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24 novembre 2012

holes

23 novembre 2012

enfance

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- toi quand tu étais petit, tu voyais ça comment la vie ? plus tard ? le monde des grands ? t'avais des projets ?

- ben, je crois que j'avais envie d'être super fort, le genre de type qui marque le but qui fait gagner son équipe, ou qui découvre le super vaccin qui guérit tout le monde, un astronaute ou celui qui créerait la machine qui révolutionnerait le monde.. tu vois, un truc comme ça ? et toi ?

- je ne sais pas, peut-être être celle qui courrait le plus vite, ou plutôt non, ce sont des conneries ça, je crois que je voulais être libre, voyager tout le temps, traverser le monde, rencontrer des tas de gens, ne plus jamais être malheureuse. ouais, voilà, c'est ça je crois que ce que je me disais c'est que je ne laisserais plus jamais personne me faire pleurer.

- ah bon ? et ?

- et quoi ?

- t'as pleuré quand tu es devenue grande ?

- être celle qui court le plus vite ce n'était pas si con, finalement...

19 novembre 2012

vengeance

l'homme debout la regarde, hébété.

il ne peut croire qu'elle a vraiment fait ça, sa fille, son bébé, sa toute-petite...

pourtant elle tient le couteau serré dans la main et ne bouge pas, fixant celui qui gise dans son sang, sur le sol carrelé de la cuisine, la gorge tranchée.

Alexandra ne pleure pas, ne frémit pas, ne tremble pas. elle reste juste immobile, l'arme à la main devant le corps allongé.

- il faut faire vite, ils ne doivent rien savoir. sinon, tu risques gros, ma fille.

ça fait onze ans que l'homme reste sourd et aveugle aux souffrances de sa fille, qu'il ne veut se laisser entraîner par ce qu'il croit, onze ans qu'il espère que ce n'est pas si grave, que ça va s'arranger, s'arrêter même.

mais qu'il ne fait rien.

onze ans qu'il laisse sa fille se faire rouer de coups par son connard de mari sans réagir car on lui a appris ça, qu'on ne doit pas se méler de la vie privée des autres, pas entrer dans l'intimité d'un couple, pas se méler de la vie des autres.

sauf que les autres c'était sa fille et que la vérité c'est qu'il avait la trouille de ce grand costaud qui dérouillait sa fille lorsque la porte de leur maison se refermait. qu'il avait la trouille de se tromper, la trouille tout court.

sa fille camouflait les traces de coups sous un maquillage pas toujours bien efficace mais tout le monde faisait semblant d'y croire.

et les années ont passé.

quand elle l'a appelé en début d'après-midi "papa, viens s'il te plait, je n'en peux plus, aide-moi, il va finir par me tuer, tu sais..." il a compris qu'il était temps.

temps de bouger, de la défendre, de sortir de sa trouille...

mais trop tard !

il est arrivé aussi vite qu'il a pu à la rescousse de sa fille mais il a découvert cette scène de crime.

il se souvient avec tendresse d'Alexandra quand elle était petite, il la prenait sur ses genoux et elle lui lisait ses livres de contes préférés, des histoires de princesses aimées par le prince charmant, heureuses et comblées...

il n'a pas su la protéger contre le mmonstre qu'elle a épousé. il l'a abandonnée, seule avec son désarroi...

il retire le couteau de sa main glacée en prenant soin de se munir d'un torchon pour ne pas laisser d'empreintes...

il le place dans la main de l'homme ignoble qui git par terre et, dans un geste un peu brusque, déloge sa fille de là.

désormais il ne la laissera plus jamais en danger.

c'est sa fille, son bébé, sa toute-petite...



Alexandra Lange était jugée depuis mercredi pour avoir, dans la nuit du 18 au 19 juin 2009 à Douai, tué son époux, qui la battait depuis onze ans, d'un coup de couteau à la gorge. A ses côtés dans le box des accusés, Marc, son père, jugé pour avoir avoir placé un couteau dans la main de son gendre mort, dans l'espoir d'atténuer les charges contre sa fille.

 

18 novembre 2012

affiche au mur

je n'aime pas vraiment ce que fait ce groupe mais là, cette chanson me hante :

15 novembre 2012

une petite douceur...

13 novembre 2012

ça scintille

12 novembre 2012

Miss Cocotte

il lui a écrit pour une recette de truffade :

"Chère miss Cocotte, qu'en pensez-vous ? doit-on utiliser de la tome de Cantal ou de Laguiole pour la préparation de la truffade ? et est-ce mieux de la manger avec de la saucisse ou du jambon de pays ?".

