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03 mai 2008

Mystère à Tunarguawa

voilà le début d'une histoire écrite avec des élèves, lors d'ateliers...

Il était une fois dans le village de Tunawargua, un sorcier très sage qui vivait dans sa case un peu à l’écart des habitants. Au milieu de ce village, se tenait un grand arbre :

Le grand arbre

Je suis un arbre avec des branches qui fait mille mètres et avec un tronc aux écorces marron. Il y aura des fleurs qui me parfumeront de haut en bas et de nombreux oiseaux sur mes branches toutes noires.
Au printemps, il y aura des marguerites qui me rempliront et j’aurai quelqu’un qui me soutiendra. Les insectes, comme la cigale et le criquet, me feront une couverture de laine qui me couvrira. Le hérisson grattera mon écorce brutalement et un koala se balancera sur mon bras.
Un singe montera sur mon dos et la chauve-souris s’accrochera à moi. Puis, un jour, je vais vieillir j’aurai de la mousse sur le dos, sur mon ventre et sur mes branches. Un jour, on installera sur un de mes bras une balançoire où un enfant viendra se mettre. Quand tout sera cassé, tout sera perdu.


Sources d’eau, palmiers dattiers, cocotiers, plantations de café, de cannes à sucre et de maté constituaient le décor de ce paysage où s’ébattaient joyeusement des serpents, des paons, des oiseaux multicolores, des dromadaires et des chameaux.

Les cailloux, ce sont des bijoux
Les rochers, c’est le nid des aimés
Le goudron, ça fait des rebonds
La fleur est le cœur
Le prénom est celui du pigeon
Le stylo est le ruisseau
Sa copine a des racines
Et dans l’arbre miniature
J’envoie toute ma nature
Le cheval cavale
Je ris, je pleure
Je vis, je meure
Les parents vivent le printemps.


Ce jour-là, Laurent Outang, un petit garçon du village, poussé par sa curiosité, rendit visite au sorcier.
Le sorcier attendait cette visite depuis longtemps. Il lui dévoila alors son secret : il lui révéla la présence d’un trésor caché sous la dune, gardé par un scorpion géant nommé Ayagal.
- Seulement, tu dois te préparer à subir des épreuves… Arme-toi de courage et va ! Sache seulement que si tu as vraiment besoin de mon aide, je serai là !

(...)

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24 avril 2008

fin

Vous avez choisi la suite que vous préférez ? Très bien. Mais maintenant nos héros doivent rentrer au château où le marquis et la marquise les attendent…

- Rentrons !
Le souterrain s’est effondré et il faut trouver une solution.
- Suivons le petit chemin qui se trouve là.
Ils empruntent un chemin qui longe la forêt, la Durance, les champs de cerisiers et enfin le jardin du château.
Les voilà arrivés au château. Mais les grilles sont fermées. Les serviteurs appellent, hurlent et lancent des pierres sur les grilles pour faire du bruit.
Heureusement Marie et Noël qui jouent dans le jardin les entendent et s’approchent. En appuyant avec leur pouce, ils actionnent une manette : le pont-levis descend permettant aux grilles de s’ouvrir dans un même mouvement.
Le marquis arrive en colère :
- Mais où étiez-vous passés ? Je vous ai cherchés partout… Que vous est-il arrivé ? Je m’inquiétais.
Les serviteurs lui répondent :
- Ne vous inquiétez pas, nous avons une surprise pour vous…
- On revient avec de l’or

Ils ouvrent le coffre et montrent ce qu’ils ont trouvé.
- Où l’avez-vous trouvé ?
- On a découvert un plan entre des pierres du mur de la cave. Aussi pensant avoir affaire à un trésor, nous sommes partis à sa recherche. Et nous revoici de retour, tous sains et saufs.
- Et mes cerises ? Qui va me les cueillir ? Si personne ne s’en occupe, elles vont pourrir…
- Oh ! Ce serait dommage ! s’écrie le cuisinier, avec un œil gourmand.
- Excusez-nous monsieur le marquis, on vous a laissé dans l’embarras… Mais pour nous faire pardonner nous vous proposons de cueillir vos cerises gratuitement et de les vendre sur le grand marché, comme chaque année. Et nous remettrons cet argent à l’orphelinat dont s’occupe madame la marquise.
- Et moi, je vous ferai de bons gâteaux … aux cerises, bien sûr !
La marquise s’exclame :
- Pour vous remercier de vos gentillesses, je vous porpose que nous organisions une grande fête en votre honneur !
- Hourra !! s’écrie tout le monde le cœur en joie.

