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13 mai 2007

conte... là-dessus !

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le conte n'était pas mon univers.
j'écrivais la vie comme elle est : avec des joies, des peines, des bêtises en pagaille, des idées à la pelle, des idées et des plaisirs, des manques et des soucis...

mais un éditeur m'a demandée de plonger dans ce monde-là.
et des ateliers d'écriture m'ont conduite sur le même chemin.

voilà donc les étapes qu'on doit respecter dans le schéma narratif quand on écrit des contes :
1) la situation initiale :
le conte débute par une formule de départ style "Il était une fois...".
c'est une étape de présentation du temps/de l'époque, du lieu et des personnages principaux.
elle est écrite à l'imparfait.
c'est une situation stable.

2) l'élément perturbateur :
cet élément va bouleverser l'équilibre.
il est annoncé par : un connecteur (logique ou temporel) et le passé simple.

3) les péripéties :
ce sont les conséquences de l'élément perturbateur.
les actions se décrivent au passé simple.
le ou les héros agissent pour faire avancer l'histoire (préparatifs + épreuve).

4) l'élement de résolution :
il apporte une solution au problème.

5) la solution finale :
elle est la conclusion du conte.
les problèmes sont résolus et un nouvel équilibre est retrouvé.

la morale du conte est soit énoncée dans la situation finale, soit sous-entendue dans l'histoire.

avec des élèves, j'ai travaillé sur des :
- contes étymologiques : pourquoi les escargots ont une coquille ? ou : pourquoi les animaux et les hommes ne parlent pas le même langage ?, par exemple...
- contes parodiques : détourner un conte classique de son sens initial.
- contes traditionnels ou classiques.


bien entendu avant de me lancer dans l'écriture de contes, j'en ai lus beaucoup.
de tous horizons.
et puis, dans mes contes, mes héros sont loin d'être parfaits. alors que pouvais-je demander de mieux ?

peut-être vous demander de compléter ceci.
pour me donner plus de magie encore...

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12 mai 2007

Maria Montessori

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j'ai enseigné quelque temps dans une école pratiquant la pédagogie de Maria Montessori dans le nord de la France.

j’avais lu et relu des ouvrages sur cette pédagogie :
-De l’adolescent à l’enfant,
-Pédagogie scientifique (La découverte de l’enfant),
-L’esprit absorbant de l’enfant.

et je savais combien cette pédagogie était en respect de l’individu enfant : de sa personnalité, de son potentiel, de ses rythmes, de ses envies et possibilités, de ses choix.

dans les classes les enfants sont peu nombreux et les cours ne sont pas magistraux. l'enseignant travaille avec un seul élève. et en maternelle, les trois niveaux scolaires sont réunis (petite, moyenne et grande sections maternelle) : on trouve dans les classes des enfants de 3 à 6 ans. ce qui permet d'intégrer les notions et les apprentiisages au rythme qui leur convient durant trois ans : un peu plus rapidement que le programme ou plus lentement.

rendre un enfant conscient de ses choix en fait, il me semble, un adulte responsable de sa vie demain.
non pas un mouton qui suit le groupe pour ne pas être hors norme ne pas faire partie de la marge et qui reproche à l’autre ses erreurs, ses incapacités, ses manquements.
avoir le droit de ne pas pouvoir de ne pas avoir envie de ne pas savoir.
avoir le droit de se tromper pour mieux se rattraper demain.

ne pas être parfait tous les jours mais ne pas se mentir et essayer essayer encore. vouloir. essayer.

concrètement cette pédagogie repose sur le toucher ou l’appréhension des notions apprises. Elle repose aussi sur les respect le calme la tolérance la grâce et le beau que chacun de nous offre à l’autre pour mieux partager.

voilà ce que disait ce jeune médecin sur l’enfant autour duquel elle a énormément œuvré :

