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01 mai 2019

les flingeurs en cravate

dans j'étais petite, les hommes que l'on voyait à l'écran était en chemise et cravate, ils s'appelaient Bernard (Blier), Lino (Ventura), Paul (Meurisse), Jean (Gabin), Charles, et j'en passe, ils avaient des vox graves, ils ne craignaient pas les mauvais coups, avaient une put... de répartie et respectaient les femmes.

c'est peut-être de là que me reste ce goût immodéré pour les hommes en chemises (et cravate).

 

ensuite, les hommes que je trouvais admirables avaient des cheveux longs, ils s'appelaient Daniel (Balavoine), Renaud, François (Cavanna), ils gueulaient contre la société, n'aimaient pas le pouvoir ni l'arnaque. je n'en garde pas le goût des cheveux longs mais celui des hommes qui s'engagent.

aujourd'hui, je ne vois plus ce genre d'hommes dans mon paysage public, là où les femmes étonnantes sont encore légion. je ne suis pas une féministe acharnée (quoi que) mais je souris en voyant combien les "hommes" d'aujourd'hui n'ont plus rien de valeureux.. aucun exemple pour la génération d'aujourd'hui, je comprends que ces jeunes soient perdus..

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23 mars 2019

le lien

Emilie est une artiste, elle illustre, crée, découpe, dessine... et elle a un sourire délicieux.

Emilie est enseignante auprès d'enfants qui n'ont pas toujours eu la possibilité de partager de la bienveillance. ils sont bien tombés, elle est merveilleuse de bienveillance.

Emilie a fait un projet dans sa classe, dont la thématique est le lien.

avec mes élèves, nous avons tricoté un lien pour leur envoyer des oiseaux porteurs de messages.

il ne reste qu'à voir ce que cela engendrera...

L’image contient peut-être : chaussures 

nouvelles histoires du soir

ça arrive dans les foyers des tout-petits et c'est vraiment à croquer : un recueil de petites histoires à lire le soir avec ses chéris, avant que le sommeil nous enveloppe...

 

L’image contient peut-être : chaussuresAucune description de photo disponible.

possession

de souffle, je manque

de temps aussi

mais je vois les doux messages

et y réponds dare dare...

avec cet extrait d'un texte d'Annie Ernaux... parce que... 

 

"Mon premier geste en m'éveillant était de saisir son sexe dressé par le sommeil et de rester ainsi, comme agrippée à une branche. Je pensais, "tant que je tiens cela, je ne suis pas perdue dans le monde". Si je réfléchis aujourd'hui à ce que cette phrase signifiait, il me semble que je voulais dire qu'il n'y avait rien d'autre à souhaiter que cela, avoir la main refermée sur le sexe de cet homme."

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14 février 2019

à nos amours

je ne sais pas si la vie est "hasard" mais que le 14 février arrive après le 13 février, ça me paraît un merveilleux clin d'oeil.

pour moi, ça aurait ou dire : fêter deux fois l'amour.

ça aurait pu...

alors aujourd'hui c'est vous que je fête, parce qu'aimer n'a ni forme ni couleurs ni frontières ni obligations ni ligne de conduite.

je laisse donc s'envoler mes feuilles d'amour au gré de votre souffle de vent.

citation amour 

et si vous écriviez ici une jolie déclaration ? chiche ?

08:24 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (1)

c'est de saison...

on a pris l'habitude de manger les mêmes fruits et légumes toute l'année, courgettes et tomates n'ont plus de saison et c'est bien dommage, bananes des pays ensoleillés, mangues et ananas sur les étals des grandes surfaces.

il ets important (urgent ?) de revenir aux productions de saison, si on les connaît...

un petit coup de pouce pour ce ois-ci.

on ne sait jamais...

L’image contient peut-être : nourriture 

11 février 2019

je ne sais plus dire je t'aime

 Izïa Higelin et Arthur H durant leur hommage à leur père, Jacques Higelin, sur la scène des «Victoires de la musique».

je ne sais plus dire je t'aime

09:32 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (0)

Blanche Gardin

elle portait une robe grise sobre, des talons élégants et discrets, un grand chignon apprêté. elle se tenait droite, pas un pas sur le côté, ou si peu. une Edith Piaf à sa façon.

et soudain les mots. crus, crades, violents, bruts, vrais.

c'est ce contraste qui fait de Blanche Gardin un être à part, une comique aux mots violents et réalistes.elle parle du sexe sans pudeur, sans émotion, elle parle de la connerie avec certitude, des hommes des femmes, elle parle de la vie, de la société.

je vous glisse en dessous une vidéo d'un bout de sa diatribe, un morceau de vérité qu'on se passerait d'entendre mais qu'on écoute en acquiesçant. 

