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27 décembre 2010

pause

pause

appose

repose

pose-toi

dépose-moi

opposé

oser…

…se poser

pause

dispose

dis…

… ne suppose pas

s'imposer

s'exposer

postiche

pause ? chiche ?!

 

33-nu-artistique-15045

23 décembre 2010

des'peau'te

les filles ont mille choses à faire

les enfants les papiers le boulot

l'esthéticienne la piscine le jogging

le marché le ménage le linge

mais quand elles se couchent

quand elles se réveillent

elles n'ont rien d'autre à faire de que savourer la peau

collée contre la leur

la peau douce chaude sensuelle

la peau collée contre la leur

les mains chaudes douces sensuelles sur leur corps

les filles ont mille choses à faire

mais rien d'aussi important que de sentir cette peau

Monica Belluci (nue dans un lit) photo noir et blanc

20 décembre 2010

on the road

kinneret.gif

 

 

 

Reuven Rubin, 1893-1974; On the Road to Tiberias, 1926

- Dimitri, le conseil a décidé de vous exclure... définitivement.

- c'est pas juste... j'étais présent mais je n'ai rien fait.

- oui, rien fait. justement. tu aurais du t'interposer. et puis, il y a ce que tu as dit. et pas dit. tant pis.

Dimitri prit son sac sur l'épaule soupir dans le coeur tristesse dans les yeux et s'en retourna dans la ville, là où les coups pleuvent et où son nom à consonance polonaise n'aide pas.

un jour, je lui souhaite, il trouvera sa route...

09 décembre 2010

Renaissance

Les éditions Quadrature m'ont appris que mon recueil de nouvelles "Haut les filles !" est en course pour le Renaissance de la nouvelle (deuxième prix littéraire belge francophone après le Rossel).

 

quel est ce prix ?

un peu de culture à partager...

Prix Renaissance de la Nouvelle


Créé en 1991 et attribué pour la première fois en 1992, le Prix Renaissance de la Nouvelle a pour but,  comme son nom l'indique, d'œuvrer à la renaIssance de la nouvelle de langue française. Il est attribué chaque année à un recueil de nouvelles paru entre le 15 novembre d'une année et le 15 novembre de l'année suivante. Doté initialement de 2.000 euros,  il a vu son montant passer à 3.000 euros, à l'occasion de sa dixième édition, en 2001. En une décennie, il est devenu un des prix les plus importants dans le domaine de la nouvelle francophone.

En Amérique latine,  la nouvelle est considérée comme un genre littéraire majeur; parfois même, dans certains pays du continent, c'est un genre dominant. Dans les pays anglo-saxons et dans les pays de l'Est, sa position est également très enviable. Ici comme là, les éditeurs n'hésitent pas à publier des recueils de nouvelles,  qui trouvent assez facilement leur public.

Dans  les pays  francophones,  en revanche,  la nouvelle apparaît souvent comme la parente pauvre de l'édition,  avec un nombre de publications dérisoire par rapport au roman. Même si, depuis une quinzaine d'années,  des initiatives se sont multipliées pour lui rendre son statut (création de collections consacrées à la nouvelle, de revues, de concours, de prix...), ces efforts restent précaires, aussitôt annulés dès que l'édition, en tant que secteur d'activité économique,  montre des  signes d'essoufflement.  Or,  dans  le même temps,  nous  assistons  à  un  renouveau  du  genre  tout  à  fait passionnant, à telle enseigne que certains n'hésitent pas à parler d'âge d'or pour qualifier la qualité des œuvres proposées. Par ailleurs,  la nouvelle est en train de trouver un nouveau public  :  elle  sert  de  plus  en plus  de  levier  à  la  création littéraire dans les ateliers d'écriture et d'outil pédagogique dans les écoles. 
C'est que la nouvelle présente ce triple avantage de la brièveté,  de l'intensité et de l'ambiguïté : en peu de pages, une vie bascule, sans que l'auteur n'explique rien au lecteur. 
À celui- ci de découvrir le secret de la destinée dont il est le témoin. S'il n'est de littérature que du secret, alors la nouvelle est bien un genre hautement littéraire. 
C'est  dans  cette  double  perspective  que  s'inscrit  le  prix  Renaissance de la Nouvelle : prendre acte de la renaissance du genre et, sachant que celle-ci est fragile, œuvrer à la rendre durable. Dès  le départ,  ce prix a eu une vocation internationale,  le renouveau de la nouvelle ne se limitant pas aux frontières de la littérature française de Belgique. D'où l'idée d'en faire, au départ d'Ottignies-Louvain-la-Neuve,  véritable  pôle  culturel  du  Brabant wallon.

