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04 septembre 2007

boss

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only for fans...

“Radio Nowhere” is the first single from Bruce Springsteen's upcoming album “Magic".

03 septembre 2007

chance !

dans mon actualité il y a ces histoires de femmes que j'écris en tranches espérant montrer un pain surprise du plus bel effet lorsqu'elles seront éditées...

c'est à l'ordre du jour. mais chut !
un peu de patience et vous saurez...

il y a évidemment toutes sortes de nouvelles dans mes recueils comme il y a toutes sortes de filles de vies de bonheurs de peines d'espoirs toutes sortes d'amours...
un de mes textes a la couleur de ce qui suit...

je vous laisse apprécier...

26 août 2007

réflexion



Je suis un homme de Cro-Magnon
Je suis un singe ou un poisson
Sur la Terre en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis un seul puis des millions
Je suis un homme au coeur de lion
A la guerre en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis un homme plein d'ambition
Belle voiture et belle maison
Dans la chambre ou dans le salon
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je fais l'amour et la révolution
Je fais le tour de la question
J'avance, avance à reculons
Et je tourne en rond, je tourne en rond.

Tu vois, j'suis pas un homme,
Je suis le roi de l'illusion
Au fond, qu'on me pardonne
Je suis le roi, le roi des cons.

Je fais le monde à ma façon
Coulé dans l'or et le béton
Corps en cage, jeté en prison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Assis devant ma télévision
Je suis de l'homme, la négation
Pur produit de consommation
Oui, mon compte est bon
Mon compte est bon.

Tu vois, j' suis pas un homme,
Je suis le roi de l'illusion
Au fond, qu'on me pardonne
Je suis le roi, le roi des cons.

C'est moi, le maître du feu,
Le maître du jeu, le maître du monde
Et vois ce que j'en ai fait,
Une Terre glacée, une Terre brûlée,
La Terre des hommes que les hommes abandonnent.

Je suis un homme au pied du mur
Comme une erreur de la nature
Sur la Terre sans d'autres raisons
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis un homme et je mesure
Toute l'horreur de ma nature
Pour ma peine, ma punition,
Moi je tourne en rond, je tourne en rond

Je suis un homme et je mesure
Toute l'horreur de ma nature
Pour ma peine, ma punition,
Moi je tourne en rond, je tourne en rond

Moi je tourne en rond, je tourne en rond

18 août 2007

pause

petite gourmandise à savourer lentement.
ce n'est pas très original mais tellement fondant...


(merci Aurélia)

14 août 2007

respire

je compte me mettre à l'écriture de cette série "environnement" pour ados que Béa Egémar et Pierre Bottero m'ont encouragée à créer.

je me le suis promis.

et pour me soutenir, un allié de choix : Mickey 3D.
sa voix, sa dégaine, ses mots... j'aime.

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je partage donc cette chanson avec vous : Respire...
(cliquez, le clip est une vraie merveille)

Approche-toi petit, écoute-moi gamin,
Je vais te raconter l'histoire de l'être humain
Au début y avait rien au début c'était bien
La nature avançait y avait pas de chemin
Puis l'homme a débarqué avec ses gros souliers
Des coups d'pieds dans la gueule pour se faire respecter
Des routes à sens unique il s'est mis à tracer
Les flèches dans la plaine se sont multipliées
Et tous les éléments se sont vus maîtrisés
En deux temps trois mouvements l'histoire était pliée
C'est pas demain la veille qu'on fera marche arrière
On a même commencé à polluer le désert

Il faut que tu respires, et ça c'est rien de le dire
Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire

D'ici quelques années on aura bouffé la feuille
Et tes petits-enfants ils n'auront plus qu'un oeil
En plein milieu du front ils te demanderont
Pourquoi toi t'en as deux tu passeras pour un con
Ils te diront comment t'as pu laisser faire ça
T'auras beau te défendre leur expliquer tout bas
C'est pas ma faute à moi, c'est la faute aux anciens
Mais y aura plus personne pour te laver les mains
Tu leur raconteras l'époque où tu pouvais
Manger des fruits dans l'herbe allongé dans les prés
Y avait des animaux partout dans la forêt,
Au début du printemps, les oiseaux revenaient

