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29 juin 2014

Hauterives, les mots, le palais...

aujourd'hui j'étais à Hauterives, dans la Drôme, pour dédicacer avec le Baz'Art des mots une librairie tenue par Alin et Patricia, deux libraires passionnés, qui font une part belle à la culture décalée et j'en ai profité pour visiter le Palais idéal du facteur Ferdinand Cheval.

une oeuvre fabuleusement incroyable !

une sacrée aventure humaine pour un homme !

le connaissez-vous ? je vous le présente et son histoire avec..

"Avril 1879. Ferdinand Cheval, facteur rural âgé alors de 43 ans, butte sur une pierre si bizarre lors de sa tournée qu’elle réveille un rêve. Véritable autodidacte, il va consacrer 33 ans de sa vie à bâtir seul, un palais de rêve dans son potager, inspiré par la nature, les cartes postales et les premiers magazines illustrés qu’il distribue.

Parcourant chaque jour une trentaine de kilomètres pour ses tournées en pleine campagne, il va ramasser des pierres, aidé de sa fidèle brouette. En solitaire, incompris, il inscrit sur son monument "travail d’un seul homme". Son palais de rêve est achevé en 1912."

22:25 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (3)

28 juin 2014

trois petits tours et puis... s'en vont...

elle aperçoit sa dégaine de loin, elle ne pensait pas à lui, mais forcément il est là. forcément.

cette dégaine de cowboy qui lui plaisait, elle la fuit. 

elle le fuit.

elle évite d'aller aux mêmes endroits que lui, se concentre sur ceux avec qui elle parle quand elle le sait tout près, sourit presque trop, pétille et s'éloigne, pour l'éviter.

elle ne sait plus pourquoi il la débecte tant, ce n'est pas une affaire personnelle, et pourtant si.

politique aussi.

la malhonnêteté, l'hypocrisie, cette course vers le pouvoir. elle trouvait son assurance charmante, là elle le trouve pitoyable. n'exister que par cette image qu'on renvoit publiquement, n'exister que pour être au pouvoir, n'en avoir jamais assez, plaire, séduire, parvenir au sommet.

elle ne trouve plus cela charmant, son assurance a quelque chose du manque du mal être du cul-de-jatte qui cherche un équilibre dans une béquille extérieure.

pathétique.

elle le sait, il la regarde, elle sent son regard lourd sur elle, même si elle se concentre sur ses interlocuteurs, c'est trop pesant, ça la gène, elle salue s'en va, espérant partir à temps, avant qu'il ne s'approche, elle tourne le dos, fais vite quelques pas se noie dans la foule mais il est là. 

il l'a rattrapée.

là, en face d'elle.

"salut, madame l'écrivaine".

il a les yeux fatigués, un brin tristes.

elle le trouve vieilli, las, plus aussi cowboy.

il dit qu'il suit son parcours, qu'elle l'étonne, que vraiment ça marche bien pour elle... il n'a plus l'attitude du playboy en chasse. elle sent même qu'il tremble un peu. comme chaque fois qu'ils se retrouvent face à face.

il propose des choses professionnelles. elle refuse.

il dit : je suis sérieux.

et puis : appelle-moi lundi. 

elle hoche la tête. sait qu'elle ne le fera pas.

juste avant qu'il ne reparte, elle dit : et toi ? ça va ?

il se retourne, sourire fatigué : ben, tu vois...

elle ne porte pas de robe sexy, ni de talons, elle est là seule ou presque parmi le foule, anodine, recroquevillée au-dedans, insensible à ces autres qui l'entourent, avec une seule envie : partir vivre ailleurs, s'éloigner de tous ces gens qu'elle connaît depuis trop longtemps, une seule envie : le silence et la solitude. l'inconnu.

la bande à Renaud

je l'écoutais avant, avant quoi ? , avant c'est tout, un autre temps "que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître" disait la chanson mais là, pour le coup, c'est vrai...

je n'étais pas fan, mais il faisait partie de mon entourage médiatique.

je suis allée le voir en concert il y a vingt ans justement, et j'ai pleuré, lui aussi d'ailleurs il pleurait, de cette déchéance qui commençait et qui était alors la sienne.

il a rebondi puis... pouf ! plus rien.

une "bande de pôtes" sort un disque de reprises de ses chansons...

une façon émouvante de ne pas oublier ceux qui ont marqué la culture, qu'on aime ou pas...

mais Renaud, tout de même, c'était un sacré bonhomme !!

