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24 janvier 2010

regrets

ailleurs

je viens d'un autre monde. autre univers.

et il le savait.

le sentait.

comment t'appelles-tu ? me demandait-il souvent. parce que pour lui mon nom, celui donné à ma naissance, n'est pas le mien.

qui suis-je ? comment je m'appelle ? que fais-je ici ?

je n'ai pas trouvé encore mais nos chemins ne se sont pas croisés au bon moment.

j'ai rebondi de chapitre en chapitre, alignant aventures, luttes et liberté quand il n'en était qu'à l'introduction. 1er chapitre tout au plus...

11e dimanche.

le livre s'est refermé. avant le mot fin.

11e dimanche.

23 janvier 2010

Haïti

Avatar

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c'est un vrai succès, et là en général, je bloque.

quand tout le monde court pour aller voir THE film, vous pouvez me croire, je n'y vais pas.

là, en regardant la bande annonce, je me suis dit : waouh !

et en regardant le film avec mes lunettes 3D sur le nez, j'ai eu envie d'y croire.. à cette possibilité de renaitre, comme nous dit Jake Sully lorsqu'il devient définitivement un Na'vy...

un autre monde...

le scénario n'a rien de nouveau mais franchement c'est intense... magnifique... j'ai adoré !

22 janvier 2010

orange

je vais devenir prétentieuse si je continue sur cette pente glissante.

mais une amie m'a avertie que je faisais partie du prix Orange des livres 2010 (page 16 pour ma soeur... parce que je suis allée vérifier...).

ça ne signifie certainement rien mais cela ne me coûte pas plus de partager avec vous... j'ai l'impression d'être une enfant devant le père Noël...

Calouan Calouan
Haut les filles !

Résumé :

Ces nouvelles invitent à partager le destin de femmes d'aujourd'hui qui aiment, souffrent, se sentent seules et vivent.

Editeur :

Quadrature

Date de parution :

10 décembre 2009

N° ISBN :

978-2-930538-07-5

Tetro

j'écris des histoires de femmes mais les hommes ne sont pas en reste quant à leurs interrogations, souffrances, quêtes.

puisque "un bon film" semble être une option partagée pour passer un bon moment, je viens vous parler de celui-ci.

étonnant pour un film de Coppola mais terriblement troublant.

en plus, je trouve que le comédien principal (Vincent Gallo) a une certaine ressemblance avec Bruce Springsteen lorsqu'il était jeune... ce qui ne gâte rien !!

 

Tetro

un film sur la filiation, sur le pouvoir retors de la notoriété, sur le respect, le courage et la quête de ce que l'on est...

honnêtement, je me questionne : saurais-je décrire aussi bien les états d'âme masculins ?

 

Paul, la blonde et son auto (1)

Lorsqu'elle rentre la clé dans la serrure de sa voiture, Elisabeth sent déjà que quelque chose ne va pas aller.

Il y a des jours où son instinct est tellement sensible. Alors elle ralentit ses mouvements et veut en détailler chacun d'eux. Elle tourne lentement la clé d'un geste délicat du poignet et le loquet de verrouillage se lève.

Tout semble correct. Elle ouvre la portière, s'installe avec soulagement et règle fébrilement le rétroviseur. ouf ! Il n'a pas cédé malgré le rafistolage infligé par son ami Paul lorsqu'elle l'a écrasé contre le mur de ses voisins en voulant décharger ses courses l'autre jour.

Clé : OK. Rétro : OK. Elle démarre l'auto et baisse le levier du frein. Le moteur ronronne, rien ne semble clocher.

Ben voilà, finalement elle s'est trompée. La journée ne fait que commencer mais elle avait une telle appréhension que ces quelques OK suffisent à la soulager.

Lorsque la voiture se met en route, elle distingue un petit bruit qui l'inquiète.

ah ah ! Pas si fausse que ça, son intuition matinale.

Et soudain, le véhicule a quelques soubresauts et Elisabeth entend nettement le cliquetis qui accompagne le moteur.

Elle soupire. Chienne de vie ! Il ya des jours où elle devrait rester au lit, elle le sait que son instinct ne la trompe que rarement mais à chaque fois, elle passe outre.

Tant bien que mal, elle continue sa conduite jusqu'au village d'à côté car elle sait qu'un garagiste s'occupe des pannes en tous genres...

Elle se gare dans le parking bétonné devant l'enseigne du garagiste et compose le numéro de son travail...

- Bonjour Edouard, excusez-moi mais j'ai un pépin avec ma voiture, je risque d'être en retard...

- Oh... J'en suis navré... Voulez-vous que l'on vienne vous chercher ?

- Non... Merci... Je n'ai pas dormi chez moi hier soir et... Je vais me débrouiller, ne vous inquiétez pas. Merci encore..

 

 

(je l'avais promise à Babelle cette nouvelle, alors je me lance...)