Il faut que tu respires, et ça c'est rien de le dire
Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire
Il faut que tu respires, c'est demain que tout empire
Tu vas pas mourir de rire, et c'est pas rien de le dire

Le pire dans cette histoire c'est qu'on est des esclaves
Quelque part assassin, ici bien incapable
De regarder les arbres sans se sentir coupable
A moitié défroqués, cent pour cent misérables
Alors voilà petit, l'histoire de l'être humain
C'est pas joli joli, et j'connais pas la fin
T'es pas né dans un chou mais plutôt dans un trou
Qu'on remplit tous les jours comme une fosse à purin.


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et s'il existe des sujets qu'il vous paraît important de traiter, n'hésitez pas à me les lister ici... ou à m'en parler...

24 juillet 2007

voyage

je voulais juste vous proposer un détour...
vers une terre chaude et affolante...

et des extraits de cette extase-là :

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Je suis vivant, renard, cheval et cigogne
vapeur, scintillement
au long des prairies inondées d’eaux lucides
je suis saison après saisons après saisons



Saisons après saisons je l’ai bu le sang noir
et l’Euphrate mon frère est un fleuve de peur
et le Tigre mon frère est un fleuve de haine
et le Fleuve Jaune un chant de désespoir
et le Gave mon frère une coulée de larmes
et le Guadalquivir un serpent de métal
et le Luy de Béarn une chaîne à tes dents



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Tout ce que j’ai perdu vacille ici
dans la lumière éparpillée, c’est tremblant
alors j’invente des noms à ces effleurements
automne
feuille
tristesse
lenteur
regret
un visage
d’une beauté de roseau bleu



Un visage d’une beauté de roseau bleu
et l’offrande
l’offrande de mon corps de vapeur et de scintillements
camisole à tes yeux
un joug sur ta nuque de cerf
ce visage, je te l’offre
mais tu ne le possèderas jamais !
Ils l’ont pris
ils ont tranché tes mains et tu ne le sais pas
ils ont tranché ta langue et tu ne le sais pas
ils ont domestiqué ta parole.
Tu es une perruche et tu ne le sais pas
tes pensées sont des mouches dans une toile d’araignée



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Je suis la ronce aveugle qui s’agrippe au brouillard
qui marche sur sa propre langue et trébuche entre ses dents
langue sans mots et s’égare de proverbe en proverbe



S’égare de proverbe en proverbe
sur ta langue sans mots ma langue se repose
je hurle en ce baiser tu ne m’écoutes pas, je hurle !
Cette main c’est ta main sur mon sein c’est ta main.
Regarde à la branche du saule étendu le drap obscur
le linge de la nuit, un velours noir abrutissant d’étoiles

18 juillet 2007

la vie en rose

un peu de musique pour l'été, ça donne cet air de fête qui va si bien au soleil, aux mûres qui rougissent, aux abricots qui dégoulinent trop sucrés et aux cigales qui s'en donnent à coeur joie.

voilà une jolie chanteuse écoutée à Manosque un soir d'été, donc : Rose.

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elle rentre dans la nouvelle vague française des chanteuses de caractère et de charme. pas une révolution, mais un petit plaisir à déguster pour se rafraîchir la tête.

et puis, pour faire plaisir à Nicole, moi j'adorerais écrire des chansons... alors je suis toujours très attentive aux textes des chansons.

du coup, je vous glisse les paroles de celle-ci (qui me "parle" parce que j'ai écrit une histoire sur la mort d'un grand-père qui met le coeur des petit-enfants en noyade : "Quand Ernest est parti") :

Ciao bella (cliquez pour écouter)

