31 mai 2007
c'est ma vie...

quand on a eu une vie riche, que l'on a bien des aventures à raconter, que l'on a pratiqué un métier qui n'existe plus, que... et qu'on voudrait que cela ne se perde pas, que nos héritiers connaissent ces pans de notre vie qui ne sont plus, on peut vouloir les écrire.
et quand on ne sait pas, on demande à un auteur spécialisé dans ce type d'écriture de réaliser votre biographie.
c'est ce service que proposent les éditions "Votre biographie éditions" pour lesquelles je travaille à l'occasion.
parce que je suis très touchée par ces récits de vie, ces récits si riches si impressionnnats et que je suis heureuse qu'il en reste une trace, une page...
peut-être aimez-vous vous aussi vous régaler de ces souvenirs d'antan, aiez-vous écouter et retranscrire ces récits-là ? n'hésitez pas, lancez-vous dans l'aventure...
pour partager, pour aimer encore un peu...

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30 mai 2007
je l'avais promis...

voilà la suite de l'histoire du château de la Tour d'Aigues écrite et imaginée avec les élèves de maternelle de l'école.
si vous avez suivi (voir "mon beau château"), le fantôme du bûcheron-jardinier Pierre-Jean rôde toujours dans le château en ruines afin de retrouver le coffre de Ludovic d'Ammoysi et d'enfin tenir la promesse faite de distribuer les biens de celui-ci aux pauvres qui sont affamés.
ce fantôme se rend compte que son état ne lui permet pas de saisir les objets et décide de se glisser dans la peau du maître d'école qui accompagne sa classe dans une visite au château.
ne pouvant résister aux fruits qui sont dans l'orangeraie du château où se sont rendus les élèves et leur maître, il goûte une des oranges (c'est en fait le maître qui attrape et mange le fruit) et le jus de celle-ci à le pouvoir de rendre forme à son corps.
le voilà redevenu Pierre-Jean comme en 1792.
il comprend alors que les orangers du jardin du château sont autant de coffres dont le trésor (c'est-à-dire le ornges les oranges) est à disposition de tous ceux qui ont faim et qui veulent se servir.
il décide de continuer donc à cultiver ces orangers pour que tout le monde puisse manger leurs fruits.
les élèves ont hésité à faire que Pierre-Jean ne se transforme lui-même en un oranger pour offrir ses fruits à ceux qui le désirent. nous avons opté pour une fin plus "soft".
néanmoins, leur maître a acheté un oranger qui est cultivé dans la classe (en souvenir ou en honneur de Pierre-Jean) et les enfants ont fabriqué, pour la fête des mères, une orange porte-photo en pâte à sel, parce qu'ils avaient envie eux aussi d'offrir un "trésor" à celle qu'ils aiment : leur maman !
on a beau dire mais ces enfants... ils nous étonneront toujours...
voilà quelques informations sur ce délicieux fruit :
l'orange, est un agrume. c'est le fruit de l'oranger, un arbre de la famille des Rutacées. comestible, il est très riche en vitamine C. c'est le fruit le plus cultivé au monde. on dit que l'orange serait la pomme d'or du jardin des Hespérides.
l'orange est comme son nom l'indique de couleur orange. elle possède une peau épaisse et assez rugueuse. elle se découpe en quartiers comme sa cousine la mandarine. l'orange est un fruit juteux, sucré, excitant et il contient de la vitamine C. on utilise ce fruit pour les salades de fruits, les confitures, ou pour consommer son jus. elle se compose majoritairement de matières minérales.
l'oranger (Citrus sinensis) est originairement de Chine. on peut distinguer deux grandes routes de pénétration de ce fruit en Europe. la route méditerranéenne fut empruntée, à l'époque des croisades (XIe-XIIIe siècle), par l'orange amère ou bigarade: transmis par les Perses aux Arabes, ce fruit fut implanté en Sicile, d'où il se diffusa vers le reste de l'Europe.
dans un second temps, au XVIe siècle, les navigateurs Portugais découvrirent l'orange douce en Chine, et la rapportèrent en Europe; son succès finit par évincer l'orange amère.
jusqu'à la première moitié du XXe siècle, l'orange était un fruit de luxe et souvent offert comme cadeau de Noël aux enfants. sa culture en bac a longtemps été un symbole de pouvoir pour les aristocrates qui lui dédiaient des bâtiments spécialisés : les orangeries.
les noms de l'orange, dans les langues d'Europe et de Méditerranée, laissent reconnaître les diverses pérégrinations qu'a connues ce fruit au cours de son histoire. on y retrouve les deux grandes routes suivies par l'orange : d'un côté, l'orange amère qui passa des Perses aux Arabes, puis aux pays méditerranéens; de l'autre, l'orange douce que les Portugais rapportèrent de Chine au XVIe siècle.
alors pour être aussi inventifs que ces enfants, proposez donc de jolis bricolages à faire autour de l'orange ou une recette à base d'oranges et je leur transmettrai... avec plaisir !

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29 mai 2007
maman !

pour La fête des mères,
à l'occasion de sa vente privée
Lily Paillettes invite
« Les Filles de Marseille »
à exposer et vendre leurs créations
au programme :
• vente privée Lily Paillettes au rez-de-chaussée : Sandro, Belair, EM Bijoux, Vertigo, Zin, Les Petites , Le Petit Baigneur, Serena Kay, Estellon, Pretty Mobile ...
• expo-ventes des créatrices à l'étage : chapeaux Delphine Viellard, accesoires Marivière, bijoux textiles Ghislaine Garcin, poterie Tarente, gravure sur verre Consuelo Romero, peintures Sophie Gallo-Geider, littérature jeunesse Calouan ...
une avant-première VIP
a lieu mardi 29 mai 2007 de 14h00 - 21h00
les ventes se prolongeront du 30 mai au 2 juin 2007
de 10 h 00 - 19 h 00
où est-ce ?
au "Urban Gallery", 37, cours Franklin Roosevelt à Marseille 1er arrondissement (métro Réformés canebière, bus 68 & 80s, parkings Jean Jaurès & Gambetta)
informations et parrainage sur le site de Lily paillettes

