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23 décembre 2009

landes

de l'arbre noueux et fort, kaki est tombé

dans le ciel brumeux, oiselle s'est envolée

liane fragile du tronc s'est écartée

ours dans sa caverne grogne solitaire

le froid est là pourtant et le sommeil le guette

mais les baisers empaquetés devant le seuil sont déposés

un jour de décembre à savourer

 

22 décembre 2009

starter

elle voulait être libre

d'aimer de vivre

libre d'être elle de le dire l'accepter

libre d'aller au bout de sa route

elle voulait être libre de caresser sa peau

libre de lécher sa bouche

à elle maintenant de réinventer sa vie

inventer les règles du jeu

ne plus jouer ne plus avoir peur

rester libre

de prendre un nouveau départ

trouver de nouveaux chemins

nouvelles odeurs nouvelles envies

elle est libre de trouver sa voix

seule amputée déchirée mais libre

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21 décembre 2009

poker

petit haïku du jour...

 

cuisine et assiettes sales

pull orange et cigarette

tables de poker

 

17 décembre 2009

gourmand

Sophie est une fidèle lectrice. ce soir, elle m'a adressé ce petit bijou...

d'ordinaire ils sont en perles, cette fois-ci c'est en papier...

merci Sophie...

 

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15 décembre 2009

abysses

Femme Noir et Blanc

je ne suis pas veuve mais amputée

je ne suis pas seule mais privée de toi

je ne suis pas perdue mais je chemine dans un long tunnel sombre...

et de ces abyssales profondeurs il me faut remonter... respirer à nouveau...

sens

des livres du thé chaud qui réconforte des colliers en graines des mots des sourires des enfants toujours des hommes des femmes des mots du thé du vin parfumé qui embaume entête enivre...

moment doux. dehors le froid dedans la douceur.

un petit carton. bristol. perdu là. non... posé là.

oublié. pas vu.

un petit carton blanc avec un nom un numéro de téléphone...

la fin de la journée. fatigue petits bonheurs rangement fin de la journée.

un petit carton trouvé ramassé. amusant. tendrement amusant.

un petit carton retourné.

surprise.

étonnement.

certaines rencontres ont plus de sens que d'autres.

vraiment ?

12 décembre 2009

le froid arrive

elle va mal elle va mal elle va mal elle avance sans savoir ce que demain sera elle ne voit rien n'entend rien ne sent rien elle avance parce qu'il y a les autres parce qu'il y a les jours qui passent et ceux qui vont venir elle a cette douleur au milieu du ventre elle boit elle pleure elle ne sait plus quoi faire rien ne lui plait rien ne lui va rien rien rien

les autres disent tu verras un jour le calme arrivera le soleil de nouveau sur ta vie un peu tu auras à nouveau chaud tu mangeras souriras ne boiras plu ne souffriras plus tu es forte tu verras tu t'en sortiras il y a les enfants les fleurs les oiseaux et tant de choses à vivre même sans lui mais tu vas y arriver tu es forte

un jour elle dit ça suffit aujourd'hui je dois essayer de vivre normalement de vivre juste ça de sourire de ne plus boire de mettre un pied devant l'autre et d'avancer de sortir de ma bulle de ne plus avoir mal je dois essayer je dois essayer sinon je vais devenir folle je deviens folle et sèche et triste et noyée et folle je dois essayer

les autres disent ma pauvre c'est terrible ce qu'il t'arrive j'ai appris tu dois être mal à en mourir je ne pensais même pas te voir là je pensais que tu resterais chez toi je suis surprise de voir que tu tiens debout c'est tellement dur ce qu'il vous arrive tellement injuste

elle rentre elle pleure la douleur est revenue intense meurtrière qui lui arrache le ventre elle boit elle pleure elle se dit qu'elle ne veut plus voir personne ne plus parler à personne se recroqueviller fermer ses portes ses orifices elle n'y arrivera pas elle n'est pas forte

elle se dit il n'y a que lui qui savait qui j'étais il n'y a que moi qui savait qui il était elle pense qu'il lui avait fait jurer on ne se quittera plus jamais tu me le promets et elle avait dit oui oui oui plus jamais et il n'avait pas tenu parole l'obligeant à supporter seule le poids de leurs projets pas accomplis elle ne sait plus si elle lui en veut si elle l'aime passionnément mais chaque jour elle demande qu'il revienne parce qu'ils se l'étaient dit il est à elle elle est à lui il est à elle et elle est le plus beau cadeau que la vie lui a fait il est son homme elle est sa dame sa goutte d'absolu son absolu