« Les étapes de développement physique de l’enfant sont maintenant bien connues et les milieux éducatifs en tiennent compte ; il en va tout autrement des phases du développement psychique. La manière dont nous répondons aux besoins psychiques et intellectuels est déterminante pour le développement de l’enfant, pour la prise de conscience de soi et la construction de la personnalité ainsi que pour la manière d’appréhender les événements, de modeler ses attitudes futures face à la vie, pour la formation de l’intelligence et l’élaboration du sens social.
L’enfant possède un esprit absorbant.
Il s’agit de cette forme d’intelligence particulière, propre au jeune enfant. Il a la faculté "d’absorber" tout ce qui l’entoure et de construire sa personnalité avec ce que lui offre et lui refuse son milieu.
Les manifestations extérieures de cette faculté sont des sensibilités particulières et passagères appelées périodes sensibles.
Chaque période sensible permet à l’enfant de se mettre en relation avec un aspect particulier de son environnement ; les acquisitions faites au cours de cette période se font dans l’enthousiasme. »

je souhaitais enrichir mes connaissances et mon travail dans cette école et j’ai rencontré à plusieurs reprises des membres de l’association Montessori de France avec qui je devais suivre une formation… mais la vie en a décidé autrement.

alors je me suis inspirée de cette méthode pour un ABCDaire en relief sorti aux éditions Lipokili.

et j’essaie de suivre cette devise que l’on entendait et que l’on répétait dans l’école en pensant aux enfants : « Aide-moi à faire tout seul. » avec mes enfants.

si d'aucun d'entre vous voulez faire part de son expérience éducative, Montessori ou non, vous êtes le bienvenu ici...

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11 mai 2007

corrections

je suis souvent sollicitée pour des renseignements sur mon métier de correctrice.
c’est vrai que c’est un travail complémentaire à celui d’auteur.
il me permet de lire régulièrement des livres et de suivre des magazines qui me tiennent à cœur. et de rester vigilante lors de mes écrits sur l’orthographe et la mise en forme. enfin, normalement…

je vais donc vous parler de la formation qui m’a permise de devenir correctrice professionnelle.
plusieurs formations sont possibles en cours du soir, sur Paris.

n’habitant pas la capitale, j’ai opté pour la formation par correspondance.

c’est le Centre d’écriture et de communication qui le dispense sous la direction de Jean-Pierre Colignon, chef du service correction du journal Le Monde et de Jacques Décourt, secrétaire de rédaction et formateur à l’Ecole supérieure de journalisme de Lille.

on y apprend la maîtrise de l’orthotypographie, des difficultés de la langue française, de la ponctuation et la réécriture.

la formation dure 10 mois environ où l’on reçoit des cours avec les devoirs correspondants à rendre dans un délai fixé. Et les corrections renvoyées sont adaptées au travail réalisé.
3 rencontres sur Paris sont fixées afin de rencontrer les formateurs et les autres étudiants et également afin de pouvoir poser toutes les questions de démarches, de rémunération, de facturation…

ensuite, la formation en poche, il ne vous reste qu’à démarcher… réellement.
bon courage !

mais si vous souhaitez d'autres informations, vous pouvez me questionner.

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10 mai 2007

failles

j'ai lu dernièrement Lignes de faille de Nancy Huston.

" Que faut-il pour qu'une enfant martyre des Lebensborn nazi donne naissance à un petit tyran dans l'Amérique de Bush? Il faut trois générations."

voilà, la trame de ce maginfique roman : comment les souffrances d'un être peuvent se faufiler dans l'âme de ses descendants, déformées aggravées amplifiées dénaturées.
on élève nos enfants avec ce qu'on a vécu. on cache souvent les drames qui nous ont blessés, on joue le jeu, on falsifie les apparences.
mais les enfants savent bien que rien ne sera jamais parfait.
ils le savent même si on ne leur dit jamais, ils le savent, ils le sentent.
comprennent-ils pour autant ce que nous leur donnons ? pressentent-ils la génèse de nos forces et nos faiblesses ?
les enfants vivent grandissent se construisent avec ce que nous leur apportons. et ce que nous enfouissons au fond de nous.