voilà les différents couronnés depuis 1992 :

Historique

1992
L'encombré
AUBERT Jean-Marc
Presses de la Renaissance

1993
Les évangiles du crime 
LE Linda
Julliard

1994
Les voilà quel bonheur
SAUMONT Annie
Julliard

1995
La vie malgré tout 
ENGEL Vincent
L'Instant même

1996
Hôtel intérieur nuit
BLANC Jean-Noël
HB Editions

1997
Ce qu'on voit dans les yeux d'Iliyna Karopi
GERBER Alain
Editions du Rocher

1998
Pourquoi ?
SPIESS Alain
L'Arpenteur

1999
Mademoiselle Su
BERNARD Suzanne
Bartillat

2000
Mirabilia
HADDAD Hubert
Fayard

2001
Voyages aux pays évanouis
JOUTY Sylvain
Fayard


2002
Place du bonheur
MARSAN Hugo
Mercure de France

2003
Liturgie
LAFON Marie Hélène
Buchet Chastel

2004
Le voyageur lacunaire
THINES Georges
Chambon / Le Rouergue

2005
Les après-midi, ça devrait pas exister
JACOB Fabienne
Buchet Chastel

2006
Les sangliers
BIZOT Véronique
Stock

2007
Une seconde de plus
COULIN Delphine
Grasset

2008
Ultimes vérités sur la mort du nageur
MASSON Jean-Yves
Verdier

2009
Ton petit manège
ADAM Philippe
Verticales

2010
L'homme qui parle en marchant sans savoir où il va
HINFRAY François
De Fallois

ceci dit, je ne me fais aucune illusion, mais je suis heureuse d'avoir été sélectionnée... (ceci dit, ça fait trois ans que c'est un homme qui l'emporte, question parité, ça serait juste que ce soit une femme cette année, non ?)

allez, ça m'aura réchauffé le coeur quelques jours...

08 décembre 2010

illuminations

c'est devenu un petit plaisir à déguster avec le café du matin, quelques mots trempés dans le liquide noirâtre bouillant...

l'horoscope.

 

ce matin, voilà ce qu'il m'est prévu :

"Il aura bien de la chance, votre conjoint ou partenaire ! Vous lui ferez profiter de votre formidable appétit de vivre. Et puis, avec vous, il pénétrera dans un monde où règnent l'insolite et l'imprévu. Impossible en ce moment de céder à la tristesse ou à la morosité en votre compagnie ! Célibataire, vos émotions vont être secouées, et vous comprendrez que l'amour peut être comparé à une maladie. Et cette maladie, vous aurez l'impression de l'avoir attrapée. Tous mes voeux !"


eh bien, mon conjoint ou partenaire, voilà une révélation des plus énergétiques. insolite et imprévu... quel programme !!

 

belier

02 décembre 2010

Cercle-aux-cadeaux

je viens de les recevoir, paquet du facteur dans la boite aux lettres en fer glacé, alors j'en fais la pub, à bon entendeur salut !

deux livres, lot reçu pour mon poème sélectionné par le Cercle Points...

 et 

la collection s'appelle "le goût des mots" et ça me va bien...

le cercle Points

Le cercle Points - Créateurs de lecteurs

je vous l'avais annoncé et juste histoire de faire ma crâneuse un peu, en voilà la preuve...