Depuis ce jour-là, chaque année, le premier week-end de juin, une grande fête de la cerise est célébrée à la Roque d’Anthéron.
Et de délicieux gâteaux peuvent y être dégustés.


suite 4

Suite 4 : Le jardin

Quand les serviteurs sortent du souterrain, ils se retrouvent dans les jardins du château. Là, ils voient une vieille dame et lui demandent si elle veut bien les aider. La vieille dame accepte et les amène à une trappe, cachée sous les herbes. Elle l'ouvre et des escaliers apparaissent alors sous les yeux surpris des visiteurs.
Ils descendent et arrivent tout en bas devant une grosse porte en fer. Impossible de l'ouvrir, elle est fermée à clé ! C'est alors que la vieille dame se transforme en fée et leur dit que pour ouvrir la porte il suffit de prononcer une formule magique. Les serviteurs sont bien ennuyés... Connaissent-ils des formules magiques ? Ils essaient de se rappeler de quelques-unes :
- Cézanne ouvre-toi !
- Chaudron magique, ouvre-toi !
- Abracadabra, ouvre-toi !
Chacun essaie à leur tour, mais la porte reste toujours fermée. Et en plus... la vieille dame transformée en fée a disparu !
Les serviteurs commencent à se décourager lorsque l'un d'entre eux s'écrie, à bout de nerfs :
-Eh! Vieille porte ! Ouvre-toi !
Et... alors… comme par magie, la porte s'ouvre.
Ils découvrent soudain à l’intérieur un coffre rempli de pièces d'or !


suite 3

Suite 3 : Le champ de cerisiers

A la sortie du souterrain, les serviteurs se retrouvent dans un champ de cerisiers. Au pied d'un cerisier, ils découvrent une croix en bois plantée dans le sol. Un des serviteurs dit:
- Il faut creuser là!
- Oui, il a raison ! acquiescent-ils en chœur.
Et ils creusent sous la croix. Ils aperçoivent une petite boîte, dans laquelle se trouve un petit sac... et dans ce petit sac, il y a une grosse graine avec un petit mot : "Plantez-moi, s'il vous plaît !"
Sans hésiter, ils plantent la graine et d'un coup, apparaît un gros arbre dont les fruits sont en fait… des pièces d'or !!!!
En découvrant cela, les serviteurs commencent à se disputer. Chacun veut garder le trésor pour lui :
- C'est moi qui ai trouvé le plan !
- Mais c'est moi qui ai creusé!
- Oui, mais moi, j'ai planté la graine !
Finalement, après de longs instants de dispute, l'un d'entre eux crie :
- Stop! Arrêtez de vous disputer ! On va tout se partager et on va même en rapporter au château.


Et c'est ce qu'ils firent ...

suite 1

Suite 1 : La forêt

A la sortie du souterrain, ils se retrouvent dans uns forêt. Ils suivent le tracé du plan et arrivent enfin au trésor. Mais un sorcier, qui habite la forêt, les a suivis. Et dès qu'il voit que les serviteurs s’apprêtent à ouvrir le coffre, il récite vite une formule magique. D'un coup, des plantes carnivores sortent du sol et encerclent et le coffre et les serviteurs.
C'est comme s’ils se trouvaient à l'intérieur d'une cage. Les serviteurs, affolés, essaient de sortir de cette cage de plantes mais, dès qu'ils touchent la tige d'une plante, ils se retrouvent statufiés ! Quand tous les serviteurs sont transformés en statue, le sorcier fait disparaître les plantes et s'empare du trésor puis il s'enfuit.
Au bout de plusieurs heures, les serviteurs se réveillent .... ils sont désenvoûtés mais ne se souviennent de rien au sujet de cette mésaventure...
Ils sont obligés de demander leur route à une personne qui ramasse des champignons.
En fait il s’agit du sorcier mais personne ne le reconnaît, puisqu’ils ont tout oublié. Le sorcier n’a pu résister aux champignons colorés et brillants qu’il a trouvés. Il en a croqué un… un vénéneux.
Et il s’écroule devant les serviteurs hébétés.
Ceux-ci décident de l’enterrer et lorsqu’ils creusent un trou pour y coucher le sorcier mort, ils découvrent un coffre, rempli d’un trésor.



