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28 mars 2010

5e élément

- cette nuit j'ai rêvé que je tuais quelqu'un... un homme...

- waouh, tu as du te sentir rassurée de te réveiller...

- en fait, au moment de me réveiller j'ai paniqué grave parce que durant le rêve je me cachais pour qu'on ne me trouve pas et là, subitement je prenais conscience que rien ne pourrait effacer la mort de quelqu'un qu'on allait forcément s'en rendre compte et qu'on allait m'attraper. mais que c'était pas un jeu pas de la tarte d'avoir tué quelqu'un lui avoir ôté la vie alors qu'il avait un bateau une belle maison des petits-enfants et tant de belles choses à vivre qu'hier encore il fumait le cigare en regardant avec fierté son grand jardin, après le repas alors qu'il sentait son ventre bien rempli bien rebondi de tant de ripailles... et que comme ce n'était pas de la tarte j'allais finir mes jours en prison dans une cellule crasseuse et inconfortable tout le reste de ma vie maltraitée et privée de liberté... impossible de revoir mes enfants de voir les fleurs pousser dehors et le ciel se dégager au petit matin quand la nuit s'éclipse...

- la vache... t'es tracassée en ce moment toi...

- non, je crois que je prends juste conscience que j'ai intérêt à vivre avant que cela ne soit plus possible. peut-être que je viens de tuer en rêve un idéal un homme que j'ai idéalisé et que j'ai pris conscience du risque de finir prisonnière de mes pensées si je continue ainsi...

- ouais, ben, c'est ce que je disais, t'es tracassée toi en ce moment.

- je crois juste que je me sens bien...

 

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26 mars 2010

Paris

lundi 29 mars, je serai là pour dédicacer mon recueil "Haut les filles !" sur le stand Belgique Wallonie Bruxelles.

de 14h00 à 15h00... va falloir viser juste pour me voir... mais bon, je vous y attends !!

roman policier (3)

Carole enfouit la carte de visite dans sa poche. Ils continuèrent leurs recherches.

Louise et Yanis essayaient de trouver des indices au premier étage. Ils regardèrent près du squelette du tyrannosaure et virent une belle et grande trace de chaussure boueuse.

-       Mais elle est énorme cette empreinte, je n’en ai jamais vu de pareille ! s’exclama Louise

Yanis réfléchit un instant, il trouvait lui aussi que cette trace était de grande taille au moins autant qu’une patte d’éléphant, ce qui lui donna l’idée de taquiner Louise une nouvelle fois :

-       Tu as vu tes petits pieds de fourmi à côté de cette trace d’éléphant !

La fillette rougit, comme d’habitude…

Ils se retournèrent ensuite et découvrirent le coffret de l’alarme incendie cassé. Le petit marteau avait disparu…

Les deux enfants se précipitèrent vers Tâo resté près de la vitrine de l’œuf volé. Là, à demi dissimulé sous une table, ils découvrirent le marteau, plein de boue.

-       Tiens, c’est bizarre, encore de la terre ! remarqua Yanis

Tâo intervint :

-       Non, moi c’est du sang séché que j’ai trouvé sur la vitre brisée, il y en a même par terre, venez suivons ces gouttelettes de sang.

C’est ainsi qu’ils se retrouvèrent tous les cinq au rez-de-chaussée.

Nina les attendait :

-       Alors, qu’avez-vous trouvé ?

C’est Tâo qui commença :

-       Moi, j’ai trouvé des gouttelettes de sang, je pense que le voleur s’est égratigné en cassant la vitre.

-       Nous, on a trouvé un marteau plein de boue, le voleur l’a sûrement utilisé pour casser la vitrine. On a aussi vu une énorme empreinte boueuse près du boîtier incendie, expliquèrent Louise et Yanis

-       Si elle est aussi énorme que ce que vous dites, ça signifie que c’est une empreinte d’homme, le voleur est un homme ! Mais quel homme ? lança Nina

jaloux de tout

j'adore...

évidemment...


Benjamin BIOLAY " Jaloux de tout " (Album La superbe)

saint-hippolyte

ce soir je file direction Saint-Hippolyte pour un chouette premier salon des jeunes lecteurs...

voilà le programme :

Toute la journée, des ateliers gratuits en continu :
**Puzzles : viens découvrir de célèbres châteaux !
**Coloriage : amuse-toi à colorier princesse et chevalier !
**Fresque : avec les illustrateurs présents, viens montrer tes talents d'illustrateur en participant à une fresque géante de 10 m...
**Chasse au trésor : à toi de résoudre des énigmes
et te montrer digne de devenir chevalier ou princesse
**Lecture : découvre des livres et écoute de belles histoires
**Maquillage : viens te faire maquiller de 14 à 16 h

 

**Badge : viens créer ton badge ( 2 euros )

 

**Marque-Page : Décore et fabrique ton marque-page ( 2 euros )
Mais aussi : une buvette, la vente de livres, d'affiches ...