 

Les internautes du Cercle ont du talent !

DÉCOUVREZ LE LIPOGRAMME DE PHILIPPE SANS "A" ET LE POÈME DE CORINNE

non, pas d'interview possible en ce moment, je suis overbookée... oh, ça va, on peut s'y croire un peu, non ??

mon poème

 

 

01 décembre 2010

voyage voyage

- viens on part...

- pas cap !

- si...

- rien que nous deux ?

- depuis le temps qu'on en parle...

- où ça ?

- soleil ? enfin... moins froid qu'ici...

- waouh ! ça serait bien...

- j'ai déjà pris les billets...

- C'est vrai ?

- si je te le dis...

- mais je n'ai pas de passeport...

- ... ben, j'irai avec un autre !

- t'as pas intérêt !

 


29 novembre 2010

poème à Points

j'ai participé au concours Le Cercle Points, où il fallait écrire un poème avec ces 10 mots :

crumble, sirupeux, liberté, jardin, effrayant, hanter, astral, amour, voyage, brûlant

 voilà mon poème :

Alanguie, lascive dans l'herbe du jardin

La belle à la peau claire au corps félin 

 

Ecoute distraitement le chant sirupeux

du jeune troubadour aux yeux vitreux

Dans ce lieu qui inspire repos et quiétude 

La belle, il est vrai, n’est guère prude.

Il est venu de loin lui clamer son amour

Les petits oiseaux les danses légères et le velours

« Mon dieu, mais vous êtes effrayant !

Soupire la belle en agitant son mouchoir blanc,

Un si long voyage pour tant de stupidités

Vous me fatiguez, cessez donc de chanter

Rendez à mes oreilles leur douce liberté

Sinon, je crains bien, toute la journée

Votre musique obsédante va me hanter

Je n'ai que faire des baratins des beaux parleurs

Je ne veux qu’un peu de silence, pour l’heure !

 

Brûlant d’une flamme pour la belle

Qui le rend sans nul doute rebelle

 Le troubadour s’obstine, refuse de se taire

Et vante les délices d’un voyage astral ou lunaire

Que l’un près de l’autre ils pourraient faire

Elle n’a qu’à fermer les yeux, la belle affaire !

Courroucée par tant de  toupet

La belle se lève sans tarder et hurle à son nez :

Apprenez donc à être plus humble

Jeune homme à la face de crumble

Ici, je donne les ordres comme je l’entends

Et tout le monde obéit séant !

Adieu donc et bon vent !

 

et voilà la réponse que j'ai reçue :

"Toutes mes plus sincères félicitations : votre talent a su convaincre l'équipe Points ! Vous recevrez sous peu votre lot. Encore merci pour cette agréable lecture, et à bientôt sur le Cercle !"

youppi !!

19 novembre 2010

bonjour

ce matin j'ai reçu ce cadeau-là... une chanson pour moi... belle rebelle

il parait que c'est à cause des trolls...

et leur chant...

18 novembre 2010

inconstance

les histoires d'amour intemporelles ne s'effacent pas.

d'abord un regard. le bleu de l'ivresse. le portillon qui se pousse d'un petit coup de genou. un regard, un sourire, la caresse d'une voix. coup de poing au milieu du ventre.

ensuite deux mots griffonnés. un papier laissé sur le rebord d'une tasse à café. deux mots et puis la course. courir. partir. adieu.

après les lettres. les poèmes. les romances. les promesses. jamais tenues. les désirs les soupirs les attentes les déceptions les silences.

les ans qui recouvrent.

le froid l'hibernation les grognements et même le printemps qui ne fleurit pas comme il faudrait.

les vents glacials, les bombes qui explosent. les pieds campés dans la vie.

enfui.

le noeud au milieu du ventre.

enfouie.

la langueur d'un corps qui s'abandonne.

enfin l'envie qui jamais ne passe. claquement de doigt.

un jour.

clic

clac

allo ?

l'envie revenue.

les voix qui s'enroulent se cajolent se déchirent se lèchent.

des amants. à jamais séparés. une vie une mort 95 ans et toujours l'envie les voix les peaux les corps qui s'enroulent. le voile sur les rêves.

seulement lui.

seulement elle.

inconstants et fidèles.

