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26 décembre 2016

Agence française pour la biodiversité

vendredi 23 décembre, Ségolène Royal a signé le décret de création de l’Agence française pour la biodiversité (AFB). elle sera opérationnelle dès le mois de janvier 2017.

"Face aux enjeux de perte de biodiversité et d’adaptation aux effets du changement climatique, l’Agence sera une référence institutionnelle au service d’un nouveau modèle de développement riche d’une biodiversité mieux connue, mieux préservée et mieux valorisée".

L’Agence française pour la biodiversité est créée en application de la loi de reconquête de la biodiversité – Communiqué de presse (23 décembre 2016) :
Un an d’action au service de la biodiversité :

Ces derniers mois ont été riches en actions au service de la protection de la biodiversité. Retour sur les avancées les plus significatives :

  • Le 8 août 2016, la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages a été promulguée. Cette loi a pour ambition de protéger et de valoriser nos richesses naturelles. Elle donne de la biodiversité une vision dynamique, intégrée aux activités humaines et non plus limitée à des politiques de protection. Tout comprendre sur la loi pour la reconquête de la biodiversité
  • Biodiversité marine : plus de 20% des eaux françaises sont aujourd’hui classées « aires marines protégées »
    > Le 15 décembre 2016, Ségolène Royal installe le comité consultatif et de gestion de la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises et annonce le dépassement de 20 % des eaux françaises classées en aires marines protégées.
    > Le 12 décembre 2016, le huitième parc naturel marin français s’est ouvert en Corse.
    > Le 25 novembre 2016, Ségolène Royal a créé l’aire marine protégée de l’atoll de Clipperton. 

Pollinisateurs

> Le 22 novembre dernier, Ségolène Royal annonçait de nouvelles mesures pour accélérer la reconquête des pollinisateurs.

- En octobre, elle a renforcé les moyens pour lutter efficacement contre les espèces exotiques envahissantes qui menacent la santé des abeilles. 
> Le 24 mars 2016, 111 communes ont reçu le label « Terre saine, communes sans pesticides ».

Lutte contre le braconnage et le commerce illégal d’espèces menacées

> Le 17 août 2016, Ségolène Royal a signé un arrêté interdisant le commerce de l’ivoire d’éléphants et de la corne de rhinocéros sur le territoire national, sauf dérogation exceptionnelle.
> Au Kenya, la ministre a soutenu la lutte contre le trafic d’espèces sauvages. 

Recherche et innovation : la Green Tech verte au service de la biodiversité

> En juin 2016 s’est tenu au ministère de l’Environnement un hackathon pour mieux connaître et protéger la biodiversité.

18 décembre 2016

fermes d'avenir

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L’association fermes d'avenir, créée fin 2013, porte un projet sociétal ambitieux pour promouvoir un nouveau modèle d’agriculture, basé sur les principes de l’agroécologie et en phase avec le contexte socio-économique actuel.

Notre initiative se déroule suivant 3 axes :

  • Axe 1 : Création d’une microferme expérimentale en Touraine (à Montlouis-sur-Loire) afin de suivre les étapes nécessaires à une telle mise en place et d’en évaluer le modèle économique. La microferme a fait l’objet d’une conception minutieuse suivant les méthodes de la permaculture (design). 
    Une boîte à outils est rédigée au fil de l’eau par les deux conseillers en permaculture, Claire Uzan et Gildas Véret, pour expliciter les différentes étapes qui précèdent à la création d’une telle ferme.
    Concrètement, sera installée sur 1,4ha une ferme diversifiée en production maraîchère, et tous les chiffres intéressants pour analyser le modèle seront relevés. 
  • Axe 2 : Rédaction de recommandations et de conclusions par le Comité scientifique et économique, à l’attention des élus et dirigeants afin qu’ils puissent être moteurs dans le développement et relayer cette nouvelle réalité économique sur les territoires.
  • Axe 3Accompagnement des porteurs de projets, qu’ils soient des candidats à l’installation (agriculteurs en devenir) ou des propriétaires disposés à accueillir une microferme sur leurs terres (collectivités locales, entreprises, particuliers…).
    De nombreuses sollicitations parviennent à l'association chaque semaine, et des réponses adaptées à chacun sont mises en place, avec l’aide d’ingénieurs agro certifiés en permaculture.

si vous voulez soutenir cette association, il y a un manifeste à signer ici

09 décembre 2016

crevasse et banquise

on est vendredi, jour des écolo-qui-n'y-vont-pas-molo alors je vous livre une information importante, qui me fait frémir et m'attriste.

quand les grands industriels de toute la planète prendront-ils conscience qu'ils nous détruisent à petit feu ?

voilà un article passionnant de Clothilde Alfsen :

"D’après une étude publiée le 29 novembre, une crevasse dans la banquise de l’Antarctique occidental laisse présager de nouveaux effondrements de glace importants. 

