19 mai 2007
hétérogénéité dans les classes
pour faire suite à ma note sur la pédagogie de Maria Montessori et à la discussion avec Nicole sur ce blog (voir « presse »), je voudrais vous parler du numéro de juin des Cahiers pédagogiques revue destinée aux enseignants, éditée par le Centre de recherche et d'action pédagogique, que je corrige mensuellement.
le sujet ? "Enseigner en classe hétérogène". ou l'hétérogénéité dans les classes.
en bref, on y traite de ce besoin d'adapter l'enseignement aux divers élèves qui constituent une classe en respectant leur niveau, leurs facultés, leurs potentiels, leurs possibilités d'apprendre et d'avancer.
on y parle donc des enfants en difficulté scolaire, des EIP (enfants intellectuellement précoces), des enfants souffrant de trisomie 21...
des témoignages d'expériences d'enseignement adapté sont vraiment très intéressants comme cette professeur de mathématiques qui déclare "Alors, j'ai tout changé" parce qu'elle s'est rendue compte qu'une pédagogie frontale comme celle que constituait l'essentiel de son enseignement, ne convenait plus à ses élèves. ne lui convenait plus.
elle en avait assez de commencer l'étude de chaque notion par des rappels inutiles pour certains, insuffisants pour d'autres ; assez de n'avoir quasiment rien à offrir à ceux qui n'étaient pas armés pour entrer dans cette notion ; assez de proposer un rythme qui n'était tout à fait adapté qu'à l'"élève moyen" (qu'elle n'a jamais rencontré) ; assez de s'adresser à une classe quand chacun des enfants aurait eu besoin d'un discours différent ; ... ; assez de proposer le même jour à tous, une même évaluation censément bien placée et justement calibrée pour chacun...
elle a donc cherché et mis en place des solutions pour que chacun travaille au rythme qui est le sien et qu'aucun élève n'ait à souffrir de ses différences.
j'ai lu avec grand intérêt les témoignages sur les EIP et je pense vraiment que des parents concernés par le sujet trouveront dans ce numéro des réponses adaptées à leur questionnement.
je ne peux donc que vous inciter à vous procurer ce numéro 454 du mois de juin 2007, si tout ce qui touche les enfants et leur éducation, leurs apprentissages vous intéresse...
08:36 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (0)
17 mai 2007
presse
et comme un bonheur n'arrive jamais seul, voilà donc une deuxième parution presse : dans le numéro 260 du mois de mai de Winnie édité par Disney Hachette presse, j'ai écrit le conte illustré par Nancy Delvaux.
l'histoire qui s'appelle "Les aventures de Minicat" parle d'un chat si petit que ses amis ne veulent plus jouer avec lui. rien ne lui réussit, il est si riquiqui...
et pourtant, comme dit le proverbe : on a toujours besoin d'un plus petit que soi.
Minicat va le démontrer encore une fois.
j'aime écrire pour la presse car il y a cette exigence attendue de faire rimer les mots entre eux à l'intérieur d'une phrase, ou d'une phrase à l'autre. comme une musicalité que l'on pourrait apprécier à la lecture du texte.
une musique, une joie, un plaisir de lire que l'on retrouve mois après mois, histoire après histoire.
travailler pour la presse m'a beaucoup appris car vraiment l'écriture est pointilleuse, sourcilleuse, raffinée, soignée.
il faut bien sûr être attentif au type de magazine :
- pour un magazine pour filles (les p'tites filles à la vanille, Charlotte aux fraises, Zaza mimosa,...), on choisira une héroïne au centre de l'histoire ;
- pour un magazine pour les garçons (Boule et Bill,...), on prendra un héros, bien entendu ;
- si c'est un magazine nature (Wakou,...), on prendra des animaux comme héros de l'histoire.
et puis il faut respecter l'âge des lecteurs et écrire en conséquence. ce qui signifie également adapter le nombre de signes (cliquez sur "outils" puis sur "statistiques" sur votre ordinateur). plus le lectorat est âgé, plus on demande de signes.
mais en général, les rédactrices/teurs en chef (le nom est donné dans l'ours du magazine) donnent volontiers le "cahier des charges" et vous renseignent sur toutes ces informations à connaître.
sans oublier, bien évidemment, de correspondre au mois de l'année : un texte sur la neige ne peut pas être proposé pour avril...
en général, les textes sont choisis six mois avant le mois de parution recherché.
pour un texte correspondant à la rentrée des classes, il faut le proposer en mars...
bref, on n'écrit pas au hasard quand on écrit pour la presse.
cette histoire, qui vient de paraître et dont on n'entendra plus parler le mois prochain, faisait partie du projet 3 proposé sur le forum du site Ricochet, portail de littérature jeunesse européen.
et je l'ai imaginée en partant des illustrations de Clothilde Goblely pendant que Virginie Hanna écrivait un autre texte s'inspirant de ces mêmes illustrations.
Disney Hachette presse n'a retenu que le texte et je le regrette tant j'aime le travail de Clothilde.
encore une fois, je vous offre un échantillon des illustrations de ce conte, alors j'attends vos commentaires et avis, si le cœur vous en dit...
