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29 juin 2009

le secret des animaux d'Afrique

voilà le début du résultat d'une intervention dans une classe de CP, autour du "Secret des curieux".

Tom et Lilou habitent à Istres. Ils sont partis en voyage. Ils ont atterri en Afrique pour faire un safari.

Tom et Lilou se promènent au bord du lac de la savane. Tout à coup, Tom dit à Lilou :

"Lilou, mon chewing gum est tombé à l'eau !"

L'hippopotame qui nage dans le lac, avale le chewing gum. Il respire, son ventre gonfle gonfle...

Et l'hippopotame devient énorme...

 

la suite demain...

13 juin 2009

concours Madagascar

autour de Madagascar...

...les écrits ont continué.

la magie des mots aussi...

voilà un autre poème inventé par les enfants:

 

Mama,


je t'aime de tout mon fo

tu es si tsara

je te trouve kanta comme une kintana.

 

évidemment, c'est une petite poésie d'amour.

mais saurez-vous deviner ce que c'est que "fo", "tsara", "kanta" et "kintana" ?

allez... on peut dire que c'est un nouveau concours...

mais ne trichez pas, n'allez pas chercher sur le net...

 

12 juin 2009

Madagascar

je travaille avec des classes à la bibliothèque de La Tour d'Aigues sur le thème de Madagascar.

il en résulte l'écriture de poèmes avec des mots malgaches.

très émouvant...

 

Ô tigra

 

félin, tu as des rayures sur ton pelage roux-orange

et tes nify sont pointues.

prédateur, tu cours après les gazelles et les zèbres.

je t'imagine dans ces tany chauds où tu habites.

02 juin 2009

une plume dans la toile

voilà donc le deuxième projet autour de Picasso, écrit avec une classe de CM1/CM2 : "Plume d'amour dans la toile".

un voyage romantique à travers les toiles musicales de Picasso...

et nous avons rédigé des chansons que Michel Melchionne a mis en musique (d'où le disque joint au livret offert aux élèves).

ce soir, les élèves ont chanté pour nous... j'en frissonne encore...

 

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pour ceux qui ont l'oeil avisé, les 3 photos du haut ont été prises lors de mes interventions...
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merci Marie Bonafos pour cette superbe mise en page.

 


podcast

Picasso encore...

ce soir j'ai assisté à un merveilleux spectacle où les élèves avec lesquels j'ai travaillé autour de Picasso ont mis en voix notre écriture.

quelle émotion vraiment !

les enfants sur la scène avec nos écrits partagés construits tricotés...

moi en coulisses, le coeur en joie !

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29 mai 2009

curieux

inspirés par "Le secret des curieux" des élèves d'une classe de Marignane ont écrit avec mon concours, une nouvelle histoire.

qu'ils ont illustrée.

la voici :

 

La ferme de Mélina 

Conte inventé et illustré par les élèves de la classe de CP/CE1 : 

 

Un grand merci à Calouan. 

 

 

Ce matin-là, dans une ferme, une petite fille, Mélina, se lève. Comme à son habitude elle s’habille, prend son petit-déjeuner, puis se brosse les dents. 

-Je vais aller voir si les animaux vont bien et je vais leur donner à manger. 


Aujourd’hui, elle décide de commencer par les lapins. 

Avant ce matin-là, les lapins avaient une queue, ni trop courte, ni trop longue, un peu comme celle des chats. 

-Bonjour mes lapins, je vous apporte des carottes. 

Les lapins sont gourmands des carottes, ils se disputent un peu. On entend : 

-Elle à moi ! 

-Non ! Elle est pour moi ! 

Deux lapins, Malou et Jalé de disputent la dernière carotte. Mais Jalé réussit à l’attraper et tente de s’éloigner, Malou met la patte sur sa queue pour le retenir, la queue s’allonge et … se casse brutalement, le petit bout de queue restant se recroqueville… 

C’est depuis ce matin-là que les lapins ont une petite queue. 


Mélina préfère s’occuper de l’âne car les lapins sont vraiment trop pénibles. 

Avant ce matin-là, les ânes avaient des oreilles, ni trop courtes, ni trop longues, un peu comme celles des chevaux. 

- Moi aussi j’aime les carottes, pourquoi je n’en aurais pas ? 

- Parce que tu n’es pas un lapin, tu n’as pas de longues oreilles ! 

