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17 janvier 2010

10e

10e dimanche.

70 jours.

je ne peux cesser de me demander ce que serait notre vie, où elle en serait.

je pense à ces bonheurs que nous aurions vécus, ces rires, ces plaisirs.

et j'essaie de rendre chaque chose sensée, palpable, vivante.

du mieux que je peux...

43-nu-artistique-13203

14 janvier 2010

sondage suite

puisque les sondages vous gratouillent, en voilà un qui  mettra ces jolies dames d'accord.

le lieu paradisiaque semble l'idéal "anti-blues" souhaité.

mais pas n'importe quel lieu. alors mesdames Virginie, Betty, Cheyenne, Gaëlle et compagnie, vers quel endroit de rêve va votre préférence :

1) celui-ci : détente et fare-niente

Bora_Bora_02_1024x768.jpg

 

2) celui-là : méditation et sagesse

 

3) celui-ci : silence et profondeur

 

4) celui-là : bien-être et recueillement

maison au bord de l'atlantique

 

5) ou encore : folie et délire

 

j'en ai oublié moult de lieux paradisiaques...

mais je vous laisse à vos claviers : alors 1), 2), 3), 4)  ou 5)... pour lutter contre le blues ???

 

carabine (3)

Mado n’était pas prête pour repartager tous les jours son intimité avec un homme – Gérard était encore tellement présent dans sa vie dans son cœur dans sa maison – et André avait fini par avouer qu’il y avait une autre femme, sa femme et qu’il n’était pas aussi libre qu’il le voulait. Sa femme était malade gravement malade et s’il ne l’aimait plus il ne pouvait l’abandonner…

13 janvier 2010

sondage (pour les filles)

pour tromper un coup de blues malvenu, qui s'est imposé sans vous consulter et qui s'installe sans se gêner... vous préféreriez :

1) george clooney

 

2) bavarois aux fraises et speculoos

 

3) Mer des Tropiques 3D. Cet écran de veille animé et sonorisé en 3D est particulièrement réaliste, il vous procurera un moment de rare détente. Ce sont des paysages tropicaux : des paysages ou la mer est toujours présente et animée.

 

alors, vite à vos claviers et :

- pour l'homme idéal, tapez 1

- pour la saveur fondante idéale, tapez 2

- pour le lieu paradisiaque idéal, tapez 3

 

à gagner ? la réalisation de vos rêves ?

un week-end sous les tropiques en compagnie de G. à déguster des gourmandises sucrées ?

une soirée avec Edouard sous la neige à croquer des fraises en tartelettes ?

allez savoir ??

à toi à moi

penser

panser

toi

toit

nous

noue

 

 

et dire que j'y croyais...

Carabine (2)

Et puis un jour il y a eu André. Ils se sont rencontrés au club de poker où Mado va le mardi en fin d’après-midi. Il était tellement élégant et raffiné. Mado a toujours aimé les jeux de cartes. Alors plutôt que d’attendre désespérée les appels de son fils, elle s’est inscrite à ce club. Les après-midi entre amies à déblatérer sur les autres à commérer sur les gens du coin à s’extasier sur la nouvelle robe le  nouveau sac le nouveau rouge à lèvres, ce n’est pas son truc. Alors elle est allée à ce club.

 

André aussi. Ils ont de suite étaient complices pour les parties acharnées. Ce sont des « requins » aux cartes tous les deux. Ils se sont bien compris. Mado était ravie d’aller à ce club, elle se disait qu’elle avait intégré un groupe de personnes, une vie sociale et qu’elle se faisait vraiment plaisir avec ces parties de poker. André s’asseyait à côté d’elle de façon systématique et un jour, elle ne sait même plus bien pourquoi peut-être dans le feu de la partie elle a dit que c’était son anniversaire que si elle gagnait ce serait présage d’une longue vie clémente, André l’a invitée au restaurant.

 

Mado s’était retrouvée devant la glace de la salle de bain à se pomponner alors que cela ne lui était pas arrivé depuis bien longtemps. Deux ans.

Elle ne se sentait pas émue parce que ce grand type aux tempes grisonnantes qui portait beau ne l’impressionnait pas. Mais quand même aller à un rendez-vous galant, enfin un rendez-vous avec un homme, ça lui avait paru plaisant.

Il avait renouvelé son invitation régulièrement elle le trouvait raffiné et sa conversation lui tenait chaud.

Elle ne se souvient plus comment les choses avaient dérapées mais un jour, parce que vivre seuls ne leur convenait plus parce que sa bonne humeur à lui était contagieuse parce que sa douceur de vivre à elle était agréable, ils avaient décidé d’aller plus loin.