09:07 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (3)

l'étiquette qui "mark"

on semble surpris et pourtant on ne l'est pas tant...

dernièrement, une cliente du magasin Primark a retrouvé sur une étiquette un message "appel à l'aide" : "obligée de travailler pendant des heures épuisantes" brodé par une des "petites mains" qui est à la confection du vêtement.

c'est la troisième fois que ce genre de mésaventure arrive. enfin la troisième fois que ça se sait...

il y avait déjà eu une étiquette brodée avec le message presque similaire et un papier retrouvé dans une poche d'un jeans écrit en chinois qui expliquait que celui qui avait confectionné ce vêtement était prisonnier et travaillait 15 heures par jour avec une alimentation même pas digne d'un chien...

autre fait surprenant mais pas tant, Primark faisait partie de ces marques retrouvées lors de l'effondrement du Rana Plazza.

Le Nouvel Observateur trouve que toutes ces révélations sont un peu trop "cousues de fil blanc" pour ne pas être suspicieuses.. ne serait-ce pas une manoeuvre visant à discréditer cette enseigne ?

bon, soit, admettons... mais il y a quand même des limites à la politique de l'autruche qui ne pense qu'à enfoncer sa tête dans le sable...

quand mes internénettes m'ont demandé d'aller à Primark parce que pour 40 euros tu ressors "blindée" de fringues, j'ai expliqué et refusé. et j'espère que nombreux feront cela, pour éviter cette drôle de dérive qui nous entraîne...

L'appel à l'aide d'une robe Primark

09:02 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (0)

26 juin 2014

repas gratuit...

Le Pontet, c'est à côté de chez moi.

Le Pontet c'est dans le Vaucluse.

Je ne retire aucune fierté à ceci, surtout pas en ce moment, ne croyez pas.

Car au Pontet, lors des dernières élections, c'est un maire FN qui a été élu.. (Jean, ne pars pas !!).

Très vite, le maire a augmenté son indemnité de 44%, afin de pouvoir mettre tranquillement de l'essence dans sa grosse Mercedes, entretenir régulièrement sa coupe en brosse et bénéficier tout aussi régulièrement d'un détartrage dentaire pour son sourire Colgate (ça vaudrait bien de recevoir un petit carton de dentifrices de ladite marque, pour la peine tiens !).

Très vite, quatre conseillers ont démissionné, mais je sens que ce n'est qu'un début.

Très vite, il a remis en cause, pour finalement abrogé, une mesure qui visait à permettre aux enfants dont les parents ne touchent même pas 600 euros par mois, de pouvoir manger gratuitement le midi à la cantine.

Parce que bon, il semble important de travailler le ventre plein et que cette somme de 1,50 euro/jour/enfant ne paraît pas un coût insupportable pour la mairie. Enfin, pas jusqu'à présent, puisque cette mesure date de trente ans.

Il se dit "fier" de cette décision qu'il assume totalement et que cette mesure vise à "responsabiliser" les parents qui doivent "prendre leur part dans le coût du repas afin qu'il ne soit plus totalement pris en charge par les seuls contribuables".

Je ne sais pas si c'est moi mais je m'interroge gravement : comment sont fabriqués les cerveaux dans le ventre des mamans ? Y a-t-il un ingrédient indispensable permettant de s'assurer d'un esprit sain, réfléchi, équilibré, "normal", quoi ?

parce que là, sérieux, il y a de quoi s'inquiéter...

23:06 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (12)

concours "la phrase la plus..."

alors, les vacances approchant, je vais certainement lever le pied sur les concours, vous avez du remarquer que je n'ai rien proposé pour cette semaine.

normal, vous allez profiter du soleil et des grains de sable, de la mer grouillante de voisins tatoués, fumeurs et drôles à souhait, des concours de pétanques, du pastis à siroter (oui, Jean, même toi !!!), sans parler des tortillas, des brandades de morue (je ne sais pas j'avais envie d'écrire ça), des tartines de maroilles ou de cancoillotte, enfin j'en passe...

vous allez moins passer par ici, de toute façon, je croule sous le boulot, donc bon, je vous comprendrez...

néanmoins, comme Jean l'a suggéré, je vous propose de nous poster la phrase qui vous a marqué cette année, politique ou non, médiatique ou non...

juste pour le plaisir du partage.

allez, à vos claviers...

