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13 juin 2010

trop peu de temps

j'ai entendu cette chanson aujourd'hui... je l'ai beaucoup écoutée, j'ai aimé la réentendre...

11 juin 2010

12 singes

l'autre soir, je suis tombée par hasard sur un film, pourtant classique, mais que je ne connaissais pas encore (faut dire que moi et le classique...) : l'armée des 12 signes. avec Bruce Willis.

ça m'a fait comme un coup au coeur.

une vague impression de voir un fantôme.

surprenant émoi.

et voilà pourquoi :

 

N7ML000Z.jpg12monkeys.jpg
étrange non ?

 

 

10 juin 2010

courses

- bonjour madame la marchande

- bonjour madame

- aujourd'hui je voudrais... euh... des enfants tout charmants.

- hummm...

- bien polis.

- hummm...

- pas malades.

- hum hum...

- qui travaillent bien en classe. et qui m'aimeraient follement...

- hummm.... et ce sera tout ?

- non ! je voudrais également un travail fabuleux qui me ferait rêver et rire, grâce auquel je pourrai voyager et rencontrer d'autres enfants. et plein de gens. un travail sans réel horaire ni patron...

- hummm.... et là, ce sera tout ?

- non. vous plaisantez... j'aimerai également des amis. des femmes. des hommes...

- hummm...

- mais je veux dire : des femmes et des hommes aussi fous que moi, des tendres des sincères des rêveurs. qui connaîtraient les mots des dictionnaires et les autres aussi. qui vivraient dans de drôles de mondes...

- houlà ! c'est tout là peut-être ?

- euh... j'ai encore un peu de place dans mon cabas pour un homme aimant, une soeur merveilleuse et des fraises sucrées...

- hein ?

- c'est possible ?

- pour les fraises, j'en sais rien... je vais voir ce que je peux faire...

- vous me direz combien je vous dois ?

- une éternité de bonheur, quelques liasses de partages et des rires et sourires en menue monnaie...

09 juin 2010

livre inter 2010

non, je ne vais pas oublier de vous parler de ce fameux prix que je suis chaque année (bon, j'avoue cette année un peu moins que les autres...) : le livre Inter.

cette année, le livre gagnant est : Les Hommes-couleurs de Cloé Korman aux éditions du Seuil (2010)

"un couple, employé d'une multinationale, dirige les travaux d'un tunnel destiné à livrer du pétrole mexicain vers les USA, au mépris des lois du pays. le tunnel devient la voie de passage des émigrants mexicains. le couple se retrouve, au fil des années, complice de ces passages clandestins, car le tunnel est long à percer. ce qui permet à l'opération de durer c'est que le responsable du chantier au sein de la multinationale à New-York est un amateur et un trafiquant d'objets archéologiques que les ouvriers découvrent (et se mettent même à fabriquer).à cette intrigue de fond, se mêle étroitement une intrigue intime. "

 

Cloé Korman est née à Paris en 1983. elle a étudié la littérature, en particulier la littérature anglo-saxonne, ainsi que l'histoire des arts et du cinéma. elle a vécu deux années à New York et voyagé dans l'ouest des Etats-Unis, de la Californie au désert d'Arizona. elle a découvert le Mexique, où a lieu l'intrigue des Hommes-couleurs, lors d'un séjour en 2005 dans les Etats du centre, entre Oaxaca et Zacatecas. Les Hommes-couleurs est son premier roman

 

08 juin 2010

Pascal Garnier

j'ai entendu parler de cet homme-là ce week-end. alors j'ai fait ma curieuse...

j'ai trouvé un article sur un de ces ouvrages aux éditions Zulma, et justement j'aime bien cette maison d'édition... je vous le livre :

Martial et Odette sont les premiers à s’installer aux Conviviales, une résidence pour seniors. Dans une maison neuve, identique à toutes les autres, ils bénéficient de l’accès à la piscine et au club house. Des grilles et des caméras de surveillance éloignent les rôdeurs, pendant que monsieur Flesh, le gardien, fait sa ronde. Le temps est pluvieux, mais nous sommes dans le sud de la France, il ne tardera pas à faire grand soleil. De nouveaux résidents vont emménager, un autre couple à peu près du même âge qu’eux, ainsi qu’une femme seule. Enfin, Nadine, la « secrétaire-animatrice », leur proposera des activités une fois par semaine.
Voilà les sept personnages que Pascal Garnier choisit de mélanger. Délicatement d’abord, comme on incorpore des blancs en neige. Puis, progressivement, car l’auteur transforme sa préparation en émulsion, façon mixeur…

Le style de Pascal Garnier est faussement fluide. C’est un rythme savoureux, en deux temps : quelques lignes, plutôt classiques, qui transcrivent en mode « normal » un monde « normal », suivies d’une phrase imprévue, drôle ou décalée, parfaite pour nous faire hausser les sourcils d’étonnement.