si vous voulez savoir ce que sont les "Lebensborn", je vous en donne la définition : les "lebensborn" étaient des institutions, développées sous le Troisième Reich, où devaient procréer des sujets de pure race aryenne (notamment des soldats SS) en vue de constituer l'élite du futur « Empire de 1000 ans ». les femmes accouchaient ensuite dans le plus grand secret, ce qui fait que, aujourd'hui, au XXIe siècle, des descendants recherchent désespérément leurs géniteurs.

le terme "lebensborn" est un néologisme formé à partir de "leben", "vie" en allemand, et "born", "naissance" en moyenâgeux. Marc Hillel l'a traduit en français par "fontaines de vie".

quand la nécessité de repeupler le peuple aryen s'est faite urgente, pour suppléer aux pertes allemandes dues à la guerre, un vaste programme de "germination" d'enfants étrangers fut entrepris dans les territoires qu'occupait la Wehrmacht. sur l'ordre de Heinrich Himmler, plus de 2000 enfants furent volés en Pologne, en Ukraine et dans les pays baltes, parce qu'ils avaient toutes les caractéristiques "aryennes". ceux qui avaient atteint l'âge scolaire furent envoyés dans des centres spéciaux pour y subir une "éducation aryenne" ; les plus petits (dont beaucoup de bébés) transitèrent par des centres Leberbron avant d'être placés dans des familles allemandes, adoptés.

droit du sang ? droit de la terre ? droit du peuple ? ou celui de la pérennisation des races ?
où est l'amour ici ?

j'aime cette auteur.
je me retrouve dans ses écrits.
alors je voulais vous parler d'elle.
facile, me direz-vous, il suffit d'aller chercher sur Goggle. d'accord, mais là, je vous évite cette peine.
voilà ce que j'ai trouvé ou encore.

et je vous invite à plonger dans son univers.
vous n'en reviendrez pas indemne...

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09 mai 2007

ateliers d'écriture

dans un joli village du Vaucluse : Mondragon je suis allée faire des interventions.
l’accueil a été délicieux, les enfants très enthousiastes et moi heureuse.
en plus, il a fait un temps ensoleillé pour un repas bucolique…

dans une classe de CE1, j’ai « pratiqué » la méthode gentiment expliquée par Christophe Miraucourt, auteur jeunesse talentueux.
comme ça a fonctionné du tonnerre, je vous la livre ici :
- choisir un thème : ici c’était le mystère, la sorcellerie…
- demander aux enfants de vous poser des questions auxquelles vous ne pouvez répondre que par « oui » ou par « non »… ainsi au gré de vos réponses, l’histoire se tricote.
- bien sûr, il y a une astuce : si le dernier mot de la question se termine par une voyelle, répondre « non » ; si le dernier mot se termine par une consonne, répondre « oui ».
- initier le démarrage : qui est le héros ? comment est-il ? moralement ? physiquement ? où se passe l’histoire ?…
- et laisser les enfants se faire plaisir.

je précise quand même qu’il ne faut pas hésiter à reprendre la formulation des questions, à scinder une question qui en contient plusieurs, voire même les interpréter certaines fois…

bref, il faut rester maître du jeu…

les enfants de la classe de Stéphanie Raymond du groupe scolaire Jean Moulin, ont donc inventé une chouette histoire dont le héros s’appelle Calouan. mignon, non ?

je vous laisse la découvrir…

Le sorcier Calouan
Il était une fois un sorcier aux cheveux blonds dressés en l'air. Il avait des yeux noirs et des ongles affreux. Il portait des habits noirs et un chapeau plat. Son prénom était Calouan. Il habitait dans un placard au fond d'une maison, avec son chat noir qui s'appelait "Je-ne-sais-plus" et jetait des sorts. Calouan était très méchant et n'avait pas de femme, pas d'amis. Il se déplaçait sur un aspirateur tous les soirs. Il mangeait les serpents, crapauds et chauve-souris qui se trouvaient au fond de son placard, ainsi que des gens.
Un jour, il avala un python tout entier d'un seul coup. Il croqua le cœur et but le venin, le sang et le jus du serpent. Il mourut et son chat perdit tous ses poils. Mais peu après, Calouan revint à la vie : il se transforma en un être humain gentil. Et il nettoya tout son placard avec son aspirateur. Il vécut heureux longtemps et devint un auteur-éditeur très important.



bien sûr, je vous invite à m'expliquer d'autres méthodes aussi intéressantes si vous avez d'autres façons de travailler en atelier.
échange de bons procédés...

