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16 septembre 2013

nature sauvage

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ëtre l'eau qui coule dans ta nature sauvage, un oasis de fraîcheur dans les broussailles de ta vie, une tranchée humide au milieu de tes chemins tortueux

être fluide, limpide, claire et virevoltante...

15 septembre 2013

pile poil

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je dormirai enveloppée, enroulée, emboîtée, peau contre peau, odeur avec odeur, suc dans suc, jambes emmêlées, bras liés, serrés, tenus, ta main sous ma tête, ma hanche contre ton flanc...

13 septembre 2013

silence dans la nuit

au milieu de la route un mot qui raisonne dans le téléphone, un silence qui suit, un long silence qui s'éternise et le doute qui nait.

au milieu de la route, dans la nuit, tu roules et je doute, tu penses à toi, je ne pense plus.

ma petite robe rouge en bandoulière, pieds nus dans la nuit, je brave l'absence et le vide, je range les questions et les peurs, je me poste au milieu de la route, attendant que tu m'éclaires...

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14 août 2013

endurance

je serai le départ et l'arrivée, le chemin à parcourir et le temps chronométré, je serai les piétinements et grandes foulées, les longues distances et les arrêts, les performances et les lâchers, l'envie et l'action qui renait, les dents serrées et les poings fermés, la sueur sur le front mouillé, le ventre noué, les muscles chauffés, chaque jour tout recommencer, je serai jusqu'au bout déterminée, même rampante, usée, fatiguée, je serai le départ et l'arrivée...

26 juillet 2013

Brayan à Mouscron

je les regarde à travers mes yeux mi-clos. ils s'affairent autour de mes perfusions, de ces tuyaux qui sortent de mon corps, ils s'agitent, s'inquiètent, me tatent, m'observent, soupirent.

je les entends chuchoter des mots désolés, tirer des conclusions sans fondement, me plaindre, m'aimer aussi même si désormais je m'en moque.

cela fait bien longtemps que je ne sais pas ce que c'est qu'être aimé. je ne suis pas vieux, je suis un bébé à peine plongé dans ce monde, mais je ne connais pas le goût des baisers et des caresses tendres.

je connais les claques et les insultes, les coups, les punitions, les voix qui grondent et la douleur qui s'abat sur moi. les nuits de peur, les jours de crainte.

je connais la souffrance au bas de mon ventre, là où je fais pipi, cette souffrance atroce qui m'empêcher de respirer parfois tant je sentais qu'un mouvement pouvait me faire encore plus mal.

j'ai lâché prise, je n'ai plus envie, plus envie de sentir les coups, les brûlures et les claques, plus envie d'entendre les cris, les mots durs, les voix qui hurlent encore dans ma tête. je n'ai plus envie de les voir, voir leur sourire figé qui se moquait du sang qui coulait de mon nez, des traces sur mon corps, plus envie de voir les yeux noirs où ne fusait que la haine, la colère, la terreur.

elle disait quand elle croisait les dames à la boulangerie : "oui, c'est mon fils !" et souriait bêtement quand les dames affirmaient que j'étais beau comme un ange avec mes petits cheveux blonds et mon corps frêle.

mais elle ne disait plus rien quand lui m'attrapait pas ces mêmes cheveux d'ange et me faisait ramper jusqu'à lui pour le flanquer des coups de pieds.

je ne veux plus revenir dans leur maison, je veux rester ici, dans cette chambre blanche avec ces infirmières qui me dorlottent, avec ces tuyaux qui sortent tout partout de moi. je suis un robot, un extraterrestre, et je veux le rester parce qu'enfin je ne reçois plus de coups.


Brayan, un petit garçon de deux ans et demi est actuellement dans le coma, hospitalisé à l'hôpital universaitaire Saint-Luc, le corps battu et maltraité, le sexe nécrosé à cause d'un élastqiue que l'on a laissé enroulé durant plusieurs jours et qu'on a du amputer. Sa mère et le compagnon de celle-ci sont accusés de "traitement inhumain et dégradant, avec coups et blessures avec circonstance aggravante de faits entrainant un incapacité permanente ou perte d'un organe".

pendant que les deux adultes se rejettent la faute l'un sur l'autre, le garçon tente de rester en vie.