Miss Cocotte anime une méission télévisée où elle explique des recettes régionales pour les femmes à cours d'idées, ou les cuistauds en manque d'originalité.

tous les samedi matin pendant une heure, Miss Cocoote fait découvrir la France à travers ces délices culinaires.

mais derrière ce pseudo de bonne ménagère bien sage, tablier immaculé, amidonné, bien serré autour de sa taille, se cache une femme.

une femme à la vie nocturne débridée, une femme qui assume amants et aventures passagères sans aucun état d'âme, une femme qui se veut libre, surtout pas coincée dans un quotidien sage et respectueux comme elle le laisse à croire tous les samedis matin.

et en plus de son émission, Miss Cocotte tient une rubrique dans le journal national le plus diffusé. une rubrique culinaire.

"Les recettes de Miss Cocotte" font un tabac aussi en presse. elle est la femme au foyer dont tous les hommes rêvent, la brue idéale, l'épouse modèle.

ce soir, elle va lui expliquer en direct, autour d'un bon verre de blanc bien frais, à cet auditeur-gourmet comment on doit préparer la truffade.elle va lui montrer qui de Laguiole ou Cantal sera bonne à déguster sur un lit de pommes de terre.

elle n'aime pas la saucisse, mais le jambon de pays oui. elle aime les madeleines lorsqu'elles sont mousseuses et souples, elle aime le rhum et les hommes forts.

et ce soir, elle a rendez-vous avec lui...

08 novembre 2012

happy birthday

pour elle, number one aussi...

ça

numéro un

elle a dit : "tu es peut-être celle qu'il aime, la numéro un dans son coeur, mais tu n'es pas la seule à l'aimer. et tu vas devoir apprendre à partager."

exact !

j'ai appris.

ou pas d'ailleurs.

mais j'ai vu.

ces photos, ces messages, ces déclarations... cette façon de vénérer, adorer, s'approprier...

une proie jetée en pature aux charognards...

chacun voulant récupérer un morceau.

elle a ajouté avant de raccrocher : "il ne te reste qu'une chose à faire, écris !" quand je lui ai avoué que c'était si dur si dur...

ça, je n'ai pas encore réussi.

j'ai commencé plusieurs fois et puis... je n'ai pas tenu.

toujours ce décalage.

07 novembre 2012

sainte Karine

effacer les souvenirs ne pas revenir en arrière trois ans plus tôt un samedi 7 novembre c'était un samedi ne pas entendre sa voix qui avait dit on ne se voit pas du weekend je règle tout et ensuite l'avenir sera à nous ne pas se rappeler qu'il avait appelé j'ai besoin de te voir je ne tiens pas je ne peux pas respirer sans toi et ne pas revoir le restaurant où l'après-midi avait filé entre confidences et espors de construction future ensemble ensemble ensemble. ne pas revivre ce samedi de grosses courses pour l'anniversaire du lendemain la réunion de famille à faire semblant que tout était normal à ne pas pleurer de la maladie aggravée à ne pas attendre l'appel tant espéré les retrouvailles programmées à faire semblant de vivre légère ventre serré pourtant âme en dérive l'amour tout partout tatoué.

ne pas souffrir de ce 7 novembre veille du grand chaos du tsunami qui a tout chamboulé tout emporté tout dévasté laissant ce goût amer pour toujours sur cette année supplémentaire qu'une blonde fête pourtant sourire aux lèvres.

stopper ces vibrations qui font que ce jour et celui d'après restent si particuliers, ne pas y penser pour ne pas laisser se déverser le torrent de boue noire qui empêche de respirer normalement et d'avancer, pieds coincés englués mains collées contre la poitrie qui suffoque...

effacer oublier stopper... sainte Karine, il va falloir m'aider !

là-bas

du sable chaud, du rhum du vin du miel, du soleil...

quand tu veux, on y va...

 

04 novembre 2012

morning bird

How could you 
You are the river 
Pour out of this life 
How could you 
You are the morning bird 
Who sang me into life every day 
Fly away 
You are the blood of me 
The harvest of my dreams 
There's nowhere I can find peace 
And the silence won't cease 
Nothing's quite how it seems 
The ghost of my joy 
Won't let me be 
If you set me free I will not run 
I will not run 
I will not run


pour toi, toujours et encore, jsuqu'à la nuit des temps..

02 novembre 2012

un jour...

Un jour je t'aimerai moins
Jusqu'au jour où je ne t'aimerai plus
Un jour je sourirai moins
Jusqu'au jour où je ne sourirai plus
Un jour je parlerai moins
Jusqu'au jour où je ne parlerai plus
Un jour je courrai moins
Jusqu'au jour où je ne courrai plus

(...)