Au-dessus de mon front
où il tire la ficelle
de mes rêves et de mes démons
se font toujours la belle
de large des grands fonds et jusque aprés la Terre
ha ha
je les sens, ainsi font les yeux de mon grand-père
haha

ciao bella
les autres on s'en fout
ciao bella
les autres c'est pas nous
ciao bella
tu manques à ma vie
ciao bella
jamais je n'oublie ta voix

au-delà des étoiles
des rives du bon dieu
puis sa jolie toile
il tisse tous mes voeux
au détour d'un chagrin
à l'angle de mes larmes
il se fraie un chemin et défait tous mes drames

ciao bella
les autres on s'en fout
ciao bella
les autres c'est pas nous
ciao bella
tu manques à ma vie
ciao bella
jamais je n'oublie ta voix

ciao bella
les autres on s'en fou
ciao bella
les autres c'est pas nous
ciao bella
tu manques à ma vie
jamais je n'oublie ta voix

ciao bella
les autres on s'en fout
ciao bella
les autres c'est pas nous
ciao bella
tu manques à ma vie
ciao bella
jamais je n'oublie ta voix



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26 juin 2007

hastà la victoria !

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une fois n’est pas coutume, je voulais vous parler d’une artiste: Keny Arkana et de sa chanson: Victoria.
j’ai craqué sur cette jeune femme, même si elle n’est pas de ma génération et que sa musique pourrait ne pas me « ressembler », moi qui devient « senior ».
mais voilà, elle a quelque chose, non pas de Tenessee mais de…Keny…
Alors, je vous invite à écouter cette vidéo et à lire les paroles de la chanson :

Moi c'est Victoria née il y a 14 printemps.
Dans un village près de Salta dans lequel je vivais avant.
Cela fait maintenant plus de 10 ans qu'avec papa et maman mes frères et mes soeurs on a quitté nos champs.
On est venus s'entasser dans une de ces cabanes à l'entrée de la ville.
C'est papa qui la construite mais elle n’est pas finie.
Je n'ai que des vagues souvenirs du village.
Maman pleure quand elle m'en parle car elle n'aime pas la vie ici.
Des étrangers ont brûlé nos maisons pour nous voler nos terres.
Papa s'énerve moi j'comprends pas il parle d'agroalimentaire.
Il dit que les politiques sont des prédateurs qui sèment la peur
et qui ont un estomac à la place du cœur.
Ici pas de travail, aucune prière ne s'exauce.
Après les cours avec ma soeur on vend des bracelets 2 pesos.
Mais malgré tous ces efforts, demeurent ces jours sans repas.
La nuit maman pleure, la nuit maman ne dort pas.

[refrain espagnol]

Mon voisin m'a dit : '' Pendant la dictature c'était plus dur ''.
Alors j'vais pas me plaindre même si ici y'a pas de futur.
Moi j'aime bien les études, on m'a dit : '' c'est bien mais inutile ''.
Ici beaucoup ont arrêté avant même de savoir écrire.
Dans mon jardin secret, je cultive le rêve d'être médecin.
Soigner tous ces enfants malades qui ne mangent pas à leur faim.
Je ne comprends pas, dans la ville je vois bien tous ces petits faire la manche devant le mépris de ceux qu'on appelle '' les gens biens ''.
Je m’interroge, ne voient-ils pas la misère? Ils nous écrasent pour bénir l'homme venant de l'autre hémisphère.
Papa dit qu'on est traité comme des chiens, Dieu merci j'ai ma famille, plus loin y'a des orphelins qui vivent dans les décharges.
Des fois je pleure en cachette, mais pas longtemps car je pense à mes aînés qui ont connu le chant des mitraillettes.
Et puis grand-mère disait toujours : '' la vie c'est l'espoir, si t'en as plus t'es comme mort et vivre relève de l'exploit . ''

[refrain espagnol]