L’âne Troye pensa : «Je vais trouver une solution !» 

Après quelques minutes de réflexion, il enroule ses oreilles autour d’une branche, il s’assoit et sous l’effet de son propre poids ses oreilles s’allongent… 

 

C’est depuis ce matin-là que les ânes ont de longues oreilles et qu’ils mangent des carottes. 

Mélina quitte l’âne Troye, elle voit alors passer son chat Méan qui court derrière une souris. 

Avant ce matin-là les chats n’avaient pas de moustaches. 

La souris Lémax se précipite dans la grange et se cache sous la paille. 

Méan a très envie de manger Lémax, il se lèche les babines et saute dans la paille. Quand il en sort, des brins de paille se sont collés tout autour de ses babines mouillées… 

C’est depuis ce matin-là que les chats ont des moustaches. 


Lémax en profite pour continuer sa fuite et, voyant la porte ouverte, se dirige vers la maison pour y entrer. 

Avant ce matin-là, les souris avaient une queue, ni trop courte, ni trop longue. 

Mélina désespérée devant l’attitude des animaux retourne chez elle et referme la porte pile au moment où Lémax entre. Sa queue se retrouve coincée dans la porte. Elle force pour essayer de se dégager, mais sa queue reste coincée et s’allonge, s’allonge… 

C’est depuis ce matin-là que les souris ont une longue queue. 


La petite fille l’aperçoit. Elle ouvre la porte, attrape la petite souris par la queue, la jette dehors et crie : 

-File petite souris ! 

(il me manque la fin...)

 

 

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25 mai 2009

Cézanne Picasso la gazette

mon travail avec les reporters de choc des quartiers nord d'Aix se poursuit...

encore un échantillon...

un peu prétentieux, mais sérieusement, réellement, absolument (ouille les adverbes !) j'aime ce que nous sommes capables de produire avec peu de moyens...

 

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24 mai 2009

correspondance fictive

voilà le livre de la correspondance fictive entre Picasso et Cézanne dont je vous ai glissé quelques extraits de temps à autre...

illustré par les élèves.

et mis en page par Sandrine Macke.

merci l'ASPPA...

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13 mai 2009

la gazette des voisins

je vous ai parlé de ce travail avec les jeunes des quartiers nord d'Aix, autour de l'année Picasso, dont l'envergure est que nous devenions de parfaits journalistes-reporters...

voilà donc la maquette initiale de la couv. de notre journal...

ça n'a l'air de rien, mais pour des amateurs comme nous, ce fut du boulot...

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09 avril 2009

la dernière

... lettre entre Picasso et Cézanne. c'est Picasso qui en est l'auteur.

mon travail avec ces deux classes vient d'aboutir.

en suivra un petit livre pour les élèves avec les travaux graphiques réalisés sous la direction de Pascale Breysse...

je vous montrerai.

 

                                                                                 Goscol, le 12 septembre 1905

 

 

                                           Paul, mon cher père,

 

         Je vous écris d’un séjour en Espagne, où je rends visite à mes parents qui sont très intéressés par notre future exposition. Je suis venu ici étudier l’art ibérique et j’ai réalisé de nombreux essais pour arriver à une simplification des visages et des corps. Je vous adresse avec ce courrier un dessin préparatoire que j’ai entrepris dans le but de réaliser une œuvre future dont le sujet se situe rue d’Avignon à Barcelone. Mon travail d’exploration s’oriente vers une nouvelle construction des formes et des volumes. J’imagine qu’on puisse voir les visages sous différents points de vue. Cela m’enthousiasme  et me donne une formidable énergie. Je suis certain que vous apprécierez. Je commence à être vraiment célèbre

 et j’espère que notre exposition m’aidera à aller plus loin .

         A ce propos, j’ai discuté avec Ambroise Vollard et nous avons choisi une date. Cet évènement aura lieu le 1er mars 1906 pour éviter le Salon d’Automne car je déteste cette manifestation. Néanmoins, je serai très heureux d’exposer à vos côtés en mars prochain car vous êtes mon ami.

         En ce qui concerne l’encadrement de nos toiles, on utilisera de grands cadres en bois peints et sculptés, en harmonie avec nos tableaux pour les mettre en valeur. Ce sera sûrement très joli.