21 janvier 2010

fun-sondage

pour reprendre une expression de Babelle, ma jolinénette number one m'a dit hier : j'aime bien les sondages sur ton blog....

pour lui faire plaisir en voilà donc un autre :

si l'envie de changer d'air vous prenait soudain, une envie d'évasion, un ras-le-bol du quotidien, quel serait votre choix :

1)

 

2)

 

3)

 

4)

alors, quand il y en a marre, vous optez :

- pour un bon livre qui permet de s'évader, tapez 1)

- pour le film de l'année qui permet de voyager, tapez 2)

- pour le restaurant qui fait décoller les papilles, tapez 3)

- pour la soirée entre amis toujours autant appréciée, tapez 4)

africamédia...

pour les fidèles de la première heure, j'ai déjà parlé sur ce blog de mon voyage à Joal-Fadiouth au Sénégal (à quand le retour ??? hum hum...) et du lien qui s'est tissé entre soeur Marie-Jeanne et moi.

aujourd'hui ma douce amie a besoin à nouveau d'ordinateurs, pas le dernier Mac ni le plus perfectionné, mais un ordinateur qui lui permettrait de travailler et certainement de capter Internet... un ou plusieurs...

si d'aventure vous avez des ordi-coucous dont vous ne vous servez plus et qui pourraient la dépanner, nous sommes preneuses. enfin, elle surtout !

alors, n'hésitez pas à me faire signe...

 

Livre de Corinne à Joal.JPG

 

 

20 janvier 2010

france culture

j'ai découvert Arnaud Fleurent Didier et cette chanson étrange...

un doux bonheur...

 

carabine (fin)

Mado regarde l’arme avant de la laisser tomber au sol. Sept ans presque qu’elle  prenait les devants, qu’elle offrait des voyages et même des cadeaux à gogo à ce gigolo en goguette… Mado rigole. Cette phrase lui plait… « Des cadeaux à gogo pour un gigolo en guoguette. »

Mado scrute le lointain. André git par terre. La blessure l’a épuisé. Il la fixe d’un regard vide absent.

Fini.

Lorsque le gendarme la saisit par le poignet et glisse un bracelet en fer qu’il clique d’un coup sec, Mado se sent enfin libre. Soulagée. Elle a fini de cette prison d’amour qui la détruit depuis sept années.

- Aux aaaaaaaarmes citoyennes !!!!!

19 janvier 2010

harry

méfiez-vous du Potter qui rode en vous...

 

 

DSCN0456.JPG
photo Louise-Cerise

 

 

carabine (5)

Les mois avaient passé et Mado ne demandait rien d’autre que ces deux soirées d’amour avec André chaque semaine. Après tout, que pouvait-elle attendre d’autre ? C’était déjà un miracle qu’un homme la désire encore à son âge. Et quel homme ! André était vraiment charmant. Que pouvait-elle attendre ?

Les mois avaient passé et Mado s’était mise à espérer un week-end, un petit séjour, des balades à deux, des…vacances. Voilà oui, des vacances.

Elle avait suggéré l’idée un soir où elle se sentait particulièrement bien. André avait haussé les épaules en répondant : Est-ce que nous pourrions être plus heureux qu’en ce moment ?

Elle n’avait pas insisté. Enfin, pas de suite. Lorsqu’elle avait proposé une nouvelle fois, et encore une fois après, de partir quelques jours à deux, André avait senti que Mado y tenait. Que cette femme ne pouvait plu se contenter de leurs rendez-vous volés.

Il avait alors parlé de ses problèmes d’argent. Les soins médicaux de son épouse étaient fort onéreux et il se plaignait de ne pas toujours réussir à joindre les deux bouts. Le club de poker, aussi « amateur » soit-il, lui permettait de gagner quelques petits sous quand la chance était de son côté…

Mado n’avait plus hésité. Et l’avait persuadé d’une journée à la mer, elle se chargeait de tous les frais, André n’avait qu’à accepter, il ne regretterait pas.

18 janvier 2010

carabine (4)

Il avait toujours été là pour elle et ce n’était pas un salop, il n’avait pas le droit de l’abandonner.

Mais il n’avait rien vu venir avec Mado et tous le smoments passés avec elle étaient un vrai bonheur. Comme une drogue dont il ne pouvait se passer. Il était trop vieux pour lui ronronner des tirades du style : tu sais celle que j’ai toujours cherchée toujours attendue celle qu’il me faut celle faite pour moi. Mais il devait bien avouer qu’un jour sans nouvelles de Mado le rendait triste malheureux. Mal.

Mado y avait cru. Elle n’avait plus goûté aux jeux de la séduction et de l’amour depuis si longtemps. Même si elle avait toujours eu la sensation d’être amoureuse de Gérard, qu’il était son homme son mari celui qui lui avait donné un fils, Mado devait bien le dire : il ne s’agissait plus de vibrations entre eux depuis belle lurette.

Alors que là…

André la retrouvait dans sa belle maison tous les mardis soirs après le club de poker les jeudis soirs. A croire qu’il avait un stock suffisant d’excuses pour se faufiler hors du foyer conjugual.

Le mardi Mado était toute fébrile. Elle se concentrait moins sur les cartes quand elle sentait le regard d’André qui la fixait certaines fois et elle pensait à la soirée qui allait suivre. Malgré qu’ils ne soient plus de la première jeunesse, André était un amant délicieux et elle avait pris goût à leurs ébats débridés. De plus en plus débridés.

marocco

il est des jours où on se voudrait valise

pour se laisser porter

et déposer sur un sol coloré

pour détenir des secrets

entre ses bras toute une intimité...