24 mars 2010

are you ill ?

Réforme de la protection sociale aux États-Unis ?


Barack Obama n'a pas gagné contre le lobby des assurances privées
: il a même dû faire des concessions importantes !

À l'aune de nos valeurs et de nos références, la réforme de l'assurance-santé est bien timide... La solidarité n'est pas dans la culture américaine. 


Dimanche 21 mars à 23 heures à Washington, par 219 voix contre 212, le plan adopté par le Sénat en novembre 2009 a été voté par la Chambre, malgré une ultime intense guérilla parlementaire républicaine. La loi sur l'assurance-santé signée, le Sénat devra se prononcer sur une série d'amendements également adoptés par la Chambre. Mais cette réforme correspond-elle au contenu originel de Barack Obama ?

À la mi-août 2009, le président américain avait présenté les "quatre principales voies" de sa réforme :
Un : l'octroi à ceux qui en sont dénués d'une assurance "de bonne qualité" que les bénéficiaires conserveront "qu'ils changent d'emploi ou qu'ils le perdent". 
Deux : "contrôler les coûts exponentiels de la santé" - ils atteignent 16,4 % du PIB aux États-Unis, contre 10 % à 11 % dans les autres pays développés. 
Trois : améliorer l'efficacité de l'assurance publique des retraités (Medicare) pour qu'elle "cesse d'enrichir les assurancesprivées". 
Quatre : imposer aux assureurs de ne plus "discriminer" les contractants, c'est-à-dire les exclure pour dossier médical trop lourd.

Cette réforme devrait permettre à 95% des Américains de bénéficier d'une assurance médicale, contre 83,5% actuellement, soit 31 millions de personnes supplémentaires sur les quelque 50 millions qui sont dénués d'assurance.

Le bureau du budget du Congrès indique qu'il s'agira, pour 60%, de personnes qui seront subventionnées pour accéder à l'assurance privée (par un financement public de la contribution patronale des PME, par exemple) et pour 40%, de bénéficiaires d'une extension des programmes offerts aux retraités et aux plus indigents. Les assureurs privés ne pourront plus refuser une couverture santé aux malades "à risques". Enfin, le bureau du budget a calculé que cette réforme (coût : 940 milliards de dollars) permettra de rogner 138 milliards de dollars sur 10 ans sur les dépenses générales de santé - un vrai premier pas dans un dossier longtemps négligé.

Pour le reste, M. Obama envisageait aussi d'améliorer la couverture de quelque 100 millions d'Américainsqui n'ont pas les moyens de payer pour une "bonne" assurance, et de se doter de moyens pour imposer un encadrement des tarifs aux assureurs privés. L'adoption d'une assurance publique concurrente du secteur privé était la pierre angulaire de cette ambition.

Le président y a renoncé, sentant que l'opinion basculait progressivement contre un tel plan, comme plus généralement contre le trop-plein de dépenses publiques.
Mais en y renonçant, la Maison Blanche a pris le risque de scier la branche sur laquelle est assise sa réforme : tel est le reproche des démocrates progressistes. L'assurance privée, disent-ils, continuera de déterminer la politique tarifaire. Et l'État, élargissant sa prise en charge des 2 populations les plus "à risques" - les retraités et les plus indigents - tout en renonçant à offrir au commun des assurés une couverture de qualité égale à moindre coût, se prive de la recette la plus "profitable" : celle de la couverture des 25-50 ans.

L'État va donc assumer l'essentiel des surcoûts de la couverture d'une population vieillissante (la retraite des baby-boomers devrait faire passer les inscrits à Medicare de 45 millions de personnes aujourd'hui à 77 millions en 12 ans), tout en offrant au secteur privé d'augmenter plus encore son ratio de rentabilité... Money is money.

(c) Zurbains.com

CO2 mon amour

Au surlendemain des élections régionales, le premier ministre François Fillon a annoncé le report "sine die" de l'une des réformes qui est devenue subitement un facteur de division dans le camp de la droite : la taxe carbone.

