26 mai 2012
blabla-golfière
trop dansé, pas assez dormi, trop bossé, cueilli un bouquet trop gros, trop pensé.
trop.
trop.
trop de mots. trop d'histoires. trop de silences. trop de questions sans réponses. trop de réponses à côté. trop d'envies. trop de vide.
trop faim. trop sommeil. trop peu de temps. trop d'espoir.
j'ai le coeur en montgolfière... et les jambes en compôte !

trouvé sur FB, sans origine...
20:34 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (5)
vive l'amour
l'homme de mes rêves....
est solide, chaud, doux, il aime les livres, le cinéma, le téhâtre, la peinture, Bruce Springsteen depuis les premiers instants, Stephen King, quand il sourit le monde s'ouvre, quand il me prend dans ses bras je succombe, ses mains dans les miennes, ses yeux fixés aux miens, nos bouches avides, il me parle pendant des heures, me dit qu'il m'a cherchée partout toute sa vie, me dit qu'il n'a jamais connu quelqu'un comme moi, intelligent comme moi, il me rend belle, il me rend forte, il a une moto, il m'emmène en moto, veut faire la route 66, il a le ventre qui se serre quand il me voit, il pleure quand on fait l'amour, il est bricoleur, aime les belles maisons, pense "voyage" avec moi, il sait installer une machine à laver, réparer une vitre cassée, il connait l'histoire de France et les beaux mots, il en écrit d'ailleurs, il comprend écoute répond, il aime les enfants, les nôtres surtout, il réinvente la vie, fait la cuisine, aime le bon vin, sait jardiner et monter aux arbres, il me cueille des bouquets de fleurs des champs, m'envoie des messages tout le temps, aime mes baisers et les petites mèches dans mon cou, il court avec moi sur les belles routes, il m'attend quand je vais à la piscine, il m'offre du parfum et fume avec moi parfois, il ne se fache avec personne et tout le monde l'aime, il me console quand je suis triste, me raconte son enfance, me masse quand je suis fatiguée, on joue à des jeux comme des gosses et ça nous fait rire, il m'appelle "merdeuse", il sait comprendre une panne informatique, ramasser des abricots ou des olives, il a des amis qu'il respecte, un frère qu'il adore, il a toujours des bonnes idées, il me manque tout le temps, on se retrouve en cachette, on se déshabille en tremblant, on s'attend, on se désire, on se découvre, on se connait depuis toujours...
l'homme de mes rêves...
16:21 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (2)
24 mai 2012
dédicaces et contes

09:41 Publié dans les salons où je vais, mes ateliers d'écriture | Lien permanent | Commentaires (0)
ateliers contes
j'ai enfin reçu les photos des ateliers "écriture de contes" que j'avais menés à la bibliothèque de la Tour d'Aigues avec deux classes de CM2 en décembre 2011...
les clichés sont touchants et l'aventure donne lieu à une remise des livres issus des contes inventés avec séance de déidcaces à la bibliothèque ce samedi 28 mai à 10h00...

















07:17 Publié dans mes ateliers d'écriture | Lien permanent | Commentaires (5)
23 mai 2012
nouveau départ
un homme et une fermme sont assis à une table dans un petit snack. ça sent la friture. ils ont commandé un café. ils se regardent. il parle. elle ne dit rien elle l'écoute. il tend ses mains, elle glisse les siennes dedans.
elle ne dit rien elle l'écoute.
parler.
du gala de danse. de l'appartement vendu. des idées des projets. de tous ces jours sans.
soudain elle entend une musique à la radio. elle dit : écoute ces paroles, cette chanson c'est pour toi.
il écoute et ses yeux ne la quittent pas. quand la chanson est finie, il pleure. ses mains tremblent.
elle ne dit rien.
il ne sait plus quoi penser.
elle est perdue. blessée. amoureuse.
- est-ce que ça sera long ?
- je ne sais pas.
- est-ce qu'on y arrivera ?
- je ne sais pas.
08:51 Publié dans un peu de moi | Lien permanent | Commentaires (0)
22 mai 2012
faut qu'on...
13:02 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (2)
muerte
- maman, tu dors ?
- ...
- Faut que je te parle... ça ne va pas... depuis quelques jours, je stresse...
- qu'est-ce qu'il se passe ?
- je pense à la mort...
- waouh ! toi aussi... c'est à cause de moi ?
- non... c'est juste que je me dis qu'un jour je vais mourir, que tout va s'arrêter net.
- c'est justement ce qui me fait dire sans cesse de vivre du mieux possible... parce que je sais, Ô combien, que tout peut s'arrêter net, comme tu dis...
- je voudrais inventer un médicament, ils en ont parlé l'autre jour, qui retarde le vieillissement des cellules, voire le stoppe complètement...
- mais ce serait terrible tu te rends compte, il faut faire du vide pour laisser la place à un nouveau plein. si personne ne meure, on ne pourra plus avoir d'enfants, ça deviendrait ingérable, et puis, on se fatiguerait, on ne se supporterait plus, rien ne serait fragile, fugace, précieux... c'est le fait de savoir qu'un jour ça s'arrête qui rend la vie si précieuse...
- oui, c'est vrai...
- toi, tu as au moins soixante-dix ans encore à vivre. tu te rends compte ce que c'est que soixante-dix, tu as tant à inventer à créer à rêver... alors ne gâche rien, fais de ta vie un bonheur continuel... n'amasse pas des biens mais tricote-toi des souvenirs, partage avec des tas de gens car pour mourir un peu moins, il te faut sourvivre dans le coeur des gens, ceux qui restent. car le plus dur n'est pas pour celui qui part mais pour celui qui reste...
- tu as raison...
- une voiture, aussi belle soit-elle ne se souviendra pas de toi si tu meurs, un ami, un frère, un amoureux... si ! et si tu as peur d'être oubliée, deviens célèbre, laisse ta trace, comme Camus, Churchill... enfin, tu vois ?
- merci, maman, j'avais si peur depuis quelques jours, ça m'empêche même de dormir, mais maintenant je sais... tu as raison... une vie merveilleuse, et c'est à moi de le vouloir... je t'aime maman.
- dors bien ma fille. je t'aime aussi...

La fille à la poupée
(Volodia Popov, peintre Russe)
08:40 Publié dans un peu de moi | Lien permanent | Commentaires (1)
21 mai 2012
impermanence
il y a la pluie qui salit la terrasse et lui donne un air désespérément triste.
deux numéros de téléphone sur un post-it, dont elle ne sait que faire.
des états d'âme en montagne russe dont elle ne sait que faire aussi. pourquoi cet hier qui ne cesse de toujours se mélanger à aujourd"hui ? qui revient, s'accroche, fait tanguer l'embarcation déjà si fragilement amarrée...
elle ne sait plus lâcher prise.
peur de tout, tout le temps. et pourtant plus rien à craindre.
vivre chaque instant comme le dernier, avec émotion et exultation en ayant cette obsédante conviction de l'impermanence des choses, ce qui les rend précieuses, fragiles aussi, douloureuses.
bonheur de vivre, incompréhension de cette vie amputée. un oscillement permanent entre l'un et l'autre, entre ce qui est et ce qui aurait pu être.
entre sourire et désolation, avec immense joie et profond désarroi.

photo trouvée sur le FB de Johanna Krowicz
11:36 Publié dans un peu de moi | Lien permanent | Commentaires (1)


























