         Ambroise Vollard nous invite dans sa galerie où de nouvelles cimaises ont été installées sur le mur pour l’accrochage. En accord avec notre collectionneur d’art, les inscriptions sur les cartels seront cachées pour laisser les visiteurs deviner lequel de nous deux a réalisé la production et leur permettre d’apprécier notre démarche picturale à sa juste valeur.

         J’aurais pu peindre à votre place votre compagne, votre portrait, votre montagne et signer de votre nom. Il aurait été amusant de pousser le jeu jusqu’au bout et d’inverser les rôles…

         Lorsque l’exposition sera finie, nous échangerons nos portraits en gage d’amitié.

         Je vous laisse désormais travailler tranquillement sur le défi. Nous nous retrouverons pour l’exposition en mars. Je suis très impatient et vous n’imaginez pas dans quel état je me trouve. Mon humeur est joviale et cela me donne des ailes

pour trouver mes idées et travailler avec acharnement.

 

         Je vous souhaite de passer un bon hiver. Couvrez-vous bien.

 

                                                              Un Picasso tellement enchanté

 

Les demoiselles d'Avignon :

 

06 avril 2009

baigneuses

je continue à vous faire partager le travail dans ces classes de CE2, d'écriture épistolaire entre Cézanne et Picasso.

 

Aix-en-Provence, le 2 juillet 1905

Mon cher Ami,


J’ai été heureux de vous rencontrer, d’abord dans la galerie où avait lieu l’exposition de mes œuvres, et, ensuite, lors de ma visite dans votre atelier au Bateau-Lavoir. Je regrette que vous n’ayez pu rencontrer mon fils, Paul, qui ne s’est déplacé qu’une seule journée, car des obligations l’appelaient ailleurs. Vous n’avez donc pas été en mesure d’effectuer de peinture de nous deux, mais j’ai bien aperçu la nature morte qui, je n’en doute pas, vous permet de vous préparer pour notre défi !
Lors de l’exposition du dix-sept juin, j’ai parlé à notre cher amateur d’art ( vous aurez facilement reconnu en ces termes notre ami Ambroise Vollard !) de notre défi. Il a été très enthousiaste et a trouvé l’idée excellente ! Il a d’ailleurs proposé d’exposer nos cinq tableaux respectifs dans sa galerie, dès que nous les aurons achevés. A ce propos, vous m’avez suggéré de garder l’anonymat sur nos tableaux. Il nous suffira donc de poser un cache sur nos signatures. J’approuve ce choix, mais je ferai remarquer que cela ne sera judicieux qu’en ce qui concerne la « nature morte » et le portrait de Mr Vollard. En effet, les auteurs de chaque autoportrait, des tableaux représentant nos compagnes et des paysages seront facilement identifiables par notre collectionneur préféré !
Alors, pour conclure, ce projet vous tente-t-il ? Etes-vous, dès lors, prêt à vous lancer dans l’aventure ? Cela nous permettrait de mieux comparer notre travail et bien entendu de nous revoir à nouveau avec plaisir ! Il est vrai, que, désormais, je vous considère comme un ami, mon cher jeune Picasso, et espère que nous poursuivrons nos échanges.
Lors de ma dernière exposition, un grand nombre de critiques se sont déplacés. Gageons que notre défi d’avant-garde les fera revenir et attirera leur attention. Sans doute, de nombreux visiteurs, amateurs éclairés, se précipiteront, curieux et intéressés par cette présentation d’un nouveau genre. Peut-être pourrions-nous aussi nous mettre d’accord sur le choix des cadres mettant en valeur nos œuvres ? Ainsi, nous pourrions créer une certaine harmonie dans l’exposition et le regard de nos « juges » ne seraient-ils attirés que par les peintures et par elles seules ?
J’ai été très honoré de faire la connaissance de Gertrude Stein et de son frère Léo. Comme vous me l’aviez expliqué dans votre lettre, Gertrude apprécie tout particulièrement mes tableaux des baigneuses. Elle m’en a d’ailleurs achetés plusieurs. J’espère que, grâce à ces collectionneurs, vous deviendrez aussi célèbre que moi. Mais vos débuts sont déjà très prometteurs, je vous en félicite.
J’aurais été ravi de passer une soirée avec vous au cirque Médrano qui a l’air de vous fasciner ! Peut-être lors de ma prochaine venue à Paris, qui sait ?

