30 juin 2012
saturday-blablas
je me suis rendue compte qu'il y a des expressions que j'ai enregistrées dans un coin de mon esprit, qui sortent automatiquement.
je ne dis pas : "il est mort" mais : "il s'est tué en moto". il s'est tué... bizarre hein ?
je ne dis pas : "je bosse pour...." mais : "j'ai décroché un poste de... pour..."
je ne dis pas : "je suis auteur" mais : "j'écris des livres pour enfants"...
il faut que je surveille mon langage. il est des tics emplis de signification.
bon sinon, Aung San Suu Kyi était en France, le soleil nous étouffe, la période des examens se terminent pour les jeunes et les vacances pointent leur nez.
et puis Olivier Ferrand vient de laisser craquer son coeur. aujourd'hui cet homme né un 8 novembre, cet homme incroyable, créateur de Terra nova un laboratoire d'idées (think thank) indépendant fondé en février 2008 ayant pour but de produire et diffuser des solutions politiques innovantes, en France et en Europe, est décédé alors qu'il venait d'être élu député dans la ville de Marseille.
je ne vous parle pas du foot, c'est inutile...
et je ne vous dirai pas non plus que j'ai juste envie de traîner dans des draps frais...

13:44 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (1)
28 juin 2012
Pegriwood fin
Ce jour-là, c’était le grand concours annuel de potion magique à Pégriplace. Tout le monde se bousculait pour être au premier rang.
Tous les sorciers, sorcières et les fées de Pegriwood étaient là pour gagner le concours, et avoir son propre laboratoire de sorcellerie.
Pendant ce temps-là, Clochette était toujours dans l’embarras avec Gertrude qui était dans le chaudron des trois petits cochons. La fée n’arrêtait pas de crier : « Au secours ! Au secours ! ». Mais ça ne servait à rien, car la petite fée et le roi discutaient de ce qu’ils pourraient bien faire d’elle.
Clochette eut alors une idée grandiose, elle se souvint du concours de potion. Elle lança une poignée de poussière de fée sur le chaudron qui s’envola jusqu’à Pégriplace.
Là-bas, la place était noire de monde. Le présentateur attendait les retardataires.
Tout à coup, Clochette et le chaudron des trois petits cochons atterrirent près des spectateurs. Le roi, quant à lui, était allé remettre la poussière de fée en sécurité dans la salle des coffres.
Puis le présentateur expliqua :
- Mesdames, messieurs, les enfants, bonjour et bienvenue au concours de potion magique. Cette année est une année exceptionnelle ! Tous les grands sorciers et sorcières de Pegriwood sont présents aujourd’hui. Le thème de la compétition est : « Fabriquer un sérum de vérité ». Je remercie tout ceux qui ont participé au…
Mais il n’eut pas le temps de finir sa phrase car Clochette s’était emparé du micro.
- Cette année, la fée Gertrude s’est portée volontaire pour tester tous les sérums sans exception ! Merci de l’applaudir !
Dans la foule, on pouvait entendre :
- Mais qui est cette Gertrude ? Quel courage !
- Moi, je n’aimerais pas être à sa place !
On demanda à l’Ogre d’ouvrir le chaudron. Celui-ci s’était bien remis de la pomme empoisonnée et ne se souvenait plus de rien.
Gertrude sortit la tête du chaudron et fut très surprise de découvrir la foule qui l’applaudissait et d’entendre le présentateur crier dans son micro :
- Encore bravo pour votre courage !
- Merci, merci bégaya la fée qui ne comprenait plus rien.
Elle venait à peine de reprendre ses esprits, et fut très inquiète quand elle sut qu’elle devrait tester les différents sérums de vérité. Mais elle se sentit obligée d’essayer les potions magiques.
Elle but le premier sérum et devint poilue de la tête aux pieds. Elle en but un autre et là, elle se transforma en âne, puis en grenouille. Elle finit par devenir minuscule comme un bébé schtroumf.
La dernière potion avait été préparée soigneusement par Merlin, et le sérum de vérité fonctionna à merveille.
- Oui, j’ai volé la poussière de fée, avoua Gertrude, j’en avais marre qu’on m’oublie tout le temps ! Je voulais être la plus puissante de toutes les fées.