suite 2

Suite 2 : En bord de Durance

Le souterrain les amène en Durance . Mais là, il n'y a plus rien. Ils comprennent qu'ils ont fait fausse route. Ils sont découragés...
Le plan est certainement faux !
C'est alors qu'ils aperçoivent une bouteille qui flotte dans la Durance, coincée entre les branchages et les galets. Après moult péripéties, ils arrivent à la récupérer, ils l'ouvrent et découvrent… un plan.
Celui-ci leur indique que le trésor se trouve de l'autre côté de la Durance. Ah oui! Mais voilà … le problème, c'est qu'il faut traverser la Durance et que personne ne sait nager...
Finalement, ils trouvent un tronc d'arbre et se mettent dessus. Ils arrivent sur l'autre berge et là, ils aperçoivent le trésor : un coffre à moitié enfoui sous les galets... mais impossible à ouvrir ! Après bien des recherches, ils finissent par trouver une clé toute rouillée dans un buisson. Tout contents, ils se précipitent sur le coffre, mais une fois ouvert… ils ne trouvent que des boutons d'or à l’intérieur !
Et oui… Le coffre est rempli de fleurs jaunes !
Les serviteurs sont vraiment déçus... tout ce mal pour quelques fleurs !
Mais au contact de l'air, ces fleurs se fanent ... et se transforment en de vrais boutons en or ! Les serviteurs sautent de joie et décident de ramener le coffre au château.
Ils retraversent la Durance à califourchon sur le coffre...


coffre mystérieux

voilà une histoire écrite avec une classe de CP-CE1, qui se découpe en plusieurs suites possibles.
donc le début est commun et je vous le glisse en dessous...
mais à un moment de l'histoire, vous pouvez choisir la suite que vous préférez.

et la fin est commune à nouveau.
chouette, non ?

alors, voilà le début :
L’histoire se passe au XVIIIe siècle.
Le marquis Melchior de Forbin et sa femme Françoise Armande habitent le château de la Roque d’Anthéron. Ils ont deux enfants : une fille Marie, âgée de sept ans et un garçon Noël, âgé de dix ans.
Ce jour-là, Melchior avait prévu de faire une chasse aux faucons avec ses amis en Durance. Pendant ce temps, Françoise Armande devait se rendre à l’orphelinat, dont elle s’occupait, pour visiter les enfants.
En ce mois de juin, beaucoup de villageois venait travailler pour le château en participant à la cueillette des cerises. Il faut dire que, à cette époque, la Roque d’Anthéron était le pays de la cerise !
Aussi quelle ne fut pas la surprise du marquis et de la marquise de ne trouver aucun serviteur dans le château ! Personne ! Le calme le plus complet !
Qu’a-t-il bien pu arriver aux serviteurs ? Pourquoi ont-ils disparu ?

En fait, le cuisinier du château a découvert, coincé entre deux pierres, dans le mur de la cave, un parchemin. Il est un peu abîmé, grignoté par les souris mais on peut voir qu’il s’agit d’un plan.
Lorsqu’il le montre à ses compagnons, l’un d’entre eux déchiffre un nom : Louis de Forbin.
- Ce nom ne vous dit rien ?
- Mais oui ! C’est le nom de l’arrière-grand-père de la marquise !
- En effet, ça se peut !
Chacun observe le plan et découvre que le château y est dessiné ainsi que le village et la Durance.
- Et là ? N’est-ce pas une croix visible ici ?
Et s’il s’agissait du plan d’un trésor ?

Tous les serviteurs se sont donc mis d’accord pour partir à la recherche de ce trésor au petit matin, juste avant le lever du soleil, alors que le marquis et son épouse dorment encore profondément.
Ils découvrent, grâce au plan, qu’il y a un souterrain qui part du château. Très vite, ils se trouvent coincés par de gros rochers qui bouchent le passage. Ont-ils été placés exprès ou est-ce dû à un éboulis ? Personne ne sait… Mais ils sont bien obligés de creuser pour pouvoir se faire un passage.
- Allez, glisse-toi par là !
- Ouh… mais il fait tout sombre !
- Il faut y aller ! Le plan indique ce chemin !