Wikipedia/ Pine Island Glacier crevasse

Wikipedia/ Pine Island Glacier crevasse

En juillet 2015, un gigantesque iceberg s’est détaché du glacier de l’île du Pin, situé dans la partie occidentale de l’Antarctique. Des scientifiques de l’université d’État de l’Ohio ont annoncé avoir trouvé la cause de cette effondrement et ont divulgué les résultats de leurs recherches dans une étude publiée dans le journal Geophysiphical Research Letters, relayée sur le site EurekaAlert! Ils ont notamment observé une immense crevasse dans la calotte glaciaire qui n’annonce rien de bon.

Alerte aux crevasses

L’an dernier, cette crevasse longue de 32 kilomètres avait fendu en la surface du glacier de l’île du Pin et un iceberg de 360 kilomètres carrés s’en était détaché. Selon les chercheurs de l’université de l’Ohio, cités par Mashable, le réchauffement de l’eau a fait fondre la glace par en dessous, ce qui a provoqué la fissure. C’est pour eux une preuve de plus que le réchauffement climatique risque de créer de nouvelles crevasses dans l’inlandsis Ouest-Antarctique, la partie occidentale de la calotte polaire. La conséquence de ces détachements pourrait être l’effondrement de la calotte polaire, ce qui entraînerait une montée spectaculaire et désastreuse du niveau des mers, et de possibles inondations un peu partout sur la planète.

Comme le souligne Mashable France, une étude de la revue Nature évoquait récemment une augmentation d’un mètre du niveau de la mer d’ici à 2100 en cas d’effondrement de la calotte polaire. Certaines études encore plus pessimistes annoncent une augmentation de 3 mètres… et la disparition totale des villes de New York, Miami ou Dacca.

“La question n’est maintenant plus de savoir si la calotte glaciaire de l’Antarctique va fondre, mais quand”, déclare Ian Howat, directeur de l’étude et professeur associé en sciences de la terre à l’université d’État de l’Ohio, dans un communiqué de presse, cité par Mashable US.

Vallée glacière et courants chauds

Ce qui  inquiète le plus les scientifiques, c’est que la crevasse s’est formée au milieu de la banquise, c’est-à-dire là où celle-ci est normalement la plus solide.

Toujours d’après les propos de Ian Mowat relayés par Mashable, la crevasse est apparue dans une vallée glaciaire, où un courant d’eau chaude a dû s’introduire. Et les vallées glaciaires sont nombreuses sur la banquise…

Mais pour Ian Joughin, ingénieur au laboratoire de physique appliquée de l’université de Washington, cette fissure pourrait en fait être nécessaire à l’écoulement de la glace. “Le lieu de la fissure n’est pas si différent des lieux des précédentes fissures”, confie-t-il. Pour lui, “il est trop tôt pour dire s’il s’agit d’un mouvement durable qui pourrait vraiment altérer le rythme de retrait de la glace” dans ce coin de l’Antarctique.

En tout cas, le fait d’avoir découvert comment cette énorme fissure s’est formée permettra aux scientifiques de mieux comprendre et anticiper l’apparition de nouvelles crevasses."

02 décembre 2016

perturbateurs endocriniens

connaissez-vous les perturbateurs endocriniens ?

dans son dernier film "Qu'est-ce qu'on attend ?" Marie-Monique Robin, journaliste d'investigation en parle et les dénonce comme incidence sur l'homme et sa descendance.

Appel de Prague (mai 2005)

dans wikipédia, on peut lire :

"L'expression perturbateur endocrinien (PE, ou aussi « leurre hormonal », « xénohormone », « disrupteur endocrinien », etc.) a été créée en 1991 par Theo Colborn pour désigner toute molécule ou agent chimique composé, xénobiotique ayant des propriétés hormono-mimétiques et décrit comme cause d'anomalies physiologiques et de reproduction.

Ces molécules agissent sur l'équilibre hormonal de nombreuses espèces vivantes sauvages ou domestiquées (animales, ou végétales dans le cas des phytohormones). Elles sont souvent susceptibles d'avoir des effets indésirables sur la santé en altérant des fonctions telles que la croissance, le développement, le comportement et l'humeur, la production, l'utilisation et le stockage de l'énergie, la fonction de repos (le sommeil), l'hémodynamique et la circulation sanguine, la fonction sexuelle et reproductrice.