09:15 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (1)

Pauline et sa jambe

Pauline a 27 ans, sportive, enjouée, amoureuse, cette ancienne prof de tennis attend sa chérie devant le magasin de fleurs en cet après-midi, stationnée sur son scooter à l'arrêt.

et soudain, sa vie a basculé.

handicapée à vie.

une jambe en moins.

un moignon qu'elle ne peut accepter.

et tout l'amour de sa famille et de sa compagne pour la soutenir.

un vieux monsieur de 92 ans a perdu le contrôle de son véhicule et sa voiture est entrée dans la vitrine du fleuriste. Pauline a été fauche, elle a valdingué, est retombée sur la tête mais heureusement elle avait gardé son casque. et sa jambe... amputée.

il y a quatre, j'ai vécu la même chose, mais j'ai toujours mes jambes. durant mon jogging matinal, un vieux monsieur, sur une route de campagne de mon petit village, n'a pas contrôlé son véhicule et m'est rentré dedans, par derrière, sur la gauche où je me tenais, pourtant. bassin déplacé et tout le reste du corps aussi. des mois à souffrir avec une ceinture lombaire, empêchée de sport, empêchée de beaucoup de choses.

il était très malade et prenait des médicaments. j'aurais pu ne jamais me relever du vol plané que j'ai supporté.

ce monsieur est mort moins d'un an après.

alors, la question reste entière : jusqu'à quel âge peut-on conduire sans risquer de perdre le contrôle de son véhicule ? moi, ça me fait flipper.

il n'empêche, quand j'ai entendu parler de Pauline ce matin sur ma radio préférée, j'ai pleuré. affligée totalement.

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03 février 2019

les Affamées

les Affamées, c'est le surnom qu'on leur donne et je dois avouer que pour une femme comme moi qui n'a jamais fait de la nourriture sa priorité, ne mange ni de viande ni de protéine animale, ça peut faire peur. et pourtant, au vu de leur détermination, leur gnak, leur talent, elles méritent bien ce surnom.

mais qui sont-elles ?

les joueuses du XV de France rugby féminin.

"pour son match d'ouverture au GGL Stadium, la bande à Safi N'Diaye et Gaëlle Hermet a atomisé des Galloises impuissantes (52-3). Les Bleues ont inscrit 9 essais et empochent donc facilement le bonus offensif. elles démarrent le Tournoi de la meilleure des façons et s'accaparent la 1ère place grâce à leur goal average."

sans rire, nous les femmes, on est des bombes ! des explosifs sur pattes, des sportives saines et déterminées.... 

 

19:16 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (0)

le village fantastique

suite à la visite au centre Caumont d'Aix-en-Provence pour découvrir l'exposition des toiles de Marc Chagall, mes élèves ont commencé un conte inspiré de la toile "Le village fantastique". De ce conte, fleurira un triptyque qu'ils réaliseront en arts plastiques, en vue de l'exposition qui se tiendra à l'école Perel, vendredi 8 février...

L’image contient peut-être : intérieur
"« Le village fantastique » d’après la toile deMarc Chagall
 
Il était une fois un homme qui traversait le monde avec une chèvre pour lui tenir compagnie. Cet homme noble et courageux cherchait l’amour. Il marchait, marchait, marchait, persuadé qu’enfin, il trouverait l’amour.
Il arriva un jour au milieu d’un désert brûlant, une grande étendue de sable s’étirait devant lui, il sentit la chaleur s’abattre sur ses épaules. Il avait soif, il rêvait d’un peu d’eau. De l’amour et un peu d’eau. Pas grand-chose en fait.
Sa chèvre se mit soudain à gratter le sable. Doucement au début, elle devint plus nerveuse et creusa dans ce sable fin encore et encore. Jusqu’à ce qu’un filet d’eau jaillisse enfin, apportant joie et soulagement dans le cœur de l’homme voyageur.
Sans tarder, il but une gorgée et sentit que quelque chose de spécial se passait en lui.
Et alors qu’il se relevait, s’apprêtant à reprendre sa traversée, il vit un petit tronc d’arbre émerger du trou creusé par son animal.
Un petit tronc qui devint vite un bel arbre sur lequel apparurent des fleurs et des feuilles, grandes, belles, parfumées.
Un magnifique oiseau, doté de grandes ailes bleues, se posa sur cet arbre et réalisa une superbe couronne grâce aux fleurs et aux feuilles qu’il avait cueillies sur le bel arbre.
Notre homme, à présent « roi des oiseaux » comprit qu’il avait une grande mission qu’il l’attendait.
 