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08 mai 2007

Afrique

il est, loin d’ici, un village : Joal-Fadiouth.

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en fait, il est composé de deux communes, situées dans la partie Nord du Sénégal.
située sur la petite côte du Sénégal, à 114 kilomètres de Dakar, 70 kilomètres de Thiès la capitale régionale et 32 kilomètres de Mbour le chef lieu départemental, la ville fait la jonction entre deux pôles touristiques très importants : la station balnéaire de Saly Portudal et Nianing au nord et les îles Saloum ou la « Polynésie du Sénégal » au sud-est.

Joal est une ville culturellement riche et le rayonnement laissé par Léopold Sédar Senghor (premier président du Sénégal, ancien ministre et académicien français) ne faillit pas.
cette localité est une des zones de pêche les plus importantes du pays et est habitée par des pêcheurs sérères, le plus souvent musulmans.

Fadiouth est une île que l’on dit créée à l’origine par une accumulation de déchets de coquillages.
aujourd’hui encore c’est une tradition qui est conservée et l’île est recouverte de coquillages séchés.
les touristes affluent régulièrement pour découvrir cette magnifique île qui s’est adaptée en conséquence.
le lien entre ces deux communes : Joal et Fadiouth, se fait par un pont réhabilité en 2005.

Joal-Fadiouth semble être la jonction entre le domaine sahélien au nord et la verte casamance par la Gambie au sud.
la commune de Joal-Fadiouth occupe un site côtier entre Ngazobil et Palmarin soit sur une longueur de 10 kilomètres.

au vu de ce fort patrimoine traditionnel culturel, faunistique, floristique, géographique et même économique à exploiter, j’ai le projet de faire écrire les enfants des écoles des deux communes de Joal et Fadiouth sur leur patrimoine afin de le découvrir ou le redécouvrir, l’apprécier et le valoriser.

un contact a été réalisé avec la sœur Marie Jeanne directrice de l'école Sainte-Thérèse de Joal-Fadiouth qui a donné son accord pour ce projet.
un illustrateur camerounais propose de continuer l’aventure afin de mettre en page ces histoires et d’en faire des recueils dont il assure que la publication peut être réalisée (éditeur intéressé).

mes droits d’auteur seraient intégralement reversés aux écoles sénégalaises via l’association « Ceedo », dont le siège est à Joal-Fadiouth et permettraient par exemple l’achat de matériels divers pour la scolarité des enfants et l’amélioration de leur confort.
l'association Ceedo a en effet pour objet de parrainer l’école Sainte-Thérèse, de financer la scolarité des enfants défavorisés de l’île et de fournir des équipements informatiques ainsi que du matériel scolaire.

alors si vous voulez aider au financement de ce projet, n’hésitez pas à me contacter.
ou si vous avez des informations à partager qui pourraient me faire avancer, je suis preneuse...


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filles de Marseille

voilà des filles qui créent. des bijoux des tableaux des chapeaux de la vaisselle, des accessoires de beauté.
voilà des filles qui peignent qui écrivent qui gravent décorent cousent vendent cuisinent chantent et sont heureuses ensemble.

"les filles de Marseille" est une association basée sur Marseille (on s'en douterait) qui réunit ces filles et qui leur permet de se retrouver lors de belles manifestations.

il y a Nathalie, Sophie, Carole, Sarah, Delphine, Consuelo, Marie, Caroline,... et d'autres encore. des créatrices de talent.

j'en fais partie.
j'en suis ravie.

allez les rencontrer et suivre leur actualité...

et si vous souhaitez nous rejoindre, contactez Sophie Gallo Geider.

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