Ces molécules agissent à très faibles doses (comparables aux concentrations physiologiques des hormones) ; elles ne sont pas toxiques au sens habituel du terme (empoisonnement) mais peuvent perturber l'organisme, souvent de façon discrète. Elles sont sources de maladies émergentes (en partie liées au mode de vie), et ont parfois un impact sur la descendance (par exemple, le Distilbène affecte la mère et ses descendantes) ou sur des populations entières (par exemple les escargots marins ou la faune piscicole vivant dans des zones où des perturbateurs endocriniens sont très présents, comme les alligators de Californie ou les grèbes, exposés à du DDT et ne pouvant plus se reproduire, qui ont fait l'objet d'études déjà anciennes). Comme les hormones qu'ils imitent, plusieurs perturbateurs endocriniens exercent probablement conjointement leurs effets sur l'épigénome."

ils peuvent agir de différentes façons :

  • en imitant l’action d’une hormone naturelle ;
  • en se fixant sur les récepteurs des hormones naturelles ;
  • en gênant ou en bloquant le mécanisme de production ou de régulation des hormones ou des récepteurs, modifiant ainsi les concentrations d’hormones présentes dans l’organisme.

certains PE sont des composés solubles dans les corps gras (lipophiles), c’est-à-dire qu’ils se fixent sur le tissu adipeux, et peuvent facilement s’accumuler dans les graisses de différentes espèces et ainsi contaminer une grande partie de la chaîne alimentaire. ainsi, on les dose dans le sang, le tissu adipeux, le lait maternel, le liquide amniotique, le sang du cordon ou les urines.

voilà des exemples :

Famille chimique Sources potentielles Exemples
Phtalates  Plastiques, cosmétiques  Dibutyl phtalate
Alkylphénols  Détergents, plastiques, pesticides  Nonylphenol
Hydrocarbures aromatiques polycycliques  Sources de combustion: fumée de cigarette, émission des moteurs diesels, incendies  Benzo(a)pyrène 
Polychlorobiphényles  Transformateurs électriques  PCB, Arochlor
 
Anciens pesticides  Résiduels de stockage, pollution rémanente  DDT, Dieldrine, Chlordane
 
Autres pesticides  Agriculture, nettoyages urbains, jardins particuliers  Atrazine, Ethylène thiourée, Heptachlor, Lindane, Malathion
 
Retardateurs de flamme  Mousses pour les mobiliers, tapis, équipements électroniques  Polybromodiphényles (PBDE)
 
Dérivés phénoliques Désinfectants, plastiques, cosmétiques  Bisphénols A, Parabens, Halogéno-phénols
 

22 novembre 2016

bac à tri

mes déchets sont triés sur ma terrasse dans des bacs non fermés.

avec cette pluie diluvienne, c'est peu dire que tout est imbibé, dans un amas infâme, collé, pas agréable à traiter.

du coup, je vous propose une rubrique "il est beau, mon bac".

montage-brabantia-ovetto.jpg1. Twin pedal bin "Silent", 2x20 litres, Brabantia
2. Ovetto, 3 compartiments de 18 litres, Soldidesign chez Greenweez.com

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Totem, compartiment à filtre anti-odeurs, bac amovible de 4 litres pour les déchets organiques, compartiment de 36 litres pour les déchets généraux et casier multifonctions de14 litres, design PearsonLLoyd, Joseph Joseph.

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SORTERA, bacs en plastique de 37 litres à aligner ou empiler selon les besoins, IKEA.

on peut trouver aussi :

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1. Top, à multiplier selon ses besoins, 20 litres, design Konstantin Grcic, Authentics chez Made in design
2. Mobil, en métal epoxy, 65 litres, design Frédéric Périgot, Perigot
3. Poubelle en métal blanc, 3 compartiments de 15 litres, Onrangetout.com

16 novembre 2016

le Maroc solaire

en ce moment se tient toujours la COP22 à Marrakech et si on en entend parler c'est certainement à cause des bouleversements dans la vie politique américaine.

cependant, le Maroc se bouge, lui, en matière d'énergie renouvelable, et voit les choses en grand.

voilà ce qu'on peut lire dans Le Monde :

" Après le plus grand parc éolien d’Afrique inauguré fin 2014 à Tarfaya (sud-ouest), le Maroc poursuit son ambitieux plan de développement des énergies renouvelables. Prochain projet : le parc solaire de Ouarzazate, le « plus grand au monde ».

C’est un consortium majoritairement saoudien, emmené par Acwa Power, qui vient de remporter l’appel d’offres pour la seconde phase de ce projet d’ampleur. Avec son partenaire espagnol Sener, ce groupe, détenu par huit conglomérats saoudiens, avait déjà été retenu en 2012 pour la construction de la première centrale thermo-solaire de Ouarzazate baptisée « Noor I ». Cette première phase d’un projet titanesque devrait être achevée en octobre 2015.