00:15 Publié dans mes publications presse | Lien permanent | Commentaires (7)
16 mai 2007
la belle Anna
chouette ! chouette ! voilà une nouvelle parution en presse : dans le numéro 68 du mois d’avril de Rouzig, j’ai écrit l’histoire « La robe d’Anna » qui parle d’une vache qui voudrait changer sa robe blanche tâchée de noir par une plus colorée, plus originale. C’est vrai qu’on a toujours envie de ce qu’on n’a pas, déçu de ce qu’on a.
les bouddhistes pensent : Désirez ce que vous avez et ne désirez pas ce que vous n'avez pas. Vous trouverez là une vraie plénitude. j'aime bien cette phrase...
Rouzig est un magazine entièrement écrit en breton (je vous rassure, Angelina Beauvir se charge de la traduction, je suis bien ignorante en breton…) car ce magazine est destiné aux écoles type « Diwan » qui n’enseignent qu’en breton.
mathématiques, biologie, apprentissage de la grammaire, du vocabulaire, tout est dit et parlé en breton.
c’est un retour des langues régionales que je trouve intéressant d’encourager.
je précise qu’un cahier central permet de tout suivre en français…
Il existe d’ailleurs une version en occitan : Papagaï utilisée dans les écoles « Calendretas ».
« La robe d’Anna » a été illustrée par une illustratrice allemande vivant à 5 minutes de chez moi et qui a un univers très coloré et une sacrée belle humeur : Ursi.
je vous laisse apprécier son travail avec ces extraits du Rouzig n°68…
et dites-moi donc ce que vous en pensez, tiens …
11:45 Publié dans mes publications presse | Lien permanent | Commentaires (1)
15 mai 2007
mon beau château !
avec des élèves de maternelle auprès de qui je fais des ateliers d'écriture, nous sommes allés visiter le château qui se trouve à côté de leur école.
comme il nous a semblé apercevoir une forme qui se déplaçait ça et là, nous avons imaginé qu'en 1792, alors que la population en colère brûlait et détruisait le château, qui appartenait à un riche mais sévère seigneur que tous détestaient, il s'était passé peut-être quelque chose...
dans l'hostilité qui le guidait, le peuple s'empara alors de tous les seigneurs qui vivaient au château, bons ou méchants, et les jeta aux oubliettes.
parmi eux, Ludovic d'Ammoysi, seigneur généreux et aimable. celui-ci eut juste le temps de lancer son coffre rempli de pièces et de pierres précieuses au fond du puits du château avant d'être emprisonné.
il supplia donc, depuis son cachot, le bûcheron-jardinier (bûcheron l'hiver, jardinier aux beaux jours) qui travaillait dans le château depuis fort longtemps, Pierre-Jean, devenu son ami, de récupérer son trésor pour le distribuer à ces pauvres gens qui mourraient de faim.
son épouse Sarah, n'admit jamais l'emprisonnement de son cher Ludovic, et le pleura durant des jours et des jours. elle finit par en mourir de chagrin.
la violence était présente partout. Pierre-Jean réussit à remonter le coffre du puits grâce à un seau pendu au bout d'une corde mais il fut blessé à la gorge par une lance et tomba dans les remparts où il mourut noyé (il se trouve aujourd'hui sur les remparts, vidés d'eau désormais, des larges traces rouges... certains ont pensé à de la peinture, d'autres au sang de Pierre-Jean blessé au cou, tombé dans les remparts...). le coffre lui ayant échappé des mains, on ne sait ce qu'il advint de lui...
l'autre jour, nous pensons donc avoir aperçu le fantôme de ce bûcheron-jardinier, qui rôde toujours dans le château en ruines afin de retrouver ce coffre et d'enfin tenir la promesse faite à Ludovic d'Ammoysi.
la fin de cette jolie aventure, je la garde secrète... pour l'instant !
mais sachez que tous les noms de ces personnages ont été inventés par les élèves, l'histoire aussi.
et qu'ils ont même commencé à jouer les scènes de cette aventure.
je vous glisserai bientôt les fabuleuses "illustrations" qu'ils ont réalisées sur cette histoire.
mais je peux vous promettre que jamais plus ils ne regarderont ce château, qui fait partie de leur vie et devant lequel ils passent tous les jours, avec les mêmes yeux...
alors si vous avez, vous aussi, des expériences de partages d'écriture qui ont permis aux enfants de découvrir mieux leur patrimoine, je serai ravie de les lire...
14:05 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (4)
14 mai 2007
votre enfant : le héros d'une histoire
la société Saronti propose en Angleterre, des ouvrages où la photo et le prénom de nos enfants sont insérés dans le texte afin d'en personnaliser l'histoire.
"Une journée à l'école maternelle" est un des premiers tomes qui sera adapté à l'édition française.
les élèves d'une classe de maternelle se retrouveront donc tous dans ce livre qui raconte, au fil des pages, les activités réalisées tout au long de la journée.
pour les éditions anglaises, il existe aussi d'autres thématiques :
- "Souvenir de famille" (livres de famille)
- "Rêve d'enfant" (livres de sport pour les clubs sportifs)
pour "Une journée à l'école maternelle", je trouve l'idée intéressante car elle mèle la traditionnelle photo de classe à des éléments vivants qui se déroulent au cours de la journée.
il y a de plus, en filigrane, toute une approche pédagogique pour parler des activités en classe de maternelle avec des termes choisis et des notions correspondant au programme scolaire.
mais vous : enseignants, parents, auteurs, ou autres que pensez-vous de ce concept ?
14:35 Publié dans littérature | Lien permanent | Commentaires (3)

























































