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04 avril 2010

boléro

j'adore j'adore j'adore...

 


"Boléro" de Ravel par André Rieu

paradis artificiels

la peau était douce

pas les mots

jeux interdits

âme en dérive

et pourtant au fond la même eau qui coule

le même sang qui brûle

les mêmes envies pour demain

la langue était gourmande

pas le coeur

paradis artificiels

avenir impossible

 

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roman policier (5)

-       Mon bon monsieur, vous vous êtes blessé ? demanda Nina

Olivier, un peu gêné, répondit :

-       Euh… Je me suis coupé en faisant la cuisine.

-       Oh, c’est vrai, on se voit tous les jours mais je ne sais presque rien sur vous, murmura Nina

-       Je n’habite pas loin de votre rue. Nina ? Ca va ? Vous semblez un peu tracassée ?

-       C’est à dire que… Vous savez garder un secret ? Il y a eu un vol… au Museum !

-       Comment ça un vol ? s’exclama olivier

-       Oui, c’est l’œuf de dinosaure

-       Chut ! Taisez-vous le spectacle commence, interrompit un spectateur

Ils se turent et profitèrent du concert. A l’entracte, ils recommencèrent la discussion. C’est Olivier qui parla en premier :

-       Avez-vous prévenu la police à propos de l’œuf disparu ?

-       Non, j’ai peur de perdre mon boulot, mon petit frère Yanis et ses copains mènent l’enquête, expliqua Nina

-       Des enfants ? Mais ils n’y arriveront jamais, répondit Olivier

-       Détrompez-vous ! Figurez-vous qu’ils ont trouvé plusieurs indices. J’ai caché ces indices dans une boite que j’ai mise à l’abri dans mon bureau au fond d’un tiroir, dit Nina. Mais, au fait, vous travailliez mardi ? Vous n’avez rien remarqué d’anormal ?

La question resta sans réponse car la musique reprit et les dérangea.

A la fin du spectacle, ils sortirent de la salle. Nina et Olivier, enthousiasmés par le concert, se firent une bise. Olivier proposa un nouveau rendez-vous à Nina qui l’accepta avec plaisir. Puis ils repartirent chacun de leur côté. Nina rentra chez elle sur la pointe des pieds. Elle alla jusqu’à la chambre de Yanis, son petit frère et le réveilla en lui lançant un oreiller en pleine figure :

-       Dis donc Monsieur Ducurieux, on m’a suivi jusqu’au théâtre !

Yanis, tout en se réveillant, se trahit tout seul en disant :

-       Non, c’est pas vrai, je ne vous ai pas suivi ton Olivier et toi !

-       Tu t’es trahi, tu m’as bien espionnée, murmura Nina

-       Je m’inquiète pour toi ! répondit Yanis

-       Tu n’as pas à t’inquiéter, je le connais. Mêle-toi de tes affaires, tu es trop petit pour comprendre et surtout ne t’avise pas d’en parler aux parents.

Nina, toute épuisée, plongea dans son lit. Elle s’endormit, tracassée par l’œuf volé en réalisant qu’il ne restait plus que deux jours.

Yanis eut du mal à se rendormir, il repensa à ce qu’il avait vu dans la soirée.

Quant à Olivier, il organisa sa journée du lendemain puis s’endormit, lui aussi tracassé.

01 avril 2010

Saint-Hippolyte show

envie de partager ces deux photos...

enfin ces patchworks..

 

 

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je voudrais pas dire mais heureusement que les filles n'ont pas des grosses fesses...

 

 

pardonné

Je suis l'enfant d'un peuple sourd,
Qu'on vienne à mon secours
J'ai construit ma vie et des barrières autour
Sans jamais voir le jour,
J'ai prié mes dieux enfermé seul dans ma tour
Comme toi j'ai voulu un visage et voir du paysage
Prendre le large, écouter mon message
Les barreaux d'une cage
Peuvent céder sous le poids des larmes

J'ai pardonné et j'ai fermé les yeux, j'ai appris à rêver
Et j'ai pardonné et j'ai fermé les yeux sur ma réalité

Je suis la cible qu'il te faut, le satellite en trop
J'ai courbé les épaules et j'ai joué mon rôle
Je suis comme tout le monde
Pourtant malgré moi de la peur je suis l'hôte
Je suis l'enfant d'un peuple sourd
Qu'on vienne à mon secours
J'ai construit des barrières, la vie suit son cours
Je n'attends plus le jour, j'ai renié mes dieux pour toujours

J'ai pardonné et j'ai fermé les yeux, j'ai appris à rêver
Et j'ai pardonné et j'ai fermé les yeux sur ma réalité

Marcher ensemble, sauter ensemble c'est parfait
Tomber ensemble, mourir ensemble c'est parfait