Pour un montant évalué à près de 2 milliards d’euros, ils réaliseront et exploiteront « Noor II »  et « Noor III » d’une capacité respective de 200 et 150 mégawatts. Pour ce projet, le Maroc jouit du soutien de bailleurs de fonds tels que la banque publique allemande Kfw (650 millions d’euros) et de la Banque mondiale (400 millions d’euros).

En tout, le parc de Ouarzazate jouira d’une capacité de 560 mégawatts. A compter de 2020, Rabat entend hisser sa production solaire à 2 000 mégawatts. Une manière de compenser, avec les énergies renouvelables, son absence d’hydrocarbures. En tout, le Maroc table sur une enveloppe de près de 11 millions d’euros. "

 

11 novembre 2016

food coop

"Dans ce supermarché, chacun des adhérents travaille 2h45 par mois exactement.En échange, ils peuvent y faire leurs courses moins cher, et acheter bio.

La devanture vue de l’extérieur ne fait pas rêver, mais derrière la devanture verte, surprise !

A la caisse, à la manutention, au rayonnage, à l’étiquetage, ce ne sont pas des intérimaires qui sont là, faute de mieux, mais des catégories socio-professionnelles hétéroclites.

Et si l’on en croit les chiffres fournis par la production du film, ça tourne plutôt bien.

17 000 adhérents à la coopérative, ça fait 17 000 travailleurs qui se relaient. 75% du boulot est réalisé de manière bénévole, ce qui permet de faire baisser sérieusement le prix des produits. Il y a juste une petite équipe de permanents salariés qui est là pour organiser le boulot des autres justement.

Question rentabilité maintenant, l’instrument de mesure est un peu particulier : on nous dit que c’est 8500 dollars de chiffre d’affaires au mètres carré (7700 euros) quand la moyenne d’un supermarché est à 800 (720 euros). Mais c’est surtout pour le consommateur que c’est rentable : dans le film, une adhérente a comparé les prix des produits de la Food Coop avec le magasin bio classique : 230 euros d’économies par mois.

Un modèle importé en France. Un supermarché identique va ce mois-ci ouvrir ses portes : la Louve, à Paris. Dans la capitale, 3000 personnes ont déjà pris leur carte pour y travailler et faire leurs courses.

Une carte à 10 euros quand vous êtes aux minima sociaux. Et 100 euros quand vous avez des revenus, ce qui bien sûr génère des critiques.

Car Tom Boothe, le réalisateur du film Food Coop, est aussi le fondateur de La Louve à Paris."

 

c'est peu dire que je suis archi-fan...

08 novembre 2016

COP 22

on est mardi, soit, mais je ne saurais passer l'ouverture de la Cop 22 qui se tient à Marrakech, depuis hier et jusqu'au 18 novembre.

bien sûr, la France est moins médiatiquement concernée, alors, on en parle moins.

bien sûr, le D-day nous préoccupe à plus d'un  titre.

bien sûr, la version parisienne de la Cop a laissé un goût quelque peu amer.

quels enjeux cette année pour les 196 nations qui y sont représentées ?

l'accord de Paris qui a été ratifié et est en vigueur depuis le 4 novembre et les nations ont décidé de frapper fort : il faut désormais discuter des détails pour réduire les émissions de CO2 et tenter de limiter le réchauffement de l'atmosphère à 1,5 °C par rapport à l'ère préindustrielle (ce qui semble infaisable) ou à « bien en dessous de 2 °C ».

si ce second objectif semble difficile à atteindre, les volontés de nations semblent maintenant assez saines pour des discussions productives. croisons les doigts.

ce sera aussi l'occasion de la 12e CMP (Conference of the Parties serving as the meeting of the Parties to the Kyoto Protocol), réunissant les pays concernés par le protocole de Kyoto, moribond.

Il s'y tiendra enfin la première CMA, où l'on parlera de la mise en place de l'accord de Paris.

bref, beaucoup d'enjeux pour cette 22e édition de la Conférence des parties. espérons que les engagements soient à la hauteur des attentes...

 

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24 octobre 2016

hammam solaire

en ce moment, je vous abreuve d'expériences et posts "écolos" mais je préfère cela au contexte politique d'élections présidentielles qui nous noie.

voilà donc un bien chouette projet qui a vu le jour, et mon côté "envie de bien-être" est touché, bien entendu... (ça mériterait même que j'aille vérifier en vrai, tiens !)

Un hammam solaire au Maroc
L'utilisation massive des palmes et des arbres des oasis pour le chauffage de l'eau représente un risque important pour la sauvegarde de ces sites.