mais d’où vient cette tradition de la fête des mères ?
la fête des mères est une fête annuelle célébrée en l'honneur des mères dans de nombreux pays.
historiquement, cette fête est païenne et trouve ses origines dans l'adoration de la mère pratiquée en Grèce antique. ce culte païen comportait des cérémonies en l'honneur de Rhéa (ou Cybèle), la grande mère des dieux. ce culte était célébré aux Ides de Mars dans toute l'Asie mineure. la Grèce antique fêtait au printemps la déesse Rhéa, mère de Zeus et de ses frères et sœurs. une fête religieuse romaine célébrait les matrones le 1er mars, lors des Matronalia.
au XVe siècle, les Anglais fêtaient le Mothering Sunday, d'abord au début du carême puis le quatrième dimanche du printemps. en 1912, les États-Unis instaurent le Mother day, en souvenir de la mère de l'institutrice Anne Jarvis. en 1914, le Royaume-Uni l'adopte à son tour. en 1932, l'Allemagne l'officialise. la Belgique, le Danemark, la Finlande, l’Italie, la Turquie et l’Australie suivent la France.
en 1806, Napoléon tente de relancer la fécondité et, prône les vertus de la famille lors de fêtes.
en 1918, Lyon célèbre la Journée des mères en hommage aux mères et aux épouses qui ont perdu leurs fils et leur mari. en 1929, le gouvernement officialise cette journée.
en 1941 , le régime de Vichy inscrit la Fête des mères au calendrier.
en 1950, la loi n° 50-577 du 24 mai 1950, publiée dans le Journal officiel du 25 mai 1950, fixe la fête des mères au dernier dimanche de mai. Ces dispositions ont été intégrées en 1956 au Code de l'action sociale et des familles. l'article R. 215-1 prévoit que : « chaque année, la République française rend officiellement hommage aux mères, au cours d’une journée consacrée à la célébration de la "Fête des mères". »
l'article D. 215-2 du même code ajoute que : « la fête des mères est fixée au dernier dimanche de mai. si cette date coïncide avec celle de la Pentecôte, la fête des mères a lieu le premier dimanche de juin. »
voilà quelques dates au cours desquelles on fête les mères :
le 21 mars au Maroc et au Liban ; le quatrième dimanche après le Carême au Royaume-Uni (Mothering Sunday) ; le 8 mai en Corée du Sud (il s’agit en réalité de la fête des parents : les Coréens célèbrent les deux parents le même jour) ; le 10 mai au Mexique ; le 6 mai au Portugal, en Espagne (día de la madre), en Hongrie et en Colombie ; le premier dimanche de mai en Lituanie ; le deuxième dimanche de mai en Allemagne (Muttertag), en Australie, en Autriche, en Belgique, au Brésil, au Canada, en Chine, au Danemark, aux États-Unis (Mother's Day), en Finlande, en Grèce, en Italie (Festa della Mamma), aux Pays-Bas (Moederdag), au Pérou (Día de la Madre), à Singapour, en Suisse, en Turquie, au Japon, aux Philippines, au Venezuela ; le 27 mai en Tunisie ; le dernier dimanche de mai en Suède ; le dernier dimanche de mai, sauf si elle coïncide avec le jour de la Pentecôte. Dans ce cas, elle a lieu le premier dimanche de juin en France, à l’île Maurice ; le 26 mai en Pologne et le 15 août au Costa Rica.
alors, n’oubliez pas !
et bisous à toutes les mamans, d’ici et d’ailleurs…

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28 mai 2007
développement durable
le développement durable, en quoi ça consiste ?

Anne Jankéliowitch explique :
"La Terre, notre planète, va mal, et c’est de notre faute.
Les habitants des pays riches, comme la France, consomment et gaspillent énormément. Aujourd’hui, on ne fait même plus la différence entre envie et besoin. Consommer toujours plus, c’est piller toujours plus les ressources naturelles que la planète a mis des millions d’années à créer (air, eau, océans, forêts, terres cultivables, biodiversité, pétrole), et qui ne se renouvellent pas assez vite pour satisfaire la demande croissante… Et rejeter toujours plus de pollutions et de déchets dans l’environnement, qui commence à être saturé…
Cette situation ne peut pas durer : les catastrophes écologiques et sanitaires montrent déjà les limites du système. Et cela ne va faire que s’aggraver : la Terre compte 6 milliards d’habitants ; en 2050, nous serons 3 milliards de plus.
Aujourd’hui, la grande majorité de l’humanité vit toujours dans la pauvreté. Des millions de femmes, d’hommes et d’enfants n’ont ni eau potable, ni électricité, ni éducation, ni assez à manger… Mais si tous les habitants de la terre vivaient comme nous, il faudrait deux planètes supplémentaires pour satisfaire leurs besoins !
Or, nous n’avons pas de planète de rechange. Alors, comment améliorer les conditions de vie de tous les citoyens du monde sans épuiser définitivement la Terre ? Comment satisfaire les besoins des hommes d’aujourd’hui tout en léguant la Terre en bon état aux générations qui l’habiteront après nous ?
En apprenant à économiser et à partager de manière équitable les ressources, en utilisant les technologies qui polluent moins, qui gaspillent moins d’eau et moins d’énergie, et surtout en changeant nos habitudes de consommation et nos comportements. C’est cela, le développement durable. Ce n’est pas un retour en arrière, mais un progrès pour l’humanité : celui de consommer non pas moins, mais mieux. Il est devenu urgent d’agir. Nous en avons tous les moyens. Et surtout, le devoir."
dans les écoles, des choses se mettent en place à ce sujet, et c'est une très bonne chose car nos enfants sont les adultes citoyens de demain...
- les "agenda 21" pour les établissements scolaires
ratifié en 1992 au Sommet de la Terre de Rio, l'"agenda 21" est un programme d'actions pour le XXIe siècle orienté vers le développement durable. ses principales fonctions sont la lutte contre la pauvreté et l'exclusion, la production de biens et de services durables ainsi que la protection de l'environnement.
selon son mot d'ordre "penser globalement pour agir localement", il se décline à toutes les échelles, du planétaire au local. en France, c'est le "comité 21" ou comité français pour l'environnement et le développement durable qui est chargé d'en faire connaître et appliquer les principes.
ainsi, pour apporter sa contribution au renforcement de l'éducation des jeunes au développement durable lancé par le ministère de l'Education nationale en juillet 2004, le comité 21 a créé en septembre 2004 le programme d'actions "Expérimentations d'"agenda 21" d'établissements scolaires" sous le haut patronage du ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.
ce programme s'inscrit également dans le cadre de la "décennie des Nations Unies" pour l'éducation en vue du développement durable de 2005 à 2015. son objectif est de décliner à l'échelle de l'établissement scolaire la démarche "agenda 21", de l'école au campus universitaire, en mobilisant l'ensemble des acteurs qui partagent un même lieu de vie et interagissent sur son évolution : élèves et leurs parents, communauté éducative et représentants de l'Etat, collectivités territoriales, personnel et entreprises qui interviennent sur le site.