Clochette s’approcha de la vieille fée :
- Pour la peine, tu seras privée de fraises Tagada pendant un an !
- Pri…privée de bonbons pendant un an ! Mais…c’est mon péché mignon ! cria Gertrude.
- Mais ce n’est que le début, ma chère. Tu n’auras plus le code de la salle des coffres, et c’est moi qui te fournirai la poudre de fée chaque semaine.
- Oh, non… s’il te plaît…, gémit Gertrude.
- Et pour la peine, tu conjugueras le verbe « ne pas voler la poussière de fée » à tous les temps, et tu le feras signer par toutes les fées de Pégriwood.
Gertrude qui était malheureuse d’être punie, regretta son geste.
Les semaines suivantes, elle essaya d’être sympathique avec tout le monde pour se faire pardonner. Elle réussit même à se faire quelques amies parmi les fées.
Elle retrouva la ligne en mangeant des « Pegriwood chewing-gum sans sucre» à la place des fraises Tagada…
Depuis ce jour, la vie a repris son cours normal, avec ses joies et ses soucis dans les studios de Pégriwood.
21:57 Publié dans mes ateliers d'écriture | Lien permanent | Commentaires (1)
27 juin 2012
Marina
Je ne sais pas pourquoi je lui fais, ça, pourquoi quand je la vois je me sens en colère. en plus, avec le temps elle devient moche avec son visage boursouflé ses petits yeux qui se ferment. je la regarde marcher et elle me donne envie de la taper. avec son pied qui rentre au dedans et sa dégaine un peu lourdotte. je sais que c'est à cause de moi qu'elle devient mcohe à cause de ces coups que je lui donne mais ça m'agace plus encore.
et ce petit sourire doux qu'elle garde sur les lèvres, ça m'horripile. je voudrais la voir méchante, me voir à travers elle, voir qu'elle devient teigne et mauvaise. mais non, elle conserve son air angélique et j'ai la sensation qu'elle le fait exprès. je te lui foutrais une baffe moi...
l'autre jour quand elle m'a dit qu'à l'école la maîtresse l'avait félicitée pour sa poésie apprise et son attitude exemplaire en classe, j'ai eu envie de la secouer.
- t'es qu'une potiche ma fille, je lui disais en la traînant au sol alors qu'elle venait de tomber sous le choc de ma giffle. faut te bouger tu n'arriveras à rien dans la vie si tu fais toujours la potiche. elle pleurait en silence, toujours son petit sourire sur les lèvres.
quand je l'ai envoyée contre le mur, j'étais à bout de nerfs.
elle ne s'est pas relevée. alors je lui ai filé un coup de pied, en l'engueulant :
- allez, bouge ! bouge-toi ! relève-toi, tu m'agaces à être molle comme ça !
mais elle ne répondait pas.
je voyais sa main crispée avec son doigt tordu de la fois où je lui ai cassé en essayant de la faire crier parce que je la veux en colère ma fille, je veux qu'lle se révolte contre cette société pourrie, contre ces mecs qui sont tous que des menteurs. qui vous promettent mille merveilles et ne font que vous engrosser pour vous laisser creuver la dalle.
d'ailleurs pour l'habituer à creuver la dalle, je ne lui donne pas toujours à manger à ma fille. elle doit savoir ce que c'est que d'avoir faim. comme ça elle sera pas tributaire du boulot de son mec pour se nourrir..
n'empêche, cet autre jour, donc, Marina ne s'est pas relevée.
quand j'ai compris qu'lle ne bougerait plus jamais, j'étais dégoûtée. ma fille c'est vraiment qu'une chique molle, y'a pas à dire.
c'est Eric qui l'a emportée. je ne sais même pas ce qu'il en a fait. mais ça me fait vide sans elle, finalement. je n'ai plus personne sur qui m'énerver.
(Eric Sabatier et Virginie Darras ont été condamnés à trente ans de réclusion pour les actes de torture et barbarie ayant entraîné la mort de leur fille Marina, âgée de 8 ans. Martyrisée pendant près de six ans, l'enfant est mort en août 2009 à l'âge de 8 ans dans le sous-sol d'un pavillon d'Écommoy (Sarthe) des suites d'une énième série de coups ; son corps avait été retrouvé un mois plus tard dans une malle remplie de béton. Une macabre découverte effectuée alors que les parents avaient d'abord tenté defaire croire à la disparition de leur fille sur le parking d'un McDonald's.)