 

04 décembre 2009

lumière

elle dormait dans un cocon d'épines.

elle dormait pour rêver. elle rêvait de liberté et d'espace.

quand elle se réveillait il y avait les barreaux en or massif autour du cocon. elle posait ses mains tremblantes sur les barreaux et regardait au loin.

rêvait de s'envoler là-haut. là-bas.

elle pensait au jour où un ange viendrait avec la bonne clé afin d'ouvrir la cage autour du cocon épineux. alors elle pourrait le suivre.

un jour, elle a compris. elle a retiré une à une les épines du cocon et en a fait une scie.

ça a pris du temps mais elle a réussi. et lorsqu'elle a voulu scier les barreaux de la cage, l'ange est apparu.

ouf ! soupirait-elle, j'ai eu peur de ne pas y arriver. peur d'être trop fatiguée pour scier tous les barreaux.

il a ouvert la cage et l'a emportée vers un monde de lumière et d'étincelle. il a fait briller un magnifique feu dans son coeur pour réchauffer ses mains tremblantes et son âme glacée.

il répétait : ce feu vient de toi, c'est ton amour qui l'alimente. je ne fais que rajouter des bûches pour que jamais il ne cesse.

elle est allée là-haut là-bas. elle pensait à sa scie toute neuve qu'elle n'avait même pas utilisée et à tous ces voyages qu'elle faisait.

avec lui. sans lui aussi. parce que ses ailes déployées l'entrainaient plus au-delà de ses rêves.

il l'encourageait : vole tu es un ange toi aussi. vole !


un beau soir, l'ange est parti. emporté par ses rêves et sa lumière.

il a laissé les bûches. pour que jamais le feu ne cesse.

03 décembre 2009

épicerie : début

elle est assise sur le lit attentive. Evismoten parle de sa voix douce et posée. il lui tend la petite bouteille de champagne ouverte sans accessoire qui perle un peu. elle lèche la mousse qui entoure le goulot mais ne quitte pas des yeux l'homme sage qui lui fait face.

Evismoten a toujours été là quand son âme s'emmêlait. sage, doux, patient, à l'écoute.

elle aime sa force morale et son apparente force physique.

Evismoten est fait de pierres blanches et friables qui charpentent un être aux certitudes ancrées. Evismoten se déplace par mouvements lents réfléchis. Chacun de ses pas est une poussée terrestre qui emporte un peuple tout entier.

elle est assise sur le lit attentive et l'alcool coule lentement dans sa gorge. elle est déjà grisée par l'invraisemblance du moment les bulles pétillantes l'enivrent un peu plus. pourtant son esprit est alerte.

Evismoten trinque et parle. parle et observe. observe et sourit.

- c'est ce soir ou jamais que nous devons nous laisser aller aux confidences.

elle acquiesce. elle ne sait même pas pourquoi "ce soir ou jamais" mais elle acquiesce. par cette impossibilité, qui caractérise sa relation avec cet homme, de désapprouver quoi que ce soit.

elle est assise sur le lit attentive et il la rejoint. face à face de mots d'histoires de souvenirs enfilés sur un collier d'émotion.

elle écoute et s'étonne. elle s'étonne et pleure. elle pleure et parle.

surprise de la profondeur de l'échange elle parle pleure écoute et ne pense plus à rien d'autre qu'à ce qu'elle entend.

il la serre contre lui tremblant. Evismoten est empli des mots des autres de tous ces mots qu'ils lui livrent par touches diffuses et qu'il collectionne précieusement. ces mots qu'ils connait choisit assemble. mais il ne les partage que rarement. ou pas comme ça en tous cas. pas dans l'air du temps. il les partage sur des feuilles de papier qui s'empilent sur son bureau.

rarement dans l'air du temps.

quand les mots ont séché quand les larmes coulent seules libres et désengagées de quelque nouveau souvenir elle se lève ouvre la porte et sort.