25 juin 2014

résultats logogriphe

un grand bravo à Betty, mademoiselle Lo, Jean, Calouan14, Benoit H et François H, sans oublier Capitaine, pour votre belle participation au concours logogriphe...

je crois que vous avez essoré en long et en large le mot "flamboyante" que j'ai emprunté au livre "la tête de l'emploi" de David Foenkinos (que je n'ai pas trop apprécié, ceci dit en passant).

alors en remerciement je vous offre ces marguerites de Gerbera.

aussi flamboyantes que vos visites sur mon blog !

Magnifique fond d'écran de marguerite de gerbera

Flavia Coelho

cette femme met du soleil dans mon travail et mon atmosphère, elle met du Brésil dans la vie... comme s'il en manquait actuellement !!!

je vous laisse découvrir "Sunshine" de Flavia Coelho :

 

16:57 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (1)

23 juin 2014

répit

prendre le temps, flâner, ne rien faire, juste laisser le temps filer, se poser, poser, pauser, oser, ne plus s'exposer, s'isoler, souffler, s'offrir le luxe d'un répit

un jour, bientôt, peut-être

entr'aide

petit message pour Fabrice Mondejar Illustrateur-conteur qui vit une sacrée épreuve avec la destruction de sa maison en totalité : si quelqu'un voulait bien lui vendre ou donner un mac ou des logiciels style photoshop, in disign, contactez-le... contactez-moi

23:04 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (0)

Ramp'arts de Grimaud

voilà une petite photo, de retour du salon Les ramp'arts de Grimaud, où j'ai passé deux jours extras en compagnie de Nadia Roman et d'autres...

chaque découpe correspond à un personnage de nos livres... pour ma part, c'est la petite pirate que m'a offert Gynux, pour un de mes anniversaires...

 

Photo : Impossible de passer inaperçues pour les trois vedettes de Grimaud, et pourtant on a essayé.., (avec Nadia Roman et Johan Troïanowski) aux Ramp´arts de Grimaud...

21 juin 2014

Grimaud

Cematin, je file au slaon de grimaud, "les ramp'arts de Grimaud" organisé par des adolescents et j'y reste deux jours....

si vous vous promenez par là, venez m'y retrouver....

Photo : posera ses stylos à dédicaces aux remparts de Grimaud  les 21 et 22 juin pour un weekend avec les lecteurs, les ados et les cigales... (avec AnimationJeunesse Grimaud et Les Ramp'Arts de Grimaud - Salon du Livre)

20 juin 2014

en taule....

et puisqu'on part d'art, sachez qu'à Avignon, 200 oeuvres d'Yvon Lambert et Ene Righi sont exposées de cellule en cellule dans l'ancienne prison Sainte Anne.

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"En français, on dit : une peine de réclusion. L’emploi légal du terme est un euphémisme, puisque la réclusion, au sens premier, est plutôt volontaire, monacale. Vivre reclus. En prison, on ne peut évidemment pas en faire un choix, ni même s’en arranger.

Il y a des cellules. Sur trois étages, 200 œuvres présentées, toutes portes ouvertes, à quelques exceptions près où il faut se faire maton voyeur, coller le regard à l’œilleton (on dit aussi un «judas») : par exemple, pour apercevoir un petit mannequin de peintre pendu, signé Toroni, ou une allégorie du ciel bas et lourd en papier mâché par Kiki Smith. Mais la plupart du temps, donc, on entre, on sort de chaque cachot, sans cesse. La répétition contredit l’ouverture des portes, il y a quelque chose de contraint dans ce mouvement imposé. Les corridors incurvés semblent ne jamais vouloir finir, on ne s’en sortira pas. Il faut, d’ailleurs, des heures pour parcourir l’ensemble de la «Disparition des lucioles», depuis la cour dite «des encombrants» jusqu’au quartier des femmes, en passant par la promenade ou les douches, d’Adel Abdessemed jusqu’à Rémi Zaugg en passant par Mathieu Pernot ou Trisha Donnelly. On pense, en bien plus immense, à d’autres cellules, celles du couvent San Marco de Florence, décorées par Fra Angelico."

20:26 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (0)

Shirley

je viens de passer deux jours à assister à des projections de films en prévisionnage, genre "avant que le film ne soit dans les salles" et parmi eux un étrange et bouleversant film à partir de neuf peintures d'Edward Hopper.

quelques années de l'Histoire américaine racontée en filigranes, et l'histoire d'un couple Shirley et Steve. il s'appelle "Shirley".

alors, au cas où, s'il passe dans une salle de votre coin, allez-y...