 

17 novembre 2010

cadeau

- dis maman, tu veux quoi pour Noël ?

- ...

- maman ?

- ....

- oh non, ne pleure pas ! je ne voulais pas... c'est juste que je ne me demandais ce que j'allais t'offrir...

- c'est tellement étrange soudain... d'y penser...

- je sais maman, mais...

- je n'y ai même pas réfléchi. je ne veux rien.

- mais si, maman, laisse-moi te faire un cadeau...

- toi.

- quoi ?

- passer Noël avec toi avec vous c'est tout ce que je veux...

- mais d'habitude tu as des cadeaux.

- d'habitude peut-être, mais là... je n'en veux pas...

- je ne voulais pas te faire de peine... c'est juste que...

- je sais, n'en parlons plus.

(décidément Noël va devenir une sacrée dure période... alors vivement les premiers flocons... et puis ils nous gonflent les magasins avec leurs catalogues distribués dès la mi-novembre !)

 


05 novembre 2010

secousse

je suis par terre la gueule ouverte

si je ne buvais pas tant mes tripes ressortiraient

mes ongles s'accrochent à la terre 

c'est sûr doit y avoir un tunnel en dessous

échappatoire, issue de secours

fais pas ci, fais comme ça

j'aime pas quand tu dis ça

rien à foutre de ce qu'il faut ou faut pas

j'ai beau creuser je ne trouve pas les égouts

je suis par terre le corps en vrac l'âme en morceaux

faudrait combien de temps pour un bout de scotch un rouleau

un peu de ci un peu de ça

et l'horizon qui ressemble à demain juste dans le lointain

j'aurais pas du mais c'est trop tard...

 

secrets-de-bretagne-2-nb (40)

photo Thierry Weber

04 novembre 2010

tourbillon


Les filles portent des longs manteaux

Des robes qui tourbillonnent

Elles ont les cheveux longs qui volent

Ou courts comme les garçons

Elles mettent des pantalons

Des bottes de motos

Ou des petits souliers de danseuses

Les filles ont de gros sacs lourds

Pleins de tout et de riens

Elles ont des petites lunettes

Des écharpes moelleuses

Des bagues aux doigts

Des grosses montres

Les filles sont comme des filles

Ou comme des garçons

C’est comme elles veulent

 

 

photo Christian Chaplin

01 novembre 2010

la la la

j'en appelle à vos connaissances : si on écrit des paroles de chansons, on fait comment pour les adresser à un artiste ?

et si on n'a pas d'idées d'artiste précis, on fait quoi ?

merci de votre aide, si cela vous inspire...

28 octobre 2010

en fleurs

 

Les filles en fleurs sont un fruit.

Un kaki.

Quand il est mûr, il est bien fondant. Presque dégoulinant.
Sa pulpe est molle onctueuse.
On s’en met plein les doigts.
Plein la bouche.
Il donne l’impression d’être sucré. 
Mais lorsqu’on le croque, il y a comme une amertume qui râpe le fond de la gorge.

Sa robe orange devient rouge rougit rougit.

Sa peau devient fondante.
Et si sa peau est épaisse comme une cuirasse de protection, un coup de dents et elle ne résiste pas.

Un coup de langue et elle se laisse croquer.

Les filles en fleurs sont un fruit.

Le fruit du plaqueminier.
Une plaquemine.
Un kaki.

Les filles en fruit.

Un pamplemousse.

Il est rond bien rond et rose. Et luisant.
Lisse.

En tranches bien rangées.
Quand on le goûte il pique. Acide.
On plante sa cuillère une fois deux fois trois fois.
On farfouille dans sa chair. On enfonce la cuillère.
Et le jus vient. 
Du jus plein la bouche plein les doigts

Du jus sucré qui dégouline.
Un pamplemousse.
Rose.
Un agrume.