Tout le monde arrive à se frayer un chemin et au bout d’un moment :
- Oh ! Ca y est ! On voit le jour ! Nous voilà sortis du souterrain !
Alors que pendant ce temps, au château, c’est l’affolement général :
- Quelle horreur ! Plus de serviteurs ! Et nos cerises ? Qui va les ramasser ?
- Et la cuisine ? Et le ménage ? Et ma belle robe ? Et la calèche ? Qui va s’occuper de Marie ?

La marquise est dans tous ses états.
- Ne t’inquiète pas, la rassure le marquis, je vais essayer de retrouver tout ce monde-là.

A ce passage de l’histoire, vous pouvez décider de la suite à donner à l’aventure que vont vivre les serviteurs du château…


20 mars 2008

printemps

aujourd'hui c'est le printemps.

les élèves avec qui j'ai travaillé ce matin, ont eu envie de composer sur le sujet.
ça tombe bien, notre thème c'est la nature...

voilà un florilège d'extraits choisis :

(haïku)
le joli jardin jaune
joue avec les jeunes jonquilles.
c'est le grand jour.

-----------

(acrostiche)

Papillon d'argent
Rayonnes-tu de tes ailes brillantes ?
Irais-tu jusqu'au lointain ?
Nettoies-tu tes jolies ailes ?
Tombes-tu de ton cocon ?
Eléphant, que tu gratouilles dans sa trompe
Marrant petit papillon
Pâquerette que tu sens tous les jours
Sentiment que tu ressens tout le temps

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(acrostiche)

Papi me chante
Romain, Romain, tu dors... j'ai une
Idée, je vais
Naturellement chanter
Tellement gentil il est
Ecrivain et aussi peintre le
Matin, je sens des
Papillons qui volent
Sous mon tricot

--------

(poésie)

aujourd'hui, c'est le printemps
je fais du chant avec mes dents
au milieu des champs
pendant ce temps
là-dedans
maman gronde des caïmans
puis derrière ce mur brillant
j'entends le hurlement blessant
des pauvres caïmans
et quand j'ouvre la porte en grand
je vois du sang sur les bancs
et je pousse un grand hurlement...

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oui, oui, je vous l'accorde, ils ont une drôle d'imagination...
n'empêche... c'est un vrai bonheur...

13 mars 2008

bibliothèque

voilà donc comme promis, la (longue) histoire inventée avec les enfants hier, en glissant les 10 mots sur lesquels certains d'entre vous ont planché aussi :

Histoire farfelue

Il était une fois une sorcière avec un visage très laid. Le roi Hans, qui vivait dans un château hanté, n’avait qu’une obsession : être beau.
Pour cela, il allait consulter la sorcière qui préparait ses potions dans un cachot fermé à double tour dont seul le roi avait la clé.
- J’ai besoin de conseil ! Aide-moi tout de suite, sans attendre ! lui demandait-il sans aucun tact.
- Parle-moi correctement si tu veux que je t’aide.
- Baisse d’un ton, madame la sorcière, sinon tu ne sortiras jamais d’ici.

Heureusement les barreaux du cachot étaient solides, les murs et le sol étaient incassables.
- C’est entendu ! Je vais te préparer une potion.
- Je te préviens je vais manger et quand j’aurai fini de m’attabler, il faudra que la potion soit prête.

La sorcière se dépêcha de faire sa potion et quand le roi arriva, elle lui donna à boire.
Il devint soudain très hideux : il était couvert de boutons verts et perdait tous ses cheveux.
- Incapable ! Bonne à rien ! Tu as raté la potion. Je te donne une deuxième chance mais attention ! tu réussis à me rendre beau ou je te jette aux crocodiles.
Tout en préparant une nouvelle potion, la sorcière récitait des formules magiques.
Hans, agacé, lui dit :
- Garde tes palabres et arrête tes sottises ou je te colle un sparadrax sur la bouche !
- Il pourrait me lâcher les baskets ce jeune barbu ! rouspétait la sorcière.

