t-il. le premier titre ne lui dit rien mais des livres quand même !

vernis rouge aux ongles... non, ça ce n'est pas pareil...

mais même foutoir dans le grand sac. rouge d'ailleurs le sac. pareil.

cheveux remontés et un peu indisciplinés, pareil.

grosse écharpe autour du cou. noire. pareil encore.

soudain elle s'interroge : suis-je à ce point semblable aux autres ? est-ce que je manque à ce point d'originalité ?

c'est surprenant comme les modes nous guident dans nos réflexes de choix.

la jeune femme se lève. la différence saute aux yeux pourtant : l'une jeune l'autre non. l'une grande et svelte. l'autre déjà tassée. le poids des années...

elle appuie sur le bouton de la porte, ouverture automatique. descente sur le quai.

voilà, fini. une vie qui s'en va ailleurs. dans son quotidien. pareil...

15 décembre 2011

Ladurée

un chanteur en a fait une pub d'enfer parce que "ça l'énervait" mais je crois que la réputation des macarons Ladurée n'avait pas besoin de cette chanson pour être délicieux.

venir à Paris et ne pas ramener les parfums es plus originaux des macarons Ladurée était chose impossible... surtout quand on a une internénette numberone aussi gourmande...

la preuve en images avec cette devanture de magasin (celui de St-Germain)...

alors je vous laisse deviner les différents parfums qu'on trouve dans ces petits présentoirs sucrés et ceux que j'ai choisis...

8...

celui qui se rapproche le plus des 8 bonnes réponses aura le droit de... venir en goûter un chez nous... hum hum !

 

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22:58 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (13)

14 décembre 2011

air

je ne sais pas si c'est l'air gris de Paris qui parfois se fend de quelques rayons qui deviennent alors éblouissants mais je me suis mise à penser "i-air" justement aux expressions qui utilisent ce mot telles que :

- se foutre en l'air

- prendre l'air

- s'envoyer en l'air

- avoir de grands airs...

bref, ça me trotte dans la tête.

alors si vous avez des propositions, je suis preneuse..