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01 novembre 2018

La peau de chagrin

voilà un extrait de "La peau de chagrin" d'Honoré de Balzac, à visée philosophique, qui traverse le temps et les évolutions sociétales et que j'affectionne..

je le partage avec vous, parce que je vous aime...

"Je vais vous révéler en peu de mots un grand mystère de la vie humaine.

L'homme s'épuise par deux actes instinctivement accomplis qui tarissent les sources de son existence. Deux verbes expriment toutes les formes que prennent ces deux causes de mort : vouloir et pouvoir.

Entre ces deux termes de l'action humaine, il est une autre formule dont s'emparent les sages, et c'est à elle que je dois le bonheur et la longévité. Vouloir nous brûle et Pouvoir nous détruit ; mais savoir laisse notre faible organisation dans un perpétuel état de calme. Ainsi, le désir ou le vouloir est mort en moi, tué par la pensée ; et le mouvement ou le pouvoir s'est résolu par le jeu naturel de mes organes. En deux mots, j'ai placé ma vie, non dans le cœur qui se brise, non dans les sens qui s'émoussent, mais dans le cerveau qui ne s'use pas et survit à tout.

Aussi, rien d'excessif n'a froissé ni mon âme ni mon corps. Cependant, j'ai vu le monde entier. Mes pieds ont foulé les plus hautes montagnes de l'Asie et de l'Amérique. J'ai appris tous les langages humains et j'ai vécu sous toutes les coutumes. J'ai prêté mon argent à un Chinois en prenant pour gage le corps de son père, et j'ai dormi sous la tente de l'Arabe sur la foi de sa parole, j'ai signé des contrats dans les capitales européennes, et j'ai laissé, sans crainte, mon or dans le wigham des sauvages. J'ai tout obtenu parce que j'ai tout su dédaigner. Ma seule ambition a été de voir ; car voir, c'est savoir ! Oh ! savoir, jeune homme, n'est-ce pas jouir intuitivement ? N'est-ce pas découvrir la substance même du fait et s'en emparer essentiellement ? Que reste-t-il d'une possession matérielle ?... Rien qu'une idée. Jugez alors combien doit être belle la vie d'un homme qui, pouvant empreindre toutes les réalités dans sa pensée, transporte en son âme les sources du bonheur, en extrait mille voluptés idéales, dépouillées des souillures terrestres. La pensée est la clef de tous les trésors. Elle procure les plaisirs de l'avare sans en donner les soucis... Ainsi, ai-je plané sur le monde, où mes plaisirs ont toujours été des jouissances intellectuelles. Mes débauches étaient la contemplation des mers, des peuples, des forêts, des montagnes !... J'ai tout vu ; mais sans fatigue, tranquillement : je n'ai jamais rien désiré, j'ai tout attendu. Je me suis promené dans l'univers comme dans le jardin d'une habitation qui m'appartenait...

Ce que les hommes appellent chagrins, amours, ambition, revers, tristesse, sont pour moi des idées que je change en rêveries. Au lieu de les sentir, je les exprime, je les traduis ; et, au lieu de leur laisser dévorer ma vie, je les dramatise, je les développe, je m'en amuse comme de romans que je lirais par une vision intérieure.... N'ayant point forcé mes organes, je jouis encore d'une santé robuste ; et mon âme, avant hérité de toute la force dont je n'abusais pas, cette tête est encore mieux meublée que mes magasins..."

29 octobre 2018

Dilili à Paris

bien entendu, la condition de la femme, de la fillette même, y est exploitée avec sévérité mais je n'ai pas été emballée par ce nouveau film d'animation de Michel Ocelot.

malgré les grands noms qui traversent l'histoire de cette jeune kanak (peintres, musiciens, inventeurs d'avant) et réjouissent mon coeur d'amatrice de belles choses, je n'ai pas toujours suivi le fil qui nous conduit tout au long des péripéties de la fillette...

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18:20 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

bye bye monsieur Gildas

Philippe Gildas avait cette façon intimidée de rire aux bêtitses (énormes) d'Antoine Decaunes et José Garcia et je le regardais pouffer entre ses mains avec émotion.

Cet homme semblait d'une douceur et d'une bienveillance incroyables et je ressentais une vraie tendresse d'auditrice pour lui.