Puis, elle ajoutait en touillant sa préparation :
- Limace, escargot, crotte de chien et cuisses de grenouille.

Quand la potion fut finie, ça sentait vraiment mauvais.
Le roi, qui avait un peu peur, la fit goûter d’abord. La sorcière se transforma en une sublime beauté.
Hans en tomba immédiatement amoureux.
- Si tu veux aussi boire la potion, tu dois traverser la passerelle de la mort où un dragon dort, insista la sorcière.
Le roi accourut sur le pont de bois et tomba nez à nez avec le dragon.
- Toi, le dragon, pousse-toi de là !

Le dragon enflamma la passerelle et le roi, en tombant, s’accrocha à sa queue. Et il décida de l’apprivoiser en lui chantant des mots doux :
- doménomichénorna timaossatiouruzufil
Le dragon, qui avait compris, le ramena à la sorcière. Mais au lieu de repartir, il resta, tel un fidèle destrier, aux côtés du roi.
Hans se présenta devant sa belle avec un air jubilatoire :
- A moi la potion !

Il but cul sec toute la préparation et devint divin.
Mais la sorcière lui dit :
- Tu es beau comme un dieu mais tu n’es pas au point ! Il te manque du tact ! Pour cela tu dois me ramener un rhizome de bidule-bidule. Seulement attention ! Cette plante, carnivore, est très rare. Pour la trouver, prends cette boussole et rends-toi dans la grotte maudite de l’île de Pas-là-pas-là.
Hans monta sur son dragon et… réussit l’épreuve : le dragon croqua la bidule-bidule et le roi put déraciner le rhizome.
C’est ainsi qu’il devint poli et que la sorcière l'épousa.
Lors du voyage de noces, ils rencontrèrent une dragonne. Le dragon, amoureux à son tour, partit en laissant Hans et sa sorcière, seuls sur la route.
Malgré la boussole, qui s’était cassée au cours du voyage, ils se perdirent.

Ils vécurent malheureux toute leur vie et n’eurent pas un seul enfant.

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02 mars 2008

perles

en ce moment je fais des interventions dans des classes d'Aix-en-Provence afin de faire écrire des textes courts aux élèves sur le thème de la nature.
ces textes, illustrés ensuite avec l'aide de Delphine Bodet, serviront de feuilles pour un arbre géant réalisé pour la manifestation "ma ville est un grand livre" qui aura lieu fin mai (je vous en reparlerai).

pour copier mon amie Béa, je vous glisse certains extraits de textes écrits par les enfants que je trouve savoureux :

"les cailloux ce sont des bijoux
les rochers ce sont le nid des aimés..." (début de poésie)

"les oiseaux ont froid
vent souffle dans les arbres
animaux cachés" (haïku : automne)

"En été, il fait très chaud
Tout le monde va se baigner
Et mange des pêches et des abricots." (acrostiche : 4 saisons)

"sur le sable avec mon râteau
je trace des lignes et des carreaux
sur le banc en bois
c'est toi que je vois..." (début de poésie : jardin zen)

et pour moi toujours cette fabuleuse constatation de la merveilleuse imagination enfantine.
quel régal !


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11 février 2008

lien

je suis allée cette après-midi dans une classe, qui travaille autour de l'Afrique, raconter les détails de mon séjour dans l'école de Fadiouth.

un lien va sûrement se créer entre cette classe et une de l'école de Fadiouth. une correspondance. des échanges de contes, des photos...

en attendant, l'enseignante française a choisi un conte parmi ceux écrits avec les élèves de Fadiouth pour en faire un spectacle "musical" que les élèves joueront devant les parents à la fin de l'année.
je suis très contente si des passerelles se construisent ainsi.

les enfants ont bien aimé celui-ci :

Le lion, le chat et la souris

Il était une fois un lion qui chassait les vaches dans un champ. Pendant ce temps, au village, une souris dansait sur la place car le chat n’y était pas. Le chat était parti se promener dans les champs.

