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19 juin 2010

jambes de bois

les filles voudraient remarcher

avec leurs jambes de bois leur coeur démantibulé leurs viscères en plomb

elles écoutent des chansons tristes

pleurent en cachette

prennent des béquilles

elles courent musique dans les oreilles

cheveux au vent l'odeur des genets qui enivre

MP3 des enfants sur les oreilles

"le vide je vais le remplir

de bons ou de mauvais souvenirs

le vide je veux le remplir

avant que mon âme s'assèche et que je craque

je veux tout le silence et les promesses

le rigide et la souplesse

je veux tout l'anarchie et la sagesse

ton sourire et puis tes fesses

je veux tout toi et tous tes amis

pour tracer mes jours et mes nuits

sur les coeurs il n'y a pas de prix

je veux tout, tout de suite et ici..."

elles pensent à cette phrase de l'homme grand : il faut faire sa place au mal -mauvais ou souffrance- mais juste sa place, on ne doit pas laisser le mal tout envahir. il y a le reste aussi. la vie. celle qui existait avant ce mal, celle qui continue encore...

dans la tête des filles Balavoine répète comme dans Starmania : si on vit pas maintenant, après il sera trop tard.

alors elles marchent elles courent elles sautillent

en boitant

ou pas.

 

Femme


18 juin 2010

aïe Mexico !

je ne voudrais pas en rajouter dans le sentiment d'humiliation qui semble gagner le coeur des Français fous de foot, mais n'empêche, s'il avait joué, ça ne serait pas arrivé !!

si si ! croyez-moi, monsieur Domenech, rien ne vaut un Gourcuff sur le terrain, je vous l'avais pourtant suggéré celui-là...

Govou, Ribeiri, Anelka ou Malouda... franchement monsieur Domenech, c'est pousser loin mémé dans les orties... en tous cas, ils ont montré leur talent, hier, c'est indéniable !!!

et surtout n'allez pas croire, j'ai boycotté le match... sans Gourcuff, ça ne m'intéressait pas... (en plus moi, j'étais pour Bafana Bafana, alors...)

allez, une autre petite photo pour le plaisir ...

yoan gourcuff Yoann Gourcuff en slip ou Yoan Gourcuff torse nu ? Au choix ; )

18 juin 1940

tout le monde le sait :

"L'appel du 18 Juin" est le premier discours prononcé par le général de Gaulle à la radio de Londres, sur les ondes de la BBC, le 18 juin 1940, dans lequel il appelle à ne pas cesser le combat contre l'Allemagne nazie et dans lequel il prédit la mondialisation de la guerre. Ce discours – très peu entendu sur le moment mais publié dans la presse française le lendemain et diffusé par des radios étrangères – est considéré comme le texte fondateur de la Résistance française, dont il demeure le symbole.

L'amiral français François Flohic, aide de camp du général de Gaulle pendant la Seconde Guerre mondiale, et Antoine Dupont Fauville, le secrétaire général de la Fondation de Gaulle, avant de monter dans l'Eurostar en direction de Londres vendredi matin, gare du Nord à Paris. <br>Environ 200 anciens combattants français ont fait le voyage à bord d'un train spécialement affrété pour la commémoration, à Londres, du 70e anniversaire de l'appel du général de Gaulle le 18 juin 1940. Le train a d'ailleurs été décoré avec plusieurs portraits du Général.

ça fait donc soixante-dix ans, cette année...

pas rien quand même...

 

condoléances


podcast

17 juin 2010

Gourcuff

ce matin sur France Inter j'ai entendu Jacques Vendroux parler de cet homme-là :

 

ce qu'il en disait était élogieux et empli de considération, ce qui peut paraître étonnant quand on sait que ce jeune-là est un footballeur.

non, je ne raille pas avec légèreté...

voilà ce que j'ai trouvé, succinctement, à son propos : Yoann Gourcuff, né le 11 juillet 1986 à Ploemeur (Morbihan), est un footballeur français, évoluant depuis la saison 2008-2009 au football-club des Girondins de Bordeaux. Il joue au poste de meneur de jeu. Au regard de ses performances en équipe de France et en club, il est considéré comme l'un des plus grands espoirs du football français. Il a obtenu le titre de meilleur joueur de Ligue 1 en 2009 ainsi que du plus beau but de cette même saison, avec son but contre le Paris Saint-Germain lors de la 20e journée.

on dit de lui aussi qu'il est trop instruit, intelligent et beau gosse (bon, là, je confirme mais ça n'a rien d'innovant chez les messieurs du ballon rond) pour être correctement intégré par ses pairs...

les hommes seraient-ils jaloux aussi ? je pensais ce trait de caractère essentiellement féminin...