Je vous souhaite un merveilleux été sous le ciel de Montmartre !
Votre affectueux correspondant
Paul Cézanne

 

Paul Cézanne

24 mars 2009

Cezanne 2

voilà la 2e lettre de Paul Cézanne, extraite de mon projet d'écriture dans les classes.

Jill, je t'assure, ce sont des CE2.

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Aix-en-Provence, le 16 mars 1905


Cher jeune Picasso,



Votre lettre, en réponse à la mienne, m’a satisfait. Elle m’a permis de vous connaître un peu mieux. Je comprends votre chagrin et le bleu que vous peignez dans vos tableaux. Nous avons cette chose en commun : j’ai également ressenti une immense peine lors de la perte de mon père et plus récemment de ma mère.

Dernièrement, Ambroise Vollard m’a parlé de deux de vos tableaux : Arlequin, assis et La femme à l’éventail où l’on sent moins de tristesse. Abandonnez-vous ce bleu ? Le chemisier bleu de la dame sur votre tableau La femme à l’éventail exprime-t-il toujours la tristesse ?

Sur vos tableaux, on y voit des personnages ; sont-ils importants pour vous ? Aimez-vous peindre des paysages ? Savez-vous peindre sur le motif ? En ce qui me concerne, j’adore me promener dans la nature aux alentours d’Aix-en-Provence. Je peins des paysages montagneux comme ma Sainte-Victoire si chère à mon cœur. Ce que je préfère, c’est la représenter telle qu’elle est, à différents moments de la journée ou de l’année. Je suis presque plus amoureux de la Sainte-Victoire que de ma chère femme Hortense.

D’ailleurs, cher jeune Picasso, vous m’avez proposé un défi. Je l’accepte volontiers. Que diriez-vous de comparer notre travail avec des peintures de paysage ? C’est Ambroise Vollard qui décidera de la plus conforme, la plus joyeuse. A moins que nous ne peignons notre marchand d’art ?

J’attends votre avis.

Dans l’espoir de votre réponse, veillez accepter, cher jeune Picasso, mon amical respect.

Paul Cézanne

 

Arlequin assis Reproduction artistique par Pablo Picasso

10 février 2009

Picasso et Cézanne

pour Jill, voilà donc la réponse écrite avec une classe de CE2, que fait Picasso à Cézanne.

quel bonheur ce travail...

                                                     

                                                                        A Paris le 22 février 1905

 

 

                                    Très cher Monsieur Cézanne,

 

 

J’ai été surpris de votre courrier mais en même temps assez flatté par l’intérêt que vous me portez. Je suis d’origine espagnole. Mon père, peintre lui-même, a été ému devant la précocité de mon talent. J’ai fait mon premier tableau à l’âge de huit ans. A dix-huit ans, j’ai découvert Barcelone et j’allais souvent au café Les Quatre Gats où mes travaux ont été exposés pour la première fois. J’y ai rencontré des gens que j’aimais bien et mon meilleur ami s’appelait Carlos Casagemas. Il était peintre. C’était une époque extraordinaire, pleine de nouveautés. Mais très vite, j’ai appris une terrible nouvelle alors que j’effectuais un court séjour à Paris : Carlos s’est suicidé à cause d’un chagrin d’amour et depuis ce drame, je suis obsédé par son geste qui me bouleverse. C’est en pensant à lui que je me suis mis à peindre en bleu. Ce bleu qui vous rappelle la mer correspond chez moi à la couleur de la tristesse, de la misère, du froid et du vide que la disparition de mon ami a laissé en moi. Pour moi ce bleu, c’est le malheur Il n’est pas qu’à vous. D’ailleurs, avec le respect que je vous dois, dans vos tableaux, il n’y en a pas tant que ça, du bleu. On le voit plutôt dans le ciel que dans la mer.

Cette période douloureuse a permis de m’interroger sur le sens de la vie. Elle semble s’éloigner maintenant. Quatre ans ont passé. Désormais, je vis à Paris. Je me suis installé à Montmartre. Mon atelier se trouve dans une grande bâtisse, appelée le Bateau-Lavoir que je partage avec d’autres artistes.  Je connais et apprécie votre travail grâce à Ambroise Vollard, le marchand d’art.

Aujourd’hui, des admirateurs de mon œuvre achètent mes tableaux. Ainsi je sors petit à petit de ma misère. Ma palette s’éclaircit, elle se teinte de rose, de jaune et de mauve.