Cependant, "le gouvernement mettra en oeuvre la taxe carbone, qui constitue un engagement du Grenelle de l'environnement", et demandera à la Commission européenne "d'accélérer la mise au point d'une proposition en vue d'une harmonisation des dispositifs de fiscalité écologique dans l'Union européenne" a affirmé F. Fillon.

De leur côté,le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo et Chantal Jouano, secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie ont pris acte de la décision du Premier ministre et confirment leur volonté que la directive européenne sur l'énergie, permettant la mise en place d'une contribution carbone européenne, soit présentée, "comme prévu", à la fin de cette année.

(c) Enerzine

Report de la taxe carbone "sine die"

 

23 mars 2010

les 9 points d'un contrat

Les « six points » deviennent… « neuf »

Il y a déjà un certain temps, devant le manque de transparence de certaines pratiques éditoriales, une complexification sans cesse accrue, mais pas forcément justifiée, des contrats d’édition et une dégradation des conditions de travail des créateurs, les auteurs et illustrateurs pour la jeunesse ont décidé pour se défendre de jouer la carte de la solidarité. 
Pendant des années, la Charte a ainsi souligné 6 points à respecter. Les choses bougent, le numérique pointe largement son nez… Lors du CA du 9 mars 2010, ces six points sont devenus 9 points essentiels à respecter.

1 · Une cession, une rémunération

Vérifiez qu’à chaque cession de droit corresponde une rémunération.

2 · Montant des droits d’auteur

Nous vous conseillons de ne pas signer en dessous de 6 %(en tout pour un livre, à répartir entre d’éventuels co-auteurs). C’est un minimum. N’oubliez pas de demander en outre desdroits progressifs.

3 · Cession numérique

Les droits numériques feront l’objet d’un avenant au contrat initial. 
En attendant que les choses se clarifient, la durée de leur cession sera limitée à trois ans tacitement reconductible, et la hauteur des droits ne sera en aucun cas inférieure aux droits papier.

4 · Format poche

Lors du passage en format poche, veillez à conserver lemême pourcentage de droits d’auteur.

5 · Forfait limité

La rémunération au forfait est limitée aux seules œuvres collectives du type encyclopédie ou à la cession de quelques illustrations (article L 131 — 4 du Code de la Propriété intellectuelle). Selon le Code des Usages, la rémunération forfaitaire ne s’applique qu’au premier tirage. Prévoir dans le contrat une nouvelle rémunération à chaque réimpression.

6 · Droits audiovisuels

Les droits audiovisuels doivent faire l’objet d’un contrat distinct des droits d’édition. Leur cession n’est ni obligatoire, ni automatique. Nous vous conseillons d’attendre une proposition d’adaptation pour le signer.

7 · Provision pour retour

La provision pour retour fait l’objet de visibles abus de la part de certains éditeurs. Veillez à ce qu’elle ne dépasse pas 
20 % la première année, et soit réintégrée l’année suivante.

8 · Relevé de comptes

Un relevé de comptes conforme à l’article L 132 — 13 du CPI doit obligatoirement comporter le nombre d’exemplaires fabriqués en cours d’exercice, la date et l’importance des tirages, le nombre des exemplaires en stock. Vérifiez que ces mentions figurent dans vos contrats, puis dans vos relevés. 
Le cumul des ventes permet d’apprécier l’application des droits progressifs. 
L’éditeur est « tenu de fournir à l’auteur toutes justifications propres à établir l’exactitude de ses comptes (article L 132 — 14) et a une obligation légale de rendre des comptes sur l’exploitation des œuvres à l’étranger. »

9 · Les commandes refusées

Le dédommagement en cas d’ouvrage de commande exécuté par l’auteur mais refusé in fine par l’éditeur est prévu par une clause du Code des Usages signé par le Syndicat National de l’Édition en 1978 et a été fixé à 30 % minimumdu montant initialement prévu. Pour cela, à défaut de contrat, pensez à garder des traces écrites de toute commande.

Soyez vigilants avant de signer vos contrats.

Faites circuler ces neuf points…

Être Chartiste, c'est ça aussi.

À bientôt !

La Charte

• Retrouvez ces 9 points sur le site de la Charte : 
Les neuf points de la Charte

22 mars 2010

roman policier (2)

Nina leur montra ensuite les hommes préhistoriques. En passant devant une vitrine, Carole vit un homme à l’allure d’un grand singe et dit :

-       Tenez, regardez, ce sont nos ancêtres, peut-être y a-t-il ton frère, Bilel ?