La construction d'un hammam communautaire exploitant l'énergie solaire va contribuer à protéger la palmeraie de l'une des communes de la région de Guelmin Es Smara, au sud du Maroc.

Au Sahara, les oasis sont sources de vie. C'est là que s'installent les populations et que les activités économiques et touristiques se développent. La survie de la faune et de la flore locales en dépend également.

Ces oasis sont pourtant menacées, notamment par l'utilisation du bois des palmiers pour chauffer l'eau et l'amener à la température requise pour les bains traditionnels. Une pratique courante, faute d'autres solutions.

A Tighmert, village qui dépend de la commune d'Asrir dans le Sud du Maroc, la préservation de la palmeraie est devenue une priorité, dans le cadre d'un projet qui allie respect de l'environnement et soutien aux populations locales. Irrigation, écoles, chantiers de voierie, travaux sur les cultures...

Depuis de nombreuses années, l'association Qafila multiplie les actions culturelles, sociales et environnementales dans cette région. Aujourd'hui, elle construit un hammam communautaire.

En privilégiant l'énergie solaire, elle va réduire considérablement les prélèvements de bois de feu auxquels sont contraints les 200 familles résidentes de la palmeraie.

Moins loin, moins cher et plus respectueux de l'environnement

Avec ce hammam installé sur place, les habitants du village n'auront plus à chauffer l'eau pour le bain. Ils ne dépenseront plus des sommes importantes pour payer le transport vers les hammams les plus proches.

Les 260 élèves internes du lycée de la région pourront également y avoir accès, leur internat étant dépourvu de douches.

Les bénéfices tirés de la fréquentation du hammam seront réinvestis pour développer d'autres activités de protection de l'environnement.

En outre, cette construction servira de test pour dupliquer l'utilisation de chaudières améliorées et de l'énergie solaire dans cette région désertique.

Le budget du projet, soutenu par les acteurs et pouvoirs publics locaux, est en partie couvert par le Fonds pour l'environnement mondial (FEM) du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

La Fondation Veolia participe pour sa part au financement du puits, des plaques solaires et des installations de réutilisation de l'eau. Afin de recréer une oasis... vraiment verte.

CO2 mon non-amour

voilà ce qu'on peut lire dans Le Monde et alors que la Cop22 se rapproche, ça fait mal..

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La teneur moyenne de CO2 a franchi un record symbolique en 2015

« Le niveau de 400 ppm de CO2 a déjà été atteint à certains endroits et durant certains mois de l’année, mais jamais encore à l’échelle du globe et pour une année entière », selon l’Organisation météorologique mondiale.

L’air n’a jamais été aussi pollué par le dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre, qu’en 2015, avec une teneur moyenne dans l’atmosphère de 400 parties par million (ppm), un seuil record symbolique, selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

« Le niveau de 400 ppm de CO2 a déjà été atteint à certains endroits et durant certains mois de l’année, mais jamais encore à l’échelle du globe et pour une année entière », a ajouté l’OMM, lundi 24 octobre, dans son bulletin annuel sur les gaz à effet de serre pour 2015. Pour cette agence de l’Organisation des Nations unies, le CO2 est « le problème numéro un », car il reste « pendant des milliers d’années dans l’atmosphère et encore plus longtemps dans les océans ».

Ce bulletin a été publié avant les négociations sur le changement climatique, qui se dérouleront à Marrakech, au Maroc, du 7 au 18 novembre. Cette publication a pour but de « fournir des éléments scientifiques aux décideurs, sur lesquels ils peuvent s’appuyer ».

 

Un seuil qui risque de se maintenir

Concernant le CO2, la teneur moyenne dans l’atmosphère qui était prévue pour 2015 était de 399,4, en hausse de 2,2 ppm par rapport à 2014, selon le rapport annuel sur l’état du climat « State of Climate », auquel ont participé 450 scientifiques du monde entier.

Cette tendance à la hausse se poursuivra en 2016, assure l’OMM, sur la base des informations de la plus ancienne station de surveillance des gaz à effet de serre, située à Mauna Loa (Hawaï). Selon cette station de surveillance, les concentrations de CO2 « demeureraient supérieures à 400 ppm pour toute l’année 2016 et ne redescendraient pas en dessous de ce seuil pour les nombreuses générations à venir ».

« Avec la signature de l’accord de Paris sur le climat, l’année 2015 a marqué l’avènement d’une ère marquée du sceau de l’optimisme et de l’action pour le climat, mais elle fera aussi date dans la mesure où les concentrations record de gaz à effet de serre annoncent une nouvelle réalité climatique », a déclaré le Finlandais Petteri Taalas, secrétaire général de l’OMM.