Un jour, une princesse qui avait fui son pays dans lequel grondaient la guerre, les combats, la discorde et la peur, arriva dans ce coin de sable où vivait le voyageur.
Elle était accompagnée d’un lama cracheur, au beau poil clair. Elle était fatiguée, elle rêvait de se reposer. Elle accepta bien volontiers l’invitation du roi des oiseaux de s’arrêter un peu près du grand arbre et de boire une gorgée de la source fraîche. Alors que la princesse s’adossa au pied du tronc, une énorme fraise rose en tomba. Les deux individus remarquèrent alors que sur l’arbre de gros fruits avaient éclos.
Ils partagèrent cette grosse fraise qui semblait réellement délicieuse et se sentirent rapidement envahis par un sentiment d’amour irrésistible. Le voyageur n’avait pas de doute : il avait trouvé l’amour qu’il recherchait depuis si longtemps. La princesse en était certaine : il était l’homme de sa vie.
Fous de joie, ils décidèrent de se fabriquer une maison pour abriter leur bel amour. Mais comment faire ?
Le lama, gourmand, voulut lui aussi goûter de ce fruit rose, pulpeux et luisant. Il avala un morceau de fraise qui restait et le recracha aussitôt. Il n’aimait pas ce goût sucré. La chèvre, amie du roi des oiseaux, qui s’approchait au même moment, souhaitant elle aussi goûter le fruit, reçut le crachat du lama en plein museau. Folle de rage, elle fonça droit devant et ses cornes allèrent se planter dans le tronc du bel arbre, qui se retrouva coupé en deux, tombé sur le sable.
 
Désolé, le voyageur récupéra le beau tronc pour en faire les fondements de la future maison qui protégerait sa belle et lui, lorsqu’il se rendit compte que déjà, un autre tronc avait poussé. Un nouvel arbre, plus beau, plus fort, plus fleuri avait pris place au même endroit.
Sans hésiter, notre homme coupa à nouveau ce tronc pour observer rapidement qu’un nouveau tronc poussait aussitôt.
Lorsqu’il eut suffisamment de bois, le roi des oiseaux construisit une belle maison, et il chargea l’oiseau de ramener de la mousse qu’il pourrait peut-être trouver dans d’autres horizons et qui serait une merveilleuse couverture pour le toit.
Bientôt l’arbre devint si grand, si fort, si large que ses branches se distinguaient depuis d’autres lointains villages.
La princesse attendit un enfant, qu’elle sentait grandir en son ventre.
Mais peu de temps après, notre couple de tourtereaux vit débarquer un groupe d’individus armés de haches et de lances, qui souhaitaient savoir à qui appartenait cet arbre qui venait empiéter sur leurs terres. Avec un merveilleux sourire, la princesse leur proposa un verre de ce délicieux jus de fraises qui pourrait les désaltérer, alors que la chaleur était toujours aussi étouffante. La fraise eut une nouvelle fois pour effet de répandre de l’amour dans le cœur de ceux qui la consommaient. Et les armes se retrouvèrent vite abandonnées, les assaillants préférant rester dans cet endroit magique, pour y construire également leur maison et profiter du bonheur de vivre là.
 
Au bout de quelques années, un village avait remplacé l’étendue sableuse et aride que le voyageur avait découverte à son arrivée ici. La princesse avait mis au monde quatre beaux enfants, deux filles et deux garçons. En grandissant, un fils se chargea de l’éducation à dispenser aux enfants au sein d’une belle école, une fille qui se chargea de l’agriculture et de la nature, une fille s’occupa de construire de belles habitations pour tout le monde et un fils fut responsable du temps et des saisons.
Le bonheur régnait dans ce village, plus personne ne pensait aux armes ou aux combats. Régulièrement, de nouveaux voyageurs, qui fuyaient la violence, la faim, la peur, la méchanceté des autres, venaient trouver refuge dans ce havre de paix.
Notre princesse tomba malade un jour et aucun remède, aucune plante ne réussit à la sauver. Elle mourut, entourée de tous ceux qu’elle aimait et qui l’aimaient.
Le roi des oiseaux pensait à elle, jour et nuit, toujours aussi amoureux et elle lui manquait.
Un soir, alors qu’il buvait la fameuse boisson à base de fraises qui contribuait à maintenir la bienveillance dans le cœur de tous, il décida de peindre une toile, retraçant sa rencontre avec son amoureuse, leur vie de partage et de bonheur, accompagnés de leurs animaux. Le lama qui se tenait couché près de lui, ne put s’empêcher de cracher d’admiration devant le travail de son maître, ce qui laissa une grande tache délavée au centre de la toile. Qu’il garda.
Cette toile représentait son village fantastique. Le village où il fait si bon vivre."

cocottarium

savez-vous ce qu'est un cocottarium ?

c'est un poulailler mais..