24 juillet 2013

papillons

 

elles avaient l'âme en fête, légères comme des papillons, folles et incosncientes, elles se disaient que rien ne pourrait les arrêter, les limiter, les rendre tristes, elles avaient chois et ne regrettaient pas, elles étaient juste là où elles le voulaient et c'était bien ainsi...

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photo Hannes Kilian

14 juillet 2013

Grandir

Il y a deux jours elle se disait qu'elle ne reverrait plus ses ami(e)s qu'elle allait tourner la page de ces trois années qui venaient de s'écouler, qu'il faudrait rester en lien pourtant...

Elle se disait qu'elle allait vivre autre chose elle ne savait pas trop mais elle avait hâte quand même...

Elle vient de réaliser, elle a découvert l'immensité du changement qui l'attend.

Immensité du lieu, totalement inconnu, immensité des kilomètres qui la séparent de chez elle, immensité de l'adaptation du travail à fournir.

Elle se dit pourvu que ce soir bien que ça en vaille la peine que je ne sois pas déçue ce serait trop moche.

Autre décor, autres gens, autres compagnons de route, autres amis, autre challenge. Elle va apprendre à gérer se gérer régler les papiers et les factures régler sa vie au quotidien, penser à tout ne rien oublier...

Elle l'espérait, elle la voulait cette vie-là.

Elle a peur soudain.

Elle n'est plus une enfant pas encore une adulte et elle ne sait plus si elle a envie d'avancer ou de repartir en arrière...

Elle a mal au ventre, elle a envie de pleurer...

Elle découvre toute l'inquiétude de grandir. Et là, ça fait beaucoup d'un seul coup...

11 juillet 2013

bienfait

il nage avec les bras, ses jambes sont immobilisées autour d'un objet en mousse.

quand il rentre dans l'eau, on dirait la queue d'une baleine. grandiose.

il ne va pas vite, il nage avec profondeur.

il ne cherche pas à faire le beau, à battre des records, à impressionner, il ne veut que se faire du bien.

être là pour ne pas être ailleurs et en savourer chaque moment.

dans l'eau pour oublier de respirer dans cet iar pollué qui l'asphixie.

son dos est large, mat, luisant, musclé.

il ne regarde personne, juste il nage.

Une baleine plongeant au large, Portugal

03 juillet 2013

nuits torrides

j'ai reçu cet ouvrage dans ma boite aux lettres ce matin.

je ne peux rien dévoiler mais c'est le début d'une belle aventure, en tout cas, j'y crois...

promis je vous en reparlerai bientôt...

28 juin 2013

corrida

elle était fruit, il était arbre.

elle était kaki, sucré et dégoulinant, elle était oiselle avide d'horizons nouveaux, il était la branche où s'accrocher, où se poser.

elle était liane enroulée il était tronc noueux.

des nuits d'écriture effrenée, des poésies en casacde, des envies en enfilade.

mots après mots comme des perles enfilées, le collier des désirs impossibles était devenuun bijou étincelant.

elle rêvait de ses avant-bras, de son dos. il rêvait de ses reins, ses hanches, sa nuque aperçue.

leurs mots réinventaient ces instants virtuels. comme une corrida pas préparée qui s'en sort tout de même avec les honneurs. improbable rencontre, destinée sans avenir...

elle n'a pas oublié, sans doute.