Soudain, il entendit un rugissement derrière lui. Il se retourna et vit le lion prêt à bondir sur lui. Sans hésiter, il s’enfuit et court jusqu’au village. Il rentra dans une case et se cacha sous le lit. Il y trouva la souris qui se reposait tranquillement là, après avoir dansé, en grignotant des arachides qu’elle avait chipées. Ni une ni deux, le chat chercha à l’attraper. La souris s’échappa vers les champs. Le chat, qui avait oublié le lion, la poursuivit. Et se trouva nez à nez avec le lion. En le voyant, celui-ci le croqua, sans hésitation. Malgré tout, il avait encore faim. Il se reposa quelques instants puis vit la souris qui s’échappait dans le champ et lui courut après.

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Une des vaches regardait ce spectacle amusé. Mais elle ne réalisa pas que le lion s’approchait d’elle. La souris d’un bond sauta dans la queue du lion se cacher, pendant que le vorace mangeait la vache.

Le lion repus, s’endormit. Et la souris put sortir de sa cachette pour rentrer dans la case, au village.


on verra bien celui qui sera choisi en définitive...

05 février 2008

Peisson

aujourd'hui travail dans une classe autour d'Edouard Peisson.
cet homme, marin, pilotin, radio-télégraphiste, capitaine... a écrit une trentaine de romans où se mêlent mystère et suspens.
certains de ses ouvrages sont destinés à jeunesse comme Le voyage d'Edgar qui a eu le "grand prix du roman de l'Académie française".

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selon la méthode "Miraucourt" (j'en ai déjà parlé) on a inventé une histoire qui donne à peu près ça :

le capitaine Peisson se trouvait à bord de son voilier.
il cherchait un trésor et à un moment, il décida de plonger, avec un pistolet à harpon.
il se retrouva nez à nez avec un requin et toutes sortes d'animaux marins.
le requin avala devant ses yeux le trésor et le capitaine Peisson n'eut d'autre recours que de lui ouvrir le ventre pour récupérer ce qu'il cherchait. ils luttèrent et Peisson parvint à ses fins. il retira le coffre du ventre du requin mais à ce moment, il s'effondra, presque mort...


la suite, les enfants doivent s'y pencher.
je vous la livrerai...

24 janvier 2008

La place du village

La place publique et les vieux du village
(de Caty Mbathio Diane, Pape Moctar et Khadim)

Il était une fois sur la place publique d’un village des vieux qui aimaient raconter des histoires aux enfants. Ce jour-là, ils racontaient l’histoire du roi des animaux qui chassait les biches pour les dévorer.
Soudain, une grosse pluie se mit à tomber. Tous les enfants eurent peur et se mirent à courir en tous sens, sous les rafales de pluie qui les trempaient. Il y avait un enfant intelligent qui décida de se cacher à l’intérieur du panier où le griot rangeait son tam-tam. Cet enfant s’appelait Junior.
La pluie finit par se calmer, tard dans la nuit.
Le matin, de très bonne heure, on s’aperçut de l’absence de Junior. Tout le monde se mit à le chercher : dans les champs, dans la forêt, derrière les arbres.
Partout on entendait : « Junior ! »
Quand enfin, plusieurs enfants ouvrirent le panier du tam-tam et le retrouvèrent, endormi, à l’intérieur.
Après l’avoir réveillé, ils le ramenèrent à la maison où ses parents l’accueillirent avec bonheur.

Ce jour-là encore, les enfants furent bien contents d’écouter une belle histoire que les vieux racontaient sur la place publique. Tous réunis.


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12 janvier 2008

école de Fadiouth

aujourd'hui journée à la plage de Nianing après une soirée hier avec des gens adorables, où j'ai mangé de "tienboukétia" (?), épicé mais délicieux.

 

les gens sont des amours en accueil. je me sens vraiment comme chez moi dans ce village.

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mais, puisque vous aviez demandé du concret, je voulais vous raconter l'école avec laquelle je travaille.

je vous l'ai dit, les enfants arrivent à 8h00. le lundi matin, il y a levée du drapeau du Sénégal, dans la cour, et tout le monde chante l'hymne national. comme c'est une école catholique, les enfants font une prière collective dans la cour à 8h00.

il y a 6 classes. le "CP" s'appelle ici le "CI" et se fait en deux années.

les classes sont très chargées. il y a au minimum 40 enfants par classe, et au CI, il y a une classe de 65 enfants. mais ils sont très disciplinés et les cours ne sont absolument pas bruyants.

le matin, les enfants travailet jusqu'à 11h00. ensuite il y a récréation jusqu'à 11h30 durant laquelle ils en profitent en général pour manger un bon casse-croûte. la cour de récréation est un grand terrain sableux. du coup quand ils jouent et tombent les enfants ne se blessent pas.

comme dans toutes les cours, les garçons jouent au foot.

après les cours reprennent jusqu'à 13h. prière avant de se quitter, dans les classes cette fois.

là, ils rentrent chez eux, et pour cela ils traversent le grand pont (qu'ils ont déjà traversé en venant le matin) qui est très long. durée 10mns. pas de service de restauration.