- bonne nuit. il est temps de nous reposer un peu.

01 décembre 2009

cassure

Bonne soirée

"Notre coeur peut devenir fort à l'endroit de la cassure."

 

Jack Komfield

 

(pour Gaëlle : voilà décembre qui pointe son nez... tu vas pouvoir respirer...)

30 novembre 2009

recroquevillée

la pluie. elle n'a jamais aimé la pluie. jamais.

le vent le froid d'accord mais la pluie... cette eau à moitié pas en totalité. elle préfère plonger dans la piscine. nager. se mouiller en entier.

le chat a traîné le filtre dans l'escalier. sur les marches elle a balayé le café parsemé.

elle a pensé à ses baisers leurs bonheurs leurs projets. elle se passe des films elle s'en crée.

elle a révisé la musique avec l'ainée. le miroitement des harmonies ça les a bien fait rigoler.

elle a compté ses sous a été acheté des fruits et des loukoums - ouf elle a assez - et parlé avec Francis. et pleuré aussi. pleuré.

elle voudrait ne plus parler. recroquevillée.

le chauffe-eau est réparé.

elle pense à Lilas Lolita Angelito et Hugo. et leur papa. elle se demande ce qu'ils font s'ils sont heureux. elle voudrait les retrouver.

elle s'est dit : comment c'est possible encore une journée ? une journée sans lui sans l'entendre le voir le respirer ?

elle sait que ça sera toujours ainsi désormais.

et ça... Seigneur s'il vous plait...

 

 

26 novembre 2009

épicerie : sous la treille

Hotel sign

 

Violette sentait le froid qui s'engouffrait dans le col de son manteau. elle frissonna et remonta le col de lainage épais.

elle aperçut la devanture accueillante et se décida à pousser la porte.

tout était calme au dedans et elle apprécia la douce chaleur qui l'envahit immédiatement. elle se promena au milieu des rayonnages et lut les étiquettes qui s'offraient à son regard.

"idioties en bobines" ; "petits messages à tricoter" ; "palabres emmêlées"...

elle se dit qu'elle allait trouver ici ce qui allait la délivrer.

personne ne vint déranger sa recherche alors elle s'aventura au fond de la boutique. elle découvrit une porte vitrée entrouverte. des bruits s'en échappaient. des murmures.

elle s'approcha et assista à un spectacle qui retint toute son attention. sur une large terrasse surplombée d'une treille se tenait une femme attablée. elle n'était pas seule et sur la grande table en faïence s'étalaient des cahiers et des feuilles. elle vint plus près et écouta ce qu'il se disait.

- montre les quadrilatères que tu vois sur cette feuille...

elle distingua un petit être pelotonné sur les genoux de la femme.

elle toussa.

- hum... excusez-moi...

cela eut pour effet de faire sauter le petit être hors des genoux et Violette découvrit une petite boule de laine d'où s'échappait quatre membres frêles et pâles. une tête ronde en dépassait. Un large sourire fendit le visage et elle put constater que la bouche était édentée.

- je ne voulais pas vous déranger, s'excusa-t-elle...

- je vous en prie j'arrive répondit la femme d'une voix où elle devina des relents de tristesse.

Toutes deux se regardèrent avec affection sans bien comprendre pourquoi et la femme se leva frôlant une liane de la treille qui lui chatouilla les cheveux.

 


elle entre dans la boutique et pousse la porte vitrée.

- continue tout seul mon amour je vais revenir...

son corps ne la porte presque plus. elle s'accoude au comptoir et demande : alors, vous cherchez quelque chose de précis ?