Un jour je te parlerai moins
Peut-être le jour où tu ne me parleras plus
Un jour je voguerai moins
Peut-être le jour où la terre s'entrouvrira


"Résidents de la République"

par Alain Bashung

01 novembre 2012

my city is in ruins

Now's there's tears on the pillow
Darlin' where we slept
And you took my heart when you left
Without your sweet kiss
My soul is lost, my friend
Tell me how do I begin again ?
My city's in ruins...


lui et "lui"

Il n'a parlé que cinq minutes. il raccroche.

cette voix est un ronronnement qui coule en elle comme une étrange sensation de bien-être.

voix douce et rassurante. comme la "sienne".

il est doux et rassurant. comme "lui".

elle le range dans cette catégorie des Intouchables où elle "l"' avait mis aussi. ces hommes mariés, pères, apparemment épanouis, comblés par leiur boulot, leur vie, leur "réussite", le respect qu'ils imposent.

il est tellement attentionné comme "il" l'était. il l'écoute, elle parle. comme "lui" le faisait aux débuts, avant que... de lui, elle ne sait presque rien que ce que son image publique donne à voir, il connait tellement d'elle.

il écoute, rassure, s'inquiète, prend soin. comme "lui".

cette voix, cette plénitude, cette assurance dans ses propos. elle ne se demande pas s'il lui plait, elle est juste sous l'emprise de sa voix, de son être calme et protecteur. comme avec "lui".

mais quelles tempêtes vivent en lui ? quels doutes ? quelles questions ? ces deux hommes que rien ne semble atteindre se ressemblent-ils aussi au-dedans ?

elle devra attendre avant de le revoir. de l'entendre à nouveau. elle ne sait pas quand. seule la vie et ses hasards l'y amèneront. mais elle s'en moque. quelque part sur cette terre, il est là.

lui ici.

"lui" au-delà...

étrange parallèle entre deux hommes pourtant si différents en apparence... étrange...

(c) Margaut Segui

31 octobre 2012

ce corps qui, ce coquelicot

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il y a presque trois ans qu'il n'y a plus de coquelicot

il s'est noyé au fond de l'eau

il y eut des épreuves et toujours encore des jours difficiles

je regarde passer ces jours qui font la vie qui file

de cet amour pour toujours une évidence

dans mes veines des sensations qui encore dansent

les jours de pluie ne lavent rien

surtout pas la morsure de ces chiens

il y a presque trois ans qu'il n'y a plus de coquelicot

un jour qui sait peut-être un roseau

 

a night with the Jersey devil

it's my devil, my wolf !!!

30 octobre 2012

just a lovely day

27 octobre 2012

Alma

La femme me suppliait. j'entendais ses cris et ses pleurs et j'essayais de ne pas y penser.

Ramon gueulait : vas-y, tue-la, bordel, qu'est-ce que tu attends ? tu veux faire partie du gang oui ou merde ? alors, finis-en avec cette pute, sinon elle va nous dénoncer !

Diego s'agitait toujours entre les jambes de cette pauvre femme. Le sang coulait le long de ses cuisses et il labourait son bas-ventre avec sa queue dure et violente.

elle me parlait de ses enfants, son petit gamin qui n'avait que deux ans, qui avait tellement besoin d'elle.

elle en appelait à ma solidarité de femme. Ramon lui a balancé une grosse baffe en travers du visage et puis, il a ouvert son pantalon, a sorti son sexe en riant et lui a collé dans la bouche, l'empêchant de continuer ses jérémiades.

elle a eu un haut-le-coeur, elle a failli gerber. moi aussi d'ailleurs. j'avais le coeur qui se soulevait et ma resistance qui flanchissait. d'un mouvement de tête, Ramon m'a montré les bouteilles de bière qui jonchaient le sol :

- allez, Alma, prends ça et finis-la. Y en a marre de l'entendre cette conne !

comme un robot, j'ai attrapé une des bouteilles qui j'ai fracassée contre le rebord du lavabo. avec les tessons tranchants, j'ai lardé le corps de la femme, elle pissait le sang, c'était dingue mais elle vivait toujours.

Diego a enfin lâché prise et la femme est tombée au sol, incapable de faire un geste. son corps avait des soubressauts et Diego s'est mis en colère. Il a attrapé le tournevis qui trainait sur le rebord de l'évier et le lui a enfoncé dans le corps. soudain, elle n'a plus bougé du tout.

cette fois, je crois qu'elle était morte.

c'en était fini.

je venais de réussir la première épreuve pour intégrer leur bande. je n'avais que quinze ans et je me disais qu'en me joignant à ses bargots, jamais personne ne me toucherait, que jamais je ne subirais ce que cette femme avait subi.

mais en rentrant j'ai vomi. et je me suis couchée. en pleurant. j'ai pleuré toute la nuit mais je n'en ai jamais rien dit à mes "companeros"... jamais...


Cette histoire est vraie et Télérama propose en teléchargement sur son site le témoignage de cette "enfant de la violence", ex-membre d'un gang quatemaltèque qui vit aujourd'hui dans un fauteuil roulant.

un témoignage poignant, dur bien souvent. 

23 octobre 2012

délice

"La gourmandise est un acte de notre jugement, par lequel nous accordons la préférence aux choses qui sont agréables au goût, sur celles qui n'onpoint cette qualité."

Physiologie du goût (1825) 

Anthelme Brillat-Savarin

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