« Odette fut la première dans l’eau.
– Viens, elle est bonne !
Non. Il la trouvait glacée. Ses orteils se crispaient sur les barreaux de l’échelle.
– Allez !
Il lâcha les échelons. Ce fut comme de venir au monde, une grande claque dans la gueule. Mais après, on se sentait tellement bien !… Martial fit deux ou trois allers-retours, aussi vite qu’il pût pour se débarrasser de cette corvée. Ce n’était pas à cause de la température de l’eau, simplement nager l’ennuyait. On n’allait jamais nulle part en nageant et il fallait constamment agiter bras et jambes pour ne pas couler. Il n’y avait rien à voir que du bleu, dessus, dessous, c’était con
. »

À première vue, les personnages de Lune captive dans un œil mort semblent faciles à cerner. On pourrait les croiser au supermarché ou chez le dentiste. Ils véhiculent les petits travers d’une vie bien tranquille, faite de joies simples, d’occupations banales. Pourtant, progressivement, un glissement s’opère. Jusqu’à ce qu’un « couac » prenne soudain toute la place.
Odette, par exemple, se met à chasser une mouche agaçante. Puis cette mouche la poursuit. Oui, cette mouche la harcèle, sans cesse, chaque jour. C’est vraiment pénible, une mouche. Surtout sachant qu’elle n’existe pas, et que personne d’autre qu’elle ne l’a vue…

« La tapette s’abattit violemment sur le coin de la table. Martial la retourna et présenta ce qui restait de la mouche à son épouse.
– Te voilà débarrassée !
Odette se pencha au-dessus de la spatule en rajustant ses lunettes.
– C’est pas celle-là
. »

Dans cette résidence protégée du monde, les carapaces bien proprettes des habitants se fissurent. C’est qu’ils sont là en vase clos. Le naturel revient au galop, c’est sa nature, et chasse bientôt le policé des rapports usuels. Après plusieurs verres d’apéritif, tous commencent à mieux se connaître et, à mesure que les journées se succèdent, ils laissent échapper ce qui les obsède. Failles, faiblesses et idées fixes éclatent au grand jour. L’isolement agissant comme un accélérateur de particules, l’inquiétude devient contagieuse, comme la paranoïa. Puis vient le dérapage…

Pascal Garnier rend parfaitement compte de l’itinéraire en chute libre de ces existences. Il était même normal que ceux-là tombent. Ils arrivent dans un endroit neuf, hors du monde, amenant dans leurs bagages le vide qui les grignote : rêves perdus, enfants disparus, petits arrangements mesquins, souvenirs refoulés… Et ce vide risque fort de les anéantir, en les aspirant dans son imparable trou noir.

Lune captive dans un œil mort est une fantaisie sombre, drôle, grinçante, et diablement bien écrite en prime. Jubilatoire, pourrait-on dire, si ce terme à la mode n’était pas trop souvent employé. C’est pourtant vrai qu’on jubile devant les trouvailles de l’auteur. Un geste rapide qui dure juste « le temps de tracer une virgule ou de décapiter un roi »… Des hommes, sous un parasol, « pareils à des clowns tristes sous un chapiteau éteint »… Sans oublier la présence très perturbante de cet œil droit, mort, poursuivant un insolite et dérisoire « bras de fer avec la lune »…


07 juin 2010

Ivres de livres : clap de fin

voilà la 2e édition de Ivres de livres à Istres s'est terminée.

quelles aventures, vraiment !

d'abord on y a croisé des livres et des lecteurs

 

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et des auteurs
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enfin des soi-disants auteurs....
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des ateliers
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des discours
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et encore...

 

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des paysages

 

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des moments partagés

 

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alors merci à tous...

j'ai adoré...