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28 octobre 2009

jAmais-blAblA-coNtentes(2)

 

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27 octobre 2009

jAmais-blAblA-coNtentes(1)

 

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26 octobre 2009

message reçu

 

voir des gens - tiens salut, tu vas bien ? - à peine le temps d'un bonjour, ils sont déjà partis, repartis, ailleurs, leur vie, leur vent et leurs envies.

entendre les voix dans le téléphone - tu me manques, tu vas bien, on se voit quand ? - à peine le temps de réfléchir, une date, une heure, un endroit et déjà, clic, raccrocher.

prendre la voiture, aller aux rendez-vous, chercher la route, chanter à tue-tête, sourire dans le rétro, soupirer d'aise.

respirer les petites peaux chaudes le matin, embrasser les petites peaux chaudes la journée, les serrer la nuit et déjà les petites peaux chaudes sont grandes, souples et indépendantes.

se nourrir, les mots, les images, les odeurs, les sourires, les oliviers, les vignes, le vin blanc, un soleil d'automne.

bouger. les jambes, les bras, le cou, les tripes, les orteils dans les chaussures de fille trop serrées.

se réveiller chaque heure de la nuit. sentir la caresse de l'obscurité mais fermer les yeux. peur du noir.

avancer.

ne pas se retourner.

24 octobre 2009

demain

combien de voyages encore à faire, combien de vies à traverser, combien de lumières encore à découvrir.

rouge.

noir.

goûter le soleil, le sel sur la bouche, l'amertume aussi.

glisser son pied dans l'eau glacée, croquer dans un fruit acide, courir dans les herbes sèches.
combien de voyages encore à faire.
combien de soupirs, d'envies, d'espoirs...
un pas, puis l'autre.
sautiller, courir, prendre son élan, accélérer, courir encore, s'essouffler...

 

mode_06.jpgphoto Alexandre maller

22 octobre 2009

Bbbrrrr

j'aime pas la pluie.

deux pulls l'un sur l'autre et au-dessus le gros Irlandais du père de la copine que j'ai acheté 2 euros à un vide-grenier (euh.. pure laine vierge quand même !), chaussures Burlington et caleçon à fleurs...

les filets d'eau qui dégoulinent le long des fenêtres, les chats qui dorment dedans.

le bruit qui tambourine toute la nuit sur les volets.

fringues trempées, cheveux collants, froids dans les reins...

je n'ai pas de parapluie. j'aime pas non plus.

je préfère rester sous la couette.

 

*9* Naruto et Hinata.

21 octobre 2009

flic floc

elle ne fait pas attention mais elle marche dans les flaques d'eau. elle a la tête qui pense, qui réfléchit.

à tout ce qu'elle doit faire, régler, finir.

la toile de ses chaussures s'imbibe, devient plus foncée plus ne retient plus rien. et bientôt ses pieds sont complètement trempés. gelés.

elle réalise : elle marche dans les flaques d'eau.

alors, elle y prend plaisir. elle les cherche.

les flaques d'eau.

elle pense à la peau de ses orteils qui va se friper.

elle trouve ça amusant.

elle fait tourner son parapluie au-dessus de sa tête comme si elle était dans une comédie musicale.

elle sautille.

dans les flaques d'eau.

demain, il fera beau.

 

photo trouvée sur le fabuleux blog de Mathieu et Coralie

05 octobre 2009

oubli

Samantha est allongée sur le grand lit de la chambre d'hôtel. Elle observe l'homme qui avance, le torse, nu, serviette enroulée autour de la taille. les cheveux ruisselant, il arbore un sourire qui ne réprouve aucun doute, aucune inquiétude.

cela fait trois mois que cet homme invite la jeune fille à le rejoindre dans cette chambre, luxueuse et claire. dans un endroit éloigné de la ville, là où personne ne pourra les voir.

elle l'a croisé un soir, un soir où elle s'était disputée avec sa mère et qu'elle avait préféré le froid du trottoir pour réfléchir, pour se calmer que l'ambience étouffante de l'appartement familial.

l'homme s'était assis à ses côtés et lui avait parlé avec douceur.

plus tard, il avait posé sa main sur sa tête et lui avait caressé la naissance du cou en infligeant de petites pressions sur ses doigts.