- oui...

le silence qui suit a quelque chose de chaud de rassurant. leurs yeux parlent pour elles.

- je vous écoute.

- eh bien... je voudrais des mots magiques...

elle fait mine de ne pas comprendre.

- oui... enfin... des mots en kit pour une formule magique.

en un éclair un nom flotte dans sa tête : Evismoten.

elle se dit qu'elle n'a jamais pensé à ça. à se crocheter des mots magiques pour apaiser sa peine.

elle ne peut empêcher la douleur de lui vriller le ventre.

ne pleure pas. cette cliente est là pour une chose bien précise et ce n'est pas un hasard... pas aujourd'hui.

- d'accord. on va vous trouver ça. mais je n'ai pas l'habitude de ce genre de demande. ça va prendre un peu de temps il semble.

- j'ai tout mon temps.

L'épicerie des mots quel drôle d'endroit...


 

25 novembre 2009

épicerie : cache-cache

Hotel sign

 

"maman, cherche-moi... sais-tu où je suis ?"

elle sent son coeur se serrer. cette voix douce, encore enfantine, elle l'aime tellement.

elle bouscule les cartons : "filins de mots désolés" "chutes de colère étouffée" "pelotes de mots décorés" -tiens ça sent Noël, soupire-t-elle- elle fait du bruit de façon intentionnée.

elle crie avec une certaine mesure : "allons, montre-toi..." alors que son regard n'a pas quitté la boule de laine qui respire doucement sur le canapé.

elle avance à pas de loup, mimant tout de même une quête qui se poursuit.

et soudain, elle place ses bras en cercle et entoure la boule de laine qui sursaute.

- oh tu m'as trouvé !

- je t'ai fabriqué je t'ai aimé dorloté engraissé je ne vis que pour toi et tes sourires alors n'oublie jamais cela : je te trouverai toujours, où tu que sois...

une petite tête rougie par la chaleur du lieu qui la confinait apparait alors, édentée et rayonnante.

- tu m'entends ? où que tu sois je te trouverai toujours...

- tu crois ?

- non j'en suis certaine. tu es en moi. tu résonnes en moi.

elle s'arrête avant de poursuivre ses confidences. les larmes sont là encore encore encore.

et si il en était de même pour Evis ? si elle restait connectée à lui quoi qu'il arrive quoi qu'il se passe au dehors ? si au-dedans dans son âme dans son être il s'y trouvait pour toujours ?

la douleur au creux du ventre se fait sentir plus violemment que jamais et elle regrette ces moments de doutes. ces moments où elle sent que des vautours s'arrachent l'âme de son Evis. que des mains invisibles le manipulent pour le faire entrer dans des boîtes des caisses des bobines...

Evis ne la quittera jamais et même si le futur est un temps qu'elle récuse à utiliser désormais elle sait qu'elle n'a pas besoin de ces démonstrations publiques pour vivre avec lui en elle. pour vivre avec ce merveilleux amour qu'ils ont partagé. et dont personne ne peut deviner l'intensité. même les vautours aux yeux aussi acérés que leurs griffes...

elle embrasse tendrement la boule de laine et murmure : je t'aime.

elle sait qu'Evis l'a entendue.

- allez, il est l'heure d'ouvrir l'épicerie, on est en retard ce matin !

24 novembre 2009

épicerie

Hotel sign

 

le jour est déjà levé quand son réveil retentit. elle sursaute. elle ne dormait pas pourtant l'instant d'avant.

du moins il lui semblait.

que toute la nuit elle ne s'est pas endormie. qu'elle n'a pas pu. l'alcool partagé avec ses deux amis hier les larmes qui gonflent son coeur et débordent si souvent le manque le manque le manque. terrible.

elle a hurlé durant des heures qu'elle ne voulait pas vivre sans lui. elle l'a hurlé dans sa tête. parce qu'il y a les enfants les voisins les autres. tous les autres.

elle dormait pourtant et la sonnerie criarde la fait sursauter.

à la radio elle entend François Bayrou. elle l'a vu une fois. à Bordères. Bordères...