Papa est à bout, il a frôlé la folie quand un matin il a appris que la banque lui avait volé ses économies.
Impuissant tout le monde était affolé, il n'était pas le seul, c'est la nation entière qui s'était fait voler.
Depuis ce jour, avec beaucoup de gens de la ville, il bloque les routes pour bloquer l'économie du pays.
C'est leur façon de se faire entendre mais moi j'ai peur quand il s'en va, y'en a qui reviennent pas la police est violente.
Ils les appellent « piqueteros » et les journaux sont des menteurs, ils disent que c'est des bandits après y'a des gens qui ont peur.
Papa dit : '' ils peuvent tuer des hommes mais ils ne tueront pas la mémoire, les mères des disparus chantent toujours contre l'oubli. ''
On vit le fruit d'une démocratie ratée dans un pays si riche, plein d’enfants n’ont dans le ventre qu'une tasse de maté.
Parce qu'on est dirigé par la mafia du crime.
Moi je ne comprends pas et quand je demande pourquoi on me répond toujours : '' Parce qu'on est en Argentine ! ''

[refrain espagnol]



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04 juin 2007

livre Inter

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j'en avais parlé avec un zest d'amertume masqué (non, vous n'aviez pas deviné sauf... les rares qui savaient), le jury du prix du livre Inter a divulgué ce matin à 08 heures tapantes, le nom du lauréat, après, semble-t-il, avoir longuement débattu.

c'est François Vallejo pour "Ouest" qui a remporté cette 33e édition du prix du livre Inter.
ce livre a déjà reçu le prix du jury Jean Giono 2006 et le prix Mille pages 2006.

je ne peux donc résister à vous redonner la trame de son roman :

un soir, dans un château aux tréfonds des terres de l'ouest, un garde-chasse se découvre un nouveau maître. le vieux baron de l'Aubépine est mort, un fils le remplace.
Lambert, le garde-chasse, était un serviteur à l'âme trop près de ses bois, au caractère trop probe, à la meute de chiens trop sauvage et à la fille trop belle pour s'entendre avec ce nouveau baron, si plein de folies politiques, d'obsession des corps et de maladie rentrée.
non, entre lui et le jeune L'Aubépine, l'entente n'était pas pensable, c'était sensible, l'affaire aurait dû en rester là. l’affaire n’en restera pas là. elle va durer dix années, et s’achèvera en carnages.


et à vous parler un peu de ce professeur de lettres classiques, âgé de 47 ans, qui a déjà publié six romans avec un rythme souple, avoue-t-il, de 18 mois entre chacun d'eux.

il est heureux dans "sa" maison d'édition (Viviane Hamy) qu'il est loin de considérer comme un "petit éditeur" vus la qualité, le sérieux et le soin qui sont investis dans chacun des ouvrages parus.

à propos de l’écriture de "Ouest", il dit :
« Quand je travaille il y a une sorte de flux assez rapide qui se met en place, mais il y a du travail derrière. J’affine, je reprends jusqu’au point de rupture de la tension. Il y a en moi, à la fois le surgissement, qui peut être jubilatoire mais se répandre un peu trop, et le travail de resserrement, de création d’un staccato, de la recherche de la tonalité juste pour chaque personnage, quand leur voix traverse la mienne. Je joue sur les superpositions de la voix, ce qui peut perturber. Les voix des personnages s’ajoutent, circulent et peuvent se heurter, entraînant une perte de repères pour le lecteur, à l’image de ce que vivent les personnages. Mais je tiens à la fluidité, à la liquidité de la parole qui finit par sortir des heurts. »

et P.-J. Catinchi, du journal Le Monde dit de François Vallejo qu'« il signe avec "Ouest" peut-être son livre le plus abouti. Le plus terrible en tout cas. Fixant sans espoir de fuite chacun à son rêve, quand bien même son illusion aurait pâli. Un roman qui ébranle sans proposer de consolation, n’est-ce pas là l’une des forces vitales que seule la littérature procure ? »

Michel Abescat avait déclaré dans Télérama : « On rit de ces relations maître-valet cul par-dessus tête, des tourments de Lambert, dont Vallejo rend à merveille l'esprit et la langue surannés. Mais le livre bientôt s'assombrit. La folie du maître, de plus en plus inquiétante, la raideur du garde-chasse, la perversité grandissante de leur relation poussent au paroxysme d'une violence d'autant plus impressionnante qu'elle est suggérée. Et c'est tout l'art de François Vallejo. »


allez, promis, je vais l'acheter...
et le lire...

pas vous ?