08:05 Publié dans c'est la vie | Lien permanent | Commentaires (5)
26 juin 2012
Pegriwood 7
Clochette, qui avait toujours le fil blanc au fond de sa poche, arriva dans le studio de la Belle au Bois Dormant en faisant des bonds de géant grâce aux bottes de sept lieues.
Elle entra sur le plateau de tournage. Devant elle, se trouvait le fameux fuseau. Elle s’en approcha et sortit son fil blanc de sa poche.
- Ne touche pas à ça, Clochette, tu pourrais t’endormir pendant cent ans !
C’était le père de la belle au bois dormant qui venait d’arriver.
- Que fais-tu ici ? Ce n’est pas ton studio ! continua-t-il.
- Excusez-moi, majesté. On a volé la poussière de fées .J’étais sur le point de comparer le fil que j’ai trouvé dans la salle des coffres avec la laine de ce fuseau.
- Je suis d’accord, répondit le roi, mais fais bien attention à sa pointe !
Clochette les compara, et constata avec satisfaction qu’ils étaient exactement pareils.
- J’en étais sûre ! s’exclama-t-elle. Une preuve de plus que c’est bien elle la coupable !
- Tiens, c’est peut-être pour ça qu’elle est en retard pour le tournage du film, remarqua le roi. On la cherche partout. Je suis revenu sur le plateau dans l’espoir de la trouver. Ne perdons pas de temps, je t’emmène tout de suite dans sa loge.
Ils coururent dans le couloir, et le vieux roi ouvrit sans hésiter la porte de la fée Gertrude. Immédiatement, ils virent un paquet de fraises Tagada sur sa coiffeuse. Mais Gertrude s’était volatilisée !
Clochette se mit à pleurer :
- Je ne retrouverai jamais la poussière de fées !
Le roi essaya de la réconforter :
- Nous allons la retrouver, j’en suis sûr. Ne t’inquiète pas, ma petite fée… Mange donc une fraise Tagada, tu es épuisée. Ca te redonnera des forces. Viens, nous allons la chercher ailleurs.
En sortant de la loge, Clochette glissa sur une fraise Tagada : « Spash ! ». Elle en avait plein les chaussures.
- Ah, oui ! J’avais oublié de te dire que Gertrude est fan de ces bonbons, elle en mange toute la journée.
- C’est donc elle qui en avait perdu une près de la salle des coffres. Tout l’accuse…
Le père de la princesse Aurore et la petite fée continuèrent à marcher et virent d’autres fraises dans le couloir. Ils suivirent cette piste qui les mena tout droit à un cagibi où l’on stockait tous les accessoires nécessaires pour l’ensemble des films de Pegriwood.
- La porte est entrouverte, ce n’est pas normal, dit le roi. Elle est toujours fermée à clé.
Il y avait un drôle de bruit à l’intérieur de la pièce. C’était Gertrude qui farfouillait près du chaudron des Trois Petits Cochons : elle voulait y cacher la poussière de fée. Clochette et le roi virent Gertrude, toute pressée, qui laissa tomber une fraise Tagada dans le chaudron. Elle se pencha pour la ramasser, mais comme le chaudron était profond, elle tomba et se retrouva coincée car elle était trop grosse (à force de manger toutes ces sucreries ! ). Le roi profita de l’occasion pour la pousser .Celle-ci tomba dans le chaudron tête la première. Alors, le vieil homme ferma le couvercle. La vilaine fée avait beau crier, elle était enfermée !
Clochette sauta dans le sac rempli de poussière de fée .Elle, qui était toute heureuse, scintilla comme une étoile et s’envola .
-Merci, merci ! Elle riait aux éclats.
-Ce n’est pas fini, dit le roi, il faut ramener la poudre de fée dans la salle des coffres.
Mais le cauchemar était terminé. Grâce à Clochette, les fées étaient sauvées !
14:36 Publié dans mes ateliers d'écriture | Lien permanent | Commentaires (0)
25 juin 2012
rouge dragon
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23:27 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (0)




























