 

Les filles en fleurs sont des fruits.

 

 

 

 

photos, images en noir et blanc

le fil de Babelle

lu sur le blog de Labelle (;-) blonde :

Coule dans ses veines de l'eau pas de sang pas d'envie juste de l'insipide il faudrait la réveiller coup de tonnerre coup de foudre...qui sait....

répondu :

un acide brulant qui ravage.
l'envie d'un filtre qui apaise
parce que le sang noircit
au dedans
le souvenir d'un insipide lointain
fade et rassurant
et pourtant

à vous...

27 octobre 2010

oléagineux

 

Qui pourra jamais dire avoir vu une liane s’enrouler autour d’un tronc noueux ?

La liane ?

Le tronc ?

L’oiselle tout là-haut perchée sur la branche ?

Le fruit juteux qui s’accroche encore à l’arbre ?

Chut...

 

2_2.jpg photo Aleandre Maller

 

 

 

12 octobre 2010

Chronique (1)

Je déambule au milieu des étals du marché. je sens le poids de mon petit sac en osier vert sur mon épaule. Dedans il y a les habits de ma fille les chaussures de ma fille le sachet de bonbons de ma fille. Un livre de Russell Banks. et les petites bouteilles de limonade Abbondio 25 centilitres que je viens d'acheter.

Je déambule je regarde à peine les étalages de fruits de fromages de bijoux. Les montres à cinq euros. Les foulards multicolores. Le maquillage bon marché.

Je me dépêche. J'ai peur de ne pas être revenue à temps pour accueillir ma fille.

Dimitrios m'a interpellée devant la vitrine des limonades. Un vieux professeur de mathématiques grec, à la retraite qui finit sa vie entre la France et la Grèce. Je suis de Corfou, précise-t-il, et si vous voulez venir en Grèce je vous invite volontiers. Il m' laissé son numéro d eportable. M'a demandé si mon mari était jaloux. Il pourrait être mon grand-père. Ces hommes n'ont aucun doute sur l'exigence que nous avons nous les femmes à la quarantaine. J'aimerais bien aller en Grèce avec les enfants.

Les enfants...

Je ne dois pas me perdre à force de déambuler ainsi. Je dois vite retrouver le chemin de la clinique. Arriver avec elle dans la chambre 103. Est-ce que mon mari est jaloux ? Non. Il ne l'a jamais été ne l'a jamais montré. Et aujourd'hui il n'a de mari que le titre. Nous sommes séparés. La relation est restée tendre respectueuse affectueuse. Ca surprend ça choque. Ca énerve aussi...

24 septembre 2010

jean's

elle fait défiler les pages sur l'ordinateur et soudain... une photo de lui. et une autre.

elle reste là, bouche bée, à regarder son corps d'homme assis sur un tabouret d'enfant. ses jambes moulées dans un jean serré, bottes de cowboy aux pieds, ses bras de chaque côté de son corps, levés.

son sourire.

éclatant. toujours ce large sourire qui barre son visage.

la gourmette. petite chaine en argent au poignet. gauche. sa gourmette.

elle voit ses jambes moulées dans un jean serré, le haut de ses jambes, l'entrejambes. ça lui fout un coup de poing dans le ventre. elle se souvient.

ses jambes à elle enroulées autour de son bassin à lui, leurs corps mélangés, leurs rires mélangés, leurs langues mélangées, leurs mots mélangés.

ça explose au-dedans.

ça jaillit tout partout. le sang, le pus aussi. la plaie qui putréfie au-dedans.

elle monte dans l'auto, larmes dégoulinant sur son visage. elle met la radio : leur chanson.

elle roule, cherche une place, se gare au pif, sort de l'auto et voit ce cabinet de notaires qui porte son nom à lui. l'enseigne juste au-dessus de l'auto.

hasard ? signes ? de qui ? de quoi ?

elle se pensait tellement plus forte finalement...