Samantha avait senti un certain bien-être l'envahir et avait fermé les yeux.

aussi, quand l'homme avait posé un baiser sur ses lèvres d'adolescente, elle avait trouvé cela terriblement romantique.

le lendemain, elle était allée au collège fière d'avoir su intéresser un homme, un vrai, pas ces nigauds de garçons qui étaient dans sa classe.

et le soir, elle était retournée sur le trottoir. lui aussi.

et les jours suivants.

jusqu'à ce qu'il lui propose de le rejoindre le soir d'après à cette adresse, pour être plus tranquilles, Samantha redoutant toujours de voir débouler sa mère dans la rue.

elle a longtemps hésité et pourtant, elle y est allée.

hôtel Novalis, chambre 11.

elle n'aime rien de cet homme. ni le goût, ni les gestes, ni la force, ni sa peau, ni ses mots, ses halètements, son corps lourd, sa bouche vicieuse.

mais elle vient. et vient encore.

parce qu'avec lui, au moins, elle est quelqu'un...

 

19-nu-artistique-20954

(en 1978, Roman Polanski avait plaidé coupable "d'abus sexuel sur mineur" et signé un acte de reconnaissance de culpabilité. il avait alors été remis en liberté en attendant son jugement. mais pris de panique, il avait fuit les Etats-Unis au cours du procès et n'y a, depuis, jamais remis les pieds.

si le réalisateur a reconnu avoir eu des relations sexuelles avec cette jeune mannequin de 13 ans, il a toujours réfuté le terme de "viol". la victime, Samantha Geimer, qui a été indemnisée, a souhaité abandonner les poursuites.)

je vous invite à lire cette lettre ouverte

25 septembre 2009

mélo dit Nelson

- respirez madame, tout va bien se passer. on va sauver votre petit homme, car c'est un garçon...

Il est si petit, avec ses 500 grammes à peine et pourtant le nourrisson qui vient de voir le jour se bat pour la vie, se bat pour rester là, avec sa maman qui sourit de toute son âme.

cet enfant est un cadeau. c'est ce qu'elle ne cesse de se répéter tant elle sent son coeur qui palpite d'émotion en voyant le minuscule corps que la sage-femme emporte pour le placer en couveuse.

cet enfant est un cadeau et il va vivre.

des mois de soins et d'attentions et le petit garçon vit. il restera petit mais il vit.

Nelson.

il s'appelle Nelson et chaque jour la même phrase s'accroche aux idées de sa maman : cet enfant est un cadeau.

intelligent -terriblement - sensible, gentil, il comble la vie de ses proches. et sa petite taille lui vaut le surnom de "Little big man" qui le fait sourire.

 

ce jour-là, Nelson doit aller faire une course. il enfourche son vélo et part en saluant sa mère penchée à la fenêtre. son fils a beau avoir quatorze ans désormais, cette femme se demande encore comment un tel bonheur a pu lui être offert. elle lui rend son geste de la main et referme les vitres.

quand il arrive sur le passage piétons qui lui permet d'aller vers les magasins, Nelson pense à la jolie Djema du collège, à sa partition de musique, à l'anniversaire de son père qui approche, à ce qu'il ne doit surtout pas oublier de ramener, à...

il pense, il a le coeur léger.

il ne voit pas le gyrophare qui fonce sur lui sans aucune sonnerie hurlante. il n'a pas le temps de le voir. la voiture est déjà au loin. et lui, est sur le pavé. étendu. mort.

il ne voit pas les yeux effarés du jeune policier au volant de la voiture. ni le chiffre qu'indique le compteur de vitesse derrière le volant.

il ne verra pas les yeux de sa mère, emplis de larmes, tellement lourds de chagrin. il ne les verra plus jamais...


photo Henri Coldebeuf

(Nelson Lobry-Gazelle est mort après avoir été fauché par une voiture de police dans laquelle se trouvaient deux policiers, Frédéric Nieddu, 31 ans, et Yohan Bensadoun, 24 ans (stagiaire, nouvellement reçu) alors qu'il traversait une rue des quartiers Nord de Marseille sur un passage piétons.)

20 septembre 2009

durée

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mélange.

rire, sourire, soupir.

délice. intense. saveur.

jamais à toi.

juste là.

relève-moi

envole-moi

demain

encore

 


19 septembre 2009

caresse

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moments fugaces.

liberté.

libère-toi.

libère-moi.

même.

l'essence de soi.

soie.

essentiel.