- le défi pour la Terre dans les écoles
la fondation Nicolas Hulot et l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) lance le défi pour la Terre à l'intention de tous, citoyens, entreprises, écoles...un kit pédagogique permet aux professeurs de sensibiliser leurs élèves aux bons gestes pour la planète.

et la biodiversité alors ?
le professeur Robert Barbault, directeur du département "écologie et gestion de la biodiversité" au Muséum national d’histoire naturelle et Jacques Weber, directeur de l’Institut français de la biodiversité nous rappellent :
" Oui, la biodiversité c’est la nature vivante, toute la nature, sur terre et sur mer, dans les villes et dans les champs, hommes et femmes compris. Avec leurs chiens, bassets ou colleys, leurs chats, persans ou de gouttière, leurs champs de blé, de riz ou de maïs.
Oui, la biodiversité c’est nous, êtres humains, cousins des chimpanzés, aussi nombreux que divers. Nous qui avons appelé biodiversité ce tissu vivant qui couvre et anime la planète, cette biosphère dont nous sommes l’un des fruits et dont nous dépendons, comme le petit enfant dépend de sa mère, la puce de son rat, la vache du paysan qui l’élève.
La biodiversité, c’est aussi, c’est surtout un réseau d’interactions et d’interdépendances entre des milliards d’êtres vivants, des dizaines de millions d’espèces. Abeilles et bourdons qui, butinant les fleurs des champs et des vergers, les pollinisent, assurant ainsi la reproduction de ces espèces et, pour nous, une riche production de fruits; bactéries, protozoaires et quantité de petits mollusques ou crustacés qui, sur terre et dans les mers, décomposent les déchets que produit la vie, dépolluant ainsi sols et eaux et contribuant à nourrir d’autres organismes, algues, plantes ou poissons.
Dans ce réseau d’interactions, les uns mangent les autres car c’est ainsi que la vie procède pour se maintenir. Mais il y a aussi de la coopération, de l’entraide entre individus et espèces. Ainsi, les récifs coralliens qui abritent une grande diversité de mollusques, de crustacés et de poissons sont eux-mêmes constitués par une association intime, une symbiose, entre des polypes, sortes de méduses, et des microalgues.
Et nous autres, êtres humains, ne sommes-nous pas une espèce sociale ? Une espèce qui s’est développée grâce à son association durable avec nombre d’animaux et de plantes, grâce à cette biodiversité domestiquée à l’origine de la révolution agricole et de toute notre civilisation."
parce que je suis une fervente adepte du respect : de l'homme, de la nature, des biens que celle-ci nous offre, des espèces qui la peuplent, j'espère un jour utiliser ma formation en gestion de l'environnement pour écrire des romans sensibilisant les jeunes sur ce développement durable et cette biodiversité, indispensables à la pérennisation de notre vie sur cette planète. la nôtre et celle de nos enfants...
en attendant, on peut déjà en parler, encore et encore... éduquer les enfants, leur expliquer, leur montrer...
et si vous avez de bonnes idées sur le sujet, je suis preneuse...