"développé dans ses moindres détails, le Cocott'arium n'est pas un simple poulailler, c'est un poulailler urbain... c'est également toute une organisation prenant en compte le collecteur, le moyen de transport des denrées, et un site conçu pour guider l'utilisateur dans sa recherches de points de collecte, l'achat et la réservation d'oeufs en ligne, et d'informer sur l'alimentation des poules."

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l'idée est de "sauver" des poules qui évoluent dans de mauvaises conditions et de leur permettre de vivre dans un chouette endroit, comme de vraies poules... et tout autour, est mis en place un système alliant recyclage des déchets, solidarité, partage, non-gaspillage, saveur alimentaire...

 

30 janvier 2019

Green book

ça fait longtemps que j'aime Viggo Mortensen. j'étais déjà tellement raide dingue amoureuse de lui dans "Captain Fantastic" un de mes films dans le top 10 de ma liste, mais là, il m'a encore bluffée.

bien sûr, il ne joue pas le rôle d'un beau gosse musclé, cultivé, élégant et rebelle, mais quand même.

il est Tony Lip (surnommé ainsi à cause de sa tchatche...), cet italien macho grossier et rustre, qui cultive le racisme de circonstance et l'obsession pour la nourriture avec un charme irrésistible... dans Green Book.

j'ai complètement craqué pour ce film merveilleux et aussi pour ce magnifique auteur (rien à redire, de rien, de rien !!) qu'est Mahersala Ali, qui donne la réplique à Viggo...

 

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19:21 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

katelyn Ohashi

elle est américaine, elle est gymnaste et elle revient de loin. après une vilaine blessure qui l'a obligée à arrêter la compétition durant 10 ans, la voilà de retour avec une chorégraphie juste incroyable qui lui a valu un 10/10 (ça n'était jamais arrivé avant) il y a quelques jours lors des Championnats universitaires américains...

une merveille.. du courage, de la ténacité, de la classe, de l'élégance, de l'imagination !!

19:09 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (0)

27 janvier 2019

en héritage

sauvage, belle et particulière, elle avait ce port altier qui pouvait vous coller contre le mur, muet, glacé, incapable d'un seul mot, d'un seul geste.

un regard pénétrant, qui n'avait surtout pas envie, pourtant, de vous pénétrer. 

tout était assorti, tout était contrôlé, tout était impeccable.

la jeune femme avait participé à des concours de beauté et les avait gagnés. belle, sauvage, particulière. elle ne craignait pas les autres, elle savait juste que son honneur était important, qu'elle garderait ce port altier, qu'elle ne baisserait pas la tête.

j'ai hérité d'elle cette force, cette nécessaire attitude de fierté, de survie, ne pas baisser la tête, rester droit.

comme elle, j'ai connu la disparition de mon amour, j'ai connu les larmes dans la salle de bain que l'on cache, j'ai connu les dents serrées et les poings fermés, le combat et la réussite, la colère (qui s'est vite évaporée pour ma part).

j'ai hérité de ses yeux noisettes, ses seins fermes et ses mollets solides. 

pour le reste, je l'ai tricoté seule, maille après maille. c'est ce qui nous lie et nous sépare, nos ressemblances, nos différences, le même sang, la même force, l'héritage de la descendance...

Michel, Eric, Delphine Pierre et... moi

Michel Legrand disait avoir rencontré la femme de sa vie à 74 ans, Eric Holder l'a connue alors qu'il n'était qu'un ado.

pour ma part, j'avais 41 ans.

y a -t-il une règle en matière d'amour ?