Bilel ouvrit ses grands yeux marron.

-       Mais si, il te ressemble comme deux gouttes d’eau ! renchérit Carole.

Tâo, toujours sérieux, intervint :

-       Mais non, vous voyez bien que c’est un homosapiens.

Bilel, un peu vexé, haussa les épaules :

-       Tu n’es pas sympa Carole !

-       Oh je rigole !

Carole, avec son allure sportive, lui donna un petit coup de coude pour qu’il retrouve son sourire. Derrière sa frange, on pouvait voir ses yeux noisette qui souriaient.

Ils décidèrent ensuite d’aller voir les dinosaures.

 

 

chapitre 2

Comme tous les mercredis, Louise se leva tôt pour aller au hip-hop. Elle était de bonne humeur. Elle s’habilla, se dépêcha de finir son petit déjeuner, fit son sac de danse et sortit. Elle acheta un ticket et prit le bus en cachette de ses parents. Ce matin, elle n’irait pas au hip-hop, elle voulait aller mener l’enquête avec ses amis. Le bus partit vers le centre ville d’Aix-en-provence. Elle descendit à La Rotonde et monta le Cours Mirabeau en direction de la Fontaine des Neuf Canons. Puis, elle continua jusqu’à la Fontaine Moussue. Quand elle y arriva, elle retrouva ses amis Bilel et Yanis en train de se réchauffer les mains dans la source d’eau chaude de la fontaine. Ils se firent un signe de la main pour se dire bonjour. Tâo arriva suivi de Carole. Yanis dit à Carole :

-       T’es toujours aussi en retard !

-       J’étais trop fatiguée de la gym, je n’ai pas entendu mon réveil, désolée ! répondit Carole.

Main dans la main, les cinq amis montèrent le Cours Mirabeau, tournèrent à la première à gauche, rue Clémenceau et arrivèrent  au Museum d’Histoire Naturelle.

 

Nina les attendait, très fébrile :

-       Venez vite, j’ai peur qu’un autre vol soit commis. Heureusement le courant est revenu.

Ils montèrent et regardèrent la vitrine cassée.

-       Je ne comprends vraiment pas, cet œuf était là avant que vous n’arriviez hier pour la visite. Le voleur a du profiter qu’on était dans la salle du bas pour commettre son méfait, se lamenta Nina.

Yanis suggéra à ses copains :

-       Dispersons-nous pour chercher des indices, j’ai vu les inspecteurs de police faire ça dans un film de Sherlock Holmes. Bilel, Carole et toi, allez voir l’exposition itinérante et essayez de trouver des indices

Tâo, fâché, dit à Yanis :

-       Arrête de donner des ordres !

-       Vu que tu es le petit génie, inspecte la vitrine et trouve-nous le plus d’indices possible pendant que Louise et moi cherchons avec quoi le voleur a cassé la vitre, rétorqua Yanis

-       Peut-être a-t-il utilisé « une plaque spéciale » comme dans les films, proposa Bilel

-       Tu regardes trop la télé, se moqua Carole, t’as vu l’état de la vitrine, elle est en mille morceaux !

Les cinq amis commencèrent les inspections pendant que Nina retournait à son bureau, toujours aussi inquiète.

 

Bilel et Carole descendirent au rez-de-chaussée. La salle était déserte comme tous les mercredis, jour de fermeture hebdomadaire du musée. Ils se séparèrent pour aller plus vite. Chacun regardait de son côté, vérifiait le moindre centimètre carré du sol. Tout à coup, Bilel aperçut un bout de papier rouge et jaune qui dépassait de dessous la bibliothèque des hiéroglyphes. Malgré son surpoids, il se pencha pour récupérer ce papier. Puis il appela Carole, surpris par sa découverte.

-       Carole, viens vite, j’ai trouvé une carte au nom de Nina !

-       J’arrive ! Montre-moi ce bout de papier ! ordonna Carole

Bilel, tout tremblant, paralysé, tarda à donner le papier. Carole le lui arracha des mains. Perspicace, Carole annonça :

-       Mais, c’est un morceau de carte de visite, tu as raison Bilel, elle appartient à Nina. Mais qu’est-ce que ça fait là ? Tu crois que…

-       Que Nina est dans le coup ? Non, ce n’est pas possible, je vais souvent chez Yanis, je connais bien Nina, je suis sûr que ce n’est pas elle. Ce n’est pas une menteuse ! Et puis elle était avec notre classe pendant le vol, souviens-toi !