à16hoo, ils reviennent (retraversée du pont), reprière dans les classes. les cours durent jusqu'à 18h00. prière encore le soir, dans les classes.

il y a deux soeurs enseignantes, dont une est la directrice et aussi mon amie chère : soeur Marie-Jeanne.

si le coeur vous en dit, elle aurait bien besoin d'un ordinateur portable d'occasion... un qui fonctionne mais que vous n'utilisez plus par xemple. si vous avez envie de lui donner votre vieux ordi, faîtes-moi le savoir...

et les autres enseignants sont des enseignants certifiés.

l'enseignement me semble être "à l'ancienne" mais les résultats sont là.

les premiers enfants qui arrivent le matin retirent les feuilles mortes de la cour (de sable). et chaque classe, à tour de rôle, nettoie l'école, après avoir nettoyer sa classe, le vendredi soir.

les enfants portent tous une blouse bleue. pas de différence de tenue.

dans chaque classe, les enfants ont fait des dessins pour les histoires que nous avons inventées ensemble et à mon retour je vous en scannerai certains. mes notes manquent d'image, je trouve, en ce moment.

le vendredi soir, c'est le baisser de drapeau avec hymne national autour du drapeau cette fois-ci, les rangs d'enfants sont alors alignés pour former une étoile.

voilà, maintenant, vous connaissez un peu plus mon train-train quotidien...

à bientôt pour la suite. soyez sages !

11 janvier 2008

le vieux et le mange-mil

il était une fois, dans un village un vieux qui cultivait du mil, maïs et du sorgho. auparavant, il avait abattu les arbres, les avait fait sêcher et les avait brûlés pour planter ses céréales.

 

mais il se rendit compte rapidement qu'un mange-mil venait picorer ses cultures. il se décida à faire quelque chose pour chasser l'oiseau qui lui volait son travail. ce jour-là, il plaça dans le fromager qui se tenait au bout du champ, une calebasse avec du mil dedans. lorsque le mange-mil s'approcha de la calebasse, gourmand, une autre calebasse lui tomba dessus et l'enferma. le vieux était content : son piège avait fonctionné.

 

il prit le mange-mil et l'emporta chez lui. un autre oiseau vint taper à sa case et lui dit :

- Vieux, ce mange-mil est mon frère. pourquoi veux-tu le manger ?

- il vole le mil dans mon champ, je l'ai attrapé, je vais le manger.

- tu ne devrais pas faire ça... menaça l'oiseau.

mais le vieux n'écouta pas, il pluma l'oiseau et le mangea.

 

dès qu'il eut fini la dernière bouchée, il se transforma alors lui-même en mange-mil.

désormais, il n'eut plus d'autre solution pour se nourrir que d'aller lui même voler le mil dans les champs...

10 janvier 2008

concret

eh bien je suis contente de partager mes aventures avec vous.

vous voulez du concret (n'est-ce pas Gervase ?), alors je vous glisse quelques photos que mon envoyé spécial a prises sur place.

mes photos, vous les aurez à mon retour...

 

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je vais à l'école de 8h à 13h, puis nous reprenons de 16h à 18h. c'est dire si je ne chôme pas.

le mercredi école aussi jusqu'à 13h. ouf !!

je travaille avec 4 classes différentes et chaque classe va produire 7 à 8 contes. fabuleux non ?

du coup, hier après-midi, j'ai fait le tour de l'île en pirogue avec un chouette guide durant trois heures et nous avons marché longtemps sur la plage aux mouettes.

c'était très agréable. j'ai trouvé de beaux coquillages.

ce soir, je suis invitée à boire le thé à la menthe avec des joueurs de damier. et ce week-end, je pars à Loulsessène, village à côté voir un tournoi de lutteurs et découvrir de bien jolies traditions...