17 octobre 2016

c'est qui le patron ?

et si lundi c'était aussi le jour écolo-lacto-consommation ?

en cette période de crise pour les producteurs laitiers, une marque arrive ce lundi en rayon. Elle répond à un cahier des charges défini par les consommateurs : "c'est qui le patron ?"

C'est qui le Patron?

ce cahier des charges a été défini par des consommateurs concernant la nourriture du bétail, les conditions d'élevage, mais aussi de rémunération du producteur.

tout cela a fait l'objet d'une consultation sur Internet en sept questions il y a quelques semaines, pour définir le produit et son prix au bout du compte : un lait originaire de France ou non, des bêtes en pâturage ou non, plus ou moins longtemps. et surtout quelle rémunération du producteur ? alignée sur le cours mondial, ou bien permettant au producteur de se payer convenablement, ou bien encore permettant de se faire remplacer et de s'offrir du temps libre ?

alors, c'est qui le patron ?

tribunal Monsanto

bon j'ai laissé passer le vendredi mais le lundi peut aussi être écolo-motivo-contre-Monsanto.

"écocide" vous connaissez ce mot ? à croire qu'on vient juste de l'inventer pour Monsanto cette firme américaine qui développe et commercialise, en en gardant les droits unilatéraux d'exploitation, des pesticides et autres produits chimiques sensés aider à la pousse et la récolte des produits agricoles.

trop compliqué tout cela pour paraître honnête, normal ça ne l'est pas.

ni honnête ni sain.

et depuis des années des individus paient de leur santé les conséquences de la commercialisation et l'utilisation sur notre planète de ces produits.

A La Haye, à quelques centaines de mètres de la Cour pénale internationale, la salle du tribunal Monsanto, samedi 15 octobre.

"les charges retenues contre la multinationale américaine Monsanto sont lourdes et lui valent d’être poursuivie devant un tribunal international qui se réunit à La Haye (Pays-Bas) les samedi 15 et dimanche 16 octobre.

Accusée de « violations des droits humains, crimes contre l’humanité et écocide », l’entreprise se voit notamment reprocher la commercialisation de produits toxiques qui ont causé la mort de milliers de personnes, comme les polychlorobiphényles (PCB), le glyphosate – un herbicide connu sous la marque Roundup – ou encore l’acide 2,4,5-trichlorophénoxyacétique (ou 2,4,5-T), constituant de l’« agent orange », un herbicide pulvérisé par avion au-dessus des forêts par l’armée américaine durant la guerre du Vietnam."

en gros, la firme américaine est accusée par des associations d’avoir commercialisé des produits toxiques responsables de la mort de milliers de personnes.
la juge Françoise Tulkens est la présidente du tribunal citoyen consultatif dédié à la multinationale américaine qui s’est ouvert à La Haye ce week-end.

elle a auditionné des témoins à La Haye samedi 15 et dimanche 16 octobre, en espérant contribuer à l’évolution du droit international par la prise en compte des questions nouvelles, parmi lesquelles notamment l’écocide.

des témoins ont été entendus durant deux jours, pour prendre connaissance des très nombreuses pièces au dossier, des études scientifiques notamment, et les cinq juges vont délibérer, pour rendre une « advisory opinion », c’est-à-dire un « avis consultatif ».

six questions ont été posées relatives à des droits reconnus par le droit international, comme le droit à l’alimentation, le droit à un meilleur état de santé ou encore le droit à la liberté indispensable de la recherche scientifique.

ils sont notamment inscrits dans le Pacte international relatif aux droits économiques sociaux et culturels, ainsi que dans la Convention relative aux droits de l’enfant ou encore la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. d’autres textes internationaux existent aussi, comme les Principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, tels qu’ils ont été approuvés par le Conseil des droits de l’homme dans une résolution en juin 2011.

 

09 octobre 2016

écologie

durant deux jours, j'ai baigné dans une ambiance "écolo", une ambiance de connaisseurs, de révoltés, d'engagés, de sensibilisés.

durant deux jours, j'ai présenté et dédicacé mes ouvrages au salon de l'édition et de la presse d'écologie à Paris, rue de Charenton.

et c'était bien.

vraiment bien.

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26 septembre 2016

foire des Gecos

hier j'ai participé à une manifestation écolo à Gréasque "la foire des Gecos", sous un beau soleil et dans le parc du Château, lieu vraiment très beau.

09 septembre 2016

écolo-graffitis

j'aspire à croire que les consciences humaines se réveillent. en tout cas, les artistes de rue nous parle de ce monde à la dérive avec style et pertinence.

voilà un petit échantillon de graffitis qui ornent les murs de nos cités.