26 juin 2013

du lard ou du cochon...

elle était installée devant la grande table en verre, feuilles éparpillées sur toute la largeur, musique douce et joyeuse, lumière obligatoire pour une soirée d'hiver sombre.

elle se disait qu'elle était bien, qu'elle avait longtemps recherché une telle plénitude, et voilà là elle y était, elle avait sa règle son crayon, sa gomme, son feutre fin noir, elle avait les bouquins étalés et l'incertitude encore de ce que ç allait donner.

dessiner, elle en rêvait depuis si longtemps, dessiner à nouveau, s'appliquer, se plonger dans les traits et le soin de la forme qui se dessinait peu à peu.

elle ne voulait rien d'autre que ce bien-être-là, elle se demandait bien comment elle était passé à côté depuis tant de temps, comment elle avait cru le trouver ailleurs, ça la faisait sourire mais ça lui faisait tant de bien.

et soudain... cling !

la sonnerie d'un message atterri.

sur son ordi.

"j'ai préparé des pommes de terre au lard, si ça vous dit on partage..."

elle hésita entre ignorer la proposition et répondre tant cet homme l'amusait. ses propos l'amusaient et la touchaient tout autant. ses confidences, ses fautes d'orthographe, ses clins d'oeil qu'elle sentait dans ses messages. son corps grand et solide qu'elle devinait et sa voix chaude qu'elle imaginait.

elle répondit.

lui aussi.

et encore et encore.

et le dessin resta en suspens...

20 juin 2013

après l'orage

quand l'orage a cessé ses éclairs, quand la tempête a cessé son vent et ses gouttes de pluie battantes, il ne reste qu'un couple enlacé, heureux de s'être trouvé, haletant, frissonnant, vibrant...

elle portait une robe de crèpe légère sous son imperméable froissé, nue en dessous.

il avait assorti ses chaussettes avec la couleur de sa chemise, son costume était impeccablement repassé, ses souleirs cirés.

l'eau dégoulinait le long de leur corps, maladroit de ce bonheur nouveau...

 

19 juin 2013

orage

elle rentre de son travail, absorbée, sous cet orage qui menace puis gronde, quand son corps, alors que sa tête est baissée pour se protéger de ce vent qui lui fouette les joues, cogne un autre corps, grand et robuste qui se raidit sous le choc.

lorsque le regard des deux pressés se croise, un éclair zèbre le ciel et une tornade emporte leurs tripes juste au milieu de leur ventre..

14 juin 2013

vivante

je voudrais sentir le vent sur mes épaules, sentir le sang palpiter dans ma poitrine, je voudrais humer l'odeur de la mousse sur les troncs, humer le parfum du printemps, laisser vivre les silences, penser les oublis, respirer les sommeils...

je voudrais juste rester vivante...

07 juin 2013

les inconnus du café Central

 

Il parle, elle se contente d’hocher la tête, très légèrement de haut en bas.

Il a le crâne rasé et porte un costume gris fluide qui lui donne une aisance élégante. Ses cheveux blonds tombent de chaque côté de son visage et ses yeux bleus ne sourient pas.  Une toute petite fille est assise sur ses genoux, calée contre son torse, calée sous son menton. Serrée contre sa mère, l’enfant ne bouge pas, ne rouspète pas, on pourrait même penser qu’elle n’est pas là.

Parfois il pose sa main contre son oreille, coude sur la table. Ca lui donne un air encore plus sérieux.

Parfois elle glisse son poignet, main retournée, près de sa bouche, coude sur la table. Elle paraît plus dramatique encore.

Il parle, elle écoute, elle acquiesce. Aucun des deux ne sourit.

Ils parlent peut-être de divorce, de problème financier, d’une arnaque professionnelle, d’une grave maladie…

Aucun des deux ne sourit.

Il commande deux cafés avec de la crème. Parce qu’ici le café se boit avec de la crème, on dirait même de la mousse.

Il commande deux boules de glace. On dirait du citron.

Il commande, le serveur vient déposer le tout sur la table, au fur et à mesure.

D’une main, elle garde l’enfant lovée contre elle et de l’autre elle mange, elle boit.

Il parle encore. Elle acquiesce toujours, ses yeux sont plantés dans celui de l’homme. Pas un sourire pas un éclair de vie dans son visage, elle écoute.