 

 

20:11 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

19 juin 2014

en attendant l'école...

depuis hier, normalement, vous pouvez trouver en librairie, ce recueil dans lequel j'ai écrit 5 histoires et qui racontent des petits moments de la première rentrée des classes pour les petitous...

il est superbe... aux éditions Larousse.

 

Photo : découvre avec gourmandise la couverture du recueil Larousse qui sera là mi-juin...

logogriphe

aujourd'hui (et avec un jour de retard, pfuuu !) un petit jeu-concours simple : la création de logogriphe.

le logogriphe diffère de l'anagramme dans le sens où on ne doit pas utiliser toutes les lettres.

donc, je vous propose un mot (que j'aurais pioché au hasard de mes lectures) et je vous propose de trouver toutes les combinaisons de mots possibles avec ce mot.

un exemple ?

dans le mot adolescent, on peut trouver : école, leçon, as, cent, dose, Laon, son, dent, dans, lac, solde, dose, taon, os, sol, cône, Caen, ton, soc, lés...

le mot, donc, que je vous propose est : "flamboyante"

à vous de jouer...

 

prix de la Citoyenneté

la Direction des services départementaux de l'Education nationale et la Fédération des Oeuvres Laïques, organisent conjointement, depuis près de quinze ans, le Prix Littéraire de la Citoyenneté, proposé aux établissements scolaires publics de l'ensemble du département du Maine et Loire, avec leurs partenaires. 

pour l'année à venir, "Kinsaku, le poète guerrier", publié chez Zoom Éditions est pré-sélectionné pour ce prix... 

je trouve ce prix très touchant, très symbolique... il y a 4 titres en lice dont le mien... alors bon...

 

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17 juin 2014

deux jours, une nuit

on en a beaucoup parlé, Cannes oblige et puis les frères Darden, Marion Cotillard, la période de crise que nous traversons... et bon, j'avais fini par avoir moins envie...

parce que... comme ça... quand tout le monde aime, ça m'ennuie presque... et puis, les Darden, à force, on se dit que c'est toujours du mélo, du pathos, des cas sociaux, des pauvres gens...

il se trouve que ma radio préférée m'a offert deux places.

alors, j'ai fini par y aller.

et... ben... je dois avouer que... c'est juste... un très bon film... à tous points de vue.. le jeux des acteurs, le déroulement, la morale finale, les pleurs, les sourires, les poings serrés...

donc, si vous n'y êtes pas allés, je vous y encourage... allez-y...

 

23:52 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (2)

concours haïshas

un beau concours, enfin je veux dire : de beaux textes sur ce concours, tout en douceur et poésie, alors merci beaucoup, c'est toujours un plaisir pour moi de vous lire.

et mon choix pour le podium de tête a été à 

Cascade mauve
Et la fraîcheur du lierre
Mon sud que j'aime

Écrit par : Betty

en même temps, elle m'a touchée comme il fallait avec le SUd, sachant que c'est justement une photo prise dans le Sud...

ensuite donc, en 2e position :

Au fil des pensées
Sous des caresses de vigne
L'empreinte rosit

Écrit par : calouan14 | 16 juin 2014

et en 3e position, ex-aequo :

Les murmures du mur
Le lierre ne les entend pas
Tout n'est pas rose

Écrit par : jean | 12 juin 2014

Mur rose d'été
Délectation du ténor
Barreau fleurira

Écrit par : lo 

 

pour les prix du plaisir (je l'adore celui-là !):

Vert en arabesque
L'oeil rose clos se dessine
Des fleurs en paillettes

Écrit par : calouan14 |

 

alors merci pour vos merveilles... et à demain pour un nouveau concours !

16 juin 2014

les remparts de Grimaud

ce weekend, je serai présente aux Ramp'arts de Grimaud, un salon de livre organisé par des ados, avec des ados, sous le soleil...

et en plus, il y a la fête de la musique en nocturne samedi...

Photo : posera ses stylos à dédicaces aux remparts de Grimaud  les 21 et 22 juin pour un weekend avec les lecteurs, les ados et les cigales... (avec AnimationJeunesse Grimaud et Les Ramp'Arts de Grimaud - Salon du Livre)

Grimaud, beau village médiéval avec son château, son moulin, pont des fées et ses ruelles fleuries.