Merci à lui pour ces années de joie qu'il nous a données.

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18:14 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (0)

Marseille-Cassis : 40e édition

c'était hier, c'était intense, c'était juste entre deux ondées, c'était tellement ressourçant.

taper dans les mains des petitous qui longeaient la route, sentir les immortelles et le thym en haut de la Gineste, entrer dans le parc naturel des Calanques, se faire doubler tout le temps, tout le temps et pleurer en passant la ligne d'arrivée... Marseille-Cassis, ma drogue, ma dose d'énergie, une façon de voir que je tiens encore la route et pour longtemps encore...

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27 octobre 2018

Jordanie - Syrie

en Jordanie, les centres de formation pour les jeunes migrants Syriens ferment, faute de financement. certains ont trouvé un travail, et sont certainement bien exploités, d'autres, peu nombreux, ont choisi de retourner en Syrie.

évidemment, je suis une farouche défenseuse de la formation pour les jeunes, et ça me navre...

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21:09 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (0)

Marseille-Cassis

deux jours de pause, massage, légumes bouillis et pas de sport, en vue du grand défi de demain : courir une nouvelle fois cette course magique : le Marseille-Cassis.

j'y vais sereine, cool, préparation pas top, mais bon, va falloir que je tienne quand même. Et il est prévu un temps pourri...

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20:35 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (0)

26 octobre 2018

Sakharov et Sentsov

"Le prix Sakharov 2018 décerné jeudi au cinéaste ukrainien Oleg Sentsov suit de peu le prix Vaclav-Havel attribué au représentant de l’ONG Memorial en Tchétchénie, Oïoub Titiev.

 

Oleg Sentsov en juillet 2015.

Oleg Sentsov en juillet 2015. SERGEI VENYAVSKY / AFP

Deux prisonniers, deux camouflets. Réuni en session plénière à Strasbourg, jeudi 25 octobre, le Parlement européen a décerné le prix Sakharov, destiné à promouvoir une personnalité ou une organisation dans le domaine des droits de l’homme, au cinéaste ukrainien Oleg Sentsov, incarcéré dans une colonie pénitentiaire russe. Trois semaines plus tôt, le 8 octobre, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) avait attribué le prix Vaclav-Havel, sur le même thème, à Oïoub Titiev.

En détention préventive depuis janvier, le représentant de l’ONG russe Memorial à Grozny, en Tchétchénie, fait face à une accusation de « trafic de stupéfiants » qu’il réfute. L’APCE a surtout retenu le « courageux combat » de cet homme de 60 ans, repris après l’assassinat en 2009 de sa prédécesseure Natalia Estemirova, pour dénoncer les nombreux abus commis dans cette région du Caucase russe par son impitoyable dirigeant, Ramzan Kadyrov. Dans les deux cas, l’Europe a voulu dénoncer la violation des droits humains en Russie et reconnaître la situation de ces « prisonniers politiques ». (...) "

(extrait de l'article d'isabelle Mandraud, correspendante à Moscou pour Le Monde - Europe)

Ombre sur Marseille

un bien tendre spectacle...

Picture

« Ombre » est un cri de révolte face à la vérité que l’on impose au monde de l’enfance, ce voyage dans la nuit d’une chambre nous conduit de l’autre côté des peurs et des terreurs nocturnes. Si la nuit est un Théâtre d’ombres où se projettent nos propres fantasmes, elle est aussi le révélateur du monde que chacun porte en soi. L’ombre est un pays, un peuple, le pendant de nos
croyances diurnes. Tout le visible vient du ventre de la nuit, tout sort de cet abîme, qui sait ce qu’il recèle encore de vie grouillante et d’exubérance en devenir ?
Pendant le jour l'ombre donne une forme aux choses en dessinant leur contour. Pendant la nuit l’ombre avale tout, elle révèle l'autre nature du vivant : un mystère épais où il faut apprendre à ouvrir les yeux comme on apprendrait à respirer sous l’eau.
 
Ce soir je les attendrai,
elles finissent toujours par venir : les Ombres.
Je ne dormirai pas, je veux ouvrir les yeux dans la nuit. 
Tout ce que l’on dit pour me rassurer ne fait qu’augmenter ma terreur quand la lumière s’éteint.