ça y est les larmes sont de nouveau là.

l'eau de la douche est froide. le cumulus doit avoir un problème pense-t-elle. elle s'en moque. eau froide eau chaude. rien n'a d'importance.

elle enfile un jean un pull noir et attrape les clés en appuyant sur la touche de la cafetière. il n'y a que ça qu'elle arrive à avaler le matin. un café bouillant. et pendant qu'elle entend le glouglou du café qui passe elle descend le long escalier étroit qui mène à la boutique.

elle dispose les derniers arrivages : "pelote de mots d'humeur" "mots d'amour en fils dorés" "mots satyriques en filoche" "poésie de mots à l'envers" "écheveau de mots en rire".

elle place les mots sur les étagères. recule d'un pas pose un regard circulaire sur sa boutique : "l'épicerie des mots" sera ouverte dans un quart d'heure. elle a juste le temps de boire son café de se mettre deux gouttes d'"Opium" derrière les oreilles (c'est Evis qui lui avait offert ce gel de parfum) de mettre un trait de crayons sous les yeux pour qu'on ne voit pas qu'ils ont pleuré toute la nuit et de moucher son nez.

elle soulevera bientôt le rideau de fer et laissera entrer les premiers clients.

elle préparera un thé "nuit à Mogador" et disposera quelques cookies que sa fille a confectionnés dans une assiette.

début de la journée.

une autre journée.

sans lui. sans Evis.

soyez bienvenus à l'épicerie des mots...

16 novembre 2009

mots

j'ai déjà entendu cette phrase : "la douleur me vrille le ventre" lorsqu'on parle du poids de l'absent, du manque, de la peine.

image concrète d'une souffrance impalpable que l'on devine plus émotionnelle que physique.

je découvre aujourd'hui combien cette phrase est vraie.

il y a en moi ce cratère qui se creuse, juste là au creux de mon ventre, qui me donne la sensation que l'ensemble de mes boyaux est en poignante révolution. au point que je n'ai qu'une envie : me plier en deux pour soulager cette douleur.

"la douleur me vrille le ventre" parce que tu n'es plus là, parce que tout allait être, parce que je te vois la nuit, le jour, je t'entends, je te sens et que lorsque mon esprit veut bien redevenir lucide, je sais, je sais, je sais que ce ne sont que des chimères.

quel processus biologique, physiologique transforme-t-il une souffrance d'amour en un tournicoton ventral ?

tu questionnais : pourquoi écrit-on ?

je sens que mes réponses vont s'enrichir prochainement. parce que mes mots restent la seule passerelle pour venir vers toi...

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15 novembre 2009

soit...


DSCN0949.JPG photo C.L.
- maman, ne sois pas triste...
- ça me paraît tellement injuste... je ne comprends pas...
- moi, je suis certaine que ce qu'il t'arrive, c'est parce qu'autre chose d'encore plus beau t'attend...
- tu crois ?
- oui, Dieu te réserve une belle suite...
- vraiment ?
- bien sûr, une maman gentille comme toi, Dieu ne peut pas lui vouloir du chagrin... ou alors c'est qu'il a pété un câble...

07 novembre 2009

jAmais-blAblA-coNtentes(4)

 

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06 novembre 2009

manège

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elle aurait aimé avoir des jambes longues un don pour la musique un grand frère des ongles solides une moto être gynécologue styliste parfumeur...

elle aurait aimé n'avoir peur de rien courir très vite savoir nager le crawl passer son enfance à Marseille étudier aux Beaux Arts parler plusieurs langues couramment avoir des cheveux épais créer une grande famille avec tous les enfants esseulés...

 

mais la vie n'est qu'un manège et chacun vit avec la place qui lui est attribuée...

 

photo C.L.

05 novembre 2009

coque et délice

voilà ce qui ornera la couverture de mon recueil de nouvelles qui ne devrait plus tarder à voir le jour...

 

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étonnant, non ???

 

29 octobre 2009

jAmais-blAblA-coNtentes(3)

 

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