18 septembre 2009

Marina

photo Henri Coldebeuf

 

Marina marche sur le parking, seule, apeurée.

ses pieds, nus, sont gonflés et tuméfiés. elle a mal. chaque pas qu'elle fait extrait une plainte de sa bouche sèche.

les larmes coulent sur ses pommettes sans qu'elle se rende compte de l'humidité qu'elles créent.

elle appelle : papa ?

- qu'est-ce que tu fais là, petite fille ?

Marina hésite, observe l'homme en costume blanc qui s'est penché vers elle et serre très fort son poing, jusqu'à imprégner la trace de ses ongles dans le creux de sa paume.

L'homme reprend :

- ne reste pas là, viens avec moi !

Marina secoue la tête de gauche à droite, de droite à gauche. ses cheveux lui collent sur le front, ses pieds la font terriblement souffrir et les ecchymoses sur son bras l'empêchent de remuer.

doucement, si doucement, l'homme pose sa main chaude sur son épaule.

- viens, ma jolie, viens, tu vas te reposer un peu...

Marina réagit :

- non, mon papa il veut pas que j'aille avec des autres.

- il est où ton papa ?

- j'sais pas... je le cherche. j'voudrais bien le trouver. mais j'le trouve pas. j'sais pas où il est...

- ne t'affole pas, c'est fini... tu ne dois pas avoir peur... plus jamais

La fillette renifle bruyamment en essuyant de son bras non meurtri les écoulement de son nez...

- t'es qui toi ?

- je vais t'aider, te protéger...

- je te connais pas, moi... me protéger comment ?

- comme le ferait ton papa...

- mon papa; y dit que je fais rien de des conneries et que il sait pas ce qu'il a fait au bon dieu pour avoir une fille aussi cruche...

- il dit ça ?

- oui, et même que quand j'ai faim, il m'enferme à la cave pour pas que je réclame... et des fois il me donne une sacrée rouste... mais j'ai pas le droit de pleurer sinon j'en prends une deuxième...

L'homme en blanc la dévisage... un sourire tendre se glisse sur ses lèvres. il caresse ses cheveux collés...

- ne crains rien, tout cela est fini. tu es au paradis ici...

 

(Marina Sabatier, 8 ans a été retrouvée morte vendredi 11 septembre, coulée dans du béton, dans un conteneur au Mans. on la croyait enlevée sur un parking d'un Mac Do...)

16 septembre 2009

éternité

photo Henri Coldebeuf

- maman... est-ce que tu m'aimes ?

- oh oui, mon amour, je t'aime... tellement fort que mon coeur pourrait exploser. tellement immensément que l'univers ne suffirait pas...

- dis-le encore...

- je t'aime, mon amour. je t'aime, je t'aime, je t'aime...

- si tu mourrais, je crois que je deviendrais fou...

- non, tu devras être heureux du mieux que tu peux. vivre pleinement et être heureux. pour moi.

- tu pourrais vivre sans moi, toi ?

- non... je crois que je deviendrais folle..

15 septembre 2009

tenue de soirée

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- c'est toujours d'accord pour notre restaurant demain ?

- hum... tu préfères robe ou... robe ?

- disons... robe !

- si tu insistes...

- tchin !

14 août 2009

une suite ?

voilà un début de texte.

proposez-moi une suite : que va-t-elle faire ? va-t-elle le suivre ? vont-ils se quitter ? s'aimer ?

je vous laisse une semaine et je choisis les meilleures suites pour un podium.

y'avait longtemps et j'avais envie de reprendre nos petits jeux...

peut-être êtes-vous prêts à rejouer aussi ?

 

----------------

- viens avec moi.

- non...

- pourquoi ??

- parce que ce n'est pas ma place.

- ta place ??? ta place ?? mais si, ta place est là, avec moi, à côté de moi, près de moi. avec moi. sur moi, sous moi. en moi. tu es mon absolue. il n'y a qu'avec toi que je me sens à ma place... besoin de toi pour être bien. pour être moi.

- écoute, je ne vois pas où est ma place. je ne vois qu'un grand champ calme, impossible à traverser. nulle part je ne peux passer. nulle part je n'ai une place.