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27 mai 2007
salon

quand on est auteur (jeunesse, en ce qui me concerne) on participe à des salons ou des fêtes du livre. on y rencontre des lecteurs qui viennent se faire dédicacer les livres qu'ils ont choisis.
quelques fois, avant le salon, on réalise des interventions dans les classes, ce qui a l'avantage de faire découvrir nos publications aux enfants avant le jour du salon.
le plus connu, le plus couru, c'est le salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil car il offre cette possibilité de feuilleter les nouveautés de nombreuses maisons d'édition, pétites ou grandes, parisiennes ou régionales. et aussi de rencontrer des éditeurs.
pour les illustrateurs, des rendez-vous avec des directeurs artistiques sont organisés selon un planning bien établi, mais il faut impérativement s'inscrire avant l'ouverture du salon, via le site Internet.
je crois que c'est une vraie chance pour des illustrateurs/trices d'exposer leur travail à la bonne personne mais le risque est l'indigestion pour ces "d.a.", comme on le dit dans ce milieu, qui voient défiler à la suite des dizaines d'artistes par jour.
le risque en vaut la chandelle, me semble-t-il.
il existe bien d'autres salons où, même si on n'est pas encore édités, il est plaisant de se rendre. pour les artistes invités et les éditeurs présents.
par chez moi, je citerai Aubagne, Nice, Toulon, Mouans-Sartoux.
mais j'aime me rendre dans des salons plus modestes où les lecteurs sont autant passionnés et très impressionnés. très attachants.
sur le site Ricochet, portail européen de la littérature jeunesse, on peut trouver des dates des manifestations les plus proches de chez soi.
sur le site du syndicat de l'édition nationale, également.
pour la région PACA, il existe l'agence régionale du livre PACA qui informe régulièrement de ce qui se passe par ici...
mais si vous connaissez des salons bien sympas où aller faire un tour, ne vous gênez pas pour nous en faire part...
09:25 Publié dans une maille envers | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
25 mai 2007
j'ai toujours un livre dans la boîte à gants
comme j'aime lire et que je n'ai pas pu cette année faire partie du jury sélectionnant le prix du livre Inter (enfin, je n'ai pas pu... je n'ai pas été choisie, voilà la vérité !) je vous fais passer cet appel de la compagnie Lanicolacheur, du théâtre de la Minoterie et de la bibliothèque départementale des Bouches-du-Rhône, cet appel à partage autour du livre...
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vous aimez lire ?
nous aussi. ça tombe bien, c'est de cela que nous souhaitons vous parler.
pour que nous puissions lire, il faut que d'autres écrivent.
on peut écrire sur tous les sujets qu'on veut, il y a même des auteurs qui prennent pour sujet, justement, la lecture.
par exemple, nous venons de "découvrir" un texte de Voltaire qui parle "de l'horrible danger de la
lecture" et un autre de Valery Larbaud qui la considère, lui, comme un vice impuni. prometteur, non ?
alors voilà : en octobre et novembre prochains, à la bibliothèque départementale, nous présenterons deux séances de lectures publiques d'une sélection de textes qui traitent de la lecture.
pour cela, nous lançons un appel au lecteur ou à la lectrice que vous êtes.
peut-être que dans vos souvenirs se trouvent un texte, quelques pages, un passage, qui évoquent la lecture. dans ce cas, nous vous serions très reconnaissants de nous en faire part, de nous indiquer les références du livre où vous l'avez trouvé, ou mieux de nous en adresser une copie si possible avant le 15 juin, afin de constituer une bibliothèque de textes sur la lecture.
et, sans vouloir abuser (quoique !), nous serions ravis de vous voir rejoindre notre projet, soit au sein du comité de lecture qui choisira les textes ou même comme lecteur à haute voix lors des séances publiques les 23 octobre et 20 novembre à la bibliothèque départementale.
alors si vous avez un peu de temps et que ce projet autour du "plaisir solitaire qu'il est si bon de partager" vous intéresse, soyez les bienvenu(e)s !
les textes et les candidatures sont à adresser à :
Christine Fabre ou Claire Ramon
bibliothèque départementale
20 rue Mirès – BP 90098
13303 Marseille Cedex 03
christine.fabre@cg13.fr
claire.ramon@cg13.fr
la première réunion du comité de lecture se tiendra le mercredi 26 juin 2007.
pour tous renseignements adressez-vous à la bibliothèque départementale auprès de Christine Fabre (04.91.08.62.16) ou de Claire Ramon (04.91.08.62.14) ou encore au sein de la compagnie Lanicolacheur auprès de Rozenn Collet (04.91.47.89.57) et également à La Minoterie auprès de Chantal Enéa (04.91.90.83.71).
fin novembre, le théâtre de La Minoterie accueillera le spectacle "La lecture, ce vice impuni" avec des textes de Stéphane Olry et une mise en scène de Xavier Marchand...
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cela dit, et cela peut nous donner des idées de textes à lire pour cet appel, pour le prix du livre Inter le jury se rencontre et vote le 3 juin. je me demande finalement comment j'aurais trouvé le temps de lire les ouvrages en compétition :
- Fils unique de Stéphane Audeguy
Né en 1705, François Rousseau était le frère aîné de Jean-Jacques. Sa naissance avait tellement déçu son père que, de dépit, il s’était exilé à Constantinople pour n’en revenir que sept ans plus tard, ce qui aura pour conséquences la naissance du petit Jean-Jacques, mais aussi la mort en couches de sa mère.
Dans le Livre premier des Confessions, Jean-Jacques Rousseau évoque brièvement ce frère pour mieux l’évacuer en le traitant de raté et déclarer qu’il se considère désormais comme fils unique...
Stéphane Audeguy a donc décidé de rétablir l’équilibre en donnant la parole à ce grand méconnu, François Rousseau, dont nous découvrons la longue existence. Initié à la libre-pensée et au libertinage par le marquis de Saint-Fonds, Provençal huguenot réfugié à Genève, puis apprenti horloger à Dijon, il deviendra ensuite le bras droit de la tenancière du bordel le plus huppé de Paris, dont les habitués apprécient les automates érotiques que Rousseau ne cesse d’inventer et de perfectionner. Après un séjour à la Bastille, où il rencontre Sade, il participera à la destruction du monument. Enfin, nonagénaire, il se forgera une solide réputation de philanthrope en tentant de sauver de la misère les prostituées parisiennes...
" "On n'a plus eu de ses nouvelles depuis ce temps-là, et voilà comment je suis demeuré fils unique », écrit dans ses Confessions Jean-Jacques Rousseau en évoquant son frère aîné, ce François Rousseau contraint de quitter Genève où les choses pour lui avaient mal tourné.
Jean-Jacques tenait François pour un polisson et un libertin. Ce dernier apparemment ne l'a jamais démenti, qui n'a pas jugé nécessaire de nous laisser récit de sa vie.
Il m'a semblé intéressant de remédier à cette négligence."
Stéphane Audeguy
- Les falsificateurs de Antoine Bello
C'est l'histoire d'une organisation secrète internationale, le CFR (Consortium de Falsification du Réel), qui falsifie la réalité mais dont personne ne connaît les motivations.
C'est l'histoire de quelques-unes des plus grandes supercheries de notre époque : de Laïka, la première chienne dans l'espace, qui n'a jamais existé ; de Christophe Colomb qui n'a pas découvert l'Amérique, des fausses archives de la Stasi.
C'est l'histoire d'un jeune homme, embauché par le CFR, qui veut comprendre pourquoi et pour qui il travaille.
C'est l'histoire d'une bande d'amis qui veulent réussir leur vie, sans trop savoir ce que cela veut dire.