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21 mai 2007

les loups

ne me demandez pas pourquoi mais j'ai toujours pensé que j'aurai dû être la compagne de Serge Reggiani...
d'accord, j'aime sa voix grave et ses yeux tristes mais il n'est pas le seul à me faire vibrer quand il chante.
lui, c'est différent.
nous avons 45 ans de différence.
je l'ai adoré dans Casque d'or au côté de Simone Signoret...

et aujourd'hui je voulais mettre les paroles de cette chanson ci-dessous, peut-être parce que le loup est un personnage-clé dans les histoires pour enfants.

on peut y trouver :
- un loup effrayant (les classiques Le petit chaperon rouge de Charles Perrault ou Pierre et le loup de Sergueï Serguéïevitch Prokofiev) ;
- un loup charmeur et croqueur d'enfants dont il aime les bisous (Garavou le loup de Lionel Le Néouanic) ou un loup végétarien (Un loup dans le potager de Claire Bouiller) ;
- un loup gentil dans un rôle un peu inhabituel (Loulou de Grégoire Solotareff ou Le Loup sentimental de Geoffroy de Pennart) ;
- un loup complice et drôle (Le loup magicien en tournée de Laurence Bourguignon) ;
- un loup en rimes (Au bon petit loup de José Augustin Goytisolo) ;
- un loup ignorant (Loup ne sait pas compter de Nadine Brun-Cosme) ;
- un loup surprenant (Loup noir d'Antoine Guilloppé) ;
- un loup "sorcier" (L'œil du loup de Daniel Pennac) ;
- un loup bête (Plouf ! de Philippe Corentin)....
et combien d'autres encore...

mais voilà la chanson :

Les loups sont entrés dans Paris

Paroles: A. Vidalie. Musique: L. Bessières
© Ricordi BMG Music
autres interprètes: Les Croquants (2004)


Les hommes avaient perdu le goût
De vivre, et se foutaient de tout
Leurs mères, leurs frangins, leurs nanas
Pour eux c'était qu'du cinéma
Le ciel redevenait sauvage,
Le béton bouffait l'paysage... alors

Les loups, ououh! ououououh!
Les loups étaient loin de Paris
En Croatie, en Germanie
Les loups étaient loin de Paris
J'aimais ton rire, charmante Elvire
Les loups étaient loin de Paris.

Mais ça fait cinquante lieues
Dans une nuit à queue leu leu
Dès que ça flaire une ripaille
De morts sur un champ de bataille
Dès que la peur hante les rues
Les loups s'en viennent la nuit venue... alors

Les loups, ououh! ououououh!
Les loups ont regardé vers Paris
De Croatie, de Germanie
Les loups ont regardé vers Paris
Tu peux sourire, charmante Elvire
Les loups regardent vers Paris.

Et v'là qu'il fit un rude hiver
Cent congestions en fait divers
Volets clos, on claquait des dents
Même dans les beaux arrondissements
Et personne n'osait plus le soir
Affronter la neige des boulevards... alors

Des loups ououh! ououououh!
Des loups sont entrés dans Paris
L'un par Issy, l'autre par Ivry
Deux loups sont entrés dans Paris
Ah tu peux rire, charmante Elvire
Deux loups sont entrés dans Paris.

Le premier n'avait plus qu'un œil
C'était un vieux mâle de Krivoï
Il installa ses dix femelles
Dans le maigre square de Grenelle
Et nourrit ses deux cents petits
Avec les enfants de Passy... alors

Cent loups, ououh! ououououh!
Cent loups sont entrés dans Paris
Soit par Issy, soit par Ivry
Cent loups sont entrés dans Paris
Cessez de rire, charmante Elvire
Cent loups sont entrés dans Paris.