- mais si, je te fais de la place, tout ce que je fais, je le fais pour toi. pour toi. pour toi.

- mais je suis où là-dedans ?

- mais là, ma lumineuse. tu es là, avec moi. regarde, malgré les difficultés, nous cheminons toujours côte à côte.

- tu te mens. tu nous mens. tu te cherches des raisons d'y croire.

- viens avec moi s'il te plait.

- je ne peux pas.

- j'en ai tellement besoin... ne lâche pas ma main...jamais...

 

photo Thierry Weber

12 août 2009

héros

les héros ne sont que des hommes

qui se drapent derrière une cape de dignité, orgueil, certitude

ils se croient les plus forts, les plus inaccessibles

ils jouent ce rôle

parfait

ils n'ont rien à se reprocher

héroïques

les meilleurs, les plus braves, les plus endurants, les plus gentils, les plus consensuels

adulés, respectés, sollicités, honorés, admirés.

et lorsqu'il faut porter l'estocade, la lame finale, ils fuient

tombent les armes, fuient le combat

ils baissent la garde, rentrent dans la belle maison avec piscine, retournent garder les moutons, oublient les promesses et les espoirs fous.

ils laissent les luttes se faire loin d'eux, refusent le sang qu'ils ont généré, les douleurs, les manques.

les héros ne sont que des hommes

pas toujours courageux

quel leurre...

 

photo Christian Coigny

09 août 2009

l'absent

regards qui s'attardent.

mains serrées. joues frôlées.

mots échangés.

je me souviendrai de vous, ça ne fait aucun doute...

sourire intérieur. répétition des situations.

évidence d'une réalité.

chemin interne. sombre.

laisser faire. lâcher prise. constater.

à chaque fois.

alors toi.

photo Olivier Sybillin

03 août 2009

l'âme douce

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photo Alexandre maller

 

avoir écrit "bon vent" et s'en vouloir

sourire quand je pense à toi

savoir dormir seule,

se sentir aussi bien, libre, entière, droite

penser à ta fossette, tes mains, ta bouche

apprendre dans les livres

rire devant des films

boire du rosé et ne plus se sentir ivre

rire avec les copines

oser oser oser... dire être penser rêver dire dire dire

28 juillet 2009

the river

j'ai croisé un homme de légende à un détour d'une autre terre. un empire d'à côté. monde parallèle.

la voiture roulait dans la nuit et les cieux fermaient les yeux sur cette escapade nocturne.

les hommes qui buvaient au comptoir avaient des regards étranges et nous nous en moquions bien. seule l'odeur du café dans les tasses fumantes nous régalaient. nos promesses valaient toutes les étoiles et nous savions déjà que rien ne serait plus pareil.

que rien ne serait facile.

que rien ne serait possible.

sauf... si nos rêves n'étaient pas des mensonges, s'ils devenaient réalité...

quand la nuit s'est refermée, il ne restait qu'une certitude.

celle d'un absolu...

à jamais...

But I remember us riding in my brother's car
Her body tan and wet down at the reservoir
At night on them banks I'd lie awake
And pull her close just to feel each breath she'd take
Now those memories come back to haunt me
They haunt me like a curse
Is a dream a lie if it don't come true 
Or is it something worse...

 


 

 

25 juillet 2009

paysage

photographie noir et blanc : photos de paysage, nature, ciel et jeu de lumière photo Sylvain Lagarde

chemins escarpés, herbes folles, vent chaud et fou.

horizon lointain. étendue infranchissable. une envie d'y aller, pourtant.

orage, éclairs, tempêtes, et le soleil en point de mire.

l'odeur âcre et poignante.

sous les pieds la douceur des foins, le piquant des épines, la certitude d'une terre.

un pas après l'autre malgré le besoin d'une course effrénée.

courir, rouler, tomber, se relever, avancer, marcher, respirer, atteindre...

pente, colline, sommet, creux, chute libre...

le bout de la route.

 

19 juillet 2009

pierre qui roule...

Boulders On Affiche

il est des soirs où on aimerait être une pierre.

un rocher.

un bloc.

plongé dans une mer chaude.

huileuse.

ressourçante.

être minérale. sans âme ni esprit.

juste pour le bonheur de cette eau chaude tout autour.