C'est, d'une certaine façon, l'histoire de notre siècle.
- Un Roman russe de Emmanuel Carrère
Un exorcisme autobiographique d'une rare violence psychique noyé de chagrin, d'amour et de vodka...
"La folie et l’horreur ont obsédé ma vie. Les livres que j’ai écrits ne parlent de rien d’autre. Après L’Adversaire, je n’en pouvais plus. J’ai voulu y échapper. J’ai cru y échapper en aimant une femme et en menant une enquête. L’enquête portait sur mon grand-père maternel, qui après une vie tragique a disparu à l’automne 1944 et, très probablement, été exécuté pour faits de collaboration. C’est le secret de ma mère, le fantôme qui hante notre famille. Pour exorciser ce fantôme, j’ai suivi des chemins hasardeux. Ils m’ont entraîné jusqu’à une petite ville perdue de la province russe où je suis resté longtemps, aux aguets, à attendre qu’il arrive quelque chose. Et quelque chose est arrivé : un crime atroce. La folie et l’horreur me rattrapaient. Elles m’ont rattrapé, en même temps, dans ma vie amoureuse. J’ai écrit pour la femme que j’aimais une histoire érotique qui devait faire effraction dans le réel, et le réel a déjoué mes plans. Il nous a précipités dans un cauchemar qui ressemblait aux pires de mes livres et qui a dévasté nos vies et notre amour. C’est de cela qu’il est question ici : des scénarios que nous élaborons pour maîtriser le réel et de la façon terrible dont le réel s’y prend pour nous répondre."
Emmanuel Carrère
- La Disparition de Richard Taylor de Arnaud Cathrine
Qui est Richard Taylor ? Un fils et frère modèle, l'époux ordinaire d'une vie trop commune, un jeune père sans relief, un banal employé de la BBC ? Un peu tout cela à la fois.
Pourquoi vient-il de fuir sa propre existence ? La réponse ne sera jamais donnée qu'en creux, par ouï-dire, au gré des témoignages d'une dizaine de femmes l'ayant côtoyé avant ou après sa disparition. Parmi elles : l'épouse, la mère, la voisine de palier, la collègue de bureau, l'amie transsexuelle, l'amante sans lendemain, l'attentionnée psychiatre, ou encore la dramaturge suicidée Sarah Kane...
- Hommes entre eux de Jean-Paul Dubois
Paul Hasselbank, divorcé, malade, n'attend plus grand-chose de la vie, sauf, peut-être, une ultime rencontre avec la femme qui l'a quitté, Anna. Il entreprend alors un long périple qui le mène jusqu'à North Bay, une petite bourgade au bord du lac Nipissing (Ontario).
Floyd Paterson vit non loin de là. Célibataire, cet homme n'a pas toujours été solitaire : il y a peu encore, il vivait avec Anna. Grand chasseur de wapitis, il manie à la perfection l'arc à poulies. Tout le roman converge vers la rencontre des deux hommes.
- L’Amant en culottes courtes de Alain Fleischer
Dans ce roman autobiographique, Alain Fleischer revient sur une période cardinale de sa vie : le mois de juillet 1957 où, à l’âge de treize ans, il vit sa première aventure amoureuse et expérience sexuelle avec Barbara, une très belle jeune femme de vingt ans, qui est logée dans la même famille d’accueil que lui pour son stage linguistique. Cela se passe à Londres. Un quartier plutôt chic. Maison assez spacieuse, avec le deuxième étage qui est celui des filles. Le narrateur, lui, a sa chambre au rez-de-chaussée. Cela jouera un rôle…
Longtemps, j’ai porté des culottes courtes – ici s’arrête toute imitation d’une œuvre inimitable entre toutes… –, et longtemps j’ai regretté de n’avoir pu les porter plus longtemps. Aujourd’hui encore, quand vient juillet et que j’enfile ce qu’on appelle un short, ce n’est pas le vêtement pour les jours de chaleur que je retrouve, délaissé depuis l’été précédent, mais la tenue d’une saison beaucoup plus lointaine, à l’époque où les gamins allaient jambes nues, et le souvenir d’un mois de juillet dans un autre temps.
Alain Fleischer
- Le dernier monde de Céline Minard
Cosmonaute, Jaume Roiq Stevens accomplit diverses missions dans une station spatiale en orbite autour de la Terre, quand soudain l'évacuation est ordonnée depuis la base en raison d'un incendie. Refusant d'obéir, il demeure seul à bord pendant quelques mois, le temps d'observer une série d'étranges phénomènes terrestres, mais le silence radio persistant le force à rentrer. De retour à la base, bien des surprises l'attendent la Floride apparaît désertée de tous ses habitants, dont les vêtements gisent abandonnés, comme après une inexplicable catastrophe. Les animaux, eux, semblent avoir retrouvé leur liberté. Stevens doit se rendre à l'évidence : l'espèce humaine a disparu. Fou de désespoir et comme possédé par une sorte d'ivresse schizophrénique, il entreprend alors, des plaines d'Asie centrale à la Chine, en passant par l'Inde, l'Alto Parana et l'Afrique, un voyage hallucinant dans l'espace mais aussi le temps et la culture de tous ces mondes disparus...
- L’Explosion de la durite de Jean Rolin
L'idée, c'était de se procurer à Paris une vieille voiture en état de rouler, et de l'expédier au Congo où elle deviendrait un taxi. Celui-ci assurerait des ressources régulières à la famille du colonel, restée au pays quand lui-même avait été contraint de s'expatrier. Tel que le colonel et le narrateur l'avaient conçu, dans un café de la porte de Clichy, le projet était simple et brillant.
Chemin faisant, tant sur mer que par la route, selon un itinéraire qui recoupe parfois ceux de Joseph Conrad, de Patrice Lumumba, de Che Guevara et d'autre fantôme moins illustres, il va se heurter à un grand nombre de difficultés, imputables aussi bien à l'état de la voiture qu'à celui du pays lui-même. Parmi toutes ces difficultés, finalement, il n'est pas avéré que la pire soit l'explosion de la durite.
- Ouest de François Vallejo
Un soir, dans un château aux tréfonds des terres de l'ouest, un garde-chasse se découvre un nouveau maître. Le vieux baron de l'Aubépine est mort, un fils le remplace. Lambert, le garde-chasse, était un serviteur à l'âme trop près de ses bois, au caractère trop probe, à la meute de chiens trop sauvage et à la fille trop belle pour s'entendre avec ce nouveau baron, si plein de folies politiques, d'obsession des corps et de maladie rentrée. Non, entre lui et le jeune L'Aubépine, l'entente n'était pas pensable, c'était sensible, l'affaire aurait dû en rester là. L’affaire n’en restera pas là. Elle va durer dix années, et s’achèvera en carnages.
- Jeune Fille de Anne Wiazemsky
1965. Anne, la narratrice, a dix-huit ans quand elle rencontre le cinéaste Robert Bresson, puis auditionne pour le prochain film du maître, Au hasard Balthazar. La présence d'Anne, son attitude, sa voix convainquent Robert Bresson. Mais Anne est mineure, et il s'agit de faire accepter le projet à son grand-père, François Mauriac.
Anne fait ensuite l'expérience d'un plateau de cinéma. Robert Bresson, lui, instaure un jeu ambigu, entre séduction et domination. Bien que repoussant ses avances, Anne subit son emprise psychologique et le magnétisme de son génie artistique. L'actrice sent qu'une métamorphose s'opère en elle, suscitée par des désirs puissants mais confus.
« À mesure que le bac se rapprochait de La Rochelle, j'oubliais maman et la semaine auprès d'elle : c'était déjà du passé, cela ne comptait plus. Une nouvelle existence m'attendait, dont j'ignorais tout, mais qui allait modifier profondément le cours de ma vie, je le savais, je le voulais. Autour de moi, des vacanciers insouciants parlaient plages, météo, sorties en mer. En les regardant, en écoutant leurs propos, j'avais maintenant l'impression d'appartenir à un autre monde. Dans mon sac, il y avait une carte de Robert Bresson datée du 10 juillet : "Je vous attends. Je suis sûr que tout ira merveilleusement bien. À jeudi."
Anne Wiazemsky
à vos choix, messieurs dames...