Crédit : Nemos

j'ai un gros faible pour celui-ci !

Crédit : Blu

Crédit : Gnaf

Crédit : Ernestas Zacharevicius

la mort des abeilles

voilà ce qu'on peut lire ce matin, article signé Virginie Garcin et Loïc Farge :

"C'est une bonne nouvelle pour les apiculteurs qui sont au bord du gouffre. La récolte de miel est catastrophique. Les pesticides ne sont pas la seule cause de la mort des abeilles - cette année, c'est plutôt la météo -, mais ils y contribuent. L'entreprise Bayer voulait mettre sur le marché un nouveau produit, un cousin du Gaucho, de la famille des néonicotinoïdes. L'entreprise a fait une demande a l'autorité compétente en France,l'Anses, qui a donné un projet d'avis positif. La ministre a dit non. Trop d'abeilles disparaissent. En plus, ces fameux néonicotinoïdes ont été récemment interdits dans la loi sur la biodiversité. En principe pas avant 2018, mais tant pis.

En attendant, pas question d'autoriser de nouveaux produits. Ségolène Royal a aussi décidé d'interdire le désherbant Roundup, en vente libre dans les jardineries. Il faudra s'adresser désormais pour en acheter à un vendeur conseil, un peu comme dans les pharmacies. Ces décisions contrarient évidemment les agriculteurs, qui parfois ne peuvent pas faire sans les pesticides. Mais Ségolène Royal a un autre argument : celui de la  santé.

Il est compliqué pour l'instant d'évaluer les impacts exacts des pesticides que nous mangeons tous les jours en petit quantité. Il y a des doutes, pas de certitudes. C'est pourquoi aussi le ministère de la Santé, de son côté, va lancer une étude nationale dans toutes les zones viticoles de France, où sont largement utilisés ces produits. Une étude de grande ampleur pour savoir peut-être enfin s'il y a ou non un lien entre certains cancers des enfants et les pesticides."

ne me demandez pas pourquoi je n'ai pas grande confiance en cette ministre de l'écologie, mais là, on peut espérer un vrai engagement. espérer ai-je dit...

Résultat de recherche d'images pour "pesticides"à suivre...

 

08 août 2016

dépassement de la Terre

selon le Global Footprint Network, aujourd'hui, lundi 8 août 2016, l’humanité aura consommé l’ensemble des ressources que la planète peut renouveler en une année. cela marque donc l’"Earth overshoot day" : le Jour du dépassement de la Terre, en français.

en fait, en huit mois, nous avons émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts ne peuvent absorber en un an, nous avons pêché plus de poissons, coupé plus d’arbres, fait plus de récoltes, consommé plus d’eau que ce que la Terre ne peut produire en cette même période.désormais, nous vivrons donc à crédit.

pour subvenir à nos besoins, nous avons aujourd'hui besoin de l’équivalent de 1,6 planète.

le coût de cette surconsommation est déjà visible : pénuries en eau, désertification, érosion des sols, chute de la productivité agricole et des stocks de poissons, déforestation, disparition des espèces.

vivre à crédit ne peut être que provisoire parce que la nature n'est pas un gisement dans lequel nous pouvons puiser indéfiniment.

principal facteur de dépassement, les émissions de carbone représentent désormais 60% de notre empreinte écologique globale. pour tenir les objectifs fixés par l’Accord de Paris adopté en décembre 2015, lors de la Cop21, par 195 pays, notre empreinte carbone doit progressivement décroître jusqu’à atteindre un niveau d’émissions proche de zéro d’ici 2050.mais je ne reviendrai pas sur ces quotas carbone, la fuite carbone et toutes ces aberrations qui me navrent tant.

certains pays ont amorcé leur transition énergétique : le Costa Rica a produit 97% de son électricité grâce à des énergies renouvelables au cours du premier trimestre 2016. le Portugal, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont enregistré cette année une capacité record de leur production en énergies renouvelables : ils ont ainsi pu assurer 100% de leurs besoins en électricité pendant quelques minutes, voire pendant quelques jours pour le Portugal.

enfin, c'est ce qui se dit...

 

26 juillet 2016

vivre en autonomie ? et pourquoi pas !

pour rester sur un mardi écolo-économico-positivo, voilà une bien belle découverte.

dans certains villages des Pyrénées orientales, la vie s'écoule étonnamment.

allez, je vous raconte un peu l'histoire, à la manière d'un conte de fées.. parce que bon..