Je sais que vous êtes très attaché à votre campagne aixoise, mais lorsque vous viendrez à  Paris pour le prochain Salon d’Automne, venez me voir. Vous constaterez que je n’ai pas copié votre travail mais que je me suis juste inspiré de vos recherches. D’ailleurs, seriez-vous prêt à accepter de relever le défi que je vous propose. Il s’agirait de peindre chacun une toile ou bien une série de toiles que nous soumettrions au flair infaillible d’Ambroise Vollard.

 

Veuillez accepter, mon cher père en peinture, l’assurance de mon immense attachement.

 

                                    Le jeune et passionné Picasso

 


 

06 février 2009

Cézanne et Picasso

pour copier sur ma copine Virginie Hanna (j'adore copier...) et pour faire encore un peu languir les lecteurs avides sur l'histoire de Paul et Juliette (ça aussi j'adore... faire languir les gras... bisous G-rare), je vous glisse le début d'un travail dans une classe de CE2 qui a pour objectif une correspondance entre Cézanne et Picasso.

 

une lettre envoyée par Cézanne à Picasso.

qui recevra une réponse (travaillée aujourd'hui).

il y aura 8 lettres en tout. 

voilà la première :

 

A Aix, le 1 janvier 1905

 

Mon très cher Monsieur Picasso

        

Je me présente : je suis Paul Cézanne, peintre aixois. Je suis très célèbre, depuis quelques temps, grâce à Ambroise Vollard qui a reconnu en moi un grand artiste.

En effet, pendant de longues années, mon travail n’a été connu que de mes amis impressionnistes et de quelques artistes. Je me méfiais depuis longtemps des critiques et des expositions et je ne souhaitais pas y être présenté !

Fort heureusement, Mr Vollard, en 1895,  m’a convaincu de participer à une exposition qu’il organisait dans sa galerie parisienne. Cela a été une révélation pour de nombreux artistes et critiques, pour lesquels je suis devenu alors une référence importante. Depuis cette exposition, beaucoup de jeunes artistes me rendent désormais visite à Aix-en-Provence afin d’observer mon travail. J’ai aussi participé à l’exposition individuelle du salon des Indépendants et je vais bientôt participer au Salon d’Automne à Paris, bien sûr. J’espère d’ailleurs y être présenté encore de nombreuses années !

Je vous ai découvert lors d’une exposition organisée en 1901, par le même marchand d’art qui m’a fait connaître : Mr Vollard ! Votre peinture m’intrigue ! J’aimerai la comprendre ! Je souhaiterai mieux vous connaître.

Dans vos tableaux, je retrouve le bleu que j’utilise dans les miens , l’auriez-vous « copié » ? Vous plaisait-il tant que cela ? Pour moi, c’est la couleur de la mer. Et pour vous, que représente cette couleur ?

Vos tableaux me semblent cacher une grande tristesse ! Avez-vous connu de grands chagrins ? Quels sont les évènements qui  expliquent les couleurs que vous employez, les visages tristes des acrobates, des mendiants, des aveugles que vous peignez ? Quel chagrin cette «  Femme au châle » ressent-elle ? Et ce mort que l’on voit dans votre tableau : « L’Enterrement de Casagemas » qui était-il ?

Mais ne croyez pas que toutes ces questions posées sont là pour vous ennuyer ou par simple curiosité. Je m’intéresse beaucoup à vous et à votre art !

J’espère sincèrement que vous voudrez bien répondre à mes interrogations.

 

Je vous assure, mon très Monsieur Picasso, de ma considération distinguée.

 

                                                                        Picturalement votre

Paul Cézanne

 

http://dbeveridge.web.wesleyan.edu/wescourses/2001f/chem160/01/Mont-Sainte_Victoire/images/Cezanne's_MSV,_1900.jpg

09 décembre 2008

De Cézanne à Picasso

en partant d'une peinture de Picasso, aller dans celles de Cézanne, d'époque en é

poque, de balades musicales en balades...

voilà le difficile travail commencé dans une classe de CM1/CM2...

 

je vous laisse savourer le début du récit :

Un troubadour cherche l’amour fou.

 

Il était une fois, un prince cruel, méchant et égoïste qui ne pensait qu’à lui. Ce prince  s’ennuyait à mourir, il ne s’occupait de personne même pas de son peuple. Un jour il décida de faire une petite promenade. Il ne prenait pas plaisir à cette promenade car il cherchait l’amour mais il ne connaissait aucune dame.