Enfin, elle articule quelques phrases. C’est lui maintenant qui hoche lentement la tête.

Drôle de ballet, semblable à un jeu de marionnettes.

Est-ce qu’il l’aime ?

Est-ce son frère ? Son meilleur ami ? Son collègue de travail ? Son avocat ?

Ils doivent avoir le même âge ou alors elle est plus âgée. Légèrement. Quelques années. Elle semble triste fatiguée ses traits sont tirés. Il est lisse concentré sérieux. Aucune séduction ne se dégage de lui.

Il parle. Parfois, rarement il écoute. Il ne sourit pas, n’avance pas sa main vers la femme, ne fait aucun mouvement in

 

10 mai 2013

1, 2, 3... partez...

 
Femmes et sport : les femmes dans le sport

je voudrais m'élever, toucher les sommets, me délester de ce qui m'alourdit et m'enivrer de cette
ivresse, voler haut, plus haut... 

05 mai 2013

dimanche soir

il y a les dimanches soirs silence, répit, récupération, juste avant la tempête qui va souffler à nouveau, les dimanches soirs en famille festifs et joyeux, les dimanches de solitude qu'Edith haissait tant, les dimanches de Bouvines, sanglants, ceux de fête des mères...

il y a les dimanches soirs qui font exploser les bulles de douceur, les dimanches soirs grosses chaussettes, soupette et série télé, les dimanches départ valise sur le quai de gare et pincement au coeur, les dimanches soirs de recommencement, de renoncement, de ravissement.

et si vous me racontiez un peu ce que signifie pour vous le dimanche soir ? les aimez-vous ? oui ? non ? pourquoi ?

allez-y, allongez-vous un peu sur mon blog et épanchez-vous...

pour le plaisir du partage...

03 mai 2013

je serai là...

je me suis fait cueillir au petit matin au détour de musiques méli-mélo dans l'Ipod racheté à mon fils, qui encourageaient les kilomètres que j'enfilais, par cette chanson que je n'ai pas entendue depuis bien longtemps... frissons...

"...ni le ciel ni les étoiles ne m'éloignent de toi

je te donnerai un père et une voix

je le jure je serai là du berceau à la tombe

je serai le monde car tu porteras mon nom..."

02 mai 2013

l'homme, la femme et les coquelicots

"Une petite image coquelicante... en ce moment à l'exposition de Gaillac sur le thème de "l'homme et la femme", ouverte jusqu'à dimanche...

 

(c) Loren Bes

28 avril 2013

atelier d'écriture... ?

elle a les yeux qui brillent et les mains enroulées autour de son avant-bras. elle le dévore d'un feu intense, elle ne lâche pas sa bouche elle sourit elle frémit elle raconte. la rencontre, les coïncidences, l'évidence de leur histoire.

- il a un jardin qui est juste merveilleux, il adore les fleurs.. et justement ma soeur est fleuriste.

elle ajoute :

- il s'appelle Lionel, comme mon frère.

il y a aussi les photos de montagne chez lui, qui ne vient pas de la montagne et qui représentent juste le village où elle est née, elle qui vient de la montagne, il y a la chaudière qui a claqué et lui qui est électricien, il y a le restau partagé, ses attitudes romantiques à lui, ses attitudes passionnées à elle, il y a... tant de choses qui les réunissent et les entourent de cette incontournable évidence.

tout a l'air si parfait, si adorablement parfait, le film américain avec happy end et flowers&kisses, le livre rêvé, le conte de fée merveilleux... lui n'est pas si beau, elle pas si maligne mais ils font plaisir à voir...

sauf que...

parce qu'il y a un "sauf que..."

et quand la porte se referme derrière eux, il y a...


allez, je vous laisse imaginer la suite... qu'est-ce qu'il pourrait exister d'assez terrible dans leur vraie vie pour soudain faire basculer le conte de fée en petit cauchemar ??

proposez-moi...

et dans trois jours, je vous donnerai la version de ce "sauf que"...