 

12 janvier 2010

courrier des lecteurs

je sais, j'exagère, je saoule, j'use les passagers sur ce blog, mais il me faudrait des retours de lecteurs sur mon recueil "Haut les filles"...

après les journalistes, les avis des lecteurs...

donc, si certains d'entre vous ont lu mon livre et acceptent de glisser ici ou sur mon mail leur avis, je le transmettrai aux éditions Quadrature...

merci merci merci de prendre un peu de temps alors...

en cadeau : un thé partagé. et pas que du virtuel... j'en fais la promesse..

 

Quadrature-Calouan-cover.jpg

Chocolats

Bientôt c’est Noël

Il fait froid les vitrines sont illuminées décorées scintillantes illuminées

Les gens sont pressés de trouver des cadeaux

pressés de rentrer dans les magasins pour trouver les cadeaux pour se réchauffer

Les marchés de Noël fleurissent ça et là

les petites cabanes en bois les étals plein de créations de poteries de bougies de chocolats de nougats

les roulottes à marrons chauds

les pères Noël qui circulent distribuant des bonbons papier brillant des papillotes

Bientôt c’est Noël

Les filles n’ont envie que d’une chose : se recroqueviller à l’intérieur

Tout au fond tout tout tout au fond

Et c’est le nez replié dans les bras entourant les jambes recroquevillées qu’elles n’attendent rien ne respirent rien ne veulent rien

Elles attendent que ça passe

Noël les anniversaires les fêtes

les filles n’aiment pas elles attendent que ça passe

 

"Les gourmandises fondent sous la langue"

chez-elles_22.jpg photo Alexandre Maller


Carabine (1)

Elle tient l’arme encore fumante contre sa poitrine les yeux dans le vide. Mado répète comme un pantin sans vie : « Aux armeeeeeeees citoyennes formez vos bataillons aux armeeeeees citoyennes… »

Elle le voit s’éloigner chancelant dégoulinant de sang mais elle ne ressent plus rien. Ni colère ni haine. Ni pitié ni regret. Ni même un peu d’amour. Elle a tout vidé tout déchargé avec les balles qu’elle vient de tirer.

Ca fait sept ans qu’il lui raconte des bobards qu’il se fout d’elle qu’il lui fait croire qu’un jour il restera qu’un jour il n’y aura plus qu’elle et lui. Sept de réflexion, titre le film. Sept ans de désillusion en ce qui la concerne.

Qu’est-ce qu’elle peut attendre encore à cinquante-deux ans Mado ? Justement elle n’attend plus rien et surtout plus les visites de ce gigolo de quartier. Maintenant c’est certainement derrière les barreaux que ses jours vont défiler mais ça n’a plus d’importance.

 

Son esprit s’en va. Il revient sept ans avant. Gérard était mort depuis deux ans, elle avait élevé Jules comme elle avait pu, il faisait ses études à Paris, la ville quoi. Il y était resté là-bas Jules d’ailleurs. Il avait trouvé du travail et une fiancée. Mais elle ne sait même plus pourquoi un jour elle n’a plus eu de nouvelles. Il en avait peut-être ras-le-bol Jules de cette vie de province, de Provence même ? Il était devenu un grand monsieur. Président directeur général. PDG d’une grande enseigne. Alors sa mère avec ses petites robes à fleurs et sa coiffure en choucroute elle lui faisait sûrement honte. Quoi qu’il en soit Jules s’était installé avec sa fiancée et s’ils étaient venus de temps à autre au début cela faisait bien trois ans qu’elle ne les avait pas vus. Ils parlaient d’un enfant aux dernières nouvelles mais Mado ne sait même pas s’il est en route ou non. Ces deux-là, ils ne pensent qu’à leur carrière. C’est fou comme les jeunes de maintenant ont oublié l’esprit de famille les liens les souvenirs les visites les attentions. Souvent elle se désole. Mais elle accepte. Du moment que son Jules est heureux c’est tout ce qu’il lui importe. Et puis avec le petit pécule que lui a laissé Gérard elle s’en sort bien financièrement. Une belle maison une rente mensuelle des bons au porteur. Bref elle a continué sa vie de veuve aussi confortablement qu’avant. Jules a dû penser qu’elle n’avait pas besoin de lui. Pourtant…

11 janvier 2010

solo

adieu Mano.

solo ma non tropo...

j'ai beaucoup beaucoup écouté ses disques, sa voix éraillée... j'ai toujours beaucoup aimé. encore aujourd'hui.