Michel Legrand est mort hier, Eric Holder aussi et mon amour l'est depuis bien plus longtemps.

j'ai passé une soirée délicieuse et surprenante avec Eric Holder. c'était en 2011, j'avais participé au salon du livre de la Nouvelle à Manosque (salon qui a bien vite disparu) et j'y étais pour mon recueil "Oh les filles" paru aux éditions Quadrature, dont certains représentants étaient présents également.

je dorais dans un hôtel autogéré avec Delphine Montalant et sa fille Lola.

et la journée je jouais au Scrabble avec Delphine, François Grosso et Renaud Buénerd des éditions Chemin de fer, en remarquant que François avait une tache sur le tee-shirt, ça nous faisait rire, il faisait si beau, on lisait des nouvelles sur de belles places devant un public de touristes intéressés...

on a beaucoup parlé avec Delphine, sa vie, ses enfants et ses éditions. on est restés en lien et quand j'ai eu envie de faire une escapade à Paris avec mon "amoureux" de l'époque, elle a de suite proposé de me prêter l'appartement familial, magnifiquement placé, en face du moulin rouge, un appartement spacieux et accueillant. "l'escalier tournant et montant chez eux, les tomettes, le parquet"...

elle nous a rejoints le soir, Eric aussi (car Delphine Montalant était la femme d'Eric Holder). nous avons mangé tous ensemble, petit repas improvisé et joyeux. une nappe blanche sur la table du salon. le lendemain Delphine nous attendait dans la cuisine, le café était prêt. 

on est restés encore quelques temps en contact, elle me donnait des nouvelles de ses marchés l'été avec sa camionnette, des nouvelles de Lola et des jumeaux..

et puis, comme toujours, le temps a filé, on s'est moins écrit. et elle est partie en novembre 2018. je ne l'ai même pas su. je l'apprends, là, alors qu'Eric est mort à son tour. Eric, son amour de dingo...

et je me demande qui décide en matière d'amour de ce que nous allons vivre. mon amour me manque, depuis dix ans presque. et moi, je suis toujours là...

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24 janvier 2019

prolepse

connaissez-vous la prolepse ?

figure linguistique ou rhétorique ou narrative qui consiste à prendre les devants (mot savant formé à partir du verbe grec προλαμϐάνω prolambanô (prendre et porter en avant, avancer, prendre les devants, prendre en remontant à l'origine, reprendre dès l'origine, présumer, préjuger), et du terme grec (ἡ) πρόληψις (ê) prolêpsis (pour les philosophes : action de prendre d'avance, notion acquise par les sens)

selon Gérard Genette ça consiste en :« toute manœuvre narrative consistant à raconter ou évoquer d'avance un événement ultérieur (au point de l'histoire où l'on se trouve) ».

ça peut être une façon de devancer une attaque qui va nous reprocher un comportement, un geste, une action en s'excusant avant même d'être attqué, afin de faire tomber à plat cette attaque.

bon, j'avoue ça paraît un peu complexe mais, sans s'en rendre compte, les utilisateurs de prolepses sont nombreux.

je simplifierait le propos en répétant une phrase entendue lors du mariage de mon amie Carole, il y a plus de dix : "la meilleure défense c'est l'attaque", et ça, ben, ça s'appelle une prolepse.

 

22:27 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (0)

Invisibles

en ce moment, je me gave de films de famille, de line parents-enfants, certainement parce que c'est un sujet sensible poignant, prenant..

ce film-là est sur des femmes, certes, mais qui vivent tant de mésaventures, fortes de tant de résistance, de beauté, de courage...

en sortant, j'ai pleuré... vraiment...

22:15 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

Delfino et le Brésil

mardi, Jean-Paul Delfino est venu présenter son "recueil de contes et légendes brésiliens" à mes élèves et nous avons passé un moment enchanteur.

cet homme est un délice !

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20 janvier 2019

la voix du ventre

elle pose sa main sur son ventre. ferme les yeux. laisse passer la petite respiration qui gonfle et dégonfle le mont de chair ferme jusqu’à son épaule son cœur son cou.

sa bouche.

ce ventre a porté des enfants, accusé les coups reçus, accepté des vagues de plaisir, s’est tordu sous la souffrance, le doute, l’espérance. il a saigné chaque mois et encore maintenant. Mangé, bu, vomi.

elle ferme les yeux et laisse arriver les émotions vibrations souvenirs envies messages. ce n’est qu’un moment, un léger moment physique où sa main, en contact avec son ventre, essaie de trouver du sens. ce n’est qu’un moment mais il existe.

il a dit : écrit avec ton ventre.

elle voudrait comprendre, y arriver, trouver du sens.

allongée sur le lit double, enveloppée dans le silence de la chambre, elle pose sa main sur son ventre. ferme les yeux. pense à ses mots. elle interroge : qui es-tu, toi, au-dedans ? là, tout au fond ?