Le prince dit :

« Ah la la, si seulement je connaissais une belle demoiselle ! »

 

Un jour,  son père voulu lui parler, il l’appella dans la salle des trônes, il lui expliqua que c’était très important et demanda à ses gardes de fermer la porte.

Le roi lui expliqua :

« Urbanus de Rabarix , mon fils, c’est une très bonne nouvelle, j’ai trouvé ta future épouse, elle s’appelle Ancarmel Jumaror de Auélé, tu devras la rencontrer dans une semaine, et tu devras l’épouser dans un an. C’est un mariage très important pour moi ! »

Ancarmel Jumaror était la fille du roi de Auélé, un riche royaume voisin. Il possédait plusieurs châteaux et entouré de terres très fertiles.

Une semaine plus tard, la princesse arriva conduite par son cocher dans un carrosse majestueux. Il ressemblait à un palais miniature en or. Elle était entourée de ses servantes et descendit élégamment sur le tapis rouge qu’Urbanus aidé de son père le roi Astalux de Rabarix avait déroulé.  

16 septembre 2008

conte, raconte

à l'occasion des journées du patrimoine, la ville d'Aix-en-Provence organise diverses manifestations dont :

Conte, raconte le Pays d'Aix par l'ASPPA-association Art, Sciences et Patrimoine en Pays d'Aix.
présentation du livre « Conte, raconte le Pays d'Aix » qui sortira à l'occasion des Journées du Patrimoine, sur le stand du Forum des Métiers du Patrimoine. 
Place de l'archevêché - Dimanche de 10h à 17h

ce livre, je l'ai écrit avec Christine Fêret-Fleury grâce au travail historique de Nadine Bénoliel et il a été magnifiquement mis en page et illustré par Delphine Bodet. dès que j'en ai un exemplaire, je vous en mets des images ici...

il finalise 6 années de travail auprès des enfants en amont...

une sacrée belle aventure...

31 mai 2008

Tunawargua

je vous en avais déjà parlé et aujourd'hui a eu lieu la remise des livrets écrits avec différents classes d'Aix-en-Provence (j'ai oublié mon appareil, pour changer, mais un gentil instit m'a promis de m'envoyer les siennes... ouf !!)

Delphine Bodet, jeune femme adorable et talentueuse, en a réalisé les illustrations.
cette aventure fut un vrai plaisir.

voilà un premier échantillon

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21 mai 2008

être édités : 2e jour

sur le blog "Artistezen", d'Ange Andrianavalona j'ai relevé le défi : être édités ensemble en un mois.

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aujourd'hui : 2e jour.
j'ai laissé décanter la reprise du projet d'hier.
j'ai pensé à ajouter une page par scène avec une illustration qui serait différente et qu'on retrouverait toutes les 3 pages donc.
j'ai trouvé un titre...

ça se tricote...

mais j'ai du mal à prendre ce temps-là pour préparer le projet, d'habitude je fonde bille en tête et ensuite je fais évoluer...
donc, c'est un apprentissage...

BD

j'avais travaillé dans le cadre du salon du livre de Six-Fours dans le Var avec une classe de CM1-CM2, sur des personnages qui devaient intervenir dans une prochaine BD (dont je ne me souviens plus le nom...) et que l'illustrateur leur avait gracieusement laissés afin d'écrire une histoire avec.

voilà donc un peu ce que nous avons produit dans un moment de pure complicité, de joie et de grand bonheur :

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20 mai 2008

être édités : 1er jour

sur le blog "Artistezen", d'Ange Andrianavalona j'ai relevé le défi : être édités ensemble en un mois.

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démarrage du projet : aujourd'hui.

j'ai ressorti un projet qui me tient à coeur, commencé sur des bandes de papier (des chutes) il y a un bon moment, rangé, jamais repris.
j'ai commencé à faire un document avec 3 rangées de 4 cases.
pour réaliser un chemin de fer.
je griffonne un peu le dessin que je ferai et j'inscris le texte prévu.
afin de voir si je saurai trouver la fin de ce projet.
car j'émets un doute là-dessus : arriverai-je à trouver une fin digne de ce nom à ce livre ??

je vous glisse une des bandes de papier que j'ai retrouvées.

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la suite ? demain !