Le deuxième n'avait que trois pattes
C'était un loup gris des Carpates
Qu'on appelait Carêm'-Prenant
Il fit faire gras à ses enfants
Et leur offrit six ministères
Et tous les gardiens des fourrières... alors

Les loups ououh! ououououh!
Les loups ont envahi Paris
Soit par Issy, soit par Ivry
Les loups ont envahi Paris
Cessez de rire, charmante Elvire
Les loups ont envahi Paris.

Attirés par l'odeur du sang
Il en vint des mille et des cents
Faire carouss', liesse et bombance
Dans ce foutu pays de France
Jusqu'à c'que les hommes aient retrouvé
L'amour et la fraternité.... alors

Les loups ououh! ououououh!
Les loups sont sortis de Paris
Soit par Issy, soit par Ivry
Les loups sont sortis de Paris
Tu peux sourire, charmante Elvire
Les loups sont sortis de Paris
J'aime ton rire, charmante Elvire
Les loups sont sortis de Paris...



et si vous connaissez d'autres loups intéressants, n'hésitez pas à nous en parler...

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10 mai 2007

failles

j'ai lu dernièrement Lignes de faille de Nancy Huston.

" Que faut-il pour qu'une enfant martyre des Lebensborn nazi donne naissance à un petit tyran dans l'Amérique de Bush? Il faut trois générations."

voilà, la trame de ce maginfique roman : comment les souffrances d'un être peuvent se faufiler dans l'âme de ses descendants, déformées aggravées amplifiées dénaturées.
on élève nos enfants avec ce qu'on a vécu. on cache souvent les drames qui nous ont blessés, on joue le jeu, on falsifie les apparences.
mais les enfants savent bien que rien ne sera jamais parfait.
ils le savent même si on ne leur dit jamais, ils le savent, ils le sentent.
comprennent-ils pour autant ce que nous leur donnons ? pressentent-ils la génèse de nos forces et nos faiblesses ?
les enfants vivent grandissent se construisent avec ce que nous leur apportons. et ce que nous enfouissons au fond de nous.

si vous voulez savoir ce que sont les "Lebensborn", je vous en donne la définition : les "lebensborn" étaient des institutions, développées sous le Troisième Reich, où devaient procréer des sujets de pure race aryenne (notamment des soldats SS) en vue de constituer l'élite du futur « Empire de 1000 ans ». les femmes accouchaient ensuite dans le plus grand secret, ce qui fait que, aujourd'hui, au XXIe siècle, des descendants recherchent désespérément leurs géniteurs.

le terme "lebensborn" est un néologisme formé à partir de "leben", "vie" en allemand, et "born", "naissance" en moyenâgeux. Marc Hillel l'a traduit en français par "fontaines de vie".

quand la nécessité de repeupler le peuple aryen s'est faite urgente, pour suppléer aux pertes allemandes dues à la guerre, un vaste programme de "germination" d'enfants étrangers fut entrepris dans les territoires qu'occupait la Wehrmacht. sur l'ordre de Heinrich Himmler, plus de 2000 enfants furent volés en Pologne, en Ukraine et dans les pays baltes, parce qu'ils avaient toutes les caractéristiques "aryennes". ceux qui avaient atteint l'âge scolaire furent envoyés dans des centres spéciaux pour y subir une "éducation aryenne" ; les plus petits (dont beaucoup de bébés) transitèrent par des centres Leberbron avant d'être placés dans des familles allemandes, adoptés.

droit du sang ? droit de la terre ? droit du peuple ? ou celui de la pérennisation des races ?
où est l'amour ici ?

j'aime cette auteur.
je me retrouve dans ses écrits.
alors je voulais vous parler d'elle.
facile, me direz-vous, il suffit d'aller chercher sur Goggle. d'accord, mais là, je vous évite cette peine.
voilà ce que j'ai trouvé ou encore.

et je vous invite à plonger dans son univers.
vous n'en reviendrez pas indemne...

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