« Regarde c’est juste une ombre. Allez rendors-toi maintenant. »

Ma mère m’énerve. Les adultes m’énervent. Ils ont tout écrasé, justifié, prouvé par A plus B, étiqueté, rangé dans des boites que c’est même plus la peine de les ouvrir parce que c’est marqué dessus ce qu’il y a dedans !

22:46 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (0)

livre 4

- Vous avez eu bien fait de changer de régime... Vous étiez en train de mourrir de faim...

- Je sais, c'est pour cela que j'ai arrêté.

- Sérieusement, vous deveniez presque anorexique avec cette absence d'alimentation...

- Pourtant, j'ai gratté, j'ai fait les fonds de tiroirs pour voir s'il restait des miettes mais rien, tout a été rapidement consommé, il ne restait que le vide...

- Mais comment avez-vous fait pour tenir ?

- Au début, j'ai compensé, j'ai vécu sur mes réserves, je pensais pouvoir apporter la nourriture pour deux, mais je me suis trompée... et j'ai découvert l'état de disette qui m'était destiné...

- Bon, bon, l'important c'est que vous en soyez sortie... Mais soyez vigilante la prochaine fois, sinon, vous allez brûler vos dernières cartouches...

- Oui, oui, ne vous inquiétez pas, là, je me retape et ensuite je choisirai mes fournisseurs attentivement.

- Inch'Allah !

 

22:39 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (0)

belle romance

en avant-première et sans même savoir si j'ai le droit... voilà un morceau la couverture du futur roman (romance) à paraître chez BMR, branche érotique des éditions Hachette.

ce n'est pas le premier que je commets et celui-là a été écrit en duo. et avec pseudo.

il sera donc disponible en numérique (dans un premier temps) dans un mois.

 

 

quand la Lady est gaga

de la lady, mon internénette numberone en est gaga.

j'avoue que j'ai souri, conquise, devant quelques clips musicaux, des chansons bien servies et un enthosiasme qui gagnait.

j'avais beau entendre le talent Ô combien incroyable de ladite Lady, je restais lointaine à cela.

c'était sans compter sans le génie de Bradley.

accrochée à mes accoudoirs, je me suis laissée emporter par une gaga qui n'en est pas, une talentueuse qui en est bien une, une femme sans contours, malgré son anecdote sur son nez, sans formatage, une femme qui sait ce qu'elle a en est et nous le sert, avec force et savante grâce.

A Star is born est un bonheur de film, qui m'a laissée par terre par une fin qui m'a encore une fois rappelé ce que j'ai traversé. quand l'amour fou se meurt soudain, la blessure reste gravée à jamais...

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08:51 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

s'effacer

laisser le temps effacer les contours

les angles disgracieux et les détours

effacer les traces et les marques

effacer les mots et les remarques

effacer le devenir et les souvenirs

et les formes tordues, moches, sans avenir

effacer le déni et le dégoût

se rappeler l'envie d'atouts

s'effacer, être silence

cultiver au-dedans l'exigence

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08:47 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (0)

24 octobre 2018

livre 3

 jeter au feu les vieux habits

les tissus qui grattent, irritent, dérangent

les tenues trop justes qui compressent et empêchent de respirer

retrouver le goût de la vie

les jours en rouge, vert, jaune et orange

ne jamais cesser d'avancer, grimper, et toujours plus haut monter

muscler son corps, se sentir vivante

chasser les poisons qui nous hantent

même si ça prend du temps

même si ça dure longtemps

le faire là et maintenant

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22:44 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (0)

incompréhension

bien évidemment, comme me l'a gentiment répété Sandy, la charmante conseillère Orange avec ses yeux noisettes et ses longs cheveux blonds décolorés : nous ne vivons pas dans un monde de bisounours, Madame.

certes.

mais là, ça s'empile, ça s'empile, ça s'empile et ça déborde. je sature.

que se passe-t-il dans un cerveau humain qui faille dérailler les neurones et leurs connexions vers des actions de plus en plus insupportables ?

ces derniers jours, les informations ne cessent de se déverser avec une horreur toujours plus innommable.