Marcher ensemble, sauter ensemble
Tomber ensemble, mourir ensemble
Partir en cendre, ne rien entendre Finir en sang
Ne plus attendre (x2)

J'ai pardonné et j'ai fermé les yeux, j'ai appris à rêver
Et j'ai pardonné et j'ai fermé les yeux sur ma réalité
J'ai pardonné et j'ai fermé les yeux, j'ai appris à rêver
Et j'ai pardonné et j'ai fermé les yeux sur ma réalité

 

"Pardonné" - Kyo

Ce titre est extrait de l'album : Le chemin
Année de sortie : 2003 | Label : RCA Arista

printemps

eh bien, avec toute cette pluie, on ne va plus y croire à ce printemps tant attendu...

dans le Bambi de ce mois-ci, avec les incontournables illustrations de Nancy Delvaux...

 

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30 mars 2010

because the night

c'était en 1985.

le Boss passait à Montpellier, j'y allais en vieux pull bleu marine et je n'ai pas coulé au fond de la piscine.

je n'étais pas la seule à y aller.

et ma vie aurait pu basculer là... allez savoir...

because the night... there is a man with a sweet skin i want to believe again..


Bruce springsteen - because the night

roman policier (4)

chapitre 3

 

Accoudée à la fenêtre, Nina, mélancolique, regardait la jolie fontaine d’Albertas. Les vasques en fonte s’illuminaient à la lueur du soleil. A la fois passionnée et contrariée par ses lettres, Nina lisait et relisait ses mots doux. Nina comprit peu à peu que son admirateur secret la connaissait bien.

-       Peut-être que quelqu’un m’espionne, pensa-t-elle, ou, peut-être que je le croise tous les jours mais que je ne le remarque pas…

-       Oh ? Et si c’était Monsieur Rémy ? Ce visiteur vient trois fois par semaine au Museum. C’est vrai qu’il est bel homme avec sa moustache et ses cheveux courts… Mais quand même, il a une alliance !

-       Ou peut-être est-ce le marchand de sandwiches du bout de la rue. Lui aussi il est pas mal avec ses beaux yeux bleus et timides. Quand je lui fais un sourire, il rougit et a toujours un petit mot gentil pour moi…

Nina, curieuse, voulait savoir qui lui écrivait ces lettres. Mais d’un autre côté, si elle allait au rendez-vous, elle ne recevrait plus de poèmes…

Après une longue après-midi de réflexion, elle se décida d’aller à ce rendez-vous galant. Nina alla voir Yanis et lui parla de sa décision.

-       Yanis, je vais aller au rendez-vous. Surtout n’en parle pas aux parents !

-       Ah ! Sûrement pas ! Tu n’iras pas à ce rendez-vous, c’est trop dangereux ! répondit Yanis

Nina ignora son petit frère et partit se changer. Elle enfila sa magnifique robe rouge et ses chaussures à talons aiguilles. Elle se mit de son parfum à la cannelle, se recoiffa, se para de bijoux, enfila son manteau blanc et sortit. Pendant ce temps, Yanis, prétexta de ne pas avoir faim et partit se coucher. Il enfila un pantalon noir et sa veste noire puis se faufila dehors. Il essaya de ne pas faire grincer la porte pour ses parents ne l’entendent pas. Yanis traversa la place d’Albertas puis aperçut sa sœur devant le Museum. Il se cacha derrière une voiture dans l’espoir que Nina ne le voit pas. Nina prit la rue Fabrot, entendit un bruit derrière elle… Elle se retourna et vit son frère entrain de la suivre. Elle l’ignora et continua son chemin vers la Statue du Roy René. Un l’homme l’attendait, une rose jaune dans la main droite.

-       Oh ? Olivier ? Si je m’étais doutée…

Nina avait le visage émerveillé, le sourire aux lèvres.

-       Ma chère demoiselle, voulez-vous m’accompagner au théâtre du Jeu de Paume voir Cendrillon ? proposa Olivier

-       Avec plaisir, cher monsieur ! s’exclama Nina

Ils rigolèrent et partirent au théâtre. Ils rentrèrent, s’installèrent au balcon corbeille, ils remarquèrent un gigantesque lustre de cristal et d’or.

-       Qu’il est merveilleux ce lustre ! s’exclama Nina, et ces fauteuils de velours rouge sont très confortables.

-       C’est incroyable, tout est rouge dans ce théâtre à l’italienne, dit Olivier

-       Non, regardez, sauf le rideau, il est multicolore, c’est de l’art moderne, compléta Nina.

Olivier, transpirant, retira son veston. C’est alors que Nina vit un pansement sur le poignet d’Olivier.