" il était une fois trois compagnons débrouillards qui cherchaient un coin paisible de verdure, pour y passer un bout de temps, un bout de vie, un bout de bonheur.

c’est alors qu’ils tombèrent sur un petit village perdu dans la vallée d’Arce et abandonnée depuis les années 50. Erwan, Valérie et Lucie, décidèrent  alors de quitter le système. pour commencer une nouvelle aventure …

 

Vivre sans argent Uli Alto@David Baché

mais cela ne s'arrête pas à nos trois héros. devant le succès de l’initiative et les aspirations grandissantes à un nouveau mode de vie, d’autres les rejoignent, définitivement ou temporairement, poussés par la même envie de quitter la société de consommation pour vivre différemment. ah... vivre différemment...

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pour quitter le système et vivre sans argent il leur fallait gagner en indépendance : énergétique, mais pas que...économique également. la solution de ce mode de vie : l’autonomie. un rêve moi je dis.

imaginez... ne plus être dépendant des factures d’EDF et d’eau courante, ni de leur bon vouloir pour vous mettre en place des réseaux, des abonnements, j'en passe et des meilleures, je viens de vivre ce délicieux épisode de vie..

lorsqu’ils se sont installés dans le village, ils ont commencé à s’intéresser aux énergies renouvelables et à la fabrique d’éoliennes en matériaux de récupération.et peu à peu, les choses évoluèrent.

globalement, le village fonctionne en autosuffisance économique : l’argent n’ayant plus de valeur là-bas, tout est basé sur la récupération, l’entraide et la débrouille. des toilettes ont été construites dans la nature, l’eau potable et de la douche provient de la rivière, ...

en ce qui concerne l’alimentation, le village est 100% autonome. avec ses chèvres, ses brebis, ses vaches et ses poules, la petite communauté possède de quoi subvenir à ses besoins en viande, œufs, lait, autres produits laitiers.

et ils ont un potager commun.. tous les fruits et légumes sont cultivés sans pesticides. ah ??? parce que c'est possible alors ??? non ???

parfois, les animaux en liberté piétinent le petit jardin : ce sont les risques de cette communauté sans clôture ! il faut alors aller glaner quelques graines, pas celles qui coûtent une formule dans les rayonnages de Monsanto, non, non, les graines de leur culture.. ben, si, c'est possible !

le seul argent de la communauté est un système de pot commun, qui est  le fruit de la vente de leur pain bio."

je voudrais conclure avec : ils ne se marièrent pas mais vécurent tellement heureux et eurent de beaux enfants responsables pour perpétuer ce bel élan de responsabilité civile, mais je ne suis pas certaine que les frères Grimm ou Perrault apprécient le concept.

white slim bear

d'accord, on n'est pas vendredi, mais j'ai décidé de faire de ce mardi, une journée écolo-inquiéto-partageons-l'information..

et parce que l'humain me semble disjoncter pas mal en ce moment, je voulais vous montrer comment la planète va, elle..

et pour commencer, ces clichés de la photographe naturaliste allemande Kerstin Langenberger, ramenés lors d'une de ses expéditions et qui nous montre un ours polaire amaigri, qui ne ressemble plus aux ours rondouillards que l'on aimait tant enfant, aux ours terrifiants que les chasseurs traquaient...

qui aurait pou imaginer représenter un jour un ours polaire ainsi ?

et pourtant, la journaliste insiste : il n'y aucun truquage sur ces clichés, tout est bien vrai... et tellement inquiétant...

alors, fonte des glaces ou autre problème ? je suis bien incapable de répondre mais ça sent le début d'une dérive annoncée...

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01 juillet 2016

la permaculture à Brachoua

le vendredi c'est le jour de l'écologie qui fait sourire, qui fait du bien, qui donne de l'espoir..

voilà une expérience qui vaut la peine d'être connue.

Brachoua se situe à une cinquantaine de kilomètres de Rabat, la capitale du Maroc. en 2013, usés par leurs interminables difficultés financières, les habitants des 60 familles du village ont décidé de se regrouper au sein de l’association Agriculteur Moderne. objectif : identifier et mettre en oeuvre des solutions collectives et pérennes.

 

Source : Workaway

soutenus par une association voisine (l’association Ibn Albaytar), les villageois sont alors invités à visiter une ferme biologique. Et là, c’est la révélation. D’un commun accord, tous décident d’apprendre les techniques de la permaculture et du développement durable pour les dupliquer chez eux.

très rapidement, les jardins potagers se mettent à fleurir aux quatre coins du village, un peu à la façon des "Incroyables Comestibles" (qui ont d’ailleurs envoyé quelque-uns de leurs membres en renfort).

de 2013, à 2015, le nombre de jardins potagers est passé de 1… à 40 ! suffisant pour fournir assez de nourriture à toutes les familles !

Source : Workaway