 

alors à bien vite pour la suite.

bisous colorés à tous...

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30 novembre 2007

sport en salon

je vous en avais parlé... la voilà terminée : l'histoire inventée par les athlètes du club de Pertuis et mise en photos et en pages par mes soins (merci Nicolas...), et qui sera présentée au cours de la manifestation sportive que nous ferons tous ensemble ce soir dans la cadre du salon du livre de Pertuis : "aventures autour du sport dans la littérature", organisée par l'association "Expressions Croisées".

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au programme : ateliers dans les classes, relais d'écrits avec le club d'athlétisme (organisé par moi-même), salon littéraire (avec René Frégni...), exposition artistique permanente, animation permanente, rencontres avec les auteurs jeunesse (Agnès Martin-Berton, Jean-Luc Lucciani, Anne Noisier, ...), un match de foot amical (avec Paul Belmondo...), des démonstrations d'arts martiaux, de Hip Hop...

bref, de quoi passer 3 jours très... sportifs !
n'hésitez pas et passez vous défouler un peu...

19 novembre 2007

sport

je réalise de drôles d'ateliers avec le club sportif d'athlétisme de Pertuis.
je les prends en photos lors de séances et nous écrivons une petite histoire, genre roman photos.
un brin décalé...

en voilà un échantillon :

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Ce jour-là, sur la place du marché, tous les villageois étaient réunis.



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Les cancans allaient bon train...



c'est très amusant.
je vous parlerai du résultat si cela vous intéresse...

27 octobre 2007

tchou tchou

en me rendant au salon de Mouans-Sartoux un de ces précédents week-end, j'ai vécu la désagréable surprise de voir le train stoppé sur les rails durant plus d'une heure et demie en pleine nuit avec obligation de laisser les portes fermées sans que nous sachions comben de temps tout cela durerait.

j'ai souhaité exploiter cette mésaventure lors des ateliers-rencontres que je devais mener avec des classes le lendemain matin.
en utilisant la méthode "de Christophe Miraucourt" (même si elle ne vient pas de lui, j'aime lui en imputer la paternité...) les élèves ont inventé de drôles d'histoires.

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en voilà une que le CE2 de l'école Pra d'Estang de Grasse a imaginée :

"Une nuit pas amusante

Chaque jour, le Pôle Express traverse le Pôle Nord. Cette nuit-là, le train tombe en panne. Lukas, le réparateur sort pour essayer de le remettre en marche. Alors qu'il est en plein travail, il entend des pas. Il se retourne. Un loup approche. Effrayé, il crie : « Au secours Sissilime ! »
Le loup lui saute dessus et le dévore.
Au commande du train, le gros monsieur au long nez pointu, alarmé par les cris de son ami voit le loup avaler le réparateur d’une seule bouchée. En se redressant, la bête sauvage aperçoit Sissilime dans la salle des machines. Elle entre dans le train, pousse les portes jusqu’à le rejoindre. L’homme est très en colère. Ils se disputent. Sissilime le menace : « Recule, tu ne me fais pas peur ! Je suis un sorcier ! »
A ce moment là , il voit son ami dans la gueule du loup.
Profitant de sa surprise, l‘animal le pousse dans le charbon. Sissilime agite sa baguette magique en direction d’une casserole. Celle-ci se met à tourner rapidement sur elle–même et un gros mouton dodu apparaît. Le loup très gourmand, bondit sur lui sans réfléchir et le dévore. Tout d’un coup, le loup devient tout rouge puis jaune puis vert puis passe par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Sisilime se tord de rire : « Ah, ah, ah ! Je t’avais prévenu que j’avais des pouvoirs ! Ce mouton était empoisonné ! »
Le loup fait un bond au plafond et retombe mort. Le sorcier s’approche de lui et prononce une formule :
« Sorcier cuit, je n'ai pas peur de la nuit, que mon ami revienne à la vie ! »
Et dans un nuage de poussière, Lukas réapparaît souriant."

(un grand merci à Carine la maîtresse)

18 octobre 2007

quartier Nord

voilà où j'étais durant deux jours...

et ça valait le détour car ces enfants étaient une mine de bonheur et de partages...

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c'était dans la cadre de Lire en fête