d'abord ces rhinocéros que l'on tue au rythme d'un toutes les huit heures afin de récupérer leur corne qui, une fois réduite en poudre, doit assurer à des vieux bourrés de fric l'éternité, la puissance sexuelle et la beauté de la peau. on rêve, quand on sait que la composition de cette corne est la même que celle des leurs ongles de pieds.s'ils étaient un peu souples, ces individus qui poussent au trafic de ladite corne, ils se rongeraient les orteils et une espèce animale serait sauve.

puis, ce journaliste saoudien tué, découpé en morceaux, le jour où il se rend à l'ambassade à Istanbul pour organiser son mariage.

et également ces hommes violés dans des prisons en Lybie, violés si sauvagement avec des balais fixés au mur, avec des bouteilles à collerette qu'ils devaient s'enfoncer jusqu'au sang, jusqu'à destruction totale de leur anus et leur appareil génital.

je ne parle pas de ces bandes de jeunes ado qui s'affrontent mortellement dans les rues de Paris...

mais on n'arrête donc jamais de débloquer sévère, nous les mammifères si évolués ? à tout détruire, tout saccager, tout abîmer, juste pour notre plaisir, confort, importance, égo ??

22:27 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (2)

le jeu... de Stéphane

il y a longtemps que je n'étais pas tombée raide amoureuse, surtout dans une salle de cinéma, collée sur mon siège devant un homme en chemise bleu, élégant, intelligent, drôle, bienveillant et... sexy...

Stéphane de Groodt est une rare subtilité dans ce rôle sans grande envergure pourtant au sein de ce film un brin décapant... 

quel bonheur, cet homme-là !

 

Résultat de recherche d'images pour "le jeu"Le Jeu : Photo Bérénice Bejo, Doria Tillier, Roschdy Zem, Stéphane De Groodt, Suzanne Clément

21:18 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0)

22 octobre 2018

tous sports confondus

quand je ne cours pas (il pleut), je nage.

quand je ne nage pas (jours d'école), je boxe.

quand je ne boxe pas (le weekend), je cours et je nage.

il n'y a que le vendredi que mon corps est au repos.

normal que mon médecin sourit quand mon test de récupération donne "parfait" et me dise que je n'ai pas besoin de prise de sang, pas de cholestérol c'est certain, ni sucre ni gras, aucun gramme de surpoids... et insiste sur le fait que, malgré mon manque de préparation, je peux me faire confiance pour Marseille-Cassis, que je vais me surprendre... soit !

Résultat de recherche d'images pour "tout sport"

 

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17 octobre 2018

mon père, ce héros

un extrait de mon roman « ce héros n’est pas mon père » illustrera les propos de Lucy Calkins dans son roman de didactique : « L’art d’écrire de puissants romans personnels » qui sera publié en mars 2019 chez Heinemann qui est une traduction de « Narrative Craft »...

belle nouvelle, non ?

Aucun texte alternatif disponible.

l'âge canon

ma copine Mylène Desclaux a écrit un ouvrage, pertinent et léger : "Les jeunes femmes de 50 ans" dans lequel on peut lire à un moment :

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"Je déteste le mot "cougar" qui par sa sonorité, et tout ce qui se termine par "ar" (connard, salopard, crevard...) n'évoque que des injures masculines."

le mot "crevard" m'a fait particulièrement sourire (mais pas que ça, dans son roman) tant je le trouve fort et imaginé.

sans regarder dans le dictionnaire, j'y mets l'idée d'un homme seul, qui refuse de rester seul et est prêt à tout pour retrouver une compagne. un "mort de faim" pourrait aussi bien convenir.

si vous passez par là, et en jouant le jeu de vous abstenir d'aller jeter un oeil dans le dictionnaire, vous le traduiriez comment, vous, ce mot ?

16 octobre 2018

nous sommes

22:20 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (0)

Alain Marion

Alain Marion était un extraordinaire flûtiste.

ce weekend, un hommage a mis à l'honneur son travail, pour les 20 ans de sa mort, au conservatoire de Marseille.

les plus grands flûtistes comme Philippe Bernold ou Julien Beaudiment, Celso-Woltzenlogel... étaient là, incroyablement présents, avec tout leur talent pour des scènes musicales superbes...

Quel grand honneur pour moi d'avoir pu y assister.

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22:12 Publié dans lamiendo | Lien permanent | Commentaires (0)