avouez quand même que... glups !!!!!

l'Argens

 

aujourd'hui je me suis rendue à Barjols, à la Fête de l'eau, pour finaliser un projet rélaisé avec 3 classes de l'école primaire du Luc-en-Provence, dans le Var, là où justement l'eau a sévi brutalement il y a deux jours.
notre histoire relate le cycle de l'eau suivi par deux gouttes d'eau amoureuses : Gouttelette et Gouttedo...
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sur le site, les enfants moins nombreux que prévus étaient malgré tout heureux de partager cette journée.
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14 juin 2010

Dylan

j'entends du bruit devant ma porte. je frissonne. je n'aime pas la pénombre de ma chambre et savoir que la porte va s'ouvrir que je vais pouvoir jeter un oeil au dehors que je vais me reconnecter un instant seulement au monde extérieur me fait battre le coeur. mais j'ai peur.

que vont-ils me faire aujourd'hui ?

est-ce elle ?

est-ce lui ?

j'essaie de tenir ma mémoire éveillée. si j'ai bien compté on doit être mercredi.

parce que le mercredi c'est le jour où mon petit frère reste à la maison et elle vient toujours vérifier que je ne ferai pas de désordre que je me tiendrai tranquille. il pourrait y avoir des visites du passage et mes cris les dérangent.

forcément.

je crie encore.

je ne sais même plus pourquoi car personne n'entend jamais mais je crie.

il me dit que je suis un sauvage et que c'est pour cela qu'il m'enferme. il me donne des coups parce que les sauvages on le dresse dit-il.

la poignée tourne. ma tête aussi.

j'ai faim. enfin je crois. il y a si longtemps que j'ai faim que je ne sais même plus si c'est réellement pour cela que mon ventre se tord que ma bouche bave.

peut-être qu'ils ont raison que je ne suis qu'un sauvage.

quand la porte s'ouvre je sens la bouffée d'air qui pénètre dans ma chambre. l'odeur de pipi est devenue une habitude le pipi le renfermé le rance.

le silence.

hormis mes cris et les bruits du dehors que je guette.

une bouffée d'air où je décèle des odeurs de gâteau et de vie. une lumière qui m'aveugle un peu.

je ne me rappelle plus le goût des gâteaux je ne mange que du pain avec des pâtes et des restes de viandes secs. ou des morceaux de jambon bleuis.

je fais des boulettes avec la mie je la roule dans mes doigts j'en fais des boudins et je croque chaque petits rondins avec délice. comme s'il s'agissait d'une nourriture sacrée.

je me recroqueville sous mon lit. parce que je sais qu'elle va me dire que je suis sale et que je pus. et que je la dégoûte. et que je ne vaux rien que je ne suis qu'un sauvage.

elle va prendre cette voix de mépris qui me lacère les tripes. un jour pourtant elle m'a porté dans son ventre. elle a changé mes couches et endormi dans mon lit en chantant de douces chansons.

quand est-ce que tout a basculé ? je n'en sais rien. je ne sais plus.

depuis combien de temps je suis dans ma chambre ? mes tee-shirts sont devenus serrés et elle m'en veux.

- tu grandis trop vite. tu nous coûte cher. peut-être que tu devrais moins manger...

- j'ai faim.

et la première gifle tombe. je ne dois pas avoir faim. ni froid. nie envie de rien.

je retiens mon souffle je l'entends approcher.

- ohé ? il y a quelqu'un ici ?

ce n'est pas sa voix. c'est une voix d'homme. mais pas celle de l'homme qui donne des coups. une autre voix.

ils ont emmené quelqu'un d'autre. pour que les autres voient le petit sauvage qui bousille leur vie.

je vois un visage se profiler sous le lit. je voudrais devenir tout petit. c'est vrai j'aurais du moins manger.

une main large se tend.

- viens, sors de là, tu ne crains plus rien.

je ne bouge pas pas je ferme les yeux. je ne veux pas voir celui qui,me frappera tout à, l'heure.

- écoute petit, sors de là je ne te ferai rien.

ils disent toujours ça avant que les coups ne tombent. ou alors "tu l'as bien chercher, c'est de ta faute !"

je ne les crois plus.

et pourtant... quand l'homme m'extrait de sous le lit il a les yeux tristes et confiants. il me tend une paume amicale.

- tu ne crains plus rien ton calvaire est terminé désormais je vais te sortir de là.

je me suis peut-être trompé on n'est peut-être pas mercredi aujourd'hui...

 

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Dylan ne va plus à l'école depuis 3 ans, enfermé dans sa chambre et maltraité par ses parents.