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23 mai 2007
rideau !
je ne pensais pas y arriver, j'en avais parlé avec Christophe Miraucourt, auteur jeunsse, et j'y ai mis toute la passion nécessaire mais j'y suis arrivée.
voilà donc une pièce de théâtre écrite et imaginée avec des élèves de CE2, sur la fondation de la ville d'Aix-en-Provence.
la mise en forme et le chœur sont de moi, les dialogues, les noms inventés et les bonnes idées viennent des élèves.
alors si vous avez le courage de tout lire :
Scène I :
Il y a longtemps, à Rome, par une belle journée, les frères Sextius travaillent dans l’écurie…
Julius : Hé ! toi, petit Caïus, viens nous aider, monsieur le chouchou à sa maman…
Caïus : Oui mais je suis trop fatigué.
Julius
et Pétrus : Tu es paresseux ! Tu te reposes tout le temps ! Si papa était là, ça ne se passerait pas comme ça !
Caïus : Oui, mais moi je fais beaucoup d’affaires avec le voisinage.
Julius
et Pétrus : Bien sûr…. Et puis quoi encore ?
Caïus : Bon, je vous laisse.
Julius
et Pétrus : Maudit soit Caïus ! Cette nuit, nous le bâillonnerons et nous le ficellerons pour le vendre à un marchand d’esclaves.
Chœur : Ô Mars, grand dieu de la guerre, vas-tu laisser faire cela ? Toi, dont les pas sont plus souples qu’un danseur de Priape, regarde-les ! Pique-les de ta lance, ils en trébucheront…
Scène II :
La nuit venue, le complot se prépare…
Julïus : Pétrus, on va bâillonner et ficeler Caïus. Tu es d’accord ?
Pétrus : D’accord ! A trois, on l’assomme. Un, deux, trois !
Julius prend son élan et tombe en arrière, déséquilibré. Caïus se réveille à cause du bruit. Pétrus se précipite, s’empare de la massue de son frère restée au sol et assomme Caïus.
Caïus : Mmm mmm mmm…
Les deux frères ficellent Caïus et l’attachent à la queue du cheval puis ils partent au galop… clopclopclop
Ils arrivent enfin chez le marchand d’esclaves…
Caïus,
surpris : Où suis-je ? Et qu’est-ce que je fais ici ?
Chœur : Certes, le guerrier frémissant sentira en lui la colère quand il verra ses rivaux, ceux qu’il croyait ses frères, le traiter ainsi qu’un esclave…
le premier
marchand : Allez, pas de temps à perdre pour des explications… s’adressant aux deux frères : Que voulez-vous ?
Julius : On veut vous vendre un esclave contre cinq cents pièces d’or.
le premier
marchand : Marché conclu ! Voilà ! Au revoir.
Les deux frères Sextius repartent au galop.
Durant la nuit…
le premier
marchand : Hum… Ce jeune homme ferait bien l’affaire pour mon ami, le marchand de gladiateurs.
Il se rend au matin chez son ami. Arrivé chez lui, il sonne : ding ! dong !
le second
marchand : Salut l’ami ! Que me vaut le plaisir de ta visite ?
le premier
marchand : Je viens te vendre cet esclave pour mille pièces d’or.
le second
marchand : Tâtant les bras de Caïus, ses cuisses et jugeant sa taille… Il a l’air costaud, j’en ferai un grand champion. C’est d’accord.
Le marchand d’esclaves s’en retourne chez lui.
Scène III :
Une journée d’entraînement...
L’entraîneur : Bonjour élèves !
Caïus : Bonjour maître ! Vous êtes notre entraîneur ?
L’entraîneur : Oui ! Venez, on va s’entraîner. Leçon numéro un : apprendre à manier le filet et le trident.
Caïus hésite. Il n’a pas l’habitude de s’activer autant.
L’entraîneur : Allez ! File à l’entraînement !
Caïus ne semble pas décidé.
L’entraîneur : Bouge un peu ou tu auras affaire à moi !
Caïus : Courage ! Allons à l’entraînement ! Ca me permettra de devenir fort. Ainsi je pourrai lutter contre mes frères…
Se tournant vers l’entraîneur Bon donnez-moi un trident et un filet, je suis prêt à m’entraîner.
Chœur : Ô, filles de Zeus, chastes muses, vous qui voyez les âmes subtiles et ingénieuses des forgeurs de gladiateurs, lorsqu’ils sont armés de leurs artifices les plus déliés, venez contempler la puissance de Mars…
L’entraîneur : Caïus, prends le filet dans la main droite et le trident dans la gauche et lance le filet sur Cassius. Essaie de l’envelopper complètement.
Caïus : Attention ! J’attaque avec le trident par le flanc gauche !
Cassius : Aoua, ouille ! Je suis blessé, je saigne !
Caïus : Pardon Cassius, je ne voulais pas te faire mal…devenons amis, veux-tu ?
Gladius : qui a surpris la conversation entre Caïus et Cassius Acceptez-moi comme ami, je veux m’entraîner avec vous !
Scène IV :
Pendant ce temps, à Rome, chez la mère de Caïus…
Sylvia : Maria ! Julius et Pétrus se sont engagés dans l’armée sans m’en avertir ! Je m’inquiète pour eux… Et Caïus a disparu ! Si ça se trouve, il est en danger…
Maria : Ne vous inquiétez pas , maîtresse ! Caïus sera bientôt de retour et Julius et Pétrus reviendront de l’armée un jour.
Maria sort de la pièce, l’air soucieux. Sylvia tombe à genoux en implorant Mars…
Sylvia : Pitié, Ô toi Mars, grand parmi les dieux ! Viens à mon secours ! Dis-moi si Caïus va bien, je t’en supplie !
Mars apparaît alors dans un nuage de fumée…
Chœur : Heureux l’homme d’une sagesse accomplie. Elle a donné l’amour, il a donné la vie. Celui-ci, parce qu’il a été intelligent, reverra son enfant, ce demi-dieu , et il accomplira son destin.
Mars : Ne t’inquiète pas, noble Sylvia ! Caïus va devenir un grand soldat ! Les épreuves qu’il subit vont l’aider à devenir plus fort et plus courageux. Une destinée hors du commun l’attend… Quant à tes autres fils, ils font la guerre à Entremont…
Scène V :
De leur côté, Caïus, Cassius et Gladius ont imaginé une évasion de chez le marchand de gladiateurs…
Caïus : Je n’arrive pas à dormir, je vais réveiller les autres.
Gladius
Et Cassius : Pourquoi nous réveilles-tu à cette heure de la nuit ?
Caïus : Allez chercher les autres et faites-leur la proposition de s’enfuir avec nous à Rome !
Chœur : Les habiles sont inventifs, car voici une idée singulière, neuve et pleine d’étrangeté et quel autre l’eut imaginée ? Réellement, moi, si l’on m’eut dit quelque chose de ce qui arrive, je ne l’aurais pas cru, car j’aurais pensé que c’était une plaisanterie…
Gladius
Et Cassius : D’accord. Se dirigeant vers les autres soldats endormis Les amis levez-vous ! Suivez-nous jusqu’à Rome, vous aurez la belle vie.
D’autres
gladiateurs : Attendez-nous, on vient aussi !
Caïus : Venez ! Mais méfions-nous des gardes ! Dépêchez-vous ! On va dans l’armurerie ! Toi Gladius, prends ce filet ! Vous, prenez ces glaives et ces boucliers ! Et toi Cassius, prends des épées ! Maintenant les amis, partons à travers champs…
Scène VI :
Un gladiateur : Il fait noir comme en un four ! Caïus, es-tu sûr de ton chemin…
Caïus : Suivez-moi, n’ayez pas peur !
Au détour d’un chemin se dresse soudain un monstre ressemblant à un dragon, aux yeux cruels, possédant des crochets disposés autour de la bouche, à la peau transpercée d’épines et de couleur turquoise.
Une voix : Rebroussez chemin ou vous mourrez !
Chœur : Comment l’affaire va-t-elle aller ? Je suis inquiet de voir quel chemin ces hommes ont emprunté. Cela me semble sérieux et de vie, il y a ici à faire sacrifice...
Caïus : Montre-toi ! Qui es-tu ? Ô l’affreuse chose ! Les amis, préparez-vous à l’attaquer par la gauche. Cassius, Gladius, avec moi sur le flanc droit !
Les autres
gladiateurs : On…on avance, chef ?
Caïus : Courage les amis ! A l’assaut !
Le monstre : RRRrrrrrrr…
Le monstre approche. Trois gladiateurs tombent morts, Caïus tue le monstre.
Les autres
gladiateurs : On fait quoi, chef ?
Une voix : Relevez vos frères morts ! Marchez vers Entremont, de l’autre côté des Alpes. Rendez-les à leur patrie !
Caïus : En route ! Serrez-vous près de moi ! Formons un blonc invincible !
Caïus tranche la tête du monstre et l’emporte avec lui au bout de son épée.
Scène VII :
Les soldats menés par Caïus arrivent à Entremont…
Caïus : Oh ! regardez, les murailles d’Entremont ! Il semble qu’il y ait la guerre…
Cassius : Vite, cachons-nous ! Baisse le tête et enfoncez-vous dans les buissons !
Caïus : Mais… Regardez là-bas ! Je les reconnais ces deux-là : ce sont mes frères ! Ils s’échappent ! Il faut les en empêcher !
Chœur : Sérieuse est l’affaire, grand débat, lutte rudement engagée. Voulez-vous qu’ensemble nous punissions ces traites qui combattent contre les leurs ? J’apprends que ces romains font partie des Celto-ligures !
Gladius : Vite, faisons un plan ! … Bon, écoutez : toi, Caïus tu vas faire peur aux gens avec ta tête de monstre pendant que nous, nous allons nous battre contre les Celto-ligures qui tomberont au pied de la muraille, paralysés de peur…
Caïus : Brandissant la tête du monstre Ououououuuuu !
Les Celto-ligures tombent paralysés au bas de la muraille…
Les gladiateurs : Tiens ! Prends ça ! Et voilà pour toi ! Han !
Gladius
Et Cassius : Caïus, voilà tes frères ! Capturons-les ! Dépêchons-nous, ils s’échappent, vite !
S’adressant à Julius et Pétrus Arrêtez-vous, jetez vos armes !
Julius
et Pétrus : En chœur Pitié ! Ne nous tuez pas ! Nous connaissons un grand secret…
Scène VIII :
Mars apparaît devant Caïus et pose une main paternelle sur son épaule…
Mars : Ecoute-moi Caïus, en vérité, je suis ton père. Ce qui fait de toi un demi-dieu ! Il faut que tu sois clément et que tu libères tes frères car ils connaissent le secret de l’eau. C4est ce secret qui te permettra de fonder une ville nouvelle à qui tu donneras ton nom : « Aquae Sextiae ».
Caïus : Bien père… je vais les libérer !
Mars : Merci mon fils ! Maintenant va et fais ce que tu dois !
Caïus : Se tournant vers ses frères, implorants Alors comme ça, on détient le secret de l’eau ?
Julius
et Pétrus : Tremblants Oui ! Si tu nous libères, nous te le dévoilerons…
Chœur : A toi, maintenant, puisque te voilà devenu un homme fort et respecté, de pardonner en souvenir du Dieu que tu représentes.
N’oublie jamais qui tu es et ce qu’on attend de toi.
Caïus défait les liens qui emprisonnent ses deux frères…
Julius
et Pétrus : Voilà l’eau, là, au creux des collines, au pied d’Entremont.
Caïus : Merci mes frères ! Je vous pardonne car grâce à vous, je vais fonder une ville nouvelle.
A ce moment, Sylvia apparaît conduite par un char…
Caïus : Mère ! Regardez, voilà ma future ville, je vais l’appeler Aquae Sextiae !
Sylvia : Quel emplacement idéal ! Je veux en faire la renommée ! Voyons, une idée… ah voilà ! « Venez à Aquae Sextiae, vous y serez bien lavés ! »
Caïus : Julius, je te nomme chef de la défense de ma ville ! Quant à toi, Pétrus, tu seras le chef des sources et des thermes.
si vous êtes arrivés jusque-là sans craquer, je vous invite à me donner vos impressions...

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22 mai 2007
chic ! les princesses...
évidemment après les loups... les princesses.
rien que du très classique dans la littérature enfantine...

quand Hemma m'a demandé d'écrire des histoires de princesses pour leurs recueils, je n'étais pas très emballée.
les jolies filles parfaites en tout point, ce n'est pas mon genre.
je suis plus spécialisée dans les bêtises à gogo.
alors j'ai lu des histoires de princesses et je me suis laissée aller à les imaginer comme chaque fois que j'écris : atypiques. pas parfaites. pas du tout comme on attend qu'elles soient. et ça je le revendique : on a le droit d'être tout à fait différente de ce qu'on attend de nous. ainsi Touloupé ma petite sorcière catastrophe ne saura jamais jeter un sort correctement et ne sera jamais une vilaine monstrueuse comme ses consoeurs attendent d'elle...
je n'ai pas la prétention d'être la seule à avoir fait ce choix.
ainsi : La petite princesse nulle de Nadja a bien des défauts. voire tous les défauts. et pourtant, elle sera aimée telle qu'elle est.
parce que quand même, quelle qu'elle soit, le grand souci de ces "chéries" c'est de trouver le prince charmant, l'homme idéal, celui qu'on attend toujours et qu'on désespère de voir un jour arriver.
pourtant La princesse élastique de Bernard Friot botte le derrière de ses prétendants ou La rincesse Finemouche de Babette Cole qui ne veut pas se marier et impose des épreuves à ses prétendants.
ou La princesse et le chevalier hardi de Florence Langlois où Henri, chevalier sans peur, doit apporter un morceau de ciel à sa princesse pour mériter son amour. et Mademoiselle Princesse Culotte de Marie Bataille qui s'attife si bizarrement que les prétendants pourraient s'en détourner...
mais comme on ne peut pas vivre que d'amour et d'eau fraîche, il y a La princesse qui détestait les légumes de Yann Queffelec, La princesse et les insectes de Jennifer Dalrymple, La Princesse au petit pois de Hans Christian Andersen (oui, je sais, elle ne le mange pas le petit pois, elle dort dessus...) que mon ami Giorda a repris dans La princesse au sommeil léger.
et puis, comme je suis une accro à l'univers de Hayao Miyazaki, je ne peux passer sous silence la merveilleuse princesse Monoké, guerrère et sanguinaire, prête à sacrifier sa vie (et son amour) pour combattre ces humains avides de pouvoir et d'avoir qui détruisent sans respect aucun la nature qui a tant à nous donner.
Hayao Miyazaki signe là une fable épique où il reconnaît les influences conjuguées de Akira Kurosawa (La Forteresse cachée) et de Kenji Mizoguchi (Les Contes de la lune vague après la pluie).
d'où vient cette force dans les films de Miyazaki ? cette émotion qui réveille en nous des valeurs auxquelles on croit ? comme une boule chaude au creux du ventre, une pelote de fils mêlés de respect, tendresse, passion, bonheur, d'envie...
il semble que cela tienne à son enfance (nous y revoilà...) puisque contrainte de fuir Tokyo, sa ville natale, sous les bombardements de l'armée américaine, la famille de Miyazaki s'installe à quelques kilomètres de la capitale. et que cette expérience laissera une empreinte profonde chez le cinéaste, avec beaucoup des thèmes (pêle-mêle : l'aviation, le deuil, l'enfance, l'attachement à la nature) explorés au travers de son œuvre, provenant de cette période.
alors, Monoké, découvrez-la, c'est une vraie princesse...
maintenant, je le sais, je l'espère, vous allez réagir et me parler de votre princesse, celle qui comble votre vie, celle dont vous rêvez...
allez les filles, promis, la prochaine fois, je m'attarde sur les princes...

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21 mai 2007
les loups
ne me demandez pas pourquoi mais j'ai toujours pensé que j'aurai dû être la compagne de Serge Reggiani...
d'accord, j'aime sa voix grave et ses yeux tristes mais il n'est pas le seul à me faire vibrer quand il chante.
lui, c'est différent.
nous avons 45 ans de différence.
je l'ai adoré dans Casque d'or au côté de Simone Signoret...
et aujourd'hui je voulais mettre les paroles de cette chanson ci-dessous, peut-être parce que le loup est un personnage-clé dans les histoires pour enfants.
on peut y trouver :
- un loup effrayant (les classiques Le petit chaperon rouge de Charles Perrault ou Pierre et le loup de Sergueï Serguéïevitch Prokofiev) ;
- un loup charmeur et croqueur d'enfants dont il aime les bisous (Garavou le loup de Lionel Le Néouanic) ou un loup végétarien (Un loup dans le potager de Claire Bouiller) ;
- un loup gentil dans un rôle un peu inhabituel (Loulou de Grégoire Solotareff ou Le Loup sentimental de Geoffroy de Pennart) ;
- un loup complice et drôle (Le loup magicien en tournée de Laurence Bourguignon) ;
- un loup en rimes (Au bon petit loup de José Augustin Goytisolo) ;
- un loup ignorant (Loup ne sait pas compter de Nadine Brun-Cosme) ;
- un loup surprenant (Loup noir d'Antoine Guilloppé) ;
- un loup "sorcier" (L'œil du loup de Daniel Pennac) ;
- un loup bête (Plouf ! de Philippe Corentin)....
et combien d'autres encore...
mais voilà la chanson :
Les loups sont entrés dans Paris
Paroles: A. Vidalie. Musique: L. Bessières
© Ricordi BMG Music
autres interprètes: Les Croquants (2004)
Les hommes avaient perdu le goût
De vivre, et se foutaient de tout
Leurs mères, leurs frangins, leurs nanas
Pour eux c'était qu'du cinéma
Le ciel redevenait sauvage,
Le béton bouffait l'paysage... alors
Les loups, ououh! ououououh!
Les loups étaient loin de Paris
En Croatie, en Germanie
Les loups étaient loin de Paris
J'aimais ton rire, charmante Elvire
Les loups étaient loin de Paris.
Mais ça fait cinquante lieues
Dans une nuit à queue leu leu
Dès que ça flaire une ripaille
De morts sur un champ de bataille
Dès que la peur hante les rues
Les loups s'en viennent la nuit venue... alors
Les loups, ououh! ououououh!
Les loups ont regardé vers Paris
De Croatie, de Germanie
Les loups ont regardé vers Paris
Tu peux sourire, charmante Elvire
Les loups regardent vers Paris.
Et v'là qu'il fit un rude hiver
Cent congestions en fait divers
Volets clos, on claquait des dents
Même dans les beaux arrondissements
Et personne n'osait plus le soir
Affronter la neige des boulevards... alors
Des loups ououh! ououououh!
Des loups sont entrés dans Paris
L'un par Issy, l'autre par Ivry
Deux loups sont entrés dans Paris
Ah tu peux rire, charmante Elvire
Deux loups sont entrés dans Paris.
Le premier n'avait plus qu'un œil
C'était un vieux mâle de Krivoï
Il installa ses dix femelles
Dans le maigre square de Grenelle
Et nourrit ses deux cents petits
Avec les enfants de Passy... alors
Cent loups, ououh! ououououh!
Cent loups sont entrés dans Paris
Soit par Issy, soit par Ivry
Cent loups sont entrés dans Paris
Cessez de rire, charmante Elvire
Cent loups sont entrés dans Paris.
Le deuxième n'avait que trois pattes
C'était un loup gris des Carpates
Qu'on appelait Carêm'-Prenant
Il fit faire gras à ses enfants
Et leur offrit six ministères
Et tous les gardiens des fourrières... alors
Les loups ououh! ououououh!
Les loups ont envahi Paris
Soit par Issy, soit par Ivry
Les loups ont envahi Paris
Cessez de rire, charmante Elvire
Les loups ont envahi Paris.
Attirés par l'odeur du sang
Il en vint des mille et des cents
Faire carouss', liesse et bombance
Dans ce foutu pays de France
Jusqu'à c'que les hommes aient retrouvé
L'amour et la fraternité.... alors
Les loups ououh! ououououh!
Les loups sont sortis de Paris
Soit par Issy, soit par Ivry
Les loups sont sortis de Paris
Tu peux sourire, charmante Elvire
Les loups sont sortis de Paris
J'aime ton rire, charmante Elvire
Les loups sont sortis de Paris...
et si vous connaissez d'autres loups intéressants, n'hésitez pas à nous en parler...

14:50 Publié dans fil de coton | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19 mai 2007
hétérogénéité dans les classes
pour faire suite à ma note sur la pédagogie de Maria Montessori et à la discussion avec Nicole sur ce blog (voir « presse »), je voudrais vous parler du numéro de juin des Cahiers pédagogiques revue destinée aux enseignants, éditée par le Centre de recherche et d'action pédagogique, que je corrige mensuellement.
le sujet ? "Enseigner en classe hétérogène". ou l'hétérogénéité dans les classes.
en bref, on y traite de ce besoin d'adapter l'enseignement aux divers élèves qui constituent une classe en respectant leur niveau, leurs facultés, leurs potentiels, leurs possibilités d'apprendre et d'avancer.
on y parle donc des enfants en difficulté scolaire, des EIP (enfants intellectuellement précoces), des enfants souffrant de trisomie 21...
des témoignages d'expériences d'enseignement adapté sont vraiment très intéressants comme cette professeur de mathématiques qui déclare "Alors, j'ai tout changé" parce qu'elle s'est rendue compte qu'une pédagogie frontale comme celle que constituait l'essentiel de son enseignement, ne convenait plus à ses élèves. ne lui convenait plus.
elle en avait assez de commencer l'étude de chaque notion par des rappels inutiles pour certains, insuffisants pour d'autres ; assez de n'avoir quasiment rien à offrir à ceux qui n'étaient pas armés pour entrer dans cette notion ; assez de proposer un rythme qui n'était tout à fait adapté qu'à l'"élève moyen" (qu'elle n'a jamais rencontré) ; assez de s'adresser à une classe quand chacun des enfants aurait eu besoin d'un discours différent ; ... ; assez de proposer le même jour à tous, une même évaluation censément bien placée et justement calibrée pour chacun...
elle a donc cherché et mis en place des solutions pour que chacun travaille au rythme qui est le sien et qu'aucun élève n'ait à souffrir de ses différences.
j'ai lu avec grand intérêt les témoignages sur les EIP et je pense vraiment que des parents concernés par le sujet trouveront dans ce numéro des réponses adaptées à leur questionnement.
je ne peux donc que vous inciter à vous procurer ce numéro 454 du mois de juin 2007, si tout ce qui touche les enfants et leur éducation, leurs apprentissages vous intéresse...